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Burkina Faso/ Mariage d’enfants au Burkina : Les femmes en bloc contre cette « pratique néfaste »

Posté le 20-01-2018 | 200 Vue(s)

LEFASO.NET

« Lutte contre le mariage d’enfants au Burkina Faso : un défi commun pour la protection des droits de la fille et la promotion socio-économique des femmes ». C’est autour de ce thème qu’environ 800 femmes, venues de 45 provinces du Burkina, ont décidé de mener la réflexion afin de contribuer à la réduction du phénomène de « mariage d’enfants ». Ce cadre de réflexions, tenu dans la journée de vendredi, 19 janvier 2018 à Ouagadougou, a été présidé par l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré.



Elles sont représentantes d’organisations féminines, présidentes d’institution, de femmes ministres, députés, représentantes des communautés religieuses et coutumières, de politiques, enseignantes, des associations de mères éducatrices, élèves, etc. à prendre part à ce panel dont le but est de partager les expériences aux fins de faire face à la problématique et aux enjeux du mariage d’enfants et de susciter leur engagement dans la promotion de l’abandon du phénomène.



Ce resserrement des rangs pour faire face au phénomène implique la maîtrise de son contour dont les concepts-clés. Ainsi, par « mariage d’enfants », il faut comprendre union formelle ou informelle au sein de laquelle, au moins une des parties est un enfant (l’enfant tout être humain âgé de moins de 18 ans). La notion de « mariage précoce » est souvent utilisée comme synonyme de « Mariage d’enfants ».

Toujours selon les termes de référence, le « mariage précoce » s’entend aussi des mariages dans lesquels, les époux ont de 18 ans ou plus, mais où d’autres facteurs (tels que le niveau de développement physique, émotionnel, sexuel et psychosocial, ou le manque d’informations relatives à leur choix de vie) les empêchent de consentir librement et de façon éclairée au mariage.



Au Burkina, certaines pratiques socio-culturelles favorisent le mariage d’enfants. On note pour ce compte, le « don de fille » (fait d’offrir la fille à une famille pour renforcer les liens entre les deux familles ou communautés), le « litho » (échange de filles entre deux familles), le « sororat » (système matrimonial selon lequel un veuf peut ou doit se remarier avec la sœur de son épouse défunte) et le « rapt » (enlèvement par violence d’une personne, spécialement d’une jeune fille, d’une femme mariée, ou encore d’un enfant à des fins de mariage forcé).



Au Burkina, la situation présente un taux de prévalence du mariage d’enfant estimé à 52%, une femme sur dix mariées ou en union avant quinze ans et une sur deux avant 18 ans.



Le Burkina fait donc partie des pays où le taux de prévalence du mariage des enfants est le plus élevé. Selon le rapport de l’étude pays SIGI, publié en 2018, plus de 44% des femmes mariées l’ont été avant d’avoir 18 ans contre seulement 3% des hommes. Les 2/3 des personnes mariées avant d’entrer dans l’âge adulte sont des femmes.

Les causes de ce phénomène sont, entre autres, la persistance des normes et valeurs sociales contraires aux droits de la fille, la pauvreté des ménages et l’existence d’un vide juridique pour ce qui concerne le mariage coutumier et religieux.



Face à cette réalité, l’Etat burkinabè a initié des actions d’offensive, de concert avec l’implication des organisations de la société civile et l’appui des partenaires techniques et financiers. Outre cela, le pays a entamé depuis mars 2015, la campagne de l’Union africaine pour mettre fin au mariage des enfants. Il a aussi adopté en novembre 2015, la stratégie nationale de prévention et d’élimination des mariages d’enfants (2016-2025) assortie d’un plan d’action opérationnel triennal (2016-2018).

A ce jour, des limites identifiées aux actions de lutte contre ce phénomène sont l’insuffisance de ressources matérielles et financières, l’absence de données de base nationales sur le mariage d’enfants et l’absence de textes clairs et précis sur le mariage d’enfants.



C’est fort de tout cela, qu’a été initié ce panel qui vise à susciter l’engagement des participantes dans la recherche de solutions idoines pour protéger les filles et leur assurer un meilleur avenir. Il est attendu d’elles également, qu’elles formulent des recommandations pour la promotion de l’abandon du mariage d’enfants au Burkina.



Le ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo, a insisté sur l’importance d’un engagement réel contre ce phénomène, en relevant que le mariage d’enfants est une pratique néfaste et une violation des droits de l’Homme qui compromet la réalisation et la jouissance des droits des enfants (santé, bien-être, éducation, participation à la vie sociale…).



« Dans un contexte socio-économique défavorable, la situation de la femme et de la fille est ainsi aggravée par le phénomène de mariage d’enfants qui, en plus de violer les droits des filles, constitue un des principaux problèmes de développement pour nos pays. Le mariage d’enfants, est une violation des droits fondamentaux des adolescents qui traduit les inégalités de genres profondément enracinées dans les systèmes sociaux et économiques des communautés où existe cette pratique », a soutenu Laure Zongo.



Les conséquences de ce phonème sont nombreuses : accentuation des violences conjugales, grossesses précoces, accouchements difficiles avec risques des fistules obstétricales, accouchements prématurés et avortements, naissances multiples et rapprochées, retard de croissance staturo-pondérale de la femme, la morbidité et la mortalité maternelles et néonatales élevées, déscolarisation, rejet et exclusion sociale des victimes.



Selon les responsables du département en charge de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, la volonté politique est manifeste, mais les actions entreprises jusque-là au Burkina ne sont pas à la hauteur de l’ampleur du phénomène.

« Les acteurs œuvrant dans le domaine sont peu nombreux, d’où la nécessité d’encourager les initiatives communautaires et les actions des organisations de la société civile et d’assurer une meilleure coordination des interventions », apprend-on.



OL

Lefaso.net



 



 



 


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Conférence de presse sur le dialogue
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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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