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Transport / Menacés de déguerpissements d'Adjamé: Les acteurs adressent un mémorandum au ministre Amadou Koné

Ils sont sur pied de débrayer. Ils, ce sont les transporteurs et les conducteurs de la commune d’Adjamé. Notamment le CORSYTRAN-CI et l’UFCA. Cela pourrait arriver après le 2 décembre. Mais avant, en bons citoyens, ils entendent prendre le ministre des Transports à témoins. Au centre de leur mécontentement, les déguerpissements de certains sites de stationnements. Dans un courrier adressé au ministre des Transports, et dont nous avons copie, le message des responsables de ces structures signataires est clair : «(…) M. le ministre, la population d’Adjamé est estimée à environ 350 000 habitants. Mais dans la journée, celle-ci est évaluée à plus de 3 000 000.  C’est nous qui les transportons du matin au soir.  Nous accomplissons cette activité avec conscience, car voulant jouer un rôle décisif dans l’émergence du pays à l’horizon 2020 ». Et au courrier de poursuivre : «(…) Suite au déguerpissement des commerçants le long du boulevard Nangui Abrogoua, nos mini-cars ont été interdits d’accès par le maire. Acte que nous avions du reste salué car rendant fluide cette voie, avec une accessibilité facile du Plateau. Toutefois, on va être désenchanté et choqué par le déguerpissement du site allant de ‘’Derrière Rail’’, jusqu’au carrefour d’Attécoubé. Ce site abrite les lignes d’Abobo,  Locodjoro, Yopougon Gesco, Yopougon Toit Rouge.  Le nouveau site, du reste très étroit, se retrouve sur la voie allant à Attécoubé. Du coup, pris entre le marteau de l’étroitesse et l’enclume de l’encaissement des jeunes d’Attécoubé, les véhicules sont obligés de garer. D’ailleurs, c’est de justesse qu’une bagarre à la machette a été évitée  les 11 et 12 novembre dernier entre nos jeunes d’Adjamé et ceux d’Attécoubé. C’est lieu pour nous, monsieur le ministre, d’adresser nos remerciements à la Brigade de la Cité Fairmont, celle de la 1ère légion mobile, la Préfecture de police d’Abidjan. Ensemble, ces forces ont tout mis en œuvre pour éviter le pire. Sans suite favorable, nous avons adressé plusieurs courriers au maire en vue d’une audience », indique la note adressée au ministre. Et d’interpeller : «(…) Fort de tout ce qui précède, et en votre qualité de notre tutelle, et pour éviter tout débrayage, nous sollicitons votre intervention au plus tard le 2 décembre, faute de quoi, nous serons dans l’obligation d’enter en grève », précise le courrier. 

Koné Seydou

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