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Promoteurs de l’industrie du tabac: Anges ou démons?

Posté le 16-10-2017 | 85 Vue(s)

amanien.info
A l’instar de nombreux sujets économiques ou sociaux, la question de l’industrie du tabac est plus que jamais au centre de vives polémiques. En effet, deux contradictoires philosophies s’y affrontent violemment. D’une part il y a ceux qui passent au peigne fin le visage humain des promoteurs de l’industrie du tabac, et d’autre part ceux qui soutiennent nettement le contraire. Visiblement, le constat aujourd’hui, c’est que camp s’arcboute sur sa position. Mais à l’issue d’un décryptage suffisamment fourni que peut-on retenir ? D’abord jetons le regard sur la première hypothèse. Selon ses tenants, dans un pays à économie libérale depuis les premières heures de son indépendance, et qui aspire aujourd’hui à l’émergence à l’horizon 2020, place est faite pour toutes sortes d’entreprises légales. ‘’ A mon humble avis, je pense que les promoteurs de l’industrie du tabac sont à féliciter et à remercier dans la mesure où ils contribuent à la réduction du chômage et participent à renflouer les caisses de l’État en terme de fiscalité’’, explique Kouadio Félicien, un jeune en quête d’un tout premier emploie. Et à lui de préciser que si une entreprise de tabac lui fait appel aujourd’hui, il y ira précipitamment. A cette position, d’autres intervenants font chorus, soutenant en effet les bienfaits de l’industrie du tabac en termes de créations d’emplois pour les populations et de devises pour les caisses de l’État. Mais leur thèse résiste-t-elle à celle de ceux qui soutiennent le contraire ? De l’avis de ces derniers en effet, l’industrie du tabac ne mérite aucune promotion à ce jour. Pour eux d’ailleurs, cette industrie à toujours été source de problèmes depuis sa genèse. Pratiquée spécifiquement dans la partie nord, la culture du tabac ne représente que 0,28% de la surface cultivable du pays. Elle se situe dans un contexte historique qui remonte des années avant les indépendances. Sa production était essentiellement destinée à la consommation locale. Le nombre de planteurs oscillait entre 3000 et 5000 planteurs selon les années. Quant à la production annuelle, elle, variait entre 200 et 500 tonnes de feuilles sèches et le rendement moyen entre 440 et 1 200kg/ha. Il est clair que le paysan –producteur ne peut vivre de cette activité. Au fil des ans, avec l’évolution, les industries de tabac font leur apparition dans cet univers. Une société,dont le siège est à Bouaké, localité située au centre du pays, prend en main les choses. Ainsi, la production de 3 180 planteurs a été rachetée par cette industrie. Cette production insuffisante donne prétexte à l’importation. Toujours dans un souci de développement de ses activités, une société de la place va même jusqu’à créer la Compagnie agricole et industrielle des tabacs de Côte d’Ivoire. Elle est chargée de l’encadrement des producteurs, en termes de conseils techniques, et fourniture d’intrants. Toujours avec l’évolution des choses, des structures comme Ivoirienne de distribution de tabac, vont faire leur entrée dans le jeu. C’est vrai qu’elles offrent des emplois. Mais que valent ces empois auprès des désagréments ? C’est sans contexte. Le tabac tue. Et selon des sources bien introduites, il tue plus que le Sida, la tuberculose, le paludisme, la drogue, les accidents de routes, les meurtres et autres suicides. Ces sources vont même jusqu’à dire que le tabac est le seul produit qui tue la moitié de ses utilisateurs. Face à ces données, des organisations de lutte contre le tabac ont vu le jour. Elles s’activent chaque jour à faire de la lutte antitabac leur cheval de bataille. Du soutien de l’adoption de la loi antitabac, aux dénonciations des ingérences de l’industrie du tabac, ces structures ne cessent d’interpeller l’État, le gouvernement et les honorables Députés sur la question de l’industrie du tabac. Lors de chacune de leur sortie, ces structures démontrent que l’industrie du tabac est un réel frein au développement socio-économique du pays, avec un important taux de mortalité, des coûts financiers astronomiques et des dérèglements environnementaux palpables. Dans de telles situations, faut-il continuer à encourager les promoteurs des industries du tabac, et autres ? Faut-il continuer de cautionner que ces promoteurs soient cités en exemple face aux jeunes ? Peuvent-ils être des modèles ? Nous en doutons dans la mesure où leurs structures créent plus de soucis qu’elles n’en résolvent. Et les autorités devraient vraiment tenir compte.
Koné Seydou
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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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