30% de médicaments illicites enregistrés dans le marché ivoirien

Dr Abley Ekissi, Inspecteur général de la santé, a révélé, ce mardi que les médicaments illicites représentent 30% des ventes de médicaments en Côte d’Ivoire. Il a fait cette révélation à l’occasion du lancement de la 4ème édition de la caravane ‘’douleur et médicaments de la rue « j’ai mal, ça suffit », appelée  campagne « Road Show  » de sensibilisation du grand public’’. Cette caravane qui a pour thème : « Respecte ta vie, protège ta santé, n’achète pas tes médicaments dans la rue, va à la pharmacie. Ma santé, ma vie », a été lancée à l’hôpital général de Marcory, en présence de Gilles Huberson, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Un camion sonorisé sillonnera les dix communes du District d’Abidjan et trois villes (Bouaké, Daloa et Divo) de l’intérieur du pays  jusqu’au 13 octobre 2018. En effet, les problèmes de santé courants comme les maux de tête, le mal de dos ou les douleurs abdominales peuvent avoir de lourdes répercussions sur la vie personnelle. Face à ces épreuves en Afrique subsaharienne, certaines personnes peuvent être appelées à aller demander conseil dans des circuits autres que les pharmacies et les centres de santé agréés. Les médicaments sont communément vendus dans des marchés, des gares, sur la tête par des vendeuses ambulantes ou dans les rues au sein de petites boutiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), près d’un million de décès par an sont dus au trafic de faux médicaments en Afrique », dixit Abderrahmane Chakibi, directeur général de Sanofi Côte d’Ivoire, Cameroun et Sénégal. D’après lui, les nouveaux travaux de recherche menés par l’Oms, indiquent qu’un médicament sur dix en circulation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est, selon les estimations, soit de qualité inférieure soit falsifié. Malheureusement ce ratio peut atteindre 10 à 15% dans les pays émergents et 30% dans les pays en développement dont la côte d’Ivoire. Une étude d’envergure menée auprès de 2.519 personnes dans cinq pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire démontre l’importance de mieux informer le grand public sur les risques qu’il encoure à travers la consommation des médicaments falsifiés. Parmi lesquels, les médicaments vendus dans la rue ou sur internet.

Pressivoire.com

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