LUTTE CONTRE LES PESTICIDES : LE PROGEP-CI FAIT LE POINT A MI- PARCOURS ET LANCE LES PREMIERES JOURNEES SCIENTIFIQUES SUR LES PESTICIDES

Le Projet de gestion des pesticides obsolètes et déchets associés en Côte d’Ivoire (Progep-Ci), structure sous tutelle du ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, par l’entremise de son Coordonnateur, Professeur KOUADIO Kouamé Georges a animé le mardi 22 octobre 2017, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau(MPA), une conférence de presse. L’objectif principal a été de présenter le bilan à mi-parcours des activités du Progep-ci depuis la création du projet. Avant le début de  la conférence dont le thème est « Utilisation des pesticides en Afrique : Etat des lieux et perspectives de réduction des produits de synthèse », le DG de la MPA, Karamoko BAMBA, a souhaité la bienvenue  au Coordonnateur du projet et à sa délégation.

D’emblée, le conférencier a profité de l’occasion pour mettre l’accent sur l’inventaire  des pesticides, son opératoire, les innovations et les résultats, tout en expliquant les objectifs et les enjeux de cette activité. En clair, selon lui, l’opération d’inventaire a pour objectif d’identifier les fabricants de ces produits, voire l’état des lieux des acteurs  ainsi que les lieux de dépôts. Elle a aussi pour but de démasquer les revendeurs, décourager les utilisateurs et débusquer les donateurs (pour ce qui est des produits trafiqués).

Il s’agira aussi d’identifier les types d’emballage utilisés par ces produits, évaluer la quantité de ce type de pesticide ainsi que l’état des stocks. Entre 1500 et 2000 magasins seront inspectés. 142 agents d’inventaires du ministère de l’Agriculture et du Développement rural assureront l’opération. 33 superviseurs issus des 31 régions du pays et des deux Districts autonomes ont été mobilisés. « Toutes ces personnes sont déjà identifiées et rééquipées. En plus des fiches inventaires, le logiciel de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) est à notre disposition. Nous avons des motos, des équipements de protection, des tablettes Gps intégrées. Aucun centimètre des 31 régions, 108 départements et deux Districts autonomes du pays ne sera laissé de côté », a rassuré le Professeur Kouadio George. Il a toutefois souligné le danger que représentent ces pesticides pour la santé de la population. Aux dires du Professeur, ces produits « dangereux » constituent 10 à 15 % des pesticides vendus sur le territoire national. Des produits, poursuit-il, dont les effets néfastes sur les hommes et la nature sont méconnus par les utilisateurs. « Ces produits sont à la base de nombreuses maladies. Les estimations disent qu’on en a pour 2500 voire, 3000 tonnes. En Afrique et en Asie, les chiffres annoncent plus de 100 000 tonnes de ces produits dangereux. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) parle de plus de 20 000 cas de décès causés chaque année par ces produits dans ces deux continents et plus de 3 millions de cas d’empoisonnement. Nous devons y mettre fin, a-t-il indiqué.

Aussi, a-t-il informé la presse sur l’organisation des premières journées scientifiques, sur les pesticides prévues du 29 au 31 octobre prochains. A cet effet, le Coordonnateur KOUADIO Kouamé Georges a donné un aperçu des objectifs, des participants, des attentes et des enjeux de cette grande rencontre scientifique… Au cours de ces journées, il sera question d’informer la commission scientifique sur le Progep-ci, de faire le bilan en Côte d’Ivoire et en Afrique, d’offrir un cadre d’échanges et de discussion entre les opérateurs et les chercheurs, a-t-il fait entendre. Le président du Comité d’organisation des premières Journées scientifiques, Professeur Joseph IPOU, est intervenu également sur la réalisation de cette activité.

Pour conclure, le conférencier a suffisamment rappelé l’importance du rôle des médias dans la mise en œuvre de ce projet qui est centré sur l’homme et l’environnement. Entre autres, a-t-il conseillé de ‘’ne pas manger n’importe où et n’importe comment’’.

 D.K

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