Depuis Bouaké, le Député Djohoré Abel analyse la situation politique du pays au café de l'UJB

Invité du ‘’CAFE DE L’UJB’’, tribune de libre expression initiée par les journalistes et professionnels des médias regroupés au sein de l’union des journalistes de Bouaké (UJB) dirigé par Virus Kouadio, le Député Abel Djohore était face à la presse, ce vendredi à Bouaké. Depuis l’ex-fief de l’ex rébellion, l’ex cadre des ex-FN n’a pas été du tout tendre avec son  patron à l’Hémicycle sur la question de son supposé soutien à des candidats aux municipales et régionales qui ne sont pas les choix du Rassemblement des Républicains pour le compte du RHDP. L’actuel secrétaire général adjoint chargé de la planification stratégique et des statistiques politiques du RDR, condamne l’attitude du Vice président du RDR à soutenir un candidat autre que celui de leur parti, en l’occurrence Koné Teffour. « J’ai été sidéré d’entendre certaines personnes qu’à Abobo, le président Guillaume Soro soutient un autre candidat. Que son candidat, c’est Teffour. D’abord Teffour n’a jamais été FN. D’où elles sortent ça là, moi je ne sais pas », a-t-il fustigé. En même temps qu’il se convaint de dire que le choix de Guillaume Soro ne peut être que celui du ministre d’Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, parce qu’il ne peut en être autrement, parce que membre des instances dirigeantes du RDR, il accuse ses ex-compagnons de créer ‘‘ le flou exprès pour prospérer dans le désordre’’. « Sinon dans un parti organisé, quand on fait partie des instances du parti, et que le parti a décidé, on s’aligne. On ne peut pas vouloir prétendre à un destin national, et ne pas avoir un comportement conséquemment responsable », reproche l’ex-proche de Guillaume Soro. Parce que selon lui, « tu ne peux pas être sur une branche et puis la scier en même temps ». « Mais le courage politique aurait été qu’on ne se déclare plus RDR, et on est libre, et on assume », a-t-il asséné, réclamant la démission du vice-président du RDR chargé de la région Tchologo. Poursuivant, Djohoré Abel a déclaré que Guillaume Soro ne peut mériter la confiance du président Alassane Ouattara  pour lui succéder. « Et ce sont les mêmes qui disent « le président n’aime pas notre affaire ». Mais, on n’oblige pas un père à donner sa bénédiction à quelqu’un. Et un père ne peut donner sa succession à un enfant en qui, il n’a pas confiance. Et c’est notre comportement qui détermine le traitement que nous infligent nos pères », a-t-il martelé. Par ailleurs, l’ex-cadre de l’ex-rébellion a déversé sa bile sur ses ex-compagnons qui ont ouvert un front contre le président Alassane Ouattara, pendant ces joutes locales pour lesquelles la campagne a débuté, ce vendredi. A l’en croire, « il y a des gens qui n’ont pas encore oublié et sont encore nostalgiques de ce qu’ils ont fait à Bouaké ». « Mais c’est terminé ça, la République a pris le pouvoir », a lancé le parlementaire. Abordant par ailleurs la question du divorce entre le RHDP et le PDCI, le cadre du RHDP, a soutenu que les raisons avancées par le second cité sont ‘’ totalement ignobles’’.  Pour lui, le PDCI a inventé ce divorce ‘‘pour pouvoir faire chemin avec d’autres alliés’’.  Mais il fait remarquer en même temps que la décision du PDCI de se retirer du RHDP n’ébranle personne. L’invité du CAFE DE L’UJB, invité à se prononcer sur la réouverture du procès de Laurent Gbagbo dont les avocats entendent plaider pour un non lieu, le Député de Ouragahio-Bayota affirme ne pas trouver d’inconvénient au jugement qui sera arrêté par la justice internationale. « Si demain (futur), la justice internationale juge que le président Laurent Gbagbo  est innocent, et qu’il est libéré, mais les dispositions seront prises selon son bon vouloir et selon les lois de la République pour que ce qui doit être fait soit fait », a-t-il déclaré. Au cours de cette tribune, outre la thématique politique, des questions relatives à l’économie et à l’intégration sous-régionale, et à la réconciliation nationale, ont été évoquées avec le parlementaire Djohoré Abel, qui siège par ailleurs à l’Assemblée de la CEDEAO.

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