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Microfinance/ Après la fermeture des structures illicites en Ci: Dans le secret du grand ménage et restructuration en cours

Posté le 31-10-2017 | 290 Vue(s)

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Au 31 mars 2017, le secteur de la microfinance comptait 52 Systèmes de financements décentralisés(Sfd) agréés dont 4 unions coopératives, 32 coopératives unitaires et 16 sociétés anonymes. L’ensemble de ces structures totalisent environ 300 points de services répartis sur l’ensemble du territoire. En ce qui concerne sa clientèle, elle compte à ce jour, 1 179 895 membres ou clients, dont 63% pour l’Union Nationale des Coopératives d’Épargne et de Crédit de Côte d’Ivoire (Union nationale des Coopératives d’épargne et de crédit de Côte d’Ivoire, Unacoopec-Ci. Pailleurs L’encours d’épargne de 225 milliards de Fcfa est détenu à 43% par cette structure citée plus haut. S’agissant de l’encours de crédits, il est de 198 milliards de FCfa, détenu à 14% par l’Unacoopec-CI et à 36% par Microcred-Ci. Ce qui donne un total bilan de 308 milliards de F cfa, détenu à 26% par la première citée. « Ces indicateurs d’activités (à l’exception du volume de crédits distribués) se sont améliorés au cours du premier trimestre 2017 par rapport aux données enregistrées au 31 décembre 2016 » indique un document de synthèse du ministère de l’Economie et des finances transmis au Fonds monétaire international( Fmi) Aussi, cette note bien fournie, fait également le point sur la qualité du portefeuille et situation des fonds propres quand elle précise : « les fonds propres du secteur, redevenus positifs depuis le 3ème trimestre 2016, enregistrent une forte augmentation au 1er trimestre 2017. Ils sont passés de 4,0 milliards F cfa à fin décembre 2016 à 11,9 milliards F cfa au 31 mars 2017, soit une augmentation de 197,6%. En effet, certaines institutions ont procédé à l’émission de titres d’emprunts subordonnés et/ou à une augmentation de capital, respectivement à hauteur de 6,3 milliards Fcfa et de 1,7 milliards Fcfa » Aussi, le portefeuille de crédits s’est légèrement amélioré, mais reste fortement dégradé avec un Portefeuille à risque sur 90 jours ( Par 90) de 5,6% à fin mars 2017, imputable principalement au Réseau des caisses mutuelles d’épargne et de crédit (Rcmec-ci) , à l’Unacoopec-CI et à Microcred-Ci Sa dont les indices de Portefeuille à risque sur 90 jours( Par 90) ressortent respectivement à 17,7%, 10,2% et 7,9% pour une norme réglementaire de 3% maximum.

L’ état d’avancement de l’assainissement du secteur

Dans le cadre de l’assainissement du secteur de la microfinance, deux leviers ont été principalement actionnés : la fermeture des structures illicites et le retrait d’agrément aux Sfd non viables. L’objectif de ces mesures est de n’admettre dans le secteur que des institutions détenant un agrément, stables, professionnelles et capables de mener l’activité dans la durée. « La loi régissant le secteur de la microfinance fait obligation à toute entité de disposer au préalable d’une autorisation du ministre chargé de l’économie et des finances avant tout exercice de l’activité de microfinance. La Tutelle veille particulièrement au respect de cette obligation en fermant systématiquement toutes les structures illicites. Au total, 95 entités ont été fermées au 30 juin 2017 par la Direction de la réglementation et de la surveillance des systèmes financiers décentralisés en collaboration avec la Police économique, dont 4 en 2017 contre 5 en 2016. Pendant qu’en 2015 et 2014 ce sont 5 et 2caisses qui ont été respectivement fermées » précise notre source. Ce n’est pas tout. Si en 2013, deux caisses ont été fermées en 2012, 19 l’ont été. Il est à noter que juste au sortir de la crise poste électorale en 2011 seulement deux caisses ont été fermées contre 11 en 2010 précise le document qui précise : « Au total, 130 retraits d’agrément ont été opérés dont 4 en 2017. Par ailleurs, à la lumière des rapports de missions de contrôle et des états financiers collectés, 14 autres Sfd ont été identifiés comme non viables et éligibles à une mesure de retrait d’agrément. Parmi ces 14 structures, une a eu son agrément retiré quand une a déjà reçu un avis conforme de retrait d’agrément émis par la Bceao. Toutefois, l’arrêté entérinant cette décision n’est pas encore signé »
Cap sur la rigueur et la gouvernance de qualité


« Dans le cadre de la politique d’assainissement et de consolidation du secteur de la microfinance, Un point d’honneur a été mis sur le renforcement de la surveillance depuis quelques années Les actions qui ont enregistré des avancées notables portent sur le renforcement des conditions de délivrance des agréments, la fermeture des structures illicites, les contrôles sur pièces, les mesures et sanctions à l’endroit des Sfd. Par ailleurs, les conditions d’obtention des agréments des Sfd sont désormais plus strictes afin de n’admettre dans le secteur que les structures viables et professionnelles. Elles portent, notamment sur l’équilibre financier à long terme, la qualité des dirigeants et du personnel, et les procédures de gestion » précise note transmise aux institutions de Bretton Woods qui ne manque pas de préciser que : « le rythme de délivrance des agréments a fortement baissé ces dernières années. En effet, sur plus d’une quarantaine de demandes instruites de 2011 à 2016, seulement quatorze (14) agréments ont été accordés dont un (1) en 2013, deux (2) en 2014, quatre (4) en 2015 et sept (7) en 2016. Au cours du premier semestre de l’année 2017, le taux de transmission des rapports de contrôle interne par les systèmes financiers décentralisés a régressé par rapport au taux enregistré sur la même période en 2016 » Mais pourquoi ? Cette contreperformance par rapport à la transmission des rapports qui s’explique par la mise en place de nouveaux outils de gestion par la Drssfd. En effet, « l’article 39 de l’ordonnance n°2011-367 du 03 novembre 2011 portant réglementation des Sfd fait obligation aux systèmes financiers décentralisés (Sfd) de transmettre leurs rapports de contrôle interne au Ministre chargé des finances dans les trente (30) jours qui suivent leur réalisation. Ainsi, en application des dispositions sus évoquées, la Direction de la réglementation et de la surveillance des systèmes financiers reçoit annuellement plus de trois cent (300) rapports. Cependant, en raison du nombre insuffisant de ses agents, la Drssfd n’est pas en mesure d’exploiter tous ces rapports, rendant ainsi inopérant le suivi à distance des Sfd. Le nombre de clients des Sfd était en constante augmentation sur la période 2002-2010, pendant laquelle ce nombre est passé de 485 935 à plus de 1 000 000 » Cependant, en raison des mesures prise pour l’assainissement du secteur, la période 2010-2012 enregistre des baisses successives portant le nombre de clients à 704 618, soit 31% de baisse. Toutefois, depuis 2012, le secteur enregistre une augmentation de ses clients à un taux moyen annuel de 13% en raison de l’engouement de plus en plus prononcé des populations pour les services de microfinance On observe une baisse du nombre de membres ou clients de 2010 à 2012, en raison des 44 retraits d’agréments opérés en 2011 et de la clôture de plus de 300 000 comptes inactifs de l’Unacoopec-Ci en 2012 dans le cadre de l’apurement de son fichier client. Toutefois, à partir de 2013, cet indicateur connaît une remontée qui s’explique par le regain d’activité du secteur impulsée notamment par le Fidra et les structures à capitaux étrangers notamment avec Microcred-Ci et Advans-CI).

Bamba Mafoumgbé,bamaf2000@yahoo.fr

Encadré : Plus de 18 pour restructurer l’Unacoopec-Ci

« En ce qui concerne l’administration provisoire de l’Unacoopec-Ci a été prorogée pour six (6) mois supplémentaires depuis le 15 septembre 2016.Un plan de redressement a été élaboré autour des axes suivants » ajoutent une source proche de ce dossier qui fait également était de grands changements en vue. Citons la reconfiguration du réseau autour de 24 coopératives locales, l’apurement du passif par les sociétaires d’une part, et d’autre part, la redéfinition de la mission de la faîtière et la création d’un organe financier de forme société anonyme par portage (par une institution financière internationale) avec prise de participation des 24 coopératives locales. C’est au terme de la phase de restructuration qui devra durer entre 18 et 24 mois maximum, le capital de l’organe financier sera ouvert à des investisseurs spécialisés dans le cadre du financement des institutions de microfinance » révèle notre source. Précisons qu’en 2016, le montant de crédits de débloqués se chiffrait à 277,9 milliards de Fcfa contre 174,2 milliards de Fcfa en 2015. Les perspectives pour l’année 2017 s’annoncent bonnes avec un niveau de crédits de 71,9milliards de Fcfa au premier trimestre de l’année en cours. Quant à la durée et le taux d’intérêt des crédits varient d’un Sfd à un autre et selon le type de crédit mis en place. Ainsi on note des crédits à court terme de 3 à 12 mois, des crédits à moyen terme sur 13 à 36 mois et des crédits à long terme sur plus de 36 mois. La Commission nationale pour la microfinance a examiné les rapports de contrôle de 8 Sfd et auditionné les dirigeants de 11 autres, contre respectivement 9 et 5 Sfd en 2015, 4 et 2 sfd en 2014. Aussi, l’agrément a été retiré à 15 structures non viables. Par ailleurs, au cours du 1er trimestre 2017, on note le retrait d’agrément à 3 structures et la mise sous surveillance rapprochée d’une structure. Conformément à la réglementation en vigueur, des mesures ou sanctions peuvent être prises à l’encontre des Sfd ayant violé la réglementation ou dans lesquels des risques importants ont été constatés.

B. Mafoumgbé[...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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