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San-Pedro : Le Directeur régional du tourisme, ''les gens créés des hôtels sans autorisation"

Posté le 29-10-2017 | 331 Vue(s)

amanien.info
Le directeur régional du tourisme de San-Pedro, Réne Tapé Gouali a affirmé lundi dernier que, les hôtels se créent sans que le ministère du tourisme en soit informé, lors d’une interview a Amanien.info


Lagognon Thierry -Combien d’hôtels compte la ville de San-Pedro ?

Réne Tapé Gouali - Selon nos recensements en cours nous avons 125 établissements hôteliers identifier et connu dans nos répertoires.

Lagognon Thierry -Est-ce que lors de vos contrôles vous avez enregistré des hôtels qui ne sont pas en règles ?

Réne Tapé Gouali - Absolument, sur plus d’une centaine que nous avons enregistrée dans la région, il y a des hôtels qui ne sont pas en règles. Parce que les années que nous avons passés avant notre prise de fonction, le travail n’avait pas atteint un certain seuil. C’est-à-dire que les opérateurs économiques n’étaient pas informer du fait qu’il fallait avoir un agrément pour fonctionner. Il y en a qui fonctionnaient sur des arrêtés préfectoraux depuis que la décision du code du tourisme n’était pas mise en vigueur en 2015.

Lorsque le code du tourisme est sorti en 2015, nous leur avons dit que désormais c’est le ministère du tourisme qui est habilité à donner l’autorisation de fonctionnement d’un hôtel, restaurant, maquis, boite de nuit… Depuis lors plusieurs établissements hôteliers ont eu des agréments.

Lagognon Thierry -Au total il y a combien d’hôtels non en règles ?

Réne Tapé Gouali - Je pourrais même dire sur les 125, on a plus de 40 qui avaient un agrément signé d’un ministre et qui étaient en règle.

Lagognon Thierry -Ont-ils été sanctionnés ?

Réne Tapé Gouali - Ils n’ont pas été sanctionnés par ce que ce n’était pas de leur fait. Il y avait un vide juridique qui c’était installé. Donc il fallait d’abord sensibiliser ces hôteliers pour qu’ils aient un agrément signé du ministère pour fonctionner.

Lagognon Thierry -Le dernier contrôle date de quand, depuis votre prise de fonction ?

Réne Tapé Gouali - Nous le faisons au quotidien les contrôles, ce n’est pas un travail périodique. Nous ne faisons pas des contrôles par rapport à une situation donnée. Il y a plusieurs contrôles ; des contrôles destinés à aller vers les établissements hôteliers pour leur dire que voilà ce que vous devez faire comme la sensibilisation en même temps le contrôle.

Lagognon Thierry -Comment comptez-vous recadrer le secteur ?

Réne Tapé Gouali - Pour recadrer, il faut d’abord maîtriser la situation, c’est-à-dire qu’il faut maîtriser le nombre d’hôtel qui se créer. Du moment où vous et moi sommes entrain de discuter, il y a un monsieur quelque part dans un quartier entrain d’ouvrir un hôtel sans qu’on ne sache. Les gens créés des hôtels sans toute fois informer le ministère du tourisme pour dire que je vais ouvrir quelques chambres pour un tel problème. Dès que les locataires n’arrivent pas à payer correctement le loyer, ils le transforment en hôtel. C’est au cours des contrôles qu’on découvre l’identifiant sur le bâtiment. C’est donc un domaine que nous ne pouvons pas maîtrisé.

Lagognon Thierry -En moyenne, il y a combien d’hôtels qui se créer par an à San-Pedro ?

Réne Tapé Gouali - Je pourrais même dire que selon nos statistiques et nos sorties sur terrain, En moyenne deux se créer chaque trois mois.

Lagognon Thierry -Vous avez une idée du chiffre d’affaire de ces hôtels par an ?

Réne Tapé Gouali - Ça c’est une difficulté majeure, d’autant plus que vous-même vous pouvez comprendre, aller voir quelqu’un et lui demandé son chiffre d’affaire dans le but de faire une évaluation, immédiatement ils se disent que c’est pour augmenter leurs impôts. Ils ne vont pas vous donnez puisque vous n’êtes pas un agent des impôts. Donc en un mot nous ne pouvons pas le savoir.

Lagognon Thierry - Qu’elles sont les difficultés qui menacent le secteur ?

Réne Tapé Gouali - Les difficultés sont nombreuses. Dans un premier temps les difficultés c’est de sensibilisation en sensibilisation, c’est-à-dire vous allez toujours au contact des hôteliers qui ne sont jamais au courant de quoi que ce soit. Parce que lorsque vous les prenez ils disent toujours que nous ne savons pas que notre ministère de tutelle est le ministère du tourisme. Donc il faut les sensibiliser. Donc il faut chaque fois aller sur le terrain pour voir s il n’y a pas un hôtel qui se créer et qui est entrain de se gérer de fait ou amener l’hôtelier à l’ordre. C’est une autre difficulté. Il y a aussi l’accessibilité des sites touristiques. Nous sommes dans une zone véritablement difficile d’accès. Aujourd’hui nous ne pouvons pas avoir accès à la route de Mono Gaga qui est connu de tous. Nous sommes dans une zone pluvieuse ou il y a des marécages et lorsqu’il pleut on ne peut pas sa déplacer… en un mot, nous avons d’énormes difficultés.

Lagognon Thierry -La fermeture de l’aéroport se fait-elle sentir sur le secteur ?

Réne Tapé Gouali - Elle se fait fortement ressentir. D’autant qu’aujourd’hui la côtière n’est plus praticable et ceux qui ont un peu les moyens se déplacent par avion, donc vous comprenez qu’ils vont se tourner ailleurs. Donc voici un peu la conséquence de la fermeture de l’aéroport.

Lagognon Thierry - Quel est votre message à l’endroit des responsables d’établissement hôteliers ?

Réne Tapé Gouali - Nous invitons les responsables d’établissements dits de tourisme à venir au ministère du tourisme pour se mettre en règles vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Lagognon Thierry[...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
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