Bouaké : Les hôpitaux fermés depuis 72 heures pour grève avec des conséquences incalculables

La grève des agents de santé n'est pas sans conséquences dans les établissements publics sanitaires de Bouaké. Au 3ème jour de cette grève, le centre hospitalier universitaire de Bouaké ne connaissait plus son engouement habituel. Médecins, infirmiers, sages-femmes et aides-soignants ont pour la plupart décampé. Quelques patients et parents de patients trouvés sur place ne savaient plus à quel saint se vouer, tant la crainte de perdre un proche avait fini par gagner les cœurs.

Des personnes rencontrées aux urgences sont dans le désarroi. « Je suis arrivée depuis hier (ndlr : mardi 6 novembre 2018) à l'hôpital avec un malade sous la main. Contre toute attente, on m'apprend que les agents de santé sont en grève. N'ayant pas les moyens d'aller dans une clinique, je fais le pied de grue espérant que les agents de santé qui observent le service minimum viendront s'occuper de mon malade », ont laissé entendre ces parents de patients qui plaident pour la reprise effective du service dans les hôpitaux.

Tous les centres de santé affichent pratiquement le même décor. A quand la fin de cette situation ? Des responsables syndicaux locaux disent être à l'écoute des autorités pour qu'une solution rapide soit trouvée à leurs revendications. « Nous ne reprendrions le travail que lorsque la tutelle et le gouvernement vont ouvrir la voie de la négociation pour tenter de trouver une solution à ce problème », a prévenu un responsable syndiqué.

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