Amélioration des données de décès liées à la circulation routière L'OMS pour le renforcement des systèmes d'information sanitaire

L’une des cibles des objectifs durable pour de développement (ODD), appelle à « diminuer de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route d’ici 2020. » La réalisation de cette cible nécessite que des Etats disposent  de bons systèmes pour surveiller le taux de mortalité et les progrès accomplis dans l’amélioration de la sécurité routière. C’est dans cette optique que le bureau régional  à Abidjan  de l’Organisation Mondiale de la Santé  (OMS), organise les 27 et 28 août, un atelier sur le projet d’amélioration des données  de décès liés à la circulation routière en Côte d’Ivoire. Lors de  la cérémonie d’ouverture, le directeur général de la santé publique Pr Mamadou Samba, a remercié l’OMS pour cette initiative.  Il a souligné que l’existence de plusieurs sources  ne facilite pas la compilation  des données fiables et souhaité que cette rencontre multisectorielle permette d’améliorer les données.  Le Dr Tran Nhan, responsable de la sécurité routière au siège de l’institution à Genève, a noté que les accidents de la route sont la première cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans. « Chaque année, ce sont plus de 1,3 millions de personnes qui perdent la vie dans les accidents de la route dans le monde, tandis que 20 à 50 millions de blessées comptent au nombre des victimes, dont nombre d’entre eux garderont une invalidité à la suite de leurs blessures » a-t-il dit. Il a ajouté que ces accidents de la route entrainent  des pertes économiques considérables pour ceux qui sont victimes, leurs familles et les pays dans leur ensemble. Ces pertes sont évaluées à 3% du produit intérieur brut du fait du coût des traitements et des pertes de productivité  pour ceux qui en meurent ou restent handicapés a dit Dr Tran. Selon lui, les statistiques de l’OMS montrent que près de la moitié des personnes tuées sur les routes sont des personnes vulnérables c'est-à-dire les piétons, les motocyclistes et cyclistes.  « Avec 54% du parc mondial de véhicules, les pays à revenus faibles ou intermédiaires enregistrent 93%  des décès sur les routes. Les causes de cette tragédie sont en premier les erreurs humaines. On incrimine l’excès de vitesse, la conduite en état d’ébriété ou sous l’influence des substances psycho actives, le non port des casques pour les motocyclistes et de ceinture de sécurité pour les automobilistes » a-t-il indiqué. Ainsi « Le casque pour motocyclistes s’il est porté correctement, peut réduire de près de 42%  le risque de décès et de plus de 69% le risque de traumatisme grave. Le port de la ceinture de sécurité réduit de près de 45 à 50% le risque de décès pour le conducteur et de 25% le risque pour les passagers assis à l’arrière » a-t-il relevé. Selon Dr Tran,  dans le monde 53% des décès ne sont pas enregistrés et grand nombre de pays Africains  présente des divergences entre ce qui est officiellement rapporté par les gouvernements et les estimations générées par l’OMS. « Ces insuffisances dans le rapportage en qualité et en nombre constituent une entrave manifeste au développement de stratégies concrètes, pour traiter les risques spécifiques de décès sur les routes et grèvent effectivement les progrès dans nos pays » a souligné le Dr Tran Nhan. Avant de conclure que l’OMS est engagée à aider la Côte d’Ivoire à renforcer son système de gestion des données de sécurité routière, en vue d’accélérer les progrès vers un système sûr. Dr Kacem Iaych a présenté les objectifs de l’atelier. Entre autres la mise en place d’un comité de pilotage et l’élaboration d’un plan de travail par la mise en place d’un système multisectorielle  des données de sécurité routière. Des participants dont le Dr Jacques Sissoko, directeur général du SAMU, le commandant Tchea de la gendarmerie nationale,  le commissaire  de police Coulibaly , le capitaine  Yao Auguste du corps des sapeurs pompiers militaires,   Kamagaté de l’OSER, l’INAS, la DIIS, ont présenté leurs systèmes de collecte des informations liés au accidents de la route.

Calvin Wandji

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