Amadou Gon appelle à « consolider la paix retrouvée par notre pays »

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a exhorté, ce mardi au sortir de la prière de l'Aïd El Fitr, les Ivoiriens à cultiver la paix.

 

Les musulmans de Côte d’Ivoire, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de  l'Aïd El Fitr. Cette célébration marquant la fin du jeûne du Ramadan a été l'occasion pour la communauté musulmane de témoigner son amour pour l’islam  et exprimer sa reconnaissance au « Seigneur miséricordieux » pour avoir permis à chacun de vivre les moments intenses de l'Aïd El Fitr après un mois de privations et d'adorations.

 

 

Ce fut aussi l'occasion pour les guides religieux et les autorités étatiques de prôner la paix et la cohésion entre les Ivoiriens pour une Côte d’Ivoire prospère dans la concorde et la stabilité. En effet, présidant la prière marquant cette fête à la grande mosquée de la Riviera Golf dans la commune de Cocody, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, a exhorté les Ivoiriens à la consolidation de la paix et de la cohésion.

 

« Il nous faut consolider la paix retrouvée par notre pays et bannir de nos propos et comportements tout ce qui peut diviser les Ivoiriens », a exhorté le chef du gouvernement. Qui représentait le président de la République Alassane Ouattara. Il était accompagné du  président de l’Assemblée Nationale Amadou Soumahoro et des membres du gouvernement.

 

Les Ivoiriens en particulier les musulmans ont été ainsi invités dans les sermons des imams et les appels des personnalités dans les mosquées à adopter en cette période, qui annonce à travers les discours des politiques les élections présidentielles de 2020, un ton et comportement emprunts de paix.

 

 

A en croire l'imam El Hadj Massemba de la nouvelle mosquée Cheick Ibrahima Niasse de Koumassi 32, les propos des Ivoiriens sur les élections à venir donnent l'impression que les gens ont déjà oublié ce qui s'est passé récemment en 2010 et 2011.

 

« Chers frères et sœurs, le climat socio-politique est un peu trouble. Il y a les élections de 2020 qui arrivent. Quelques fois quand on écoute le discours et qu'on lit les informations dans les médias ça fait peur. On se demande si les gens ont oublié que 2010 et 2011, c'est récent, ce n’est pas loin. On a frôlé la famine (…) Travaillons pour que notre pays soit en paix. Et nous demandons toujours à Allah d’accorder à la Côte d’ivoire le président qu'il faut pour faire avancer le pays », va-t-il déclarer devant les fidèles.

« Chacun est libre de choisir son parti politique. Chacun est libre de supporter le candidat qu’il veut. Mais s'il vous plaît, évitons de mettre de l'huile sur le feu », a-t-il plaidé.  

 

PARTENAIRES