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Coulibaly Fonnona Cheick Ahmed président de l'APC :« - La vision originelle du mouvement, c'est de soutenir les actions du président Alassane Ouattara »

Coulibaly Fononna est le nouveau président de l’Alliance pour le changement (APC). Dans cette interview, il nous parle entre autres de nouveaux défis à relver par ce Mouvement.

 

- Vous avez été élu nouveau président de l’Alliance pour le changement(APC) le 4 mai. Comment se porte votre mouvement 

Notre mouvement se porte très bien, vous constatez vous-même l’engouement des jeunes cadres qui nous rejoignent chaque jour. la composition du bureau exécutif national vient justifier mes dires.. Nous continuons de recevoir l’adhésion de plusieurs jeunes cadres qui se reconnaissent en la cause que nous défendons. L’APC est aujourd’hui l’un des mouvements les plus crédibles. Malgré le long silence observé dans la gestion du mouvement, l’APC demeure un mouvement incontournable sur l’échiquier politique en Côte d’Ivoire. vous vous rendez donc compte que la structure se porte très bien

- Dès votre élection, vous avez dit que vous vous inscrivez dans la vision originelle du mouvement. Qu’est-ce que cela signifie.

- La vision originelle du mouvement, c’est de soutenir les actions du président Alassane OUATTARA. Depuis le Forum des Association pour la Nation (FAN) à l’Alliance Pour le Changement (APC), nous avons soutenu le Président de la République qui pour nous pouvait opérer le changement en Côte d’Ivoire. Et nous n’avons pas eu tort car ce changement est aujourd’hui une réalité. Avec tout ce travail abattu par le Chef de l’Etat, il est inconcevable pour l’APC de dévier sa ligne originelle qui est de soutenir en tout temps et en tout le lieu le président Alassane OUATTARA et son Gouvernement dirigé par le premier Ministre Amadou Gon COULIBALY. Nous serions donc inconséquents envers nous-même en changeant de ligne et cela n’est pas responsable. Pour nous, ADO est l’âme de l’APC donc comment défaire l’âme du corps ?

-Votre mouvement est scindé en deux, avec d’un côté Alphonse Soro et vous de l’autre. Est-ce que cela ne vous fragilise pas

-Notre mouvement ne s’est pas scindé en deux parties comme vous le dites. A vous entendre c’est comme si on avait 2 APC or ce n’est pas le cas. Le mouvement est reparti sur de nouvelles bases  et vous avez vu toute cette grande mobilisation autour de nos dernières activités, notamment l’assemblée générale qui a vu mon élection à la tête de l’Alliance. C’est vrai il y a juste deux (02) ou trois (03) personnes qui sont partis mais tous ceux qui ont créé L’APC sont là avec nous. Et pour preuve nous avons fait la présentation officielle du BEN de notre mouvement le samedi dernier en présence de tous nos anciens membres. Ce départ au lieu de nous fragiliser nous a plutôt renforcer avec le retour des anciens.

-Quel bilan faites-vous des actions de l’APC depuis sa création

-

Le bilan de l’APC est largement positif. A sa création en 2009, notre objectif était de porter le président Alassane OUATTARA au pouvoir en 2010. Nous avions ensuite décidé de l’accompagner en soutenant ses actions visant à faire de la Côte d’Ivoire un état moderne. Nous avons donc contribué à pacifier des foyers de tentions de 2011 à 2012 à Sikensi, M’batto, Divo etc… Tout cela était notre contribution à la consolidation de la paix pour permettre au chef de l’état d’apporter son expertise au changement temps attendu. Aujourd’hui, ce changement est visible et le pays est en chantier. L’avenir est donc prometteur avec Alassane OUATTARA.

6 Quelles sont vos perspectives

-  continuer de faire la promotion des actions du président de la République, ne pas se laisser distraire par certaines questions telles que la réconciliation. Et à ceux-là, nous répondons que toutes ces réalisations n’auraient pas été possible si le vivre ensemble n’était pas une réalité. La réconciliation est un processus et nos adversaires savent qu’en laissant le RHDP travailler en paix, d’ici 2025, le pays amorcera son développement et le taux de pauvreté continuera de baisser.  

- Quel rôle souhaitez-vous jouer pour la réconciliation nationale et la cohésion sociale

- Nous sensibiliserons nos parents sur le bienfondé du vivre ensemble. Qu’ils sachent qu’on ne peut vivre ensemble sans qu’il n’y ait de problème entre nous mais il faut les surmonter en pensant à notre mère patrie, notre bien commun la Côte d’Ivoire. C’est dans la cohésion, l’union et la paix que nous laisserons aux générations futures un Etat moderne fort et développé. La décision du président de la République et de son gouvernement dirigé par Amadou Gon COULIBALY, de faire de 2019 et 2020 les années du social en créant le programme social du gouvernement va contribuer à apaiser les tensions, réduire la pauvreté et renforcer la cohésion sociale.

-L’on, assiste à une recrudescence de la violence, comme récemment à Béoumi. Qu’en dites-vous

- Le cas de Béoumi n’est pas synonyme d’une recrudescence de la violence. Béoumi est un cas isolé et qui a été heureusement circonscrit. Je profite de cette occasion pour m’incliner devant la dépouille de ceux qui sont décédés et je souhaite prompt rétablissement aux blessés Je me réjouis que le calme soit revenu à Béoumi et je profite pour lancer un appel aux jeunes pour qu’ils œuvrent au sein de la communauté afin que les populations reprennent à vivre ensemble.

- 2020 est une année électorale avec les présidentielles. Quel rôle entendez-vous jouer lors de ces échéances

-Un rôle très important, parce que l’APC a toujours joué un rôle de premier plan dans l’élection du président de la République depuis 2010 dans notre pays. Nous allons mobiliser les jeunes et surtout les nouveaux majeurs qui sont facilement manipulable. Et lorsque les couleurs s’annoncent avec des discours populistes, il faut dire la vérité aux jeunes et à toute la population. Notre avenir est avec Alassane OUATTARA et nulle part ailleurs. Son bilan est largement positif et j’ai la ferme conviction que les ivoiriens vont s’inscrire dans la continuité avec le RHDP gage de paix et de stabilité. D’ailleurs, Au regard de la composition actuelle de ce parti, en 2020, il remportera haut les mains la présidentielle dès le premier tour.

- Quel est votre regard sur l’actualité, avec des blocs qui se forment, la probable alliance Bédié –Gbagbo, Soro.

Personnellement je ne pense pas qu’une alliance puisse se mettre en place aujourd’hui et prendre le pouvoir en 2020. Cette alliance n’a aucun projet de société crédible que de vouloir chasser ceux qui sont au pouvoir parce que ce serait leur tour pour certains et pour d’autre ils auraient trop souffert de la conquête du pourvoir et qu’il était temps de déshabiller le masque qu’ils ont habillé pour le porter eux même. Ce que je sais en tant que senoufo, tout le monde n’est pas porteur de masque et d’ailleurs les masques se transmettent de génération en génération. Je trouve même que cette alliance est contre nature parce que c’est un mélange de marxistes, socialistes et démocrates.

- Quelles seront vos prochaines actions

Notre première action après la présentation du Bureau, sera la rentrée solennelle à Korhogo, dans la ville natale de notre parrain naturel le premier Ministre Amadou Gon COULIBALY, le 22 juin 2019 à la place de l’indépendance. Et après, nous allons exécuter le chronogramme de tournée validé par le Bureau Exécutif National. Cette tournée va surtout concerner les zones qui ont été intoxiquées avec la question de l’anacarde et des cartes nationales d’identité. Les zones où la vérité n’a pas été dite à nos parents. Il faudra la rétablir et nous resterons sur le terrains jusqu’en 2020. Il ne faut pas laisser un millimètre carré à l’adversaire.

- Et pour conclure

-Je lance un appel aux jeunes, qu’ils fassent confiance au président Alassane Ouatt ara. Qu’ils sachent que le président de la République et le Premier Ministre travaillent pour eux.

Interview réalisée par Calvin Wandji

 

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