Cop-Hévéa : les membres de l'organisation échangent avec les journalistes sur la mévente du caoutchouc

La mévente du caoutchouc selon les acteurs du secteur, est causée par deux raisons essentielles.

D’abord, la capacité d’usinage des unités de transformation qui est dans l’ordre 500.000 T par an, insuffisant pour toute la production. Cela, parce que l’installation d’unités industrielles n’a pas suivie toute la politique de promotion, de vulgarisation de l’hévéaculture pour des raisons diverses. La taxe de 5% sur le chiffre d’affaires en est l’une des raisons principale.

Ensuite, le problème d’excédent de la production. La solution trouvée a été l’exportation de fonds de tasse. Ce qui a occasionné un arrêt total de l’exportation dû au refus des armateurs d’embarquer les fonds de tasse humides sur leurs bateaux.

Enfin, les unités industrielles de transformation étant engorgées, les bateaux refusant d’embarquer, le producteur se retrouve ainsi avec sa production sur le bras.

Devant cette situation, l’on enregistre une floraison des acheteurs véreux, les prix se négocient en dessous du prix officiel Apromac, la fermeture totale des ponts bascules, l’apparition de nouvelles taxes et le prolongement des délais de paiement après la livraison.

Comme solutions, après les discussions avec les armateurs et grâce à la tutelle, les méthodes de conditionnement sont adoptées pour les conteneurs et ont pris l’engagement de reprendre l’exportation.

Le quota d’exportation avant la crise avait été fixé à 10.000 T par mois et 100.000 tonnes par an. Face à la production importante, ce quota sera revu à la hausse et atteindra les 30.000 tonnes par mois.

Selon KOBLAVI DIBI Michel, Président COP-Hévéa, l’exportation de fonds de tasse ne doit pas constituer la norme. C’est pourquoi il interpelle l’Etat à prendre des mesures incitatives à la mise en place d’unités de transformations comme cela se fait dans l’anacarde.

A.K

PARTENAIRES