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MISSION ÉCONOMIQUE EN ALGÉRIE : SEM.Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA ESTIME QUE CETTE RENCONTRE DONNERA UNE NOUVELLE IMPULSION QUI OUVRIRA DES PERSPECTIVES PROMETTEUSES

Posté le 14-10-2017 | 199 Vue(s)

amanien.info
La mission économique annoncée du 21 au 27 novembre 2017 en Algérie aura bien lieu à la date indiquée à Alger.
Avant ce grand rendez-vous, Germain N’DRI a échangé avec SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA, Ambassadeur de Algérie en Côte d’ivoire sur l’importance de cette mission.

Germain N’Dri - Excellence Bonjour ; une mission économique en Algérie se prépare. Vous êtes l’Ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire, quel sens donnez-vous à cette mission économique en Algérie ?

SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - Tout d’abord merci pour cette excellente initiative qui nous permettre d’informer les ivoiriens de ce que nous allons entreprendre entre mon pays l’Algérie et la Côte d’Ivoire en novembre prochain. Avant de répondre à votre question, je ferai un petit retour en arrière.Cette mission économique qui va se déplacer en Algérie courant novembre prochain, est le résultat et la continuation du Forum Algérie-Afrique, initiée par l’Algérie, au cours duquel une quarantaine de pays africains étaient représentés par des chefs d’entreprises et des acteurs de la sphère économique autour de la thématique « travailler ensemble pour réussir ensemble » et surtout pour favoriser et dynamiser le commerce entre les pays africains. Il s’agissait pour nous de sensibiliser nos frères africains sur la nécessité de promouvoir d’abord les échanges intra- africains, de multiplier les investissements africains en Afrique et de travailler ensemble pour mieux exploiter nos potentialités pour le bien de nos pays et de nos peuples.

Germain N’Dri - Cela veut dire que la foire internationale d’Abidjan que nous connaissons ici ne suffit plus. Il faut aller plus loin ?

SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - Permettez-moi de vous égratigner un peu. La foire internationale d’Abidjan, je regrette de le dire,car comme le disais le président Houphouët Boigny, l’amitié se nourrie de vérité, n’est pas à proprement parler une foire internationale. D’abord en terme de participations,elle n’a d’international que le nom ; il y avait lors de la 3ieme FIA, l’Algérie, le Maroc et le Nigéria comme invité d’honneur qui étaient présents. Avec trois pays on ne fait pas une foire internationale, on est loin des standards internationaux. Pour qu’il ait plus d’impact sur le devenir des relations commerciales inter-africains, il faudrait que les autorités ivoiriennes s’impliquent pour donner plus d’envergure, plus d’éclat à cette foire. Je ne désespère pas qu’elles prennent conscience de cette carence et apporteront leur concours et tout leurs poids pour donner plus d’éclat à une telle manifestation. Les retombées n’en seront que plus profitables pour la cote d’Ivoire et le continent africain

Germain N’Dri - L’Algérie peut beaucoup donner à la Côte d’Ivoire … ?

SEM.Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - Oui. Nous avons une expertise reconnue dans plusieurs domaines ; j’en veux pour preuve, lors de sa visite d’Etat en Algérie,le président Alassane Ouattara a été très élogieux sur les réalisations et le niveau de développement de notre pays. Nous maîtrisons et excellons dans beaucoup de domaines comme : l’électroménager, l’électronique, la téléphonie, les médicaments, l’industrie automobiles, les machines-outils et biens d’autres secteurs. Ce que nous souhaitons, c’est de donner plus de sens à nos relations en multipliant les échanges, les initiatives surtout en les concrétisant.

Germain N’Dri - Ce qui veut dire que dans beaucoup de domaines l’Algérie peut aider la Côte d’Ivoire à s’épanouir ?

SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - Nous nous inscrivons dans la perspective d’une relation gagnant-gagnant. Par ailleurs autant nous souhaitons être présents etinvestir en Côte d’Ivoire, autant nous souhaitons que la Côte d’Ivoire fasse de même chez nous. Parce que nous apprenons les uns des autres et nous nous enrichissons mutuellement. Si une relation entre deux pays est déséquilibrée, elle n’a pas d’avenir. Nous tablons sur des relations équilibrées où chacun gagne.

Germain N’Dri - Le souhait de l’Ambassadeur, c’est que gens aillent sur place pour constater …?

SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - Tout à fait. Il y a une évidence qui s’impose. Le commerce n’aime pas la sédentarité. Le commerce est un mouvement. Donc, il appartient aux hommes et femmes d’affaires, aux chefs d’entreprises autant Ivoiriens qu’Algériens de se déplacer et casser cette glace pour mieux se connaitre et entrevoir les belles perspectives qui s’offrent à nos deux pays et au continent africain. Si demain, chaque pays axe ses efforts sur une dynamisation des relations commerciales inter africaines, je crois que l’Afrique aura fait un grand bond en avant pour lutter contre le sous-développement et atteindre un niveau de développement qui permettra aux populations africaines d’améliorer leurs conditions de vie, et de fait arriver à une meilleure satisfaction des besoins et plus de prospérité…et ce faisant, on tendra forcément vers des pays africains apaisés.

Germain N’Dri - On ne parlera pas de tout dans votre bureau à Abidjan, la scène c’est à Alger que tout se passera, Excellence, pouvez-nous parler un peu des relations entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie ?

SEM. Mohamed Abdelaziz BOUGUETELA - C’est en 1964 que nous avons établi des relations diplomatiques avec la Côte d’Ivoire. Depuis ces relations sont bonnes et empreintes d’amitié et de respect. Toutefois et en dépit de ce caractère amical, elles ne sont pas au niveau des potentialités des deux pays. Je travaille et ambitionne de donner un vrai élan à nos relations en suscitant plus de volontarisme autant du côté algérien qu’ivoirien pour que main dans la main nous donnions une nouvelle impulsion qui ouvrira des perspectives prometteuses.

Interview réalisée par Germain N’Dri

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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