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Affaire « C’est Sidy qui a rappelé Kalou en sélection » : La réplique cinglante de Bonaventure Kalouà Sory Diabaté

Posté le 24-01-2018 | 190 Vue(s)

Amanien.info

Crise à la FIF : les vérités cinglantes de Bonaventure Kalou. L'ex-international ivoirien répond à ses détracteurs, à travers un échange qu'il a eu avec le journaliste-écrivain André Silver Konan.



Que reprochez-vous exactement à la gestion actuelle du football par la Fédération ivoirienne de football ?



C’est une gestion opaque du président Sidy Diallo et de son équipe. Sous son mandat, plusieurs grands sponsors tels Orange et Bolloré qui ont arrêté leur appui à la sélection nationale, pour des raisons liées à la personne du président de la Fédération. Ce dernier entretient des relations conflictuelles avec des dirigeants de clubs et non des moindres, Me Roger Ouégnin de l’Asec Mimosas et Jacques Anouma, l’ancien président de la fédération. On ne peut pas diriger une fédération de football, espérer glaner des lauriers importants, en ouvrant autant de fronts. Le dernier étant la bagarre avec le président de la Fédération marocaine de football. Quel exemple veut-on donner à nos jeunes footballeurs quand le président de la fédération lui-même se bagarre ? Quel message veut-on passer en terme de fair-play, quand cinq à six jours après, au lieu de s’excuser, on réitère que si cela était à refaire, on l’aurait refait ? A ce niveau, on doit être un exemple, en termes de comportement et de gestion.



De même, il gère sans rendre compte à ses mandants, à savoir les dirigeants de clubs qui l’ont élu. C’est la raison pour laquelle des clubs lui demandent une assemblée générale. L’assemblée générale n’est pas de la mer à boire. Quand on a rien à se reprocher, on ne fuit pas une assemblée générale, on ne conteste pas la procédure de demande d’une assemblée générale, en s’appuyant sur des questions de forme, liées à une virgule ou à un point-virgule ou en usant de chantage à la subvention, pour amener certains signataires à renier leurs signatures.



Au demeurant, Sidy n’a pas su réunir autour de lui tous les animateurs du monde du football en Côte d’Ivoire. Et cette propension au refus du fair-play s’est accentuée à l’issue de sa réélection.



Le problème va au-delà de Sidy Diallo. C’est une réforme du football ivoirien que nous demandons, y compris la réforme de la gestion des clubs. En clair, même ceux qui réclament des comptes à Sidy Diallo doivent faire la démarche pour se mettre à niveau, par rapport au logiciel de gestion d’un club de football moderne.



 



Comment expliquez-vous la débâcle des Eléphants, deux ans seulement après leur victoire à la coupe d’Afrique ?



Cette débâcle était prévisible. L’équipe avait pour ossature les « Académiciens »de la génération 90. Il fallait préparer une nouvelle génération pour prendre la relève, ce qui n’a pas été fait. La stratégie qui consiste à se baser sur des bi-nationaux ne me semble pas efficace. Je précise que je n’ai absolument rien contre les bi-nationaux, ils sont d’ailleurs très brillants. Cependant ils ne connaissent pas bien l’environnement africain et ivoirien en particulier. Ils arrivent et sont comme jetés dans la fosse aux lions. Globalement, le contexte africain est différent du contexte européen. Former donc une équipe en se fondant sur cette unique stratégie est risqué et la conséquence est visible, c’est la débâcle. Il eut fallu former une ossature et faire soutenir celle-ci par des bi-nationaux, pas le contraire. L’échec était donc prévisible au regard de la politique actuelle du football défendue par l’équipe dirigeante. Rappelez-vous, avant le match contre le Maroc, j’avais prédit qu’une victoire serait problématique et que si celle-ci survenait, ce serait parce que les jeunes gens se seraient battus comme des lions, et que de toutes les façons, c’aurait été un arbre de victoire ponctuelle qui aurait caché une forêt de panne de stratégie structurelle.



 



Vous vous attaquez à la vision actuelle de Sidy Diallo, mais à en croire son bras droit, Sory Diabaté, vous-même avez bénéficié de cette vision, puisque c’est lui qui vous a rappelé en équipe nationale. Comment pouvez-vous profiter d’une « vision » et venir quelques années plus tard, la critiquer ?



Au moment où je jouais en équipe nationale, Sidy Diallo n’était pas président de la Fif, il était deuxième ou troisième vice-président. Il n’aurait donc pas eu le pouvoir de me rappeler en sélection nationale. Au demeurant, le fait même que son équipe actuelle le dise (quoique cela soit faux en ce qui me concerne) signifie que c’est leur vision d’une sélection nationale. Je ne suis pas étonné qu’on ait accusé, à un moment donné, des dirigeants, de monnayer l’appel en sélection. Personnellement, je ne rentrais pas dans ce canevas, chaque fois que je suis venu en sélection, c’est parce que je le méritais. Quand on partait à la coupe du monde, je jouais à Paris et j’étais le meilleur à mon poste. L’entraîneur n’est pas dupe, il m’a fait appel. Quand je ne l’ai plus mérité, je ne suis plus allé en sélection. C’est aussi simple que ça. En définitive, cette vision est paternaliste et est en totale contradiction avec la vision orthodoxe d’une sélection nationale. En effet, on vient en sélection nationale parce qu’on a les aptitudes nécessaires, non parce qu’un président de fédération vous y appelle. En outre, il n’appartient pas à un homme qui n’est pas sélectionneur national, fut-il président de la fédération, de convoquer des joueurs en équipe nationale. Sans doute que c’est ce qui est fait sous sa présidence, à savoir que les joueurs sont appelés selon son bon vouloir et c’est vraiment malheureux. C’est tout cela qui nous détermine à réclamer une réforme du football ivoirien.



 



Que répondez-vous à ceux qui disent que votre génération veut prendre le pouvoir à la Fif ?



Le football nous a permis d’être ce que nous sommes aujourd’hui. Nous aimons le football, nous voulons que d’autres jeunes réussissent dans la vie grâce au football. Nous ne pouvons donc pas assister à la prise en otage de ces rêves et ne rien faire. Ce serait une fuite de responsabilités. Nous ne pouvons pas regarder, en tant que spectateurs, à la mise à mort du football ivoirien, alors que nous avions été des acteurs. Ce sont des prises de position normales et légitimes. Une chose est certaine, que ce soit Didier Drogba ou moi, nous ne pouvons pas faire pire que ce qui est fait actuellement, vu le niveau où notre football se trouve.



 



En quelques mots, quelle est votre vision du football ?



Ma vision est simple. Nous sommes allés en Europe pour nous frotter à ce qu’il y a de mieux, en termes d’organisation, de gestion et de management du football. Le football est un spectacle mais à la fois un business qui se vend très bien. Il faut juste savoir le vendre, avoir un projet et intéresser les managers. La stratégie basée uniquement sur des subventions de la fédération est limite et c’est malheureusement cette vision qui est poursuivie par de nombreux dirigeants de clubs aujourd’hui. Conséquence : ceux-ci, comme on le voit en Côte d’Ivoire, sont sujets à du chantage à la subvention. Pour rendre le championnat plus attrayant, les clubs doivent être davantage forts, en allant chercher des partenariats ici ou ailleurs. L’objectif étant de garder sur place nos meilleurs éléments. En effet, ce qui se passe aujourd’hui est que quand un jeune réussit deux ou trois matchs, il cherche tout de suite à se rendre dans les pays du Maghreb, voire en Mauritanie. Le football ivoirien est riche, sauf que seule la fédération profite de cette manne.



 



En 2021, la Côte d’Ivoire va organiser la CAN à domicile. Comment ne pas se faire humilier?



Il faut que le ministre s’implique davantage dans cette crise qui risque de perdurer entre d’un côté ceux qui demandent une assemblée générale et de l’autre ceux qui ne veulent pas en entendre parler à la fédération. Aucun projet important ne pourra évoluer, tant que cette méfiance et cette crise demeurera. Sinon pour ma part, c’est simple, il faut davantage investir dans la formation. On n’a plus trop le temps, il reste trois ans. Il faut aller chercher les meilleurs formateurs pour qu’ils viennent former ceux qui forment les gamins. Il n’y a pas de secret, quand les Belges n’arrivaient pas à se qualifier pour les compétitions européennes, ils ont amené tous leurs formateurs en France, quand ce pays a remporté la coupe du monde en 1998. Le résultat ne s’est pas fait attendre : la Belgique dispose de l’une des meilleures équipes en termes de jeu, en Europe. Cependant pour pouvoir investir dans la formation, il faut que tous les différends soient aplanis. Le statu quo n’est à l’avantage de personne.



 



On va parler d’autre chose. Globalement, qu’est-ce qu’il faut pour un éveil des consciences de la jeunesse africaine ?



La jeunesse africaine doit commencer à se prendre en charge. En tant que jeunes, nous devons arrêter le suivisme « moutonnier » qui consiste à suivre, sans réfléchir, sans effort personnel d’analyse de la situation, tout ce qu’un leader politique dit. Chacun de nous en tant que jeune doit réfléchir pour lui-même. Le temps où on votait une personne selon sa région ou son groupe communautaire est révolu. La meilleure façon de s’affranchir est de voter des programmes et des idées et je pense que ces temps-là sont en train de venir. Dans tous les pays du monde les jeunes essayent de s’affirmer et de s’affranchir. Le président français Emmanuel Macron est le symbole achevé de cet affranchissement. Le monde bouge et il faut bouger avec lui, pas de rester dans l’obscurantisme et entretenir des positions effroyablement partisanes comme je le vois souvent sur certains forums de discussions de jeunes intellectuels.



                     



Quel est votre rêve secret pour la Côte d’Ivoire ?



Mon rêve aujourd’hui c’est que le football ivoirien sorte de ces sentiers battus, retrouve ses lettres de noblesse et se lance irrésistiblement vers le sommet. Mais au-delà du football, c’est un rêve pour la Côte d’Ivoire. Je rêve que les élections de 2020 se déroulent sans violences. J’entends des choses et certaines personnes, à tort ou à raison, ont peur. Je ne cache pas que des amis m’ont déconseillé de faire revenir mes enfants au pays, au motif que « ce n’est pas fini », mais j’ai pris l’option d’un retour définitif dans mon pays. Je ne souhaite pas que les élections soient des moments d’angoisse pour les populations. Les élections doivent se passer de façon apaisée, comme au Ghana, qui est un bon exemple de transition et d’alternance. Nous ne construirons pas ce pays sur la base de guerres et de violences. L’histoire est un perpétuel recommencement et quand on ne tire pas des leçons du passé, on est amené à répéter les mêmes erreurs.


[...]

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Le président congolais dément les allégations accusant la Chine d'avoir espionné l'UA (INTERVIEW) BRAZZAVILLE, 9 février (Xinhua) -- Lors d'une interview accordée jeudi à Xinhua, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a qualifié de "ridicule" l'information publiée par le journal français Le Monde et relayée par certains médias, qui accuse la Chine d'avoir espionné le siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Le bâtiment de 20 étages, construit et financé par la Chine en 2012, constitue un symbole de la coopération sino-africaine. "Ce geste de la Chine vis-à-vis de l'Afrique a été salué par les dirigeants africains comme signe de grande amitié entre les peuples africains et chinois", a souligné le président congolais. "Les médias qui ont partagé cette nouvelle ridicule devraient tout d'abord savoir que lorsque nous débattons à l'Union africaine, nous n'avons pas de problème à cacher", a-t-il déclaré. S'il y a des "négociations diplomatiques ou négociations secrètes, ça n'a pas lieu à l'occasion de débats sur l'UA", a-t-il poursuivi. Le même journal relate également que des micros auraient été découverts dans les murs et que le siège de l'UA aurait été victime d'une fuite de données spectaculaire. "Tout cela est ridicule", a indiqué le président congolais. "Selon certaines informations que nous avons reçues, les équipements sont venus de différents pays, pas même de la Chine. Vous pouvez voir à quel point ces fausses nouvelles sont ridicules." Evoquant la coopération entre l'Afrique et la Chine, le chef de l'Etat congolais a indiqué que le sommet à Johannesburg en 2015 avait offert une perspective globale à la coopération entre la Chine et l'Afrique. "Au cours de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a fait une déclaration importante et nous avons eu une annonce importante. Grâce à cela, nous voyons que la coopération stratégique entre la Chine et l'Afrique a pris un pas en avant significatif", a-t-il déclaré. "Ce geste de la Chine a été salué par tous et nous continuons à le saluer", a ajouté le président. L'article du Monde, publié à l'occasion de l'ouverture de la réunion des chefs d'Etat du 30e sommet de l'UA, a été critiqué par plusieurs responsables de l'UA, dont son président en exercice, Paul Kagamé, et le président de sa Commission, Moussa Faki.
Côte d'Ivoire : un gala d'artistes chinois pour célébrer la Fête du printemps à Abidjan ABIDJAN, 8 février (Xinhua) -- Un grand spectacle culturel animé par la troupe artistique de la province chinoise du Henan, composée du théâtre de chant et de danse de Zhengzhou et du temple de Shaolin du mont Song, a constitué mercredi le point focal de la célébration à Abidjan de la Fête du printemps, le Nouvel An chinois. Dans la grande salle du Palais de la Culture d'Abidjan, autorités ivoiriennes et chinoises, public ivoirien de tous rangs et ressortissants chinois venus en grand nombre, ont eu droit à un spectacle original et haut en couleurs. La soirée s'ouvre sur "les réjouissances", une danse en guise de présentation qui allie force et grâce avec sur le podium les moines du temple de Shaolin tout de jaune vêtus et les belles jeunes filles du théâtre de danse et de chant de Zhengzhou. Petite pause. Et, pour marquer l'amitié sino-ivoirienne, place est faite à l'humoriste ivoirien Joël, l'un des présentateurs de la soirée, pour raconter une histoire drôle qui arrache un fou rire dans la salle. L'artiste reviendra plus tard pour montrer son talent de chanteur en interprétant, sous des ovations nourries, une chanson populaire chinoise et un opéra. Puis, revoilà les moines : boxe d'imitation du singe, du crapaud, de la mante religieuse, du tigre, du serpent, du canard, maniement du fouet, du fauchon, de la longue épée, du bâton.... Tout y passe pour illustrer les armes des moines Shaolin, leurs techniques, leur force mais également la finesse des arts martiaux. En cinq actes, les moines de Shaolin gratifient le public de postures, de mouvements, de gestes à couper le souffle. "Waow! ils sont impressionnants", "ils sont trop forts", "bravo", peut-on entendre à chaque passage alors que la salle applaudit à tout rompre. Quand vient l'instant où un moine Shaolin brise une brique avec la main, perce une plaque de verre avec une aiguille, casse une plaque d'acier avec la tête ou encore quand il laisse soutenir tout son corps sur quatre lance sans la moindre égratignure, c'est la stupéfaction. "Il n'y a pas de mot pour dire ce que je vois, ce n'est pas la sorcellerie ça ?", s'interroge, ébahi, un spectateur. "C'est comme dans les films de karaté qu'on regarde au cinéma", s'écrie un autre, émerveillé. Avant d'ajouter : "donc ce ne sont pas des mensonges, les scènes de karaté qu'on voit dans les films chinois ?". Son voisin se charge de lui répondre : "ce que tu vois là ce n'est pas un film, c'est la réalité". Outre les arts martiaux, la troupe de la province du Henan a une autre richesse dans son sac, avec les radieuses chanteuses et danseuses du théâtre de Zhengzhou qui envoûtent le public. En cinq actes également, que ce soit avec la danse collective, avec l'opéra de Yu ou l'opéra chinois, la troupe fait vibrer le public grâce à la belle voix de la chanteuse, Liu Wenhui, et par les mouvements gracieux et majestueux, dans un ballet bien orchestré, des danseuses. La soirée s'achève au rythme de "la brillance des étoiles", une danse qui réunit comme à l'ouverture, moines, chanteuses et danseuses dans un tableau coloré fait de finesse, de souplesse, de beauté, de force et d'assurance. Pour l'étudiant Diarra Souleymane, "c'était extraordinaire, point n'est besoin d'être Chinois pour apprécier la beauté et l'originalité du spectacle". "Ce fut un voyage en Chine tout en étant à Abidjan, simplement merveilleux", commente un autre étudiant. La soirée a été présidée par l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Tang Weibin, et le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, Fausséni Dembélé. M. Tang a expliqué que le Nouvel An chinois signifie l'avènement du printemps, prédit le réveil de la nature et est donc une fête remplie d'espérance et des aspirations du peuple chinois pour une vie plus heureuse et plus belle. Il a ajouté que cette année, le festival du Nouvel An chinois porte un sens spécial car il inaugure la célébration du 35ème anniversaire des relations diplomatiques sino-ivoiriennes. "La Chine et la Côte d'Ivoire sont déjà devenus de bons frères et de bons partenaires et les coopérations bilatérales dans les secteurs politique, diplomatique, économique, militaire et culturel sont très approfondies et fructueuses", a poursuivi M. Tang. L'ambassdeur chinois a annoncé des "activités diverses et colorées" qui seront organisées cette année conjointement par les deux parties pour approfondir davantage la coopération et les échanges entre les deux pays dans tous les domaines et à tous les niveaux, et promouvoir ainsi les relations amicales et la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé. "La Chine reste un partenaire essentiel pour la Côte d'Ivoire et son apport est inestimable dans la mise en oeuvre de son programme national de développement, ce qui contribue de manière significative à promouvoir et à approfondir la coopération déjà excellente entre les deux pays", a renchéri Fausséni Dembélé. Il en veut pour preuve l'accord de coopération signé avec la Chine en 1992 dans le domaine de la culture qui traduit "très bien la fluidité d'une coopération culturelle au bénéfice de chacun des deux pays signataires de l'accord". "Ce programme à visage humain accroit les perspectives entre acteurs culturels et montre clairement que malgré la distance, la Côte d'Ivoire et la Chine s'engagent à la qualité, au dynamisme et à la performance de leur coopération culturelle, socle du développement auquel aspirent les deux pays frères", a conclu le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, non sans rappeler que le Palais de la Culture d'Abidjan est un don de la République populaire de Chine.
Sénégal: menace de perturbations à l'occasion de la visite du président français DAKAR, 1er février (Xinhua) -- La visite, à partir de jeudi soir, du président français Emmanuel Macron au Sénégal suscite beaucoup de remous, avec la menace de certains partis politiques et d'activistes de la perturber. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite de trois jours au Sénégal, la première depuis son accession au pouvoir. Il va participer avec son homologue sénégalais et d'autres sommités mondiales à la troisième Conférence internationale de la reconstitution de fonds du Partenariat mondial pour l'Education. M. Macron va assister aussi à la signature d'accords entre les gouvernements sénégalais et français, visiter le chantier du futur train express et se rendre à Saint-Louis, dans le nord du pays. Plusieurs organisations politiques et associations de la société civile ont annoncé leur intention de profiter de cette visite pour manifester leur mécontentement contre le président Macky Sall. "Quand Macron sera au Sénégal, nous irons manifester notre colère auprès de lui en arborant du rouge", a indiqué Oumar Sarr, coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais, une des principales forces de l'opposition sénégalaise. Plusieurs groupes d'activistes, comme le collectif anti-franc CFA "France dégage", membre de l'ONG Urgences panafricanistes, prévoient des manifestations lors de cette visite. Le préfet de Dakar a décidé d'interdire toutes les manifestations dans la ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), regroupant le pouvoir et ses soutiens, a invité ses sympathisants à se mobiliser pour qu'un accueil populaire soit réservé au président français. La France entretient des relations étroites avec le Sénégal. Selon le quotidien Enquête, les importations de produits français au Sénégal représentent 500 milliards de francs CFA, tandis que les exportations de produits sénégalais vers la France s'élèvent à 50 milliards de francs CFA. Le journal relève que "78% des investissements directs étrangers" réalisés au Sénégal viennent de France. Cette mainmise de certaines entreprises françaises sur l'économie sénégalaise est cependant dénoncée par certains intellectuels et activistes.
La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale BEIJING, 3 janvier (Xinhua) -- La réussite du développement de la Chine contribue désormais à combler le déséquilibre Nord-Sud et conforte l'efficacité du modèle chinois, a affirmé récemment Liu Baokui, expert de l'Institut de recherche sur la macroéconomie de Chine, cité par le magazine en français "La Chine au présent". Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'économie mondiale progressera de 3,6% cette année, tandis que la croissance économique de la Chine atteindra 6,7%, contribuant pour 35% à la croissance économique mondiale. Une économie globalement stable et meilleure que prévu. En 2017, la tendance globale de l'économie chinoise était au maintien de sa progression dans la stabilité. Sur les trois premiers trimestres, la croissance économique a atteint 6,9 %, alors que l'emploi, les prix, la balance des paiements et autres indicateurs clés se sont avérés meilleurs que prévu. On comptait 10,97 millions de nouveaux emplois urbains dans l'ensemble du pays, soit une augmentation de 300.000 personnes par rapport à la même période l'année précédente. La croissance des revenus des habitants a dépassé celle du PIB pendant les trois premiers trimestres consécutifs. Le revenu disponible par habitant s'est accru de 7,5 % (après déduction des facteurs) dans tout le pays, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. De nombreuses institutions nationales et étrangères et nombre d'experts ont révisé à la hausse leurs prévisions pour la croissance économique chinoise. Par exemple, le FMI a relevé dans son récent rapport World Economic Outlook sa prévision concernant la croissance économique chinoise de 0,1 point de pourcentage pour 2017 et 2018. La Banque mondiale, quant à elle, a également rehaussé le taux de croissance économique de la Chine, de 6,5% à 6,7%, dans son dernier rapport semestriel East Asia and Pacific Economic Update. Nouveautés et points phares En 2017, en dépit de l'adieu à la croissance à deux chiffres et l'entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moyennement rapide, la qualité de la croissance économique chinoise, son efficacité et sa structure se sont considérablement améliorées, grâce à une série de mesures, dont la réforme structurelle du côté de l'offre. On constate des nouveautés dans la stabilité, tandis que les points phares ne manquent pas. Primo, la contribution du secteur tertiaire à la croissance économique s'est encore accentuée : au cours des trois premiers trimestres de 2017, la valeur ajoutée réalisée par le secteur tertiaire a crû de 8,3 % en rythme annuel, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. La croissance du secteur des services productifs, tels que les transports et communications, l'entrepôt et les services postaux, la transmission de l'information, les services de logiciels et de technologies de l'information, la location et les services aux entreprises, ont tous connu un essor rapide. La consommation est devenue la principale force motrice de la croissance économique. Les preuves sont là : la part de la valeur ajoutée concrétisée par le secteur des services dans le PIB s'est élevée à 52,9 % pour les trois premiers trimestres de 2017, tandis que la contribution des dépenses de consommation finale au taux de croissance du PIB représentait 64,5 %, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à la même période l'année précédente. Secundo, l'économie réelle a hâté le pas vers le moyen et haut de gamme. L'industrie manufacturière des hautes technologies et celle de l'équipement ont affiché une tendance à la hausse, avec une valeur ajoutée accrue respectivement de 13,4 % et 11,6 % en rythme annuel pour les trois premiers trimestres de 2017, soit 6,7 et 4,9 points de pourcentage de plus que l'industrie de grande dimension. Le "Fabriqué en Chine" a résisté à la double pression de la concurrence à faible coût des pays dont le démarrage a été tardif et de la réindustrialisation des pays développés, permettant au pays d'améliorer davantage la compétitivité de l'industrie manufacturière. De la plate-forme de forage Blue Whale 1 capable d'extraire de la glace combustible en eaux profondes au module Tiangong-1 en passant par le train à grande vitesse Fuxing (service ferroviaire le plus rapide du monde), l'aérospatiale de la Chine, ses avions gros porteurs, ses trains à grandes vitesse, ses machines-outils à commande numérique, ses véhicules à énergies nouvelles ont réussi des percées importantes. Tertio, la transition vers de nouveaux moteurs de développement s'est accélérée. Une série de mesures mises en oeuvre par le gouvernement chinois ont promu la liquidation des secteurs en surcapacité de production, favorisé la transformation et la montée en gamme des industries traditionnelles, et inspiré constamment l'entrepreneuriat et l'innovation pour tous. Par la suite, de nouveaux acteurs du marché ont grandi rapidement. Pour les trois premiers trimestres, les entreprises nouvellement enregistrées se sont multipliées pour atteindre le nombre de 4,51 millions, en hausse de 12,5% en rythme annuel, alors que l'enregistrement quotidien moyen s'est élevé à 16.500, dépassant le niveau de 2016. L'économie « des nouveaux secteurs, des nouveaux modèles d'activités, des nouvelles technologies et des nouvelles industries" a connu un bel essor, alors que l'"Internet +" est en train de former une nouvelle force motrice. La robotique industrielle, le vélopartage, la location de courte durée, ainsi que les émissions en direct sont devenus les grandes stars de l'année. Mobike a même fait son entrée au Royaume-Uni, à Singapour et au Japon. (à suivre) Quarto, la régulation et le contrôle immobiliers ont obtenu des résultats positifs. En 2017, le gouvernement central a intensifié la régulation et le contrôle immobiliers, en formulant des politiques ciblées correspondant aux particularités de différentes villes. Conformément au positionnement général selon lequel "les biens immobiliers sont à usage résidentiel, non pas à but spéculatif", la régulation et le contrôle immobiliers ont apporté des résultats significatifs. Les perspectives du marché dans les métropoles dites de "premier rang" restent relativement stables, et la demande en investissements ou à des fins spéculatives a été vigoureusement enrayée. Les prix des nouveaux logements commercialisés, construits dans 15 villes favorites des 1er et 2e rangs, ont baissé par rapport à la période précédente. Parmi elles, les quatre villes de premier rang, à savoir Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, ont enregistré une chute pendant 11 mois consécutifs. La mise en place d'un mécanisme à long terme dans le marché immobilier et d'arrangements institutionnels fondamentaux a été accélérée. Le ministère du Territoire et des Ressources, de même que le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, ont entamé, à titre d'essai, la construction de logements locatifs sur des terrains de propriété collective. Offrir de l'énergie positive pour la reprise régulière de l'économie mondiale La croissance stable de l'économie chinoise est devenue la principale force motrice pour la croissance économique mondiale et joue constamment le rôle de stabilisateur, à l'image de la "pierre de ballast", et de "propulseur" dans le processus de la reprise régulière de l'économie mondiale. Ces dernières années, la contribution de l'économie chinoise à la croissance économique mondiale ne cesse de s'accroître et pourrait s'élever à 34,6% en 2017 selon les estimations du FMI. La Chine favorise, de fait, la reprise du commerce mondial. Depuis la crise de la dette en Europe, on constate une montée du protectionnisme à l'échelle mondiale et une tendance évidente à l'antimondialisation. Or, la croissance très forte du commerce d'import-export de la Chine a redressé fermement cette situation. Les trois premiers trimestres de 2017 ont vu croître son chiffre d'affaires d'import-export de 16,6% par rapport à la même période l'année précédente. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de janvier à août, les importations chinoises représentaient 10,9% du total mondial, un taux supérieur à 0,7 point de pourcentage par rapport à la même période en 2016, ce qui a efficacement promu la reprise du commerce mondial. Les importations chinoises ont augmenté de 22,3% pour les trois premiers trimestres, stimulant de manière efficace la demande globale. Quant aux exportations chinoises, en plus des produits traditionnels à forte intensité de main-d'oeuvre, la Chine a également exporté des produits de haute technologie comme les trains à grande vitesse et l'énergie nucléaire, mais aussi des équipements complets. L'initiative des nouvelles Routes de la soie est devenue un bien public international populaire. Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les nouveaux investissements de la Chine dans 57 pays riverains ont totalisé 9,6 milliards de dollars, soit 12,3% du total de ses investissements à l'étranger sur cette période, en hausse de 4 points de pourcentage en glissement annuel. Le volume total de l'import-export de la Chine à l'égard de la Russie, de la Pologne et du Kazakhstan s'est accru respectivement de 27,7%, 24,8% et 41,1% au cours de cette période. La coopération de la Chine avec les pays riverains et ses investissements ont stimulé la croissance économique dans ces pays et dynamisé l'emploi local. Fin août, les entreprises chinoises avaient créé 247.000 emplois locaux. Les trains de fret Chine-Europe sont un point phare de l'initiative des nouvelles Routes de la soie. En comptant sur le nouveau pont continental eurasien et le pont continental de Sibérie, la Chine a ouvert dans 34 de ses villes 57 lignes desservant 34 villes réparties dans 12 pays européens. La Chine a fourni des solutions chinoises à la gouvernance mondiale. Le concept de "communauté de destin" avancé par la Chine, doublé des efforts fournis pour la promotion de la démocratisation de la gouvernance mondiale, visant à représenter davantage les revendications des pays en développement, est en passe de jouer un rôle plus important. Tenu à Xiamen en 2017, le 9e Sommet des BRICS a inauguré la deuxième "décennie d'or" pour la coopération des BRICS. À l'issue du sommet a été publiée la Déclaration des dirigeants des BRICS de Xiamen, dans laquelle les BRICS se sont accordés à encourager une architecture plus efficace de la gouvernance économique globale afin de mieux refléter l'actuel paysage économique dans le monde. En outre, de nombreux consensus, déclarations et accords ont été adoptés dans les domaines de la coopération politique, sécuritaire et économique, de même que dans ceux des échanges culturels et humains. Tout cela permettra d'accroître la voix des marchés émergents et des pays en développement dans la gouvernance mondiale et donnera une nouvelle impulsion au règlement du déséquilibre du développement Nord-Sud et à la promotion de la croissance économique mondiale.
Guinée-Bissau : le FMI recommande une bonne planification de l'investissement public BISSAU, 25 janvier (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la décision du gouvernement de la Guinée-Bissau d'augmenter les investissements publics dans les infrastructures, soulignant toutefois que cela exigeait une "gestion prudente", une "bonne planification" et une attention sur la dette générée. "L'augmentation de l'investissement [public] est la bienvenue, car elle peut remédier à des lacunes critiques dans les infrastructures du pays, mais le processus doit être géré avec soin", a déclaré l'équipe du FMI dans un communiqué publié mercredi à l'issue d'une une visite en Guinée-Bissau. L'équipe dirigée par Tobias Rasmussen est à Bissau depuis le 19 janvier pour évaluer le budget de l'Etat proposé pour 2018, afin d'analyser les implications fiscales et financières liées à l'intention du gouvernement d'augmenter les investissements dans les infrastructures et pour discuter de la situation du secteur bancaire. "L'activité économique reste dynamique, soutenue par une gestion budgétaire efficace: l'inflation est restée faible, les recettes fiscales se développent de manière robuste et la croissance du PIB réel reste proche du rythme de 2017, environ 5,5%", a indiqué M. Rasmussen dans une note écrite. D'autre part, les investissements publics et privés augmentent, ce qui apporte un nouvel élan à la croissance. Quant au budget 2018, le FMI considère que la version approuvée par le Conseil des ministres "reflète les efforts des autorités pour améliorer la mobilisation des recettes et créer un coussin budgétaire pour les dépenses prioritaires, conformément aux objectifs du programme soutenu par le FMI". En ce qui concerne la situation du secteur bancaire, le FMI a réaffirmé que la Guinée-Bissau doit veiller avec vigilance sur les entités financières afin d'"assurer un secteur financier sain qui appuie une croissance économique soutenue". "Cela inclut une surveillance bancaire efficace et un contrôle des normes prudentielles", a suggéré le FMI, sans donner plus de détails sur les banques qui ont le plus besoin d'attention. L'équipe du FMI sera à Bissau en mars "pour entamer des discussions avec les autorités" sur la cinquième revue du programme, a indiqué le communiqué.

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