Coton et anacarde : 130 000 tonnes de noix de cajou pour la Transformation, la Côte d'Ivoire 3ème pays africain producteur de coton

Ce jeudi 9 mai, au siège du Conseil du coton et de l’anacarde à l’immeuble Caistab au Plateau (Abidjan), Dr Adama Coulibaly, DG du Conseil du coton et de l’anacarde a, au cours d’une conférence de presse, présenté le contexte de commercialisation de ces deux spéculations, marqué par des difficultés et des mesures prises pour l’atteinte des résultats escomptés.

Un prix minimum bord champ de 375 F CFA/kg a été fixé par le Gouvernement pour la campagne 2019, dans un contexte de prévisions de production de 800 000 tonnes de noix de cajou dont 130 000 tonnes devraient être achetées par les Unités de Transformation (UT) locales. A ce jour, les achats cumulés sont de 371 531 tonnes contre 530 977 tonnes, les exportations cumulées sont à 245 570 tonnes contre 262 765 tonnes à la même date en 2018.

Le constat fait par Dr Adama Coulibaly, est celui d’une campagne qui se déroule à un rythme beaucoup plus lent que les campagnes précédentes, en raison du faible niveau de financement des acteurs de la chaîne de commercialisation et de l’attentisme des clients vietnamiens et indiens qui ne proposent que de rares contrats aux Exportateurs de noix de cajou.

Une piste de solution pour le Conseil du Coton et de l’Anacarde a été de procéder à des saisies de produits pour des cas d’exportation illicite et de paiement en deçà du prix plancher et à la suspension des empotages sur la période du 1er au 10 mai 2019 en vue de vérifications complémentaires sur des cas d’exécution de contrats en deçà du minimum CAF.

D’autres circuits alternatifs d’exportation, tels que l’accord signé avec le Groupe vietnamien T&T, désireux de s’approvisionner à hauteur de 200 000 tonnes en noix de cajou d’origine ivoirienne, ont été exploités. Une convention similaire a été obtenue en négociation avec le Kerala Cashew Board (KCB) de l’Inde.

« En début de campagne, nos prévisions étaient de 800.000 tonnes, nous sommes au regret d’annoncer que pour des raisons climatiques nous ne pourrons pas atteindre ce volume et sommes obligés de revoir nos prévisions à la baisse de l’ordre de 70 000T. La nouvelle projection est donc de 730 000T », a révélé le DG du Conseil du coton et de l’anacarde.

Quant à la campagne du coton 2018-2019, 3ème année de mise en œuvre du zonage, les résultats sont très encourageants au 05 mai 2019, à savoir une hausse du nombre de producteurs qui passe de 88 522 en 2017-2018 à 102 860 en 2018-2019, soit 14 338 et 16,2% de nouveaux producteurs de coton ; une hausse de la production de coton graine qui passe de 412 646 tonnes en 2017-2018 à 458 762 tonnes en 2018-2019, soit une hausse de 11,2%. 442 800 tonnes avaient été projetées, soit 103,6% de réalisation des objectifs.

« Notons que la hausse de la production et les faibles rendements du Burkina Faso ont fait passer la Côte d’Ivoire du 4ème au 3ème rang des pays africains producteurs après le Mali et le Bénin », a confié avec satisfaction le Dr Adama Coulibaly, en dépit du mauvais rendement dans les zones concédées à la société SICOSA 2.0. Celle-ci s’est illustrée négativement par une couverture insuffisante des besoins en intrants des producteurs et des livraisons tardives des intrants (en juillet au lieu de mai en 2018).

Le lancement de la campagne en février 2019 de commercialisation de la noix de cajou a été fait le Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Dr Adama Coulibaly

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