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Dossier - Émergence du cancer en Afrique et dans le monde/ Pr. David El Khayat, cancérologue: 20 millions de nouveaux cas d’ici 2020

Posté le 20-10-2017 | 491 Vue(s)

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« En 2015, 8,8 millions de personnes sont mortes du cancer. Aussi, environ 70 % des décès dus au cancer se produisent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le cancer représente une charge considérable pour l’économie mondiale. Car son coût annuel pour l’économie est estimé à environ 2000 milliards de dollars soit environ 55488,47milliards de F cfa. A l’échelle mondiale, on estime à 14 % seulement la part des personnes ayant besoin des soins palliatifs et qui peuvent actuellement en bénéficier » Ces chiffres et indicateurs sont de JaafarHeikel, professeur de médecine préventive responsable central et régional au ministère marocain de la santé. Il a donné ses informations lors de la troisième édition de la Conférence Africa2025 ayant pour thème : « Santé en Afrique: stratégies de prévention et réduction des risques » Qui a eu lieu le 04 octobre 2017 à Casablanca au Maroc, à l’Hôtel Sofitel Cansablanca Tour Blanche. Ce, à l’initiative du think tank Africa 2025. Le Maroc, faut-il préciser dispose de l’un des services ultra- équipé dans la lutte contre le traitement des cancers du sang. Il s’agit du service d’hématologie et d’oncologie adulte pour le traitement des cancers du sang de l’hôpital « 20 Août » situé au Centre hospitalier Universitaire (Chu) Ibn Rochd de Casablanca. C’est le premier du genre dans le Royaume chérifien. Il a été inauguré en janvier 2014, par Sar la Princesse Lalla Salma, présidente de la Fondation Lalla Salma-Prévention et traitement des cancers. Ce service qui a été réalisé, dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de prévention et du contrôle du cancer entre le ministère et cette Fondation, est construit sur 860 mètres carrés avec une enveloppe budgétaire de 10 millions de dirhams soit plus de 591,86 millions de Fcfa financée par ladite fondation.

Revenons aux explications du Professeur David El Khayat cancérologue de son état et ancien chef du Service d’Oncologie Médicale de l ’ Hôpital de la Pitié Salpêtrière de Paris. Face à parterre d’experts de la Santé, Chefs d’entreprises et journalistes africains, il ajoute : « Le cancer est lié à la prolifération anarchique et incontrôlée des cellules résultant de leur altération génomique pendant qu’ en 2000, il a été détecté plus de 10 millions de nouveaux cas dont 6 millions de décès. En 2012 nous étions à 14 millions de nouveaux cas pour 8 millions de décès » Mais que disent les prévisions ? « En 2020, il est prévu 20 millions de nouveaux cas pour 10 millions de décès. En termes de pourcentage, 75% de ces décès surviendront dans des pays qui représentent moins de 5% du Pib mondial. Par ailleurs, le cancer tue plus que la tuberculose, le Sida et la Malaria » , mentionne-t-il.

La montée en puissance des Maladies non transmissibles en Afrique

En Afrique, particulièrement en Afrique du nord, les chiffres sont alarmants. Le Professeur David El Khayat souligne de façon triviale : « La part des décès attribuables aux Maladies non transmissibles, en 2014 dans cette partie du continent africain est supérieure à 50%. Sont mise en cause, la Malbouffe avec une augmentation de la consommation de viande, produits sucrés, salés et des sodas d’une part, la sédentarité la consommation accrue d’alcool et du tabagisme d’autre part. Sans oublier l’exposition aux produits chimiques et la pollution » Mais prévient-il, « une attention encore insuffisante est portée aux Mnt dans les pays à faibles revenus ou revenus intermédiaires (ex : Sénégal, Kenya, Cameroun, Côte d’Ivoire), où l’attention est encore davantage portée aux maladies transmissibles. Dans le monde les données de l’Organisation mondiale de la santé( Oms), 70% des décès ont pour principales cause les Mnt qui sont aujourd’hui la principale cause de mortalité dans la majorité des régions du monde. En 2012, 38 millions décès étaient liés aux Mnt dont 82% vivaient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire » (voir interview) Mais quelle est la part du tabagisme dans l’expansion du cancer en Afrique ? Pour le Pr Mor Ndiaye de la Polyclinique Ihs (Eps 1), Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), la situation est critique. Car, « il y a plus d’un milliard de fumeurs dans le monde. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire vivent plus de de 80% des fumeurs dont 49% d’hommes contre 8% de femmes » Se prononçant sur les conséquences du tabagisme, cette éminence grise précise qu’elles sont de trois ordres : environnemental, socio-économique et sanitaire. « Les conséquences sanitaires liées aux maladies des poumons sont à la base de 1,59 millions de décès contre 745 mille des maladies du foie. Celles de l’estomac pour 723 000 de décès. Pendant que le cancer Colorectal sont la cause 694 000 de décès celui du sein et de l’œsophage entrainent respectivement, 571 000 décès et 400 000 décès » précise le Pr Mor Ndiaye

Face à ce tableau peu reluisant que faut-il faire ?

Aussi, le Pr Khayiat fait un grand témoignage quand il ajoute : « Tout ce que j’ai vu, observé pendant des années de lutte contre le cancer m’a amené au constat que quelque chose pouvait être fait le plus possible en amont : la prévention. Je me suis à ce titre engagé pour que le cancer devienne une priorité nationale au travers du premier Plan Cancer français, et n’ai depuis cessé d’agir au niveau national et international dans la prévention et la lutte contre le cancer. L’explosion épidémique des maladies non transmissibles telle que l’obésité, les Maladie cardio vasculaire (Mcv), cancers, diabète de type 2 et maladies respiratoires…) concernent la planète entière y compris les pays en voie de développement » Il n’a pas oublié de dénoncer certains facteurs aggravants du « tueur silencieux » qu’est le cancer. Citons : le cumul de facteurs défavorables au dépistage et le diagnostic souvent tardif font que la maladie est souvent très avancée au moment du diagnostic. Aussi, mentionnent t-il, « le coût des traitements limite leur mise en œuvre. Il convient de mentionner que l’accès au dépistage est compliqué du fait de la mauvaise qualité des transports et infrastructures routières et des distances. Ajouté à cela les freins culturels notamment pour l’examen des femmes et la méconnaissance des symptômes précoces des cancers et la gêne à aller consulter sont autant d’obstacles à lever dans un continent où l’on note une insuffisance des structures pour la prise en charge des malades » Face à ce tableau peu reluisant que font des pays africains comme la Côte d’Ivoire ? Désormais le traitement du cancer du sein est gratuit en Côte d’Ivoire. Parole du Vice-président Daniel Kablan Duncan. C’était le 09 octobre 2017 à Abidjan, lors de la signature des avenants de protocoles «Roche Access Cancer du Sein», «Roche hépatites virales» et au nouveau protocole «Access Oncologie» avec le Groupe Hoffmann-La Roche. Qui vise à améliorer la prise en charge du cancer du sein et la prévention du cancer du foie. En effet, malgré la baisse importante déjà consentie dans cette optique par la Côte d’Ivoire, la part de 10% à prendre en charge reste encore trop élevée pour les patients en ce qui concerne le traitement du cancer du sein. Ainsi, ajoute M. Duncan, « l’État a décidé d’améliorer l’accessibilité des populations aux thérapies innovantes, en prenant en charge les 10% qui étaient à la charge des patients. Cela porte la contribution de l’Etat de 30 à 40%, pour le cancer du sein et de 25 à 35% pour les hépatites virales ». Autrement dit, l’État va désormais assurer «la gratuité totale» pour les traitements par Herceptin, Avastin, Mabthera et Pegasys utilisés dans la lutte contre les cancers les plus fréquents en Côte d’Ivoire.

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr,envoyé spécial à Casablanca( Maroc)




Encadré :
Pr David Khayat( Président fondateur de l’institut national du cancer- France)à propos de l’émergence du cancer en Afrique

« Les politiques doivent s’investir à fond dans la lutte (…) »

Dans cette interview, le Professeur David Khayat , Ph. D. Oncologue, président d’honneur de l’Institut national du cancer, France et ancien Chef du Service d’ Oncologie médicale de l ’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, fait l’état des lieu.

BAMBA Mafoumgbé - Peut-on dire que le cancer est une maladie incurable ?

Pr. David El Khayat - Absolument pas. En France aujourd’hui plus de 60% des cas de cancers guérissent définitivement. 85% du cancer de l’enfant aussi. Sa curabilité dépend de beaucoup de facteurs notamment de la précocité du diagnostic et de la participation au dépistage. Toutes choses qui sont difficiles dans les pays d’Afrique.

BAMBA Mafoumgbé - Quelle est la situation du cancer aujourd’hui en Afrique ?

Pr. David El Khayat - Elle est très préoccupante. Les nouveaux cas ne cessent d’augmenter. L’Oms estime qu’en 2020, dans le monde, il aura vingt millions de nouveaux cas et 10millions de morts de morts. Sur ces dix millions 75% vont survenir dans des pays qui à eux tous aujourd’hui, ne font pas 5% de la richesse mondiale. Or beaucoup de ces pays sont africains qui vont se chiffrer bientôt en milliard d’habitants et au vieillissement de la population. Il y a aussi ce que j’appelle la westernisation des comportements avec beaucoup de tabac, plus d’alimentation grasse salée, sucré et plus de sédentarité. Sans oublier les maladies infectieuses qui la cause de 25% des cas de cancers. S’agissant des cas liés aux maladies infectieuses, on peut agir par les vaccins qui sont un très bon moyen. Par la lutte contre le tabagisme

BAMBA Mafoumgbé - Pourquoi les statistiques sont plus effroyables dans les pays en voie de développement ?

Pr. David El Khayat - Les statistiques sont effroyables et nous n’avons pas de vrais chiffres. Ils sont totalement sous-estimés. Sur les chiffres que nous avons, nous voyons que très peu de cancers guérissent en Afrique. Vue que les diagnostics sont très tardifs. Il n’y a pas de dépistage. Il y a 27 pays en Afrique qui n’ont aucun centre de cancérologie, aucun cancérologue et de radiothérapie. La Côte d’Ivoire dispose d’un centre de radiothérapie.

BAMBA Mafoumgbé - Vous avez présenté toute à l’heure une cartographie présentant la situation de certains africains. Quelle est la situation de la Côte d’Ivoire ?

Pr. David El Khayat - L’Afrique n’ a pas encore pris conscience de l’épidémie de Cancer qui l’attend dans les années qui viennent. Les pays africains n’ont pas formé assez de cancérologues, ils n’ont pas assez développé de structures de prise en charge du Cancer, de radiothérapie et d’oncologie médicale. Clairement, cela va poser un problème d’inadéquation des moyens mis en œuvre et les défis lié à cette maladie dans l’avenir. Surtout sur le continent africain, c’est un problème important. Le Cancer étant un problème politique, il faut que les politiques le prenne à bras le corps. Qu’ils s’engagent volontairement dans la lutte contre cette maladie auprès des spécialistes et fassent des formations. Pour que demain, il y ait assez de moyen pour traiter les cas de cancer.

BAMBA Mafoumgbé - Ça devrait coûter cher tout de même les évacuations des malades du cancer vers l’Europe voire vers un pays africain comme le Maroc ?

Pr. David El Khayat - Il faut que les malades du Cancer soient pris en charge dans leurs pays. Cela nécessite le développement des structures dans ces pays-là. Le fait d’envoyer les malades à l’étranger n’est pas une solution. Une solution provisoire certes mais la solution durable c’est la formation et la création de structures spécialisées dans le pays du malade.

BAMBA Mafoumgbé - C’est dû à quoi le cancer ?

Pr. David El Khayat - 30% des cancers sont dus au tabac. D’où la nécessité de stratégie de réduction des risques. Car je ne crois pas qu’il y aura un monde sans tabac. Il y aura les mafias et les trafics. Donc on n’empêchera pas de fumer. Mais il faut fumer des cigarettes moins dangereuses notamment la cigarette électronique. 30% des cas dus aux hormones. Sur ces là, on ne peut pas faire grande chose. Nous avons l’alimentation dont la qualité se détériore et dont la quantité augmente. Il faut revenir à des alimentations plus traditionnelles. Moins riche, moins grasse, moins salé, moins calorique(…) Une alimentation doit- être équilibrée. Il faut plus d’activités physiques.
A vous suivre attentivement l’on a l’impression que vous faites du lobbying pour la cigarette électronique. Vrai ou faux ?
Non ! Il y a une grande étude qui vient d’être faite par des experts anti-tabac aux Usa. Celle-ci montre que si tous les fumeurs fumaient la cigarette électronique, il y aurait 6 à 6,5 millions de morts en moins dans le monde. Ce n’est pas moi qui le dit Par ailleurs, je ne fais pas l’apologie de la cigarette électronique mais de toutes les stratégies de réduction des risques.

BAMBA Mafoumgbé - Parlez- nous un peu de votre plan anti-cancer qui a fait des émules à travers le monde ?

Pr. David El Khayat - J’ai aidé beaucoup de pays à mettre en place leurs plans nationaux. L’intérêt d’un plan national, c’est la coordination, l’évaluation, les financements intégrés. C’est-à-dire qu’ au lieu d’avoir des gens qui font la prévention, la recherche et le dépistage, tout le monde travaille ensemble. Afin que de la prévention jusqu’ aux soins palliatifs, la lutte contre le cancer soient efficace.

BAMBA Mafoumgbé - Vous avez conçu des lois anti-tabac et des mesures d’interdiction de fumer en public. Quels ont été les effets ?

Pr. David El Khayat - La seule chose qui a porté, c’est l’augmentation du prix du paquet de cigarettes qui a eu des effets. C’est ça qui a entrainé 1, 8 million de fumeurs en moins en France. Le reste c’est important mais ce n’est pas fondamental.

Interview réalisée à Casablanca par Bamba M.

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FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Niger : cinq soldats et un civil tués dans une attaque terroriste à Toumour NIAMEY, 18 janvier (Xinhua) -- L'attaque perpétrée par des combattants du groupe terroriste Boko Haram mercredi soir contre une compagnie des forces armées nigériennes à Toumour, dans la région de Diffa (extrême sud-est du Niger), proche de la frontière nigériane, a fait six morts, cinq militaires et un civil, a annoncé jeudi la chaîne de radio privée nigérienne ANFANI. En outre, une dizaine de véhicules appartenant à l'armée ont été emportés par les assaillants, qui ont aussi brûlé plusieurs autres véhicules, dont un char de combat, a fait savoir la même source, sans donner plus de précisions sur le bilan du côté des assaillants. Mercredi, des sources de sécurité ont rapporté que cette base militaire avait été attaquée par des hommes lourdement armés. Après de violents combats, les militaires ont mis en déroute les assaillants venus du Nigeria, avant même l'arrivée des renforts dépêchés de Diffa. La région de Diffa subit depuis près de trois ans des attaques à répétition de la part de Boko Haram. Lancées à partir de ses positions nigérianes, ces attaques ont fait des centaines de victimes civiles et militaires nigériennes et des milliers de déplacés au Niger et au Nigeria. Grâce aux opérations de grande envergure engagées depuis plus d'un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre la secte terroriste, ces attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.
Le plus haut conseiller politique chinois s'entretient avec la présidente du Sénat gabonais BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- Le plus haut conseiller politique chinois Yu Zhengsheng s'est entretenu mardi à Beijing avec la présidente du Sénat gabonais Lucie Milebou. "La Chine et le Gabon doivent se soutenir mutuellement sur les sujets ayant trait à nos intérêts fondamentaux et à nos préoccupations majeures, afin de consolider le fondement politique des relations bilatérales", a déclaré M. Yu, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). Le 19e Congrès national du Parti communiste chinois qui s'est tenu en octobre a souligné que la Chine était prête à renforcer la solidarité et la coopération avec d'autres pays en développement, ce qui apportera de nouvelles opportunités au partenariat entre la Chine et le Gabon et au développement de l'Afrique, a indiqué M. Yu. La Chine est prête à aider le Gabon à réaliser un nouveau développement et salue la participation du Gabon au sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine qui se tiendra en Chine plus tard cette année, a fait savoir M. Yu. Il a appelé à promouvoir les échanges entre la CCPPC et le Sénat gabonais sur la gouvernance nationale, le développement économique, l'amélioration du bien-être du peuple et la préservation de la stabilité et l'unité ethnique. Mme Milebou a déclaré que le Gabon attachait de l'importance aux relations avec la Chine et que le Sénat gabonais s'apprêtait à intensifier les échanges amicaux avec la CCPPC.
L'Afrique demeure une priorité de la diplomatie chinoise La tradition diplomatique de la Chine voulant que ses ministres des Affaires étrangères choisissent, chaque année, l'Afrique comme destination de leurs premières visites à l'étranger montre que l'Afrique est toujours une priorité de la diplomatie chinoise, a indiqué samedi à Kigali le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite au Rwanda. Cette tradition diplomatique se poursuit depuis 28 ans, a fait remarquer M. Wang lors d'une conférence de presse à l'issue d'une entrevue avec le président rwandais Paul Kagame, ajoutant que la Chine était toujours l'ami et le partenaire le plus fiable de ses frères africains. Il a également présenté les attentes de son pays concernant le sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) qui aura lieu cette année à Beijing, un forum officiel établi en 2000 avec pour objectif de renforcer la coopération amicale entre les deux parties. Le FCSA est un canal important permettant de mener un dialogue collectif et d'approfondir la coopération mutuellement bénéficiaire entre la Chine et l'Afrique, car il constitue la plateforme la plus grande et la plus productive pour les 29 pays membres de la coopération Sud-Sud, a souligné le ministre chinois. Le sommet du FCSA en décembre 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud) s'est tenu avec un grand succès, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine était disposée à renforcer la communication et la consultation avec les amis africains pour élever le sommet de Beijing de cette année à un nouveau niveau. De nombreux pays africains apprécient et soutiennent l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par le président chinois Xi Jinping, et la Chine souhaite insuffler un nouvel élan à la coopération avec l'Afrique à travers la mise en oeuvre conjointe de cette initiative, a-t-il souligné. En tant qu'extension naturelle et historique de "la Ceinture et la Route", l'Afrique ne devrait pas être absente dans le processus de co-construction, et ne devrait pas non plus être laissée derrière dans le développement mutuel de la Chine et du monde, a ajouté M. Wang. Le ministre chinois, qui est en Afrique pour sa première tournée à l'étranger de l'année, se rendra également en Angola, au Gabon et à Sao Tomé et Principes, après son séjour au Rwanda.
Près de 200 migrants morts ou disparus en Méditerranée à début-2018, selon l'OIM GENEVE, 10 janvier (Xinhua) -- On dénombre près de 200 migrants ou réfugiés morts ou disparus dans la mer Méditerranée sur la route destinée à l'Europe, plus d'une semaine après le début de l'année 2018, a déploré mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les garde-côtes libyens ont secouru mardi près de 300 migrants qui se trouvaient à bord de trois bateaux gonflables, mais selon les témoignages de survivants, environ 100 sont toujours disparus. L'OIM, qui était présente au point de débarquement à Tripoli, a fourni de l'eau et de la nourriture aux survivants. Ces derniers sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment la Gambie, le Sénégal, le Soudan, le Mali et le Nigeria. "Il est triste de voir que pendant les dix premiers jours de 2018 près de 800 migrants ont été sauvés ou interceptés au large des côtes libyennes et que davantage de personnes ont perdu la vie en mer", a déclaré Othman Belbeisi, chef de mission de l'OIM en Libye. "Il faut faire plus pour réduire les mouvements irréguliers et dangereux de personnes le long de la route de la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. Au total 81 décès de migrants ou réfugiés ont été enregistrés en mer Méditerranée lors des 8 premiers jours de l'année, principalement dans les eaux séparant la Libye de l'Italie. Par comparaison, l'OIM n'a enregistré que 26 décès de migrants sur les routes de la mer Méditerranée au cours du mois de décembre 2017, à un moment où les décès de migrants en Méditerranée étaient en forte baisse.
Inauguration du premier Conseil d'entreprises franco-chinois à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Chine PARIS, 9 janvier (Xinhua) -- Le premier Conseil d'Entreprises franco-chinois a été inauguré et a tenu sa première réunion mardi, à l'occasion de la visite officielle du président français Emmanuel Macron en Chine, a annoncé mardi le Comité France-Chine (CFC) dans un communiqué. Cette première réunion du Conseil a d'ailleurs été clôturée en présence des présidents français et chinois Emmanuel Macron et Xi Jinping. Ce Conseil d'Entreprises franco-chinois a pour objetif "de porter les recommandations des entreprises françaises et chinoises dans les domaines économiques auprès des gouvernements des deux pays", explique le communiqué. Il fédère un noyau dur d'une trentaine d'entreprises françaises et chinoises à parité égale, impliquées pour toutes sur le long terme dans la relation bilatérale, représentées nommément par leur CEO. La France et la Chine se sont accordées pour lancer ce premier Conseil d'entreprises franco-chinois lors d'une déclaration conjointe franco-chinoise du 5ème dialogue économique et financier de haut niveau qui s'est tenu à Beijing le 1er décembre 2017 entre le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, et le vice Premier-Ministre chinois Ma Kai. Sa mise en œuvre a été confiée au CFC côté français et à la CCCME (China Chamber of Commerce for import and export and Machinery and Electronic products) côté chinois, opérateur pour le ministère du Commerce (MOFCOM). Présent depuis 40 ans en Chine, le CFC rassemble des entreprises françaises implantées sur le territoire chinois qui représentent un chiffre d'affaires mondial de plus de 1 300 milliards d'euros, et de plus de 100 milliards d'euros en Chine, avec 4 millions d'employés dans le monde et plus de 250 000 en Chine. Il est co-présidé actuellement par Jean-Pascal Tricoire, PDG de SCHNEIDER ELECTRIC et Jean-Louis Chaussade, DG de SUEZ. "Cette création est un pas significatif qui marque l'implication des chefs d'entreprises français et chinois dans le cadre d'un business dialogue régulier et institutionnalisé entre la France et la Chine. Il permettra de pousser des recommandations pragmatiques et au plus proche de la réalité des entreprises auprès des dirigeants des deux pays", souligne le communiqué.

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