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OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE 2018: DISCOURS DU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SORO KIGBAFORI GUILLAUME

Posté le 03-04-2018 | 129 Vue(s)

amanien.info

Chers Collègues Députés,

Nous entamons ce jour, mardi 3 avril 2018, la deuxième Session ordinaire de la Première Législature de la Troisième République.

Au moment de prononcer la traditionnelle allocution d’ouverture, je tiens à adresser, à nouveau, à chacun et à chacune d’entre vous, mes salutations les plus cordiales.

Une fois encore, nous bénéficions de la solidarité et du soutien de personnalités distinguées.

Aussi, voudrais-je vous inviter à vous joindre à moi pour remercier particulièrement Monsieur le Premier Ministre Amadou GON COULIBALY. Cher frère, nous n’ignorons pas les lourdes charges qui sont les vôtres à la tête du Gouvernement. Nous apprécions à sa juste valeur votre présence ici, vous et les ministres qui vous accompagnent.

J’associe à ces remerciements :

- Madame et Messieurs, les Présidents des Institutions de la République ;

- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les membres du corps diplomatique et les Représentants des Organisations internationales accréditées en Côte d’Ivoire ;

- toutes les personnalités administratives, politiques et militaires de même que les Chefs religieux.

- et pour finir, les chefs traditionnels, mes collègues, à qui je renouvèle ma sympathie et mon attachement.

Chers invités, recevez ici notre profonde gratitude pour cette marque de considération à l’endroit de la Représentation nationale.

Je me tourne maintenant vers notre invitée spéciale, Madame Donatille MUKABALISA, Présidente de la Chambre des Députés du Parlement du Rwanda, qui a bien voulu nous marquer son amitié et sa solidarité, en rehaussant de sa présence cette cérémonie.

Madame la Présidente,

Au nom de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, je vous souhaite la bienvenue. A travers vous, c’est tout le Peuple Rwandais et particulièrement l’ensemble de ses parlementaires que je salue ici.

De même, je vous prierais de transmettre les chaleureuses salutations du Chef de l’Etat ivoirien, Son Excellence Alassane Ouattara, à son homologue et très cher frère, le Président Paul Kagamé.

La Côte d’Ivoire et le Rwanda ont tant de choses à partager. Et, il est de notre devoir en tant que députés, d’oeuvrer au rapprochement de nos deux Peuples et de nos deux institutions. Le Rwanda, assurément, est un cas d’école pour l’Afrique.

En effet, comment ne pas être admiratif de ce Peuple qui a su trouver dans une des pires tragédies de notre temps, l’énergie et la pugnacité pour rebondir ?

Comment ne pas s’enrichir de votre expérience en matière de Justice transitionnelle, qui a permis de passer rapidement de la haine au Pardon ?

En acceptant d’octroyer l’absolution des crimes contre le repentir et la contrition de leurs auteurs, les juridictions transitionnelles rwandaises ont prouvé, par cette originalité bien africaine, leur pertinence et leur efficacité.

Par ailleurs, le monde entier, et nous avec, est émerveillé par les progrès spectaculaires réalisés par votre pays en matière de promotion du Genre, avec plus de 64% de femmes élues au Parlement, là où nous sommes encore, en ce qui concerne l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, à environ 10%.

Nous nous impatientons donc de nous abreuver à la source de votre expérience.

Mais auparavant,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Laissez-moi vous faire remarquer que notre session s’ouvre cette année avec un changement majeur.

En effet, pour la première fois depuis 1960, la Côte d’Ivoire expérimentera une pratique parlementaire bicamérale : Assemblée nationale et Sénat. Avec pour objectif de renforcer la pratique normative et d’ancrer la démocratie dans notre pays.

C’est d’ailleurs l’occasion pour moi, de saluer et de féliciter tous ces citoyens nouvellement élus sénateurs et de demander aux députés de leur réserver le plus bel accueil.

Chers Collègues,

Pour ce qui nous concerne, nous reprendrons dans quelques jours, le cours de nos activités régaliennes de délibération sur les textes de lois qui seront présentés à notre Assemblée.

Je signale déjà une vingtaine de projets déposés sur la table du Bureau de l’Assemblée nationale et dont l’ordre d’examen fera l’objet d’un calendrier qui vous sera soumis incessamment pour adoption.

Je vous encourage à vous mettre à la tâche avec la plus grande ardeur, comme cela a toujours été le cas.

Mesdames et messieurs

Après ces quelques mots d’exorde, je vous invite à un exercice qui me semble d’intérêt : celui de dresser brièvement le bilan de l’année écoulée, en ce qui concerne la thématique sous laquelle nous l’avions placée qui, vous vous en souviendrez, était le Pardon et la Réconciliation.

Faut-il le rappeler, l’année dernière, nous avions un thème auquel nous avons essayé, pendant toute une année, de sensibiliser nos concitoyens.

Hélas, certains de nos compatriotes y ont vu un appel opportuniste nourri d’arrière-pensées politiciennes.

D’autres nous ont habillé du manteau de donneur de leçons, et tourné en dérision certaines de nos actions allant dans le sens de la promotion du Pardon et de la Réconciliation.

Notre initiative, rassurez-vous, n’avait nullement la prétention de solder un contentieux vieux de plusieurs décennies. Seulement, l’Histoire nous enseigne, qu’il n’y a d’issue que dans l’abnégation et la persévérance.

Je vous affirme donc ma volonté immarcescible de continuer ce combat, pour le pardon et la réconciliation : voie qui nous conduira à la construction d’une véritable Nation ivoirienne. Nation, le mot est lâché.

Chers Invités,

Honorables Députés,

Qu’est-ce que la Nation ?

Un concept, une idée, un idéal même, pour certains. Souvent galvaudée, incomprise, récupérée, au fil du temps, la notion de Nation est surtout mouvante selon les civilisations qui l’ont empruntée et l’empruntent encore aujourd’hui. La Nation, si l’on s’en tient à sa racine latine, dérive du mot nascere qui veut dire naître. De ce point de vue, elle serait donc le lieu où nous sommes nés. La terre de nos ancêtres, de nos parents, et dès lors, nous la recevrions comme un héritage.

Cette notion de Nation, qui dans la plupart des pays, occidentaux ou asiatiques notamment, a au fil des siècles évoluée, prenant tour à tour une teinte plus politique, juridique, géographique ou même culturelle. Bref, la nation est une entité en perpétuelle construction.

Contrairement à bien d’idées reçues ou de préjugés, l’Afrique, elle aussi a toujours été dans cette construction perpétuelle de Nations. Et ce, bien avant la colonisation. Certes, le terme employé alors était-il évidemment bien différent. Mais nos peuples, royaumes, ont toujours su s’organiser, organiser leur pouvoir, leurs frontières, leurs relations entre eux. En un mot, leur « vouloir vivre collectif ».

Une démarche interrompue par la colonisation qui, en s’achevant, a laissé aux pères fondateurs de nos nouveaux Etats et à leurs successeurs, la tâche bien ardue de créer des Nations, à l’intérieur de ces frontières imposées, tracées arbitrairement, superficiellement.

Aujourd’hui, 50 ans après, le défi a-t-il été relevé ?

La persistance des divisions dans de grandes régions d’Afrique, la déstabilisation de grands pays par le terrorisme au Sahel, ou encore l’exode de nombre de nos jeunes vers des nations plus prospères, au-delà de la méditerranée, rendent le constat bien amer.

La construction de la Nation, à l’intérieur de nos Etats postcoloniaux reste une oeuvre à accomplir.

Alors, il nous faut prendre la relève, continuer ce chantier perpétuel.Dans un monde, qui aujourd’hui balance entre mondialisation exaltée et réaffirmation farouche de souverainetés nationales, l’Afrique doit faire entendre sa différence, son originalité, si elle veut compter.

Quel est l’avenir que notre génération veut offrir aux générations à venir ?

Une Afrique plus intégrée, bâtie sur des fondations, qui seront des nations fortes, unies ? Ou des Nations faibles et une Afrique toujours aussi désintégrée,

balkanisée ? Voilà la vraie problématique qui doit requérir toute notre attention, toute notre énergie, aujourd’hui. Bâtir une nation dans des Etats blessés, fragilisés comme les nôtres, ne peut revêtir un sens que si nous sommes habités par le même rêve, portés par la même ambition.

Et c’est là que le pardon et la réconciliation, dont je parlais tantôt,

chers collègues, prennent tout leur sens.

En effet, Comment pourrons-nous, nous Ivoiriens, participer à ces desseins au niveau régional et au niveau continental ? Comment pourrons-nous, contribuer à cette construction africaine, à l’image de bien de pays très en avance sur le sujet ? Comment pourrons-nous participer à cette compétition de plus en plus accrue entre les continents ? Si nous ne sommes pas déjà réconciliés entre nous. Si nombre d’entre nous, Ivoiriens du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Nord n’acceptent toujours pas de se pardonner, de se réconcilier et de vivre ensemble ?

Pour moi, la Nation ne saurait se résumer uniquement à la somme des individus ou groupes vivant sur un territoire hérité de la colonisation.

La Nation a vocation à intégrer les communautés nationales et immigrées, les ethnies, les peuples, les cultures, les religions.

La Nation est le produit d’un travail politique intense visant à construire ou renforcer une identité collective unifiée. Sa réussite suppose des coeurs apaisés, des esprits réconciliés, une culture du pardon. Mais aussi un leadership éclairé.

Avec des élites politiques soucieuses du long terme c’est-à-dire conscientes de ce que les générations présentes doivent toujours

agir dans le sens de la préservation des intérêts des générations à venir.

Alors, m’opposerez-vous : la classe politique doit elle-même en donner l’exemple.

Honorables Députés,

Chers invités,

A ce propos, parlons-nous donc franchement. L’effervescence et les surenchères verbales qui animent actuellement notre scène

politique, ne sont pas à la hauteur des attentes de nos concitoyens. Loin de moi l’idée, du haut de cette tribune, de me lancer dans un

débat amphigourique et partisan et d’ajouter ma voix à ce chapelet de petites phrases, mais il me semble que nous devons tous être interpellés quand la tranquillité du pays peut s’en trouver affectée.

A ce propos, la question de la création d’un parti unifié de la mouvance présidentielle fait partie du jeu politique. Tant que les désaccords à ce sujet s’expriment dans la courtoisie, tout ceci peut être considéré comme une joyeuse aventure et même une preuve de la vitalité de notre démocratie. Mais quand les débats tournent à la crispation, voire à l’hostilité, cela réveille de vieilles peurs enfouies.

C’est pourquoi, et c’est mon avis personnel, il convient de laisser la place au dialogue. Le dialogue, rien que le dialogue. Le dialogue, pour ma part, dans cette circonstance, doit demeurer le maître-mot. Le parti unifié, je l’espère aura à se construire inclusivement. Car la division, assurément, fera notre faiblesse.

Laissons donc le temps aplanir les différends. Toute théorie scientifique n’est science qu’à la lumière des critères d’universalité, de la critique et de la réfutabilité. Alors si ma posture est réfutable, on pourrait la mettre généreusement sur le compte de l’innocence.

Honorables Députés

Nous autres, hommes politiques, avons avant tout vocation à créer les conditions de la coexistence pacifique. Cette année, les discours, mais surtout les actes, en faveur du pardon et de la réconciliation doivent donc être au coeur de notre activité. Que chacun, enfin, s’y mette, au-delà des postures et des

tactiques purement politiciennes.

Je m’engage pour ma part à y consacrer toute mon énergie. Cette nation ivoirienne, sans égoïsme, sans discrimination, sans haine et rancoeur… Cette nation ivoirienne, pleine d’humanité, de solidarité, de fraternité, elle est en nous, en chacun de nous. Cette nation ivoirienne, c’est notre projet. Mais souvenez-vous,

c’est un projet, perpétuel. Un projet que nous nous devons de servir avec dévouement, pour nous, mais surtout, pour nos enfants et pour tous ceux qui après eux, auront, je l’espère, l’immense fierté de le poursuivre.



Je vous remercie.


[...]

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PENSEE DU JOUR

« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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