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FORUM AFRIQUE 2017: DISCOURS DU PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA

Posté le 08-12-2017 | 250 Vue(s)

Sce Com de la Présidence

Excellence Monsieur Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République

Arabe d’Egypte,

Excellence Monsieur Alpha Condé, Président de la République de Guinée,

Président en exercice de l'Union Africaine,

Excellence Monsieur Paul Kagamé, Président de la République du Rwanda,

Excellence Monsieur Mohamed Abdullahi Mohamed, Président de la

République de Somalie,

Messieurs les Premiers Ministres,

Mesdames et messieurs les Ministres,

Honorables Invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un grand plaisir que je prends part au Forum d’Affaires pour l’Afrique 2017, à l’invitation du Président Abdel Fattah AL-SISSI.

Je voudrais remercier le Président Al-Sissi et le peuple égyptien pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé à ma délégation et moi-même depuis notre arrivée dans cette magnifique ville de Sharm el-Sheikh.

Je voudrais aussi profiter de ma présence ici pour réitérer au Président Al-Sissi ainsi qu’à tout le peuple égyptien, nos sincères condoléances suite à l’attentat meurtrier au Sinaï, le 24 novembre dernier.

Enfin, je voudrais saluer et remercier mes homologues et frères de la Guinée, du Rwanda et de la Somalie ainsi que la délégation égyptienne pour leur présence à Abidjan, les 29 et 30 novembre derniers, à l'occasion du Sommet Union Africaine - Union Européenne dont les travaux ont abouti à une déclaration consensuelle, qui reflète la richesse du partenariat entre nos deux continents.

Excellences,

Honorables invités,

Mesdames et messieurs,

Je voudrais, à présent, partager avec vous quelques données sur notre continent. Aujourd'hui, le continent africain possède 60 % des terres arables du monde. Il dispose d’abondantes ressources énergétiques allant des hydrocarbures aux énergies renouvelables.

De plus, quatre des dix économies les plus dynamiques au monde (dont la Côte d'Ivoire) sont sur le continent africain. D'ici à 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine et la main-d'oeuvre issue du continent africain sera la plus importante du monde. Afin de tirer profit de tout ce potentiel en vue d’une croissance durable et inclusive et pour offrir plus d'opportunités à notre jeunesse, il nous faut accélérer le rythme des investissements sur le continent africain.

Quels types d'investissements ? Et comment y parvenir concrètement ? Il apparaît clairement que l'important déficit d’infrastructures de notre continent freine considérablement notre développement. En effet, bien que les montants alloués aux infrastructures en Afrique aient doublé, passant de 36 milliards de dollars US en 2001 à 80 milliards de dollars US en 2015, ceux-ci demeurent trop faibles en pourcentage du PIB ; ils atteignent seulement 3,5% contre 8% en Chine et 5% en Inde.

Cela crée un fossé entre l'Afrique et le reste du monde. À titre d'exemple, selon la Banque mondiale, les 48 pays d'Afrique subsaharienne, avec une population combinée d’environ 800 millions d'habitants, génèrent à peu près la même quantité d'électricité que l'Espagne qui a une population de 45 millions d'habitants.

Dès lors, combler les disparités, en terme de quantité et de qualité des infrastructures, par rapport aux pays les plus performants du monde, facilitera le commerce intra-régional et international, réduira le coût de l’activité économique et renforcera la compétitivité de l'Afrique. Cela servira également de catalyseur à la transformation et à la diversification de l'économie africaine.



Excellences,

Honorables invités,

Mesdames, messieurs,

En ce qui concerne le type d'investissements, nous devons absolument cibler les investissements dans des domaines tels que l'éducation, la santé, la sécurité, l’industrie, les nouvelles technologies et surtout, le développement des infrastructures. Cela comprend également les grands projets sous-régionaux dans les secteurs du transport et de l'énergie pour favoriser l’intégration régionale.

C'est ce que nous avons entrepris de faire dans mon pays, la Côte d'Ivoire, en allouant plus d'un tiers de notre budget annuel aux dépenses sociales, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la santé, en mettant l'accent sur l'égalité des sexes, l'éducation obligatoire jusqu' à l'âge de 16 ans, l'enseignement et la formation professionnelle ainsi que la couverture médicale universelle.

En ce qui concerne l'approvisionnement en eau, nous avons produit en cinq ans, de 2011 à 2015, autant d'eau potable que pendant les 50 ans qui ont suivi notre indépendance.

Nous avons augmenté notre capacité énergétique de 38%, passant ainsi de 1 450 MW en 2011 à 2 000 MW en 2016. Aujourd'hui, nous exportons de l'électricité vers sept pays de la sous-région.

Notre objectif est de devenir la plaque tournante énergétique de notre région et de doubler la capacité à 4.000 MW d'ici 2020 (incluant les énergies renouvelables). Nous avons la conviction que sans un bon accès à l'électricité, aucune industrialisation n'est possible ; de même, les ménages, les écoles et les hôpitaux ne peuvent fonctionner efficacement.

Toutefois, cela n'est pas suffisant et nous devons continuer d’accélérer les investissements.

Selon la Banque mondiale, l'Afrique a besoin d'environ 93 milliards de dollars par an pour répondre à ses besoins en infrastructures.

Au regard de ces chiffres, comment financer et mettre en oeuvre ces indispensables investissements ?

En ce qui concerne le financement, il nous faut, en plus des Institutions de financement de développement comme la Banque Africaine de Développement (BAD), nous concentrer sur les quatre (4) priorités suivantes :

Premièrement, l’accélération de la mobilisation des ressources intérieures. Avec un ratio recettes fiscales sur PIB d'environ 17% contre 36% dans les

pays de l'OCDE, l'Afrique a besoin d'améliorer son recouvrement d’impôts et de taxes pour financer son développement avec ses ressources propres.

Deuxièmement, l'amélioration du climat des affaires afin d’attirer les investissements privés nationaux et internationaux, y compris les partenariats public-privé (PPP) et le capital investissement.

Les rapports Doing Business de la Banque mondiale démontrent que les dirigeants africains s'efforcent déjà d'assurer qu’il existe la cohérence, la prévisibilité et la stabilité de leurs politiques publiques afin d'assurer un environnement propice à l'investissement et aux affaires.

Troisièmement, le Développement d'un secteur financier solide et diversifié et l'accroissement du taux de l'épargne intérieure, tant privée que publique, afin d'augmenter le montant et la durée des prêts, nécessaires à l'investissement dans les infrastructures.

Quatrièmement enfin, la mobilisation des capitaux institutionnels. Selon la Banque Africaine de Développement, les fonds de pension et les fonds souverains africains sont estimés respectivement à 334 et 164 milliards de dollars US. La mobilisation de ces investissements institutionnels, en particulier les fonds de pension estimés à 1000 milliards d'ici 2030, dans les infrastructures, contribuerait grandement à réaliser notre potentiel de croissance.

De plus, nous devons éliminer les goulots d'étranglement qui retardent la mise en oeuvre des projets d'infrastructures. Il s'agit notamment d'améliorer la gouvernance, les ressources humaines du secteur public, les études de faisabilité des projets et le taux d'exécution des projets.

Ces investissements, s'ils sont suivis fidèlement dans le respect de nos engagements en matière climatique, contribueront à créer une croissance inclusive et durable en Afrique. Ceci permettra à nos jeunes de rivaliser, de manière égale, avec leurs pairs du monde entier.

Je voudrais, pour conclure, vous inviter à vous joindre à nous dans la construction d’un avenir durable en Afrique !

À cet égard, je vous encourage à venir investir en Côte d'Ivoire. C'est un pays en paix et en sécurité. Un pays plein de potentiel et d’opportunités, avec un environnement des affaires favorable pour le secteur privé et un cadre macroéconomique sain, où les visions et les stratégies sont efficacement transformées en

actions concrètes et cohérentes.

Je vous remercie.


[...]

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PENSEE DU JOUR

« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Niger : cinq soldats et un civil tués dans une attaque terroriste à Toumour NIAMEY, 18 janvier (Xinhua) -- L'attaque perpétrée par des combattants du groupe terroriste Boko Haram mercredi soir contre une compagnie des forces armées nigériennes à Toumour, dans la région de Diffa (extrême sud-est du Niger), proche de la frontière nigériane, a fait six morts, cinq militaires et un civil, a annoncé jeudi la chaîne de radio privée nigérienne ANFANI. En outre, une dizaine de véhicules appartenant à l'armée ont été emportés par les assaillants, qui ont aussi brûlé plusieurs autres véhicules, dont un char de combat, a fait savoir la même source, sans donner plus de précisions sur le bilan du côté des assaillants. Mercredi, des sources de sécurité ont rapporté que cette base militaire avait été attaquée par des hommes lourdement armés. Après de violents combats, les militaires ont mis en déroute les assaillants venus du Nigeria, avant même l'arrivée des renforts dépêchés de Diffa. La région de Diffa subit depuis près de trois ans des attaques à répétition de la part de Boko Haram. Lancées à partir de ses positions nigérianes, ces attaques ont fait des centaines de victimes civiles et militaires nigériennes et des milliers de déplacés au Niger et au Nigeria. Grâce aux opérations de grande envergure engagées depuis plus d'un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre la secte terroriste, ces attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.
Le plus haut conseiller politique chinois s'entretient avec la présidente du Sénat gabonais BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- Le plus haut conseiller politique chinois Yu Zhengsheng s'est entretenu mardi à Beijing avec la présidente du Sénat gabonais Lucie Milebou. "La Chine et le Gabon doivent se soutenir mutuellement sur les sujets ayant trait à nos intérêts fondamentaux et à nos préoccupations majeures, afin de consolider le fondement politique des relations bilatérales", a déclaré M. Yu, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). Le 19e Congrès national du Parti communiste chinois qui s'est tenu en octobre a souligné que la Chine était prête à renforcer la solidarité et la coopération avec d'autres pays en développement, ce qui apportera de nouvelles opportunités au partenariat entre la Chine et le Gabon et au développement de l'Afrique, a indiqué M. Yu. La Chine est prête à aider le Gabon à réaliser un nouveau développement et salue la participation du Gabon au sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine qui se tiendra en Chine plus tard cette année, a fait savoir M. Yu. Il a appelé à promouvoir les échanges entre la CCPPC et le Sénat gabonais sur la gouvernance nationale, le développement économique, l'amélioration du bien-être du peuple et la préservation de la stabilité et l'unité ethnique. Mme Milebou a déclaré que le Gabon attachait de l'importance aux relations avec la Chine et que le Sénat gabonais s'apprêtait à intensifier les échanges amicaux avec la CCPPC.
L'Afrique demeure une priorité de la diplomatie chinoise La tradition diplomatique de la Chine voulant que ses ministres des Affaires étrangères choisissent, chaque année, l'Afrique comme destination de leurs premières visites à l'étranger montre que l'Afrique est toujours une priorité de la diplomatie chinoise, a indiqué samedi à Kigali le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite au Rwanda. Cette tradition diplomatique se poursuit depuis 28 ans, a fait remarquer M. Wang lors d'une conférence de presse à l'issue d'une entrevue avec le président rwandais Paul Kagame, ajoutant que la Chine était toujours l'ami et le partenaire le plus fiable de ses frères africains. Il a également présenté les attentes de son pays concernant le sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) qui aura lieu cette année à Beijing, un forum officiel établi en 2000 avec pour objectif de renforcer la coopération amicale entre les deux parties. Le FCSA est un canal important permettant de mener un dialogue collectif et d'approfondir la coopération mutuellement bénéficiaire entre la Chine et l'Afrique, car il constitue la plateforme la plus grande et la plus productive pour les 29 pays membres de la coopération Sud-Sud, a souligné le ministre chinois. Le sommet du FCSA en décembre 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud) s'est tenu avec un grand succès, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine était disposée à renforcer la communication et la consultation avec les amis africains pour élever le sommet de Beijing de cette année à un nouveau niveau. De nombreux pays africains apprécient et soutiennent l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par le président chinois Xi Jinping, et la Chine souhaite insuffler un nouvel élan à la coopération avec l'Afrique à travers la mise en oeuvre conjointe de cette initiative, a-t-il souligné. En tant qu'extension naturelle et historique de "la Ceinture et la Route", l'Afrique ne devrait pas être absente dans le processus de co-construction, et ne devrait pas non plus être laissée derrière dans le développement mutuel de la Chine et du monde, a ajouté M. Wang. Le ministre chinois, qui est en Afrique pour sa première tournée à l'étranger de l'année, se rendra également en Angola, au Gabon et à Sao Tomé et Principes, après son séjour au Rwanda.
Près de 200 migrants morts ou disparus en Méditerranée à début-2018, selon l'OIM GENEVE, 10 janvier (Xinhua) -- On dénombre près de 200 migrants ou réfugiés morts ou disparus dans la mer Méditerranée sur la route destinée à l'Europe, plus d'une semaine après le début de l'année 2018, a déploré mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les garde-côtes libyens ont secouru mardi près de 300 migrants qui se trouvaient à bord de trois bateaux gonflables, mais selon les témoignages de survivants, environ 100 sont toujours disparus. L'OIM, qui était présente au point de débarquement à Tripoli, a fourni de l'eau et de la nourriture aux survivants. Ces derniers sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment la Gambie, le Sénégal, le Soudan, le Mali et le Nigeria. "Il est triste de voir que pendant les dix premiers jours de 2018 près de 800 migrants ont été sauvés ou interceptés au large des côtes libyennes et que davantage de personnes ont perdu la vie en mer", a déclaré Othman Belbeisi, chef de mission de l'OIM en Libye. "Il faut faire plus pour réduire les mouvements irréguliers et dangereux de personnes le long de la route de la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. Au total 81 décès de migrants ou réfugiés ont été enregistrés en mer Méditerranée lors des 8 premiers jours de l'année, principalement dans les eaux séparant la Libye de l'Italie. Par comparaison, l'OIM n'a enregistré que 26 décès de migrants sur les routes de la mer Méditerranée au cours du mois de décembre 2017, à un moment où les décès de migrants en Méditerranée étaient en forte baisse.

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