Election municipale et régionale: L’ONG CIVIS invite au vote utile

Dans le cadre du projet d’éducation civique et électorale en Côte d’Ivoire,  l’ONG CIVIS –CI, a organisé le 7 septembre à l’Institut Français, un débat sur le  thème « Les régionales et le municipales 2018, l’enjeu du développement local ». A cette occasion, trois communication  ont été entendues, dont celle du Dr Christophe  Kouamé, président du CIVIS-Côte d’Ivoire, sur le thème  « Le développement local et élections régionales : le vote utile ». Il a noté que la scène politique en Côte d’Ivoire, est marquée par la réorganisation des coalitions politiques. Selon lui,  le vote  est un acte citoyen, un mode de pacification politique, censé permettre la suspension, et  mieux l’évitement par les acteurs politiques du recours à la violence. Dr Kouamé a souligné que le développement local, est un processus par lequel les communautés locales participent  à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. Le président de Civis  a lancé le concept de vote utile, qui implique  que l’électeur doit accorder son vote au candidat qui a le meilleur profil, qui a des projets qui répondent  aux attentes des populations, etc.… et non aux cumulards. Selon lui, le cumul des postes jette le discrédit sur l’action politique, et implique la confusion des rôles.  Dr Kouamé Christophe a invité les citoyens à voter, pour mettre en minorité ceux qui font la mauvaise gouvernance.  Le Civis- Ci entend faire le monitoring du processus électoral et organiser des débats entre les candidats.

L’une des communications a été faite par le Dr  Noel Tahé, directeur de la décentralisation, sur le thème « Décentralisation en Côte d’Ivoire  : objectifs missions, et gouvernance des régions et communes ». Selon le conférencier, l’objectif de la décentralisation est entre autres de permettre l’ancrage de la démocratie de proximité, la correction des inégalités locales et une meilleure répartition des fruits de la croissance.  La Côte d’Ivoire compte à ce jour 201 communes et 31 régions, qui ont  diverses compétences dont la planification, l’équipement, le développement économique, la promotion artisanale et économique.  Il a expliqué que ces entités fonctionnent avec un plan triennal de développement, avec comme source de financement les fonds propres, les subventions de l’Etat, l’apport des partenaires au développement  et l’emprunt. A cet effet a  -t- il dit, une caisse de dépôt et consignation est en cours de création, pour faciliter l’emprunt aux  municipalités et régions, d’autant plus qu’elles ne sont pas autorisées à emprunter aux banques commerciales. Une autre  communication a été donnée par le Dr Yao Comoé Benoit, consultant-formateur à Amnesty International,      sur « Développement local en Côte d’Ivoire, droits sociaux économiques et culturels dans les régions et communes ». L’orateur a indiqué que le développement local, qui est participatif, ne peut se faire sans  le respect des droits de l’homme. Il a rappelé que la communauté internationale a élaboré en 1966, un pacte sur les droits  civils et politiques et un pacte sur le développement social et culturel.  Et souligné que les collectivités locales doivent promouvoir les droits de l’homme. Les participants ont souhaité la révision de la loi sur le régime fiscal et domaniale qui est désuète. Civis-ci a organisé ce débat, en collaboration avec le MIDH,  le PYPA ,  et la Coalition ca Suffit. 

Calvin Wandji

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