Elections municipales / Yao Kouadio Directeur de campagne du candidat N'dohi Yapi Raymond : « Que la population donne la possibilité au Maire de faire davantage »

Dans le cadre de la campagne électorale pour l’élection municipale à Koumassi, Nous avons rencontré  Yao Kouadio,  adjoint au Maire N’dohi Yapi Raymond et directeur de campagne, du candidat du parti Démocratique de Côte d’Ivoire  (PDCI),  qui nous parle du bilan de son candidat.

 

  • M.  le Maire, comment se déroule la campagne électorale ?
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  • -La campagne électorale s’est déroulée dans la sérénité, jusqu’au mardi  9 octobre, où nous avons été très perturbé, nous avons assisté à  des actes  qui  nous ont laissé ahuris.  Nous  avons assisté à des actes de la campagne comme les déchirures d’affiches, que nous avons ignorées. Certains de nos jeunes ont été  molestés, et même conduits à l’hôpital, parce que certains voulaient s’opposer à la mise en place de ces affiches. Mais ce qui s’est passé  le mardi est un acte de vandalisme. Les gens sont venus en grand nombre  dans des taxis ‘’woro-woro’’, ils sont venus faire la reconnaissance devant notre Q.G, la maison du PDCI à Koumassi, ils ont replié et sont revenus en grand nombre pour attaquer notre quartier général.  Comme il y avait les forces de défense qui étaient là pour assurer la sécurité des installations,  ils ont dévalisé les maquis et les commerces environnants, agressés les personnes, détruits les panneaux que nous avons installés au bord des routes. Ensuite ils se sont rendus à la Mairie, ont forcé les portes et ont cassé les chaises. Ce jour là, le préfet d’Abidjan est venu lui-même constater que ces actes ont été commis. Ensuite nous avons un véhicule qui fait de l’animation qui a été poursuivi par des gens à moto, et au niveau du marché ils ont enlevé les véhicules, avec les équipements, les sonorisations. Ce véhicule n’a pas été retrouvé.  Ce sont des actes regrettables, et nous voulons l’apaisement. C’est une élection qui doit laisser les populations en paix et non une élection qui entraine des déchirures. Nous ne voulons plus revivre les tristes événements du passé.   Nous espérons que la médiation de monsieur préfet d’Abidjan qui a été saisi et qui a alerté toutes les forces de défense et de sécurité,  va faire son effet. Il a appelé les acteurs politiques à donner des consignes à leurs partisans pour aller à l’apaisement. Mais nous sommes sereins. C’est une forme d’intimidation et nous ne nous laisserons pas intimider. Nous allons demander aux militants d’aller voter en  paix. Pour ce qui est des auteurs de ces actes de vandalisme, je ne vais pas anticiper sur l’enquête de la police. Nous sommes en politique, nous avons des adversaires.  Mais l’enquête nous situera.

 

  • Quel est le bilan de votre candidat ?
  • Le Maire, notre candidat, gère la commune depuis 2001 et  a réalisé beaucoup de choses.  Quand le Maire N’Dohi Raymond a pris fonction, la dette de la Mairie était de 4, 250 milliards de francs cfa.   Aujourd’hui, il reste 50 millions à éponger.  Le budget était de 1,200 milliards en 2001.  Il est à 2, 500  milliards  aujourd’hui.  Ce qui veut dire que le Maire s’est donné plus de moyens pour mener ses actions. Au niveau des infrastructures  Il a bitumé la voie du grand campement, construit un collège, des écoles primaires, réalisé trois  marchés, une brigade  de gendarmerie, un commissariat,   des nombreux magasins de  commerces pour les opérateurs économiques.  Actuellement, il est entrain de réaliser un ouvrage, qui sera le plus bel hôtel communal d’Abidjan. Ensuite il y a cinq quartiers précaires qui ont été réhabilités. Ces quartiers ont aujourd’hui l’eau, l’électricité et la voirie.
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  • Vos adversaires vous accusent de n’avoir pas réhabilité les routes que leur répondez-vous ?
  •  La Mairie ne peut pas réaliser toutes les routes.  Ils veulent tromper les populations, car la Mairie ne peut pas réaliser les grands travaux de voirie, parce que c’est très coûteux. Aujourd’hui, pour réaliser les travaux de voirie à Koumassi il faut 11 milliards, et je vous ai indiqué que le budget est de  2,500 milliards.  C’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui réalise les travaux dans d’autres communes et c’est l’Etat qui va réaliser les travaux à Koumassi. Il  en est  de même du réseau d’assainissement. Quand il est mal géré il entraîne la dégradation de la voirie.  Ce sont les  eaux qui coulent  vers la lagune et  les canaux qui conduisent ces eaux sont obstrués. L’Etat est entrain de déboucher, depuis anoumambo  jusqu’à Koumassi.  Ces travaux sont chers  pour que la Mairie les supporte,  Voilà la réalité des faits.
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  • Si votre candidat est réélu quelles seront vos priorités ?
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  • Notre priorité c’est d’abord la paix, la quiétude, la sérénité des populations de Koumassi. Ensuite nous voulons que les jeunes et les femmes aient un cadre d’épanouissement.  Que les jeunes puissent aller à l’école et créer leurs propres emplois, que les femmes puissent s’épanouir et s’auto employer.    parce que la Mairie n’a pas les moyens de  recruter tout le monde, il est de même de l’Etat. Nous allons leur donner un dynamisme pour qu’ils puissent travailler.  Nous allons achever la construction de l’hôtel de ville,  faire en sorte que les jeunes n’aillent pas à l’école dans des classes trop chargées. Bref, poursuivre les actions engagées par le Maire.
  • - Pourquoi est-ce que l’électeur de Koumassi doit choisir N’dohi Raymond plutôt qu’un autre candidat ?

 

  • Ils doivent choisir N’dohi Raymond parce qu’il a réalisé des grandes  choses. Ce n’est pas des promesses qu’il fait, c’est des actes concrets. Nous voulons que les populations lui donnent la possibilité de faire davantage.  Ce n’est pas un langage politique qu’il tient. Il a été concret et veut continuer.  La liste union-Développement et paix veut rassembler toutes les populations de Koumassi, sans aucune distinction de partis politiques ou d’ethnies. Nous lançons un  appel pour la paix  à Koumassi. Que les populations aillent participer  au vote tranquillement, sans intimidation.  Le choix du candidat est important, qu’ils expriment leur choix sans crainte. Il faut que celui qui doit diriger Koumassi soit le choix des populations, et non d’une violence quelconque. Nous voulons la paix à Koumassi.

 

  • Réalisé par Calvin Wandji

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