Derniere Minute
Désormais www.amanien.info sur tablette, smartphone, traduit en plusieurs langues et affiche les pharmacies de garde. Contact: 40 01 35 92 |
Visite(s)

Privatisation de la Cidt, Trci, Versus bank et Bhci: Dans le secret du processus en cours

Posté le 26-10-2017 | 309 Vue(s)

amanien.info
Au cours d’un Conseil des ministres en 2 décembre 2013, le gouvernement ivoirien a arrêté une liste de quinze (15) sociétés à privatiser. Indique une note du Comité de privatisation datant d’Aout 2017 et transmis au Fonds monétaire international( Fmi). Entre autres entreprises concernées par cette opération, citons au niveau des banques, la Versus Bank, la Nsia Banque ( Ex- Biao ) et la Banque pour l’habitat de Côte d’Ivoire,( Bhci) entre autres. Dans le secteur agro-industriel, citons Tropical Ruber Côte d’Ivoire( Trci) , et la Société ivoirienne d’abattage et de charcuterie Sivac dans l’agro-industrie. Sans oublier la Compagnie ivoirienne pour le développement des textile ( Cidt). D’abord dans le secteur bancaire si le processus a été bouclé au niveau de la Société ivoirienne de banque( Sib) et au niveau de Nsia Banque, l’opération de privatisation tant annoncée par le Régime d’Abidjan a été suspendu au niveau de Versus bank. Qui visiblement pette la grande forme depuis ces deux derniers exercices. En effet, il nous revient des petites notes de la dernière mission du Fonds monétaire international( Fmi) que le gouvernement depuis le 24 juin 2015, de céder sa participation dans le capital de Versus Bank, selon le schéma qui indique clairement la cession de 67% du capital à un groupe bancaire ayant des références avérées dans le financement des Pme/Pmi, qui s'engagera à recapitaliser la banque et à mettre en œuvre un plan de relance ambitieux et crédible d’une part, et la cession de 33% du capital à des investisseurs nationaux intéressés par le financement des Pme/Pmi d’autre part » Aussi, ajoute la source, « le Comité de privatisation a sélectionné la Banque d’Affaires Rothschild & Cie en vue de l’accompagner dans la mise en œuvre du schéma arrêté par le Gouvernement. A l’issue de la phase de prospection effectuée par la Banque d’affaires Rothschild, Conseil Financier du Comité de Privatisation, sur un total de 46 acquéreurs contactés deux acquéreurs qui avaient transmis une offre indicative pendant que 20 continuaient d’étudier le dossier. 24 avaient indiqué ne pas être intéressés. Sur la base du calendrier proposé par Rothschild, l’opération devrait connaître son dénouement en septembre 2016 » Toute fois ajoute une source bancaire, « le processus a été suspendu suite aux réclamations de Monsieur N’Da Ametchi qui revendique la propriété de 90 000 actions, représentant 30% du capital de Versus Bank . Après s’être répandu dans la presse nationale et internationale, N’da Ametchi a saisi les institutions bancaires et financières internationales (Bceao Fmi, Banque de France) et menacé l’Etat de poursuites judiciaires pour spoliation de ses actions et Rothschild pour complicité » Quid de la Bhci ? Là aussi, le gouvernement a décidé, en Conseil des ministres du 23 décembre 2015, de céder ses parts dans le capital de cette , selon le schéma qui dit entre autres que l’Etat de Côte d’Ivoire va céder 50,6% à un repreneur privé par appel d’offres ouvert, à une banque ou un consortium bancaire. Dans ce schéma, le personnel de la banque ne sera pas oublié. Il lui est réservé 1%. « Le Comité de Privatisation a sélectionné la Banque d’affaires Rothschild & Cie en vue de l’accompagner dans la mise en œuvre du schéma arrêté par la partie ivoirienne. « Dans le cadre de sa mission, la banque d’affaires a procédé à une structuration du projet en deux grandes phases » nous dit-on. La phase 1 porte sur l’identification d’une série d’investisseurs potentiels et prises de contacts préliminaires sur une base confidentielle en s’appuyant sur la présentation de la banque et des premiers éléments stratégiques et financiers. Cette phase qui s’est déroulée sur la période du 3 au 21 avril 2017, a permis d’identifier 21 repreneurs potentiels, en portant une attention particulière aux investisseurs qui avaient spontanément manifesté leur intérêt. Ces repreneurs potentiels ont été invités à soumettre une offre indicative, selon les règles et conditions dans lesquelles se déroule le processus de cession de la participation de l’État. « A l’issue de cette phase, Rothschild & Cie a réalisé une analyse comparée des offres fermes et fait une recommandation au Comité de Privatisation. Le Comité de Privatisation a évalué le processus de cession mis en œuvre par Rothschild& Cie et l’a jugé pertinent. Il a par la suite soumis, au Gouvernement, les modalités et le prix de cession de la participation de 51,6% détenue par l’Etat dans le capital de la banque. Ainsi, le 2 août 2017, le gouvernement ivoirien a décidé de céder cette participation à la banque canadienne Westbridge Mortgage Real Estate Investment Trust (Reit) au prix de 1 290 000 000 Fcfa. Cette banque s’est engagée à recapitaliser la Bhci pour rendre le niveau des fonds propres conforme aux exigences de la Commission Bancaire et la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) » poursuit notre source.

Dans le secteur agro-industriel.

A l’issue de cette procédure lancée par le comité de Privation, qui a vu la participation de six (6) sociétés agro-industrielles, la Compagnie Ivoirienne de Coton (Coic Sa), une société de droit ivoirien, dont le capital est entièrement détenu par des nationaux, a été déclarée adjudicataire. Sur la base des engagements suivants. Coic-Sa qui est la propriété de Koné Daouda Soupkafolo, patron du Groupe Ekds et très proche de l’actuel Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly. Le repreneur retenu , précise la source « c’est engagé au paiement de l’intégralité du prix de 5 500 000 000 de Fcfa le jour de la signature du contrat de cession et d’acquisition d’une part et l’ octroi à la Cidt d’un prêt de 13,9 milliards de Fcfa pour le remboursement d’un emprunt bancaire en cours. Sans oublier le financement de la campagne cotonnière 2016/2017 à hauteur d’un montant d’au moins 7,0 milliards de Fcfa. Fait important, il sera cédé ultérieurement de 23% du capital de la Cidt au public à travers la Brvm, dont 3% réservés au personnel et aux producteurs, quand la société remplira les conditions d’introduction en bourse, à un prix qui sera déterminé par le Comité de Privatisation et approuvé par le gouvernement » Dans les zones de production cotonnière, le repreneur s’est également engagé à respecter le zoning à encadrer les producteurs, assumer la responsabilité sociétale de l’entreprise et à participer à la recherche et au développement de la filière. « Sur cette base, le 30 novembre 2016, le gouvernement ivoirien a autorisé la cession de 324 000 actions, représentant 90% du capital actuel de la Cidt, à la Coic S.a. 67 % du capital au repreneur privé à titre définitif pendant que 23 % du capital en portage, à rétrocéder ultérieurement au public (20 %) et au personnel de la Cidt et aux producteurs de coton graine (3 %), par l’intermédiaire de la Brvm dès que les conditions d’une introduction en bourse de la société auront été réunies, conformément aux conditions décrites au contrat. Désormais, l’Etat conserve trente-six mille (36.000) actions, soit 10% du capital de la société et des droits de vote. Cette opération a rapporté à l’Etat une recette de 5 500 000 000 de Fcfa » nous a rapporté une source proche du dossier. Toujours dans le secteur agro-industriel, l’Etat de Côte d’Ivoire devrait céder également ses 20% dans le capital de Tropical rubber Côte d’Ivoire,( Trci).Mais cette cession n’est pas encore effective consécutivement à un litige entre des acteurs. La privatisation de Trci a été décidée, en Conseil des ministres du 2 décembre 2013. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette décision, le Comité de privatisation a effectué une étude de valorisation et des modes de cession de la société. Celle-ci a révélé des litiges d’une part, entre les actionnaires de Saphic, d’autre part, entre une partie des actionnaires de la Saphic et le Groupe Gmg. « Ces différents litiges ne remettent pas en cause la participation de 20% détenue par l’Etat dans le capital de Trci. Cependant, ils constituent un obstacle à l’opération de privatisation de la société. En effet, il serait difficile de trouver un repreneur ou de céder la participation de l’Etat à travers la bourse dans ce contexte conflictuel Une médiation a été effectuée sous l’égide du Cabinet du Premier Ministre. Les différentes réunions tenues dans le cadre de cette médiation et les engagements pris au cours de ces réunions n’ont pas encore permis d’aplanir la situation. Le Comité de Privatisation a donc suspendu le processus de privatisation de Trci dans l’attente du règlement de ces différents litiges. Un rapport a été transmis au gouvernement qui est en train de trouver les modalités de résolution de ce contentieux. En attendant, le Comité de Privatisation a suspendu le processus de privatisation de la banque», indique une note du Comité de privatisation transmis au Fonds monétaire international. Rappelons que la société Trci est une Société anonyme à participation financière publique créée en juin 1995, pour l’exploitation du Complexe Agro-Industriel (Cai) d’Anguédédou acquis à l’occasion de la privatisation du Domaine hévéicole de l’Etat (Dhe). Son capital est de 2 milliards de Fcfa, divisé en 200 000 actions de valeur nominale 10 000 Fcfa et se répartit comme suit Gmg Global Ltd pour 51,2% contre 20% pour l’Etat de Côte d'Ivoire. Pendant que M. Biley Joseph- Desiré et la Saphic détiennent respectivement 20 et 8,8%, soit 100%. En revanche, deux sociétés en ont été retirées de la liste des entreprises à privatiser. Ce sont la Banque pour le financement de l’Agriculture( Bfa) pour cause de liquidation et la Société ivoirienne d’abattage et de charcuterie ( Sivac) a été également retirée à la demande du ministère des ressources animales et halieutiques pour des raisons de restructuration par le biais d’un contrat de Partenariat Public-Privé (Ppp).

Bamba Mafoumgbé, bamf2000@yahoo.fr, [...]

actualites

Y. J Choi (Patron de l’ONUCI) à propos du contentieux - «On peut contester, mais avec les preuves»
Guerres civiles en Afrique / Gbagbo à une soutenance de thèse : \"Cela résulte de la fragilité de nos Etats\"
Youssouf Bakayoko (président de la Cei) chez Soro et Ouattara, hier
Hier au campus de Cocody - Gbagbo était là, le feu aussi
Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère
Encadrement technique des Eléphants - Eléphants : Guus Hiddink, c’est fait à 95%
Primature : Après sa distinction par The Financial Times - Charles Koffi Diby remet son prix à Soro
Ghana : Sans Essien, avec Muntari
Apple confronté au problème du travail des enfants
France - Médecins généralistes : en grève le 11 mars
80 personnes trouvent la mort dans un éboulement en Ouganda
La Prophétesse des nations Blandine Esther Akproh. Du Ministère Evangélique la Parole en Action (M.E.P.A)
Promotion de l\'eau potable dans la région des Lacs: Une unité voit le jour
Les conséquences du délestage électrique
Yamoussoukro - Les Imams confient le nouveau gouvernement et la nouvelle Cei à Allah
Mabri Toikeusse, face à la presse hier: \"Je me retire\"
Processus électoral/ Jean Jacques Béchio: \"Le gouvernement et la Cei sont pris en otage\"
Football : Côte d’Ivoire-Corée du Sud (Aujourd’hui 14h30) - Eléphants, le match de la réconciliation
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
Humanitaire - Gbazé Thérèse : “Mille fois merci à N’Dri Romaric”

PENSEE DU JOUR

« De nos jours, plus sans doute qu’au cours des époques successives qu’a traversées l’humanité, la paix mondiale est indivisible."
Vœux du Corps diplomatique, 1er janvier 1967
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

METEO

RECEVOIR NOS ARTICLES

Enregistrer votre Nom et votre Email et recevez nos bulletins d'informations hebdomadaire

THEME AUDIO DE LA SEMAINE

Amani Djoni

INVITE DU JOUR

Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

ON DIT KOI?

Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

KIOSQUE A JOURNAUX

Amanien.info © 2017 Tous droits réservés