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Assainissement du secteur minier artisanal, le SYNMASI-CI prend le taureau par les cornes

Organiser la filière artisanale et semi-industrielle, lutter contre la clandestinité et la fuite des capitaux, contribuer au développement économique et social des communautés sont les objectifs qui ont conduit à la création du syndicat national du minier artisanal et semi-industriel de côte d’ivoire (SYNMASI-CI). Cette structure dont les fonds baptismaux ont été portés le 25 juillet 2015 entend assainir le secteur minier clandestin. Pour se faire, un point de presse  été animé ce mardi 30 juillet 2019 à Bouaké par Vital Touré, secrétaire général dudit syndicat pour expliquer les raisons fondamentales qui ont nourrit la création de cette organisation. « C’est en novembre 2014 lors de la rationalisation de l’orpaillage que nous avons décidé de créer ce syndicat. Nous avons constaté qu’il y avait beaucoup de désordre dans ce milieu. Les gens ne maîtrisaient rien. Donc nous même, en tant que acteurs de la filière, nous avons décidé de mettre sur pied ce syndicat pour pouvoir aider l’Etat en occurrence le ministère des mines dans sa mission de rationalisation de l’orpaillage » a indiqué Vital Touré. Poursuivant le secrétaire général du SYNMASI-CI a expliqué comment ils entendent organiser ce milieu artisanal pour le rendre plus professionnel. « Dans notre mission d’organisation de la filière, nous avons une politique de sensibilisation. On sensibilise d’abord, on forme. On essaie de mettre fin au désordre en organisant les acteurs de la filière en coopérative,  en société pour pouvoir exercer le métier dans la légalité. Après la sensibilisation, le dernier recours c’est le répression » a-t-il fait savoir. Cette mission selon lui, ne peut se faire sans l’appui et le soutien du ministère de tutelle, du ministère de l’environnement et celui de la défense à travers la gendarmerie. Il a saisi cette lucarne pour lancer un appel aux autorités concernées. Un message bien perçu en amont par le ministère des mines qui a initié la création de chantier-école artisanal pour intéresser beaucoup plus les ivoiriens à cette activité génératrice de grands revenus mais aussi la mise sur pied d’une brigade minière pour freiner cette actions clandestines. Pour le premier responsable dudit syndicat ces mesures d’assainissement et d’organisation du milieu artisanal et semi-industriel du secteur minier ouvrent la porte au développement. « En ce qui concerne le développement des communautés.Sur chaque gramme d’or, il y a un quota qui est réservé pour les actions de développement des zones exploitées. Nous avons à titre d’exemple, une coopérative affiliée à notre syndicat nommé la coopérative entrée de Dabakala (COOPEDA) qui a vraiment posé des actes louables dans  la région de Dabakala. Des écoles et logements des enseignants, des hôpitaux, des mosquées et des forages ont été construites pour le bonheur des populations » s’est réjoui Vital Touré. Le succédant, Kouassi Koffi Benoît, secrétaire général adjoint du SYNMASI-CI a pour sa part invité tous ceux qui exercent dans la clandestinité de bien vouloir s’affilier au syndicat pour non seulement assainir le milieu et exercer en toute légalité car soutient-il « Quand vous exercez dans la légalité, vous gagnez plus, l’Etat gagne  et les populations environnantes gagnent ». Le SNYMASI-CI revendique à ce jour plus 40 structures coopératives qui exercent dans deux types d’exploitations : exploitation artisanale pour une superficie de 0 à 25 hectares et l’exploitation semi-industrielle pour une superficie de 25 à 100 hectares.

 

David Ozy

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