Réconciliation: Abel Djohoré depuis Dignago s’adresse au FPI : « De votre comportement dépendra la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé »

La crise postélectorale est un épisode de la vie de la nation ivoirienne, qui a laissé beaucoup de marques encore vivaces dans l’esprit des ivoiriens en général, des peuples bété en particulier, ethnie dont est issue l’ex président Laurent Gbagbo et Blé Goudé, aujourd’hui à la Haye, poursuivis pour crimes de sang et contre l’humanité.  A l’approche des joutes municipales et locales, le Député Abel Djohoré, cadre du RHDP, parti unifié au pouvoir, invitent ses parents à la retenue. « Nous devrons faire en sorte que nous soyons différents des gens qui veulent que la Côte d’Ivoire replonge dans la violence. On a qu’à quitter dedans. On a qu’à s’enlever dedans.  Parce que, quant il y a des pleures, ce n’est eux qui pleurent. Les gens qui veulent nous utiliser pour faire leur palabre. Nous n’avons pas le même problème », Abel Djohoré a attaqué implicitement la nouvelle alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI-RDA) et le Front populaire ivoirien (FPI) en vue des élections. A partir de la Sous-préfecture Dignago, dans le département, où il séjournait vendredi 7 septembre dans le cadre de la cérémonie d’installation du Chef central, en sa double qualité de parrain et représentant le premier ministre Amadou Gon Coulibaly,  patron dudit évènement, le Député RDR de Ouragahio-Bayota, s’est autosaisi de cette lucarne  pour lancer un message de réconciliation  aux populations, à tord ou à raison qualifiés de majoritairement militants du FPI. A l’entendre,  il est tant de nous réconcilier. « Il n’y a de développement que dans la paix, dans l’union, dans la solidarité. Il y a un temps pour faire la guerre, il y a un temps pour la crise, il y a un temps pour la paix. C’est le moment pour la paix », a-t-il décrété. Aussi, a-t-il invité les bénéficiaires de l’ordonnance d’amnistie  signée au lendemain du 6 août par le chef d’Etat, Alassane Ouattara, notamment l’ex première dame Ehivet Simone Gbagbo à garder le profile bas.  Il les appelle à abandonner les intrigues et défiance contre le président Ouattara avec qui l’entente peut-être salutaire pour d’autres prisonniers dont  Laurent Gbagbo et Blé Goudé, respectivement originaires de Ouragahio et du Grand Guibéroua. « Il faut qu’on sache que le monde nous regarde. Et c’est pour cela, qu’à partir de Dignago, je veux lancer un message fort à nos frères et sœurs, qui ont bénéficiés de l’amnistie. De leur comportement dépendra la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé »,  a livré l’émissaire du premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Selon lui, il faut demander toujours pardon. C’est pourquoi, il exhorte ses parents à entretenir de bons rapports de collaboration avec le président de la république et à toujours lui témoigner leur gratitude pour cet acte fort en faveur de la réconciliation. « Parce que personne n’est fier de voir son frère en prison, qui que tu sois », a-t-il clamé. Il est à noter que le nouveau Chef central de Dignago se nomme Doga Lohoré Adolphe. De nombreux chefs de villages  et de communautés, personnalités politique et administrative, et les cadres et populations,  venus massivement à la place publique de Dignago, ont été témoins des dons importants du premier ministre, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly au nouveau chef nouvellement installé.   

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