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Le discours du président du CIDP, Babily Dembélé, lors de sa conférence sur "L'Ivoirien Nouveau, du concept à la réalité", thème proposé par l'ACEPNUCI

Posté le 29-01-2018 | 123 Vue(s)

Amanien.info

Monsieur le Président de l’Association des Chefs d’Entreprises de Presse Numérique de Côte d’Ivoire(ACEPNUCI),



Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Journalistes Membres de l’Association des Chefs d’Entreprise de Presse Numérique de Côte d’Ivoire,



Permettez-moi de vous rendre un double hommage :



Tout d’abord, je vous adresse mes vives félicitations pour avoir pris l’initiative de lancer cette tribune qui se veut à la fois thématique et interactive.



Par ailleurs, je vous remercie pour avoir choisi ma modeste personne comme le Premier Invité de votre tribune. J’en suis fier et heureux.



Je demeure convaincu que votre tribune contribuera, à court, moyen et long terme au renforcement de la gouvernance démocratique en Côte d’Ivoire.




  • Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Journalistes

  • Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

  • Honorable Invités,



Merci d’être venus nombreux à cette première édition de la Tribune des Journalistes de Presse Numérique de Côte d’Ivoire.



« IVOIRIEN NOUVEAU : DU CONCEPT A LA REALITE », tel est le thème central de cette Tribune.



En toute sincérité, l’auteur de ce concept : «’’Ivoirien Nouveau’’ n’est personne d’autre que l’actuel Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Alassane Ouattara. Curieusement, après son lancement par le Président Alassane Ouattara, le concept ‘’Ivoirien Nouveau’’ n’a fait florès ni dans la société civile ni dans la société’’ politique y compris sa propre famille politique.



Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs les journalistes de la presse numérique, si délibérément j’ai remis au goût du jour le concept de l’Ivoirien Nouveau à l’occasion de la tribune libre que vous m’offrez, c’est-à-dire que je suis entièrement d’avis avec le Président de la République ; car le concept ‘’ Ivoirien Nouveau’’  appliqué à bon escient, peut-être un catalyseur de paix sociale, de stabilité politique et de développement économique, toute chose dont se réclame le CIDP (Le Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix), le parti politique dont j’ai l’honneur de présider les destinées.



La recherche du consensus social a toujours été une des préoccupations des responsables politiques ivoiriens. Le Président Alassane Ouattara parle de Réconciliation Nationale, Avant lui, le Président Houphouët-Boigny a évolué dans le cadre du Conseil National.  Le CIDP(Le Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix) propose le Conseil National de Concertation.



Ci-après, je passerai en revue ces différentes approches avant d’aboutir au développement du concept de ‘’ L’Ivoirien Nouveau’’.



Telle est, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,



Honorables Invités, l’ossature de mon allocution.



Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Journalistes, Honorables Invités,



Dès son accession à la magistrature suprême en Côte d’ivoire, le Président Alassane Ouattara a lancé le chantier de la « Réconciliation Nationale ». Il sait en effet que le développement économique et social d’une nation, voie obligée de son émergence, ne peut prospérer dans un environnement marqué par la rupture du consensus social provoquée par les nombreuses crises qui ont sapé tous les ressorts des structures économiques de la Côte d’Ivoire.



L’importance qu’il attachait au résultat de cette mission l’a amené à nommer Monsieur Charles KONAN BANNY, ancien Gouverneur de la BCEAO et ancien Premier Ministre, Président de la Commission dite de Dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) qu’il a créée à cet effet.



La création de cette Commission a été saluée par tous les acteurs de la vie politique et civile en Côte d’Ivoire et même par la communauté internationale.



Pour la communauté internationale, dont le soutien a permis le déblocage du processus électoral de 2010, il fallait, après l’Installation par la force armée de l’autorité politique, panser les blessures subies par les populations. La réconciliation nationale apparait pour la communauté internationale comme le gage de la stabilité puis de la paix, indispensables aux actions en faveur de toute politique de développement économique et social.



Il est en effet vrai qu’au stade actuel de notre économie, avec les effets pervers des conflits armés, les efforts uniquement endogènes sont largement ¡insuffisants pour mettre en place les structures d’une économie de développement. Or, l’intervention des institutions internationales et/ ou étrangères suppose que les conditions sécuritaires pour les investissements soient réunies.



La réconciliation nationale prônée par la communauté internationale apparait alors comme une condition nécessaire de l’intervention des organisations et institutions internationales au soutien de la politique économique et social de la Côte d’Ivoire post crise. Déjà, elles ont montré leurs bonnes dispositions avec la décision d’admission au statut de Pays Pauvre Très Endetté (PPTE).



Sur le plan national, les attentes étaient et demeurent diverses ; celles de la classe politique étant différentes de celles de la société civile.



La classe politique dans son ensemble, attendait de la Commission, d’une part l’Identification des problèmes entre les partis et groupements politiques et d’autre part les propositions de solutions à ces problèmes qui depuis plus de deux décennies rongent inexorablement les ressorts sociopolitiques de la Côte d’Ivoire.



Il était en effet attendu de cette Commission, la détermination des règles du jeu entre les acteurs politiques nationaux, de telle sorte que l’alternance politique soit possible, par la voie démocratique et non plus par les armes.



En ce qui concerne la société civile, celle dont les objectifs et actions ne se confondent pas avec celles des groupements et partis politiques, les attentes sont nombreuses. Malheureusement, par manque de vecteur de communication, elles ne sont que ressenties et exprimées dans des cadres informels, dans les communautés rurales et para urbaines.



L’aggravation de certains problèmes sociaux, mal ou insuffisamment traités. Ces problèmes sont nombreux, et leurs solutions deviennent urgentes eu égard à la dégradation du climat social depuis ces derniers mois, dégradation marquée par les attaques armées des positions militaires, de gendarmerie et de police.



Pour qu’il y ait réconciliation, il faut des hommes tiers au conflit.



Et pour qu’il y ait réconciliation, il ne faut pas contourner les problèmes sur lesquels il y a ou il y a eu désaccord social.



Chers compatriotes,



En Côte d’Ivoire, les points de rupture du consensus social sont nombreux. Les acteurs politiques les connaissent, mais évitent de les poser clairement, parce qu’ils constituent les viviers de leurs stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir d’Etat. Ainsi, ils tentent de détourner les regards de ces problèmes qui pourtant sont ceux des populations.



Même les problèmes purement politiques sont abordés, en occultant les aspects qui gênent les hommes politiques. Un peu comme l’autruche, les hommes politiques croient ou laissent croire que les problèmes qui ne sont pas posés n’existent pas.



Il s’agit donc de poser courageusement les problèmes sur lesquels les Ivoiriens s’opposent entre eux ou avec ceux qui ils partagent des destins communs.



Outre les questions politiques sur lesquelles tout le monde s’accorde à dire qu’il y a débat, la Réconciliation Nationale en Côte d’Ivoire ne peut éluder les questions suivantes : 




  • La question foncière pour laquelle les auteurs de la loi de 1998 sur le foncier rural, croyaient à tord avoir trouvé la panacée ;

  • La question de l’appartenance à la nation ivoirienne qui a donné lieux aux concepts de l’Ivoirité et d’Ivoiriens de souche multiséculaire ou de circonstance ;

  • La question de la justice, sous toutes ses formes (justice judiciaire, sociale, égalité devant le service public, à égalité de compétence, égalité d’accès aux emplois publics, etc.) en d’autres termes, la question de la moralisation de la vie politique.



La formation d’un nouveau consensus social s’imposant pour la stabilité socio politique et la paix, indispensable au développement économique et social de la Côte d’Ivoire, il faut donc envisager, sans tarder, une alternative à la démarche de Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation.



Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire , on ne peut sérieusement parler de réconciliation sans poser, traiter et proposer des solutions aux questions suivantes autour desquelles la fracture du social ivoirien s’est opérée :



La question du foncier rural, la question de l’appartenance à la nation Ivoirienne et la question de la moralisation de vie publique, gage de justice sociale.




  • Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

  • Honorables invités,



L’analyse que je viens de faire de la Réconciliation Nationale était nécessaire pour comprendre tout un pan entier de l’histoire politique récente de notre pays.



Et, je suis foncièrement convaincu que c’est dans une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même que le concept



« Ivoirien Nouveau » pourra prospérer. Cela dit, qui peut avoir le statut d’Ivoirien Nouveau ?



Le concept de l’Ivoirien Nouveau s’applique à toutes personnes physiques de nationalité  ivoirienne sans distinction d’âge, de sexe, de religion, d’ethnie et de catégorie socioprofessionnelle. Par extension, je dirai que le concept s’applique aussi aux personnes étrangères qui sont venues en Côte d’Ivoire pour partager avec nous nos bonheurs et nos peines.



Car si un étranger voit en un ivoirien jeter une peau de banane à même la chaussée, l’étranger sera tenté de l’imiter. En revanche, si l’Ivoirien balaie devant sa porte chaque matin, l’étranger en fera autant. Ainsi l’on peut être ivoirien nouveau par contagion comportementale.



L’on sait maintenant qui peut bénéficier du statut de l’Ivoirien nouveau ? Quels sont les traits caractéristiques de l’Ivoirien Nouveau ?



Le Président Houphouët-Boigny disait que ‘’la Paix n’est pas un vain mot, mais un comportement’’, je vais le paraphraser en disant que le concept Ivoirien Nouveau ne doit pas être considéré comme un simple slogan, mais un idéal qui doit-être atteint et qui doit nous inviter à privilégier dans nos relations la vie morale, la vie sociale et la vie intellectuelle. Je pense que c’est à chacun de nous d’œuvrer pour que le problème moral soit posé avec sérieux au niveau de la Nation tout entière.




  • Vis-à-vis de l’Etat et de la Nation, l’Ivoirien nouveau doit d’abord accomplir son devoir avant de réclamer ses droits car l’accomplissement de son devoir constitue une meilleure garantie de ses droits.

  • L’Ivoirien nouveau doit se respecter lui-même en respectant les lois de la République qui sont votées par le député qu’il a lui-même élu. Que ces lois soient injustes ou stupides, il doit les respecter.

  • L’Ivoirien nouveau ne peut légitiment réclamer que les fruits de la richesse du pays soit également partagées s’il n’a pas participé, par son travail, à la production de ces richesses. Ici, le devoir de l’Ivoirien nouveau doit précéder et conditionner les droits.

  • L’Ivoirien nouveau doit s’appliquer à la bonne gestion de la chose publique.

  • L’Ivoirien nouveau est celui qui domine ses pulsions,

  • L’Ivoirien nouveau est celui qui a une maitrise des rapports humains et respectant le contrat social (l’acte par lequel, il est lié à la masse)

  • L’Ivoirien nouveau est celui qui a la maitrise de soi par l’autorégulation.

  • L’Ivoirien nouveau doit être intègre et honnête

  • L’Ivoirien nouveau doit être sage c’est-à-dire qui a davantage d’emprise sur ses passions

  • L’Ivoirien nouveau doit respecter le bien public et la hiérarchie

  • L’Ivoirien nouveau doit entretenir de bons rapports avec tous ses voisins, car, comme dit l’adage, on ne choisit pas ses voisins, on apprend plutôt à vivre en bonne intelligence avec eux.

  • L’Ivoirien nouveau est celui là même qui aime beaucoup son pays

  • Il respecte les institutions de son pays ainsi que les responsables de ces institutions

  • L’ivoirien nouveau es l’ivoirien qui aime le travail parce que c’est le travail qui fera avancer son pays. C’est aussi l’ivoirien qui haie la guerre et cherche à tous les prix à préserver la paix.

  • L’ivoirien nouveau est l’ivoirien qui a un langage rassembleur, donc qui prône la cohésion sociale. Il est humble et respecte les droits des autres.

  • L’ivoirien nouveau est l’ivoirien discipliné, qui est respectueux des règles de son pays.

  • L’ivoirien Nouveau est l’ivoirien qui accorde un bon accueil à ses usagers, qui n’est pas agressif et qui pardonne.

  • l’Ivoirien Nouveau est l’ivoirien qui doit avoir tous ses papiers administratifs, autrement dit, être en règle avec l’Administration de son pays ;

  • L’ivoirien Nouveau, doit respecter son Chef hiérarchique qui, à son tour, doit avoir une totale conscience de sa responsabilité ;

  • l’Ivoirien Nouveau, dans l’exercice de sa fonction, doit être responsable et accessible. Il ne devra pas s’adonner au commerce des produits périmés, ni prohibés. Il doit éviter la corruption qui gangrène notre société ;

  • Pour l’Ivoirien Nouveau, la corruption, la tricherie, la fraude et l’injustice ne doivent, en aucun cas, être érigées en valeurs sociales ;

  • l’Ivoirien Nouveau doit cultiver le mérite c’est-à-dire poser, accepter et jouir des actes méritoires ;

  • l’Ivoirien Nouveau doit être perspicace et constant ;

  • l’Ivoirien Nouveau doit avoir l’esprit d’ordre et de discipline ;

  • l’Ivoirien Nouveau doit être tolérant en acceptant l’autre avec sa différence. Ce qui lui interdit de tenir des propos haineux et discriminatoires ;

  • l’Ivoirien Nouveau doit être très attaché à la dignité humaine avec tout ce que cela comporte comme respect des droits de l’Homme et de la vie humaine.



 



Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,



Honorables invités,



Comme vous le constatez, la liste des éléments qui doivent identifier l’Ivoirien Nouveau est loin d’être exhaustive.



Il est vrai que c’est le Président de la République, Monsieur Alassane  Ouattara qui a dégagé le concept de l’Ivoirien Nouveau, néanmoins, j’estime que sa mise en œuvre est un devoir citoyen qui incombe à chacun de nos compatriotes.



En initiant  cette réflexion théorique sur l’Ivoirien Nouveau, j’entends jouer ma partition qui est de sensibiliser chacun de nos concitoyens  sur les enjeux de l’Ivoirien Nouveau. Ici, mon rôle doit être perçu comme une action pédagogique pour la promotion de l’Ivoirien Nouveau.



Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,



Honorables invités,



Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,



Honorables invités,



Tout au long de ces pages, j’ai jeté un regard sans complaisance sur le passé récent de notre pays. J’y ai également esquissé le portrait-robot de l’Ivoirien Nouveau. La question de l’Ivoirien Nouveau est une question de changement de mentalité. Et, il est notoirement établi que le changement de mentalité est un processus.



Ainsi, pour pérenniser le concept de l’Ivoirien Nouveau ou plus exactement pour donner corps et âme à ce concept, je suggère la création d’une ‘’Organisation de promotion de l’Ivoirien Nouveau’’ qui, elle-même doit-être  précédée par la mise en place d’un ‘’Comité de Réflexion adhoc’’ chargé d’élaborer et de piloter le nouveau projet. Je suis conscient que créer une organisation, autour du concept ‘’ Ivoirien Nouveau’’, constitue une gageure pour ceux ou celles qui ont eu l’initiative.



Dans la perspective d’une concrétisation effective des propositions fertiles et prometteuses que je viens de formuler, j’ose espérer qu’elles tomberont dans des oreilles attentives et autorisées tant du côté des pouvoirs publics que de la société civile.



Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les journalistes membres de ‘’l’Association des Chefs d’Entreprises de Presse Numérique de Côte-d’Ivoire’’ (ACEPNUCI), je viens d’essuyer le marbre de votre Tribune.



Il me plait de saluer, à sa juste, valeur votre belle initiative et de souhaiter à votre noble Association le franc et l’indéniable succès qu’elle mérite.



Vivre l’Ivoirien Nouveau pour que vivre la Côte d’Ivoire Nouvelle, pacifique et prospère !                                             



Je vous remercie.


[...]

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Le président congolais dément les allégations accusant la Chine d'avoir espionné l'UA (INTERVIEW) BRAZZAVILLE, 9 février (Xinhua) -- Lors d'une interview accordée jeudi à Xinhua, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a qualifié de "ridicule" l'information publiée par le journal français Le Monde et relayée par certains médias, qui accuse la Chine d'avoir espionné le siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Le bâtiment de 20 étages, construit et financé par la Chine en 2012, constitue un symbole de la coopération sino-africaine. "Ce geste de la Chine vis-à-vis de l'Afrique a été salué par les dirigeants africains comme signe de grande amitié entre les peuples africains et chinois", a souligné le président congolais. "Les médias qui ont partagé cette nouvelle ridicule devraient tout d'abord savoir que lorsque nous débattons à l'Union africaine, nous n'avons pas de problème à cacher", a-t-il déclaré. S'il y a des "négociations diplomatiques ou négociations secrètes, ça n'a pas lieu à l'occasion de débats sur l'UA", a-t-il poursuivi. Le même journal relate également que des micros auraient été découverts dans les murs et que le siège de l'UA aurait été victime d'une fuite de données spectaculaire. "Tout cela est ridicule", a indiqué le président congolais. "Selon certaines informations que nous avons reçues, les équipements sont venus de différents pays, pas même de la Chine. Vous pouvez voir à quel point ces fausses nouvelles sont ridicules." Evoquant la coopération entre l'Afrique et la Chine, le chef de l'Etat congolais a indiqué que le sommet à Johannesburg en 2015 avait offert une perspective globale à la coopération entre la Chine et l'Afrique. "Au cours de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a fait une déclaration importante et nous avons eu une annonce importante. Grâce à cela, nous voyons que la coopération stratégique entre la Chine et l'Afrique a pris un pas en avant significatif", a-t-il déclaré. "Ce geste de la Chine a été salué par tous et nous continuons à le saluer", a ajouté le président. L'article du Monde, publié à l'occasion de l'ouverture de la réunion des chefs d'Etat du 30e sommet de l'UA, a été critiqué par plusieurs responsables de l'UA, dont son président en exercice, Paul Kagamé, et le président de sa Commission, Moussa Faki.
Côte d'Ivoire : un gala d'artistes chinois pour célébrer la Fête du printemps à Abidjan ABIDJAN, 8 février (Xinhua) -- Un grand spectacle culturel animé par la troupe artistique de la province chinoise du Henan, composée du théâtre de chant et de danse de Zhengzhou et du temple de Shaolin du mont Song, a constitué mercredi le point focal de la célébration à Abidjan de la Fête du printemps, le Nouvel An chinois. Dans la grande salle du Palais de la Culture d'Abidjan, autorités ivoiriennes et chinoises, public ivoirien de tous rangs et ressortissants chinois venus en grand nombre, ont eu droit à un spectacle original et haut en couleurs. La soirée s'ouvre sur "les réjouissances", une danse en guise de présentation qui allie force et grâce avec sur le podium les moines du temple de Shaolin tout de jaune vêtus et les belles jeunes filles du théâtre de danse et de chant de Zhengzhou. Petite pause. Et, pour marquer l'amitié sino-ivoirienne, place est faite à l'humoriste ivoirien Joël, l'un des présentateurs de la soirée, pour raconter une histoire drôle qui arrache un fou rire dans la salle. L'artiste reviendra plus tard pour montrer son talent de chanteur en interprétant, sous des ovations nourries, une chanson populaire chinoise et un opéra. Puis, revoilà les moines : boxe d'imitation du singe, du crapaud, de la mante religieuse, du tigre, du serpent, du canard, maniement du fouet, du fauchon, de la longue épée, du bâton.... Tout y passe pour illustrer les armes des moines Shaolin, leurs techniques, leur force mais également la finesse des arts martiaux. En cinq actes, les moines de Shaolin gratifient le public de postures, de mouvements, de gestes à couper le souffle. "Waow! ils sont impressionnants", "ils sont trop forts", "bravo", peut-on entendre à chaque passage alors que la salle applaudit à tout rompre. Quand vient l'instant où un moine Shaolin brise une brique avec la main, perce une plaque de verre avec une aiguille, casse une plaque d'acier avec la tête ou encore quand il laisse soutenir tout son corps sur quatre lance sans la moindre égratignure, c'est la stupéfaction. "Il n'y a pas de mot pour dire ce que je vois, ce n'est pas la sorcellerie ça ?", s'interroge, ébahi, un spectateur. "C'est comme dans les films de karaté qu'on regarde au cinéma", s'écrie un autre, émerveillé. Avant d'ajouter : "donc ce ne sont pas des mensonges, les scènes de karaté qu'on voit dans les films chinois ?". Son voisin se charge de lui répondre : "ce que tu vois là ce n'est pas un film, c'est la réalité". Outre les arts martiaux, la troupe de la province du Henan a une autre richesse dans son sac, avec les radieuses chanteuses et danseuses du théâtre de Zhengzhou qui envoûtent le public. En cinq actes également, que ce soit avec la danse collective, avec l'opéra de Yu ou l'opéra chinois, la troupe fait vibrer le public grâce à la belle voix de la chanteuse, Liu Wenhui, et par les mouvements gracieux et majestueux, dans un ballet bien orchestré, des danseuses. La soirée s'achève au rythme de "la brillance des étoiles", une danse qui réunit comme à l'ouverture, moines, chanteuses et danseuses dans un tableau coloré fait de finesse, de souplesse, de beauté, de force et d'assurance. Pour l'étudiant Diarra Souleymane, "c'était extraordinaire, point n'est besoin d'être Chinois pour apprécier la beauté et l'originalité du spectacle". "Ce fut un voyage en Chine tout en étant à Abidjan, simplement merveilleux", commente un autre étudiant. La soirée a été présidée par l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Tang Weibin, et le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, Fausséni Dembélé. M. Tang a expliqué que le Nouvel An chinois signifie l'avènement du printemps, prédit le réveil de la nature et est donc une fête remplie d'espérance et des aspirations du peuple chinois pour une vie plus heureuse et plus belle. Il a ajouté que cette année, le festival du Nouvel An chinois porte un sens spécial car il inaugure la célébration du 35ème anniversaire des relations diplomatiques sino-ivoiriennes. "La Chine et la Côte d'Ivoire sont déjà devenus de bons frères et de bons partenaires et les coopérations bilatérales dans les secteurs politique, diplomatique, économique, militaire et culturel sont très approfondies et fructueuses", a poursuivi M. Tang. L'ambassdeur chinois a annoncé des "activités diverses et colorées" qui seront organisées cette année conjointement par les deux parties pour approfondir davantage la coopération et les échanges entre les deux pays dans tous les domaines et à tous les niveaux, et promouvoir ainsi les relations amicales et la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé. "La Chine reste un partenaire essentiel pour la Côte d'Ivoire et son apport est inestimable dans la mise en oeuvre de son programme national de développement, ce qui contribue de manière significative à promouvoir et à approfondir la coopération déjà excellente entre les deux pays", a renchéri Fausséni Dembélé. Il en veut pour preuve l'accord de coopération signé avec la Chine en 1992 dans le domaine de la culture qui traduit "très bien la fluidité d'une coopération culturelle au bénéfice de chacun des deux pays signataires de l'accord". "Ce programme à visage humain accroit les perspectives entre acteurs culturels et montre clairement que malgré la distance, la Côte d'Ivoire et la Chine s'engagent à la qualité, au dynamisme et à la performance de leur coopération culturelle, socle du développement auquel aspirent les deux pays frères", a conclu le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, non sans rappeler que le Palais de la Culture d'Abidjan est un don de la République populaire de Chine.
Sénégal: menace de perturbations à l'occasion de la visite du président français DAKAR, 1er février (Xinhua) -- La visite, à partir de jeudi soir, du président français Emmanuel Macron au Sénégal suscite beaucoup de remous, avec la menace de certains partis politiques et d'activistes de la perturber. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite de trois jours au Sénégal, la première depuis son accession au pouvoir. Il va participer avec son homologue sénégalais et d'autres sommités mondiales à la troisième Conférence internationale de la reconstitution de fonds du Partenariat mondial pour l'Education. M. Macron va assister aussi à la signature d'accords entre les gouvernements sénégalais et français, visiter le chantier du futur train express et se rendre à Saint-Louis, dans le nord du pays. Plusieurs organisations politiques et associations de la société civile ont annoncé leur intention de profiter de cette visite pour manifester leur mécontentement contre le président Macky Sall. "Quand Macron sera au Sénégal, nous irons manifester notre colère auprès de lui en arborant du rouge", a indiqué Oumar Sarr, coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais, une des principales forces de l'opposition sénégalaise. Plusieurs groupes d'activistes, comme le collectif anti-franc CFA "France dégage", membre de l'ONG Urgences panafricanistes, prévoient des manifestations lors de cette visite. Le préfet de Dakar a décidé d'interdire toutes les manifestations dans la ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), regroupant le pouvoir et ses soutiens, a invité ses sympathisants à se mobiliser pour qu'un accueil populaire soit réservé au président français. La France entretient des relations étroites avec le Sénégal. Selon le quotidien Enquête, les importations de produits français au Sénégal représentent 500 milliards de francs CFA, tandis que les exportations de produits sénégalais vers la France s'élèvent à 50 milliards de francs CFA. Le journal relève que "78% des investissements directs étrangers" réalisés au Sénégal viennent de France. Cette mainmise de certaines entreprises françaises sur l'économie sénégalaise est cependant dénoncée par certains intellectuels et activistes.
La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale BEIJING, 3 janvier (Xinhua) -- La réussite du développement de la Chine contribue désormais à combler le déséquilibre Nord-Sud et conforte l'efficacité du modèle chinois, a affirmé récemment Liu Baokui, expert de l'Institut de recherche sur la macroéconomie de Chine, cité par le magazine en français "La Chine au présent". Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'économie mondiale progressera de 3,6% cette année, tandis que la croissance économique de la Chine atteindra 6,7%, contribuant pour 35% à la croissance économique mondiale. Une économie globalement stable et meilleure que prévu. En 2017, la tendance globale de l'économie chinoise était au maintien de sa progression dans la stabilité. Sur les trois premiers trimestres, la croissance économique a atteint 6,9 %, alors que l'emploi, les prix, la balance des paiements et autres indicateurs clés se sont avérés meilleurs que prévu. On comptait 10,97 millions de nouveaux emplois urbains dans l'ensemble du pays, soit une augmentation de 300.000 personnes par rapport à la même période l'année précédente. La croissance des revenus des habitants a dépassé celle du PIB pendant les trois premiers trimestres consécutifs. Le revenu disponible par habitant s'est accru de 7,5 % (après déduction des facteurs) dans tout le pays, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. De nombreuses institutions nationales et étrangères et nombre d'experts ont révisé à la hausse leurs prévisions pour la croissance économique chinoise. Par exemple, le FMI a relevé dans son récent rapport World Economic Outlook sa prévision concernant la croissance économique chinoise de 0,1 point de pourcentage pour 2017 et 2018. La Banque mondiale, quant à elle, a également rehaussé le taux de croissance économique de la Chine, de 6,5% à 6,7%, dans son dernier rapport semestriel East Asia and Pacific Economic Update. Nouveautés et points phares En 2017, en dépit de l'adieu à la croissance à deux chiffres et l'entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moyennement rapide, la qualité de la croissance économique chinoise, son efficacité et sa structure se sont considérablement améliorées, grâce à une série de mesures, dont la réforme structurelle du côté de l'offre. On constate des nouveautés dans la stabilité, tandis que les points phares ne manquent pas. Primo, la contribution du secteur tertiaire à la croissance économique s'est encore accentuée : au cours des trois premiers trimestres de 2017, la valeur ajoutée réalisée par le secteur tertiaire a crû de 8,3 % en rythme annuel, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. La croissance du secteur des services productifs, tels que les transports et communications, l'entrepôt et les services postaux, la transmission de l'information, les services de logiciels et de technologies de l'information, la location et les services aux entreprises, ont tous connu un essor rapide. La consommation est devenue la principale force motrice de la croissance économique. Les preuves sont là : la part de la valeur ajoutée concrétisée par le secteur des services dans le PIB s'est élevée à 52,9 % pour les trois premiers trimestres de 2017, tandis que la contribution des dépenses de consommation finale au taux de croissance du PIB représentait 64,5 %, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à la même période l'année précédente. Secundo, l'économie réelle a hâté le pas vers le moyen et haut de gamme. L'industrie manufacturière des hautes technologies et celle de l'équipement ont affiché une tendance à la hausse, avec une valeur ajoutée accrue respectivement de 13,4 % et 11,6 % en rythme annuel pour les trois premiers trimestres de 2017, soit 6,7 et 4,9 points de pourcentage de plus que l'industrie de grande dimension. Le "Fabriqué en Chine" a résisté à la double pression de la concurrence à faible coût des pays dont le démarrage a été tardif et de la réindustrialisation des pays développés, permettant au pays d'améliorer davantage la compétitivité de l'industrie manufacturière. De la plate-forme de forage Blue Whale 1 capable d'extraire de la glace combustible en eaux profondes au module Tiangong-1 en passant par le train à grande vitesse Fuxing (service ferroviaire le plus rapide du monde), l'aérospatiale de la Chine, ses avions gros porteurs, ses trains à grandes vitesse, ses machines-outils à commande numérique, ses véhicules à énergies nouvelles ont réussi des percées importantes. Tertio, la transition vers de nouveaux moteurs de développement s'est accélérée. Une série de mesures mises en oeuvre par le gouvernement chinois ont promu la liquidation des secteurs en surcapacité de production, favorisé la transformation et la montée en gamme des industries traditionnelles, et inspiré constamment l'entrepreneuriat et l'innovation pour tous. Par la suite, de nouveaux acteurs du marché ont grandi rapidement. Pour les trois premiers trimestres, les entreprises nouvellement enregistrées se sont multipliées pour atteindre le nombre de 4,51 millions, en hausse de 12,5% en rythme annuel, alors que l'enregistrement quotidien moyen s'est élevé à 16.500, dépassant le niveau de 2016. L'économie « des nouveaux secteurs, des nouveaux modèles d'activités, des nouvelles technologies et des nouvelles industries" a connu un bel essor, alors que l'"Internet +" est en train de former une nouvelle force motrice. La robotique industrielle, le vélopartage, la location de courte durée, ainsi que les émissions en direct sont devenus les grandes stars de l'année. Mobike a même fait son entrée au Royaume-Uni, à Singapour et au Japon. (à suivre) Quarto, la régulation et le contrôle immobiliers ont obtenu des résultats positifs. En 2017, le gouvernement central a intensifié la régulation et le contrôle immobiliers, en formulant des politiques ciblées correspondant aux particularités de différentes villes. Conformément au positionnement général selon lequel "les biens immobiliers sont à usage résidentiel, non pas à but spéculatif", la régulation et le contrôle immobiliers ont apporté des résultats significatifs. Les perspectives du marché dans les métropoles dites de "premier rang" restent relativement stables, et la demande en investissements ou à des fins spéculatives a été vigoureusement enrayée. Les prix des nouveaux logements commercialisés, construits dans 15 villes favorites des 1er et 2e rangs, ont baissé par rapport à la période précédente. Parmi elles, les quatre villes de premier rang, à savoir Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, ont enregistré une chute pendant 11 mois consécutifs. La mise en place d'un mécanisme à long terme dans le marché immobilier et d'arrangements institutionnels fondamentaux a été accélérée. Le ministère du Territoire et des Ressources, de même que le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, ont entamé, à titre d'essai, la construction de logements locatifs sur des terrains de propriété collective. Offrir de l'énergie positive pour la reprise régulière de l'économie mondiale La croissance stable de l'économie chinoise est devenue la principale force motrice pour la croissance économique mondiale et joue constamment le rôle de stabilisateur, à l'image de la "pierre de ballast", et de "propulseur" dans le processus de la reprise régulière de l'économie mondiale. Ces dernières années, la contribution de l'économie chinoise à la croissance économique mondiale ne cesse de s'accroître et pourrait s'élever à 34,6% en 2017 selon les estimations du FMI. La Chine favorise, de fait, la reprise du commerce mondial. Depuis la crise de la dette en Europe, on constate une montée du protectionnisme à l'échelle mondiale et une tendance évidente à l'antimondialisation. Or, la croissance très forte du commerce d'import-export de la Chine a redressé fermement cette situation. Les trois premiers trimestres de 2017 ont vu croître son chiffre d'affaires d'import-export de 16,6% par rapport à la même période l'année précédente. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de janvier à août, les importations chinoises représentaient 10,9% du total mondial, un taux supérieur à 0,7 point de pourcentage par rapport à la même période en 2016, ce qui a efficacement promu la reprise du commerce mondial. Les importations chinoises ont augmenté de 22,3% pour les trois premiers trimestres, stimulant de manière efficace la demande globale. Quant aux exportations chinoises, en plus des produits traditionnels à forte intensité de main-d'oeuvre, la Chine a également exporté des produits de haute technologie comme les trains à grande vitesse et l'énergie nucléaire, mais aussi des équipements complets. L'initiative des nouvelles Routes de la soie est devenue un bien public international populaire. Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les nouveaux investissements de la Chine dans 57 pays riverains ont totalisé 9,6 milliards de dollars, soit 12,3% du total de ses investissements à l'étranger sur cette période, en hausse de 4 points de pourcentage en glissement annuel. Le volume total de l'import-export de la Chine à l'égard de la Russie, de la Pologne et du Kazakhstan s'est accru respectivement de 27,7%, 24,8% et 41,1% au cours de cette période. La coopération de la Chine avec les pays riverains et ses investissements ont stimulé la croissance économique dans ces pays et dynamisé l'emploi local. Fin août, les entreprises chinoises avaient créé 247.000 emplois locaux. Les trains de fret Chine-Europe sont un point phare de l'initiative des nouvelles Routes de la soie. En comptant sur le nouveau pont continental eurasien et le pont continental de Sibérie, la Chine a ouvert dans 34 de ses villes 57 lignes desservant 34 villes réparties dans 12 pays européens. La Chine a fourni des solutions chinoises à la gouvernance mondiale. Le concept de "communauté de destin" avancé par la Chine, doublé des efforts fournis pour la promotion de la démocratisation de la gouvernance mondiale, visant à représenter davantage les revendications des pays en développement, est en passe de jouer un rôle plus important. Tenu à Xiamen en 2017, le 9e Sommet des BRICS a inauguré la deuxième "décennie d'or" pour la coopération des BRICS. À l'issue du sommet a été publiée la Déclaration des dirigeants des BRICS de Xiamen, dans laquelle les BRICS se sont accordés à encourager une architecture plus efficace de la gouvernance économique globale afin de mieux refléter l'actuel paysage économique dans le monde. En outre, de nombreux consensus, déclarations et accords ont été adoptés dans les domaines de la coopération politique, sécuritaire et économique, de même que dans ceux des échanges culturels et humains. Tout cela permettra d'accroître la voix des marchés émergents et des pays en développement dans la gouvernance mondiale et donnera une nouvelle impulsion au règlement du déséquilibre du développement Nord-Sud et à la promotion de la croissance économique mondiale.
Guinée-Bissau : le FMI recommande une bonne planification de l'investissement public BISSAU, 25 janvier (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la décision du gouvernement de la Guinée-Bissau d'augmenter les investissements publics dans les infrastructures, soulignant toutefois que cela exigeait une "gestion prudente", une "bonne planification" et une attention sur la dette générée. "L'augmentation de l'investissement [public] est la bienvenue, car elle peut remédier à des lacunes critiques dans les infrastructures du pays, mais le processus doit être géré avec soin", a déclaré l'équipe du FMI dans un communiqué publié mercredi à l'issue d'une une visite en Guinée-Bissau. L'équipe dirigée par Tobias Rasmussen est à Bissau depuis le 19 janvier pour évaluer le budget de l'Etat proposé pour 2018, afin d'analyser les implications fiscales et financières liées à l'intention du gouvernement d'augmenter les investissements dans les infrastructures et pour discuter de la situation du secteur bancaire. "L'activité économique reste dynamique, soutenue par une gestion budgétaire efficace: l'inflation est restée faible, les recettes fiscales se développent de manière robuste et la croissance du PIB réel reste proche du rythme de 2017, environ 5,5%", a indiqué M. Rasmussen dans une note écrite. D'autre part, les investissements publics et privés augmentent, ce qui apporte un nouvel élan à la croissance. Quant au budget 2018, le FMI considère que la version approuvée par le Conseil des ministres "reflète les efforts des autorités pour améliorer la mobilisation des recettes et créer un coussin budgétaire pour les dépenses prioritaires, conformément aux objectifs du programme soutenu par le FMI". En ce qui concerne la situation du secteur bancaire, le FMI a réaffirmé que la Guinée-Bissau doit veiller avec vigilance sur les entités financières afin d'"assurer un secteur financier sain qui appuie une croissance économique soutenue". "Cela inclut une surveillance bancaire efficace et un contrôle des normes prudentielles", a suggéré le FMI, sans donner plus de détails sur les banques qui ont le plus besoin d'attention. L'équipe du FMI sera à Bissau en mars "pour entamer des discussions avec les autorités" sur la cinquième revue du programme, a indiqué le communiqué.

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