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DOSSIER - Mangue/ Faible transformation locale, la mouche des fruits…: Ces plaies qui contrarient les performances de la filière ivoirienne

Posté le 13-10-2017 | 428 Vue(s)

amanien.info
Les mangues d’origines Côte d’Ivoire sont très prisées sur le marché mondial particulièrement sur le marché de l’Union européenne( Ue). Où l’essentiel de la production ivoirienne est écoulée à l’état brut. C’est-à-dire sous forme de mangues fraiches. Selon les statistiques officielles, « la mangue est devenue après l’ananas et la banane, le 3ème fruit d’exportation de la Côte d’Ivoire, avec une production nationale en 2016 évaluée à 100 000 tonnes dont 32 600 tonnes ont été exportées contre 22 700 tonnes en 2015 ce qui représente une augmentation de 43% . Par ailleurs, sur la campagne 2016, ce sont plus de 6,5 milliards de francs Fcfa qui ont été distribués aux acteurs de la filière ivoirienne de la mangue. Le prix moyen du kilogramme de mangue est fixé à 200 Fcfa la campagne 2017 »Principalement destinée à la consommation locale jusqu’au début des années 1990, la production de mangues s’est ensuite tournée vers l’exportation pour le marché européen, qui a cependant plafonné en moyenne à 10?000 t par an de 2002 jusqu’à la fin de la crise politico-militaire, en 2011. Les performances de la filière ces dernières années sont dues au retour de la paix, mais aussi à l’entrée de la mangue dans le top 5 des fruits les plus consommés au monde. En Côte d’Ivoire, sa contribution à la consistance du revenu des producteurs est connue de tous. « Après la ruée sur l’anacarde, aujourd’hui, c’est la ruée sur la mangue, qui est une source importante de revenus, d’autant que le coton est relégué au second plan », explique Yéo Klotiona, un membre de la coopérative Gninnangnon, basée à Korhogo. Il nous revient que durant une campagne qui ne dure que 45 jours, tous les acteurs se frottent les mains. A en croire M. Koné Abdoulaye responsable de la production de la Société de conditionnement et de transformation de la mangue (Stcpa), « Tout le monde y trouve son compte, des producteurs aux importateurs, sans compter les transporteurs, les propriétaires de tricycles et les opérateurs économiques. Les plus petits acteurs, c’est-à-dire les récolteurs s’en sortent avec au moins 150 000 Fcfa à la fin des 45 jours de la campagne » Malheureusement, cette ruée vers cette filière de production est contrariée par les fameuses mouches de fruits qui est en train de détruisent depuis quelques années, les productions du verger ivoirien qui est concentré dans la zone nord du pays, dans les régions de savanes (Korhogo, Sinématiali, Ferkessédougou et Odienné). La production ivoirienne est négativement impactée aussi et surtout les effets du changement climatiques. La mangue est cultivée par des producteurs regroupés au sein de coopératives villageoises, qui assurent 90 % de la production nationale, et par quelques exploitants privés. En effet, selon des sources proches des acteurs de la filière et des services de contrôle qualité et phytosanitaire de l’Union Européenne,( Ue), « la Mouche des fruits est en train de détruire les productions de mangue de plusieurs pays producteurs africains de ce fruit. Citons le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire » Concernant la Côte d’Ivoire dont l’essentiel du parc de production se trouve dans la partie nord du pays, « ne se porte pas bien depuis quelques années » Consécutivement à l’invasion de la mouche des fruits et exacerbée par l’absence de traitement phytosanitaire du verger durant la décennie de crise. « La situation dans la filière mangue est pour le moins catastrophique. Pour plusieurs raisons dont la première réside dans le changement climatique. Le verger a subit les conséquences du dérèglement climatique dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Les saisons de pluies sont non seulement décalées mais aussi tardives. La pluie de Février arrive un peu tard. De ce fait, les mangues ne prennent pas de volumes et n’arrivent pas à maturité satisfaisante. Etant donné que depuis des années, les importateurs sont habitués à recevoir l’origine Côte d’Ivoire dès la deuxième quinzaine du mois de Mars, ils insistent toujours Pour que la campagne démarre au plus tôt. Depuis quelques années, nous assistons à une course de vitesse. Mais à l’arrive, nous sommes confrontés à un problème de qualité qui impacte négativement les prix. ( ….) »



Une synergie d’action pour lutter contre la mouche des fruits



Face à la constance du nombre d’interceptions à l’entrée des pays importateur, malgré l’augmentation de la quantité de mangues à l’exportation, une synergie d’action à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest est en marche. « Pour faire face à un sinistre de la filière ouest africaine de la mangue, il est prévu la mise en place d’un un plan régional de lutte contre ce phénomène en Afrique de l’Ouest, d’un coût de 15,4 milliards de francs Cfa. Ce qui permettra d’améliorer les revenus des producteurs des fruits et légumes et de réduire de façon significative le nombre d’interceptions dues aux mouches des fruits. La Côte d’Ivoire a continué de subir un certain nombre d’interception. Il y en a eu 10 au total en 2015. » révèle le porte- parole du gouvernement ivoirien. L’un des principaux défis reste de gagner la lutte contre la mouche des fruits, véritable fléau pour les producteurs ouest-africains?: aux portes de l’Union européenne, si la présence d’un seul insecte est constatée à l’intérieur d’un conteneur de mangues, la totalité de sa cargaison est alors « interceptée » et détruite. Des experts du Centre national pour la recherche agronomique( Cnra) qui est affirmatif sur la question ajoute : « il faut un traitement et une lutte synchronisée pour circonscrire l’effet dévastateur de ces mouches dont l’action destructrice touchent aussi, le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal, la Guinée et le Mali pour ne citer que les producteurs africains » Cette fameuse mouche a envahi toutes les zones de production à travers le monde. En outre, du fait leur grande mobilité, elles s’attaquent à tous les fruits sur leur passage. « Ces mouches seraient venues du Sirilanka. Via l’Afrique de l’Est pour se retrouver en Afrique de l’Ouest. L’inconvénient, est que dès que les services vétérinaires et douaniers interceptent un arrivage infesté, automatiquement, l’origine est interdite à l’exportation. Si rien n’est fait, les autres productions comme l’anacarde ne sont pas à l’abri» Ajoute M. Coulibaly Kolo, producteur et exportateur de mangues basé à Sinematiali. Non sans ajouter que la faible production est due au changement climatique. « Nous subissons les effets du changement climatique. La très longue sécheresse est l’une des principales causes de la faible production. On n’a jamais vu cela depuis que nous sommes dans le métier. Avant sur un hectare de verger, on pouvait en sortir cinq bâchées ,mais cette année, sur un hectare, il est difficile de récolter 45 caisses de mangues. » a-t-il indiqué. Face à la situation, les acteurs demandent à l’Etat ivoirien d’apporter son soutien à la filière mangue, pour ne pas que la production baisse de façon drastique. Au début de 2015, le ministère de l’Agriculture a notamment lancé une campagne de traitement phytosanitaire à base de pesticides biologiques sur 20?000 ha de vergers dans le nord du pays. Avec l’appui du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca), le gouvernement envisage de financer l’introduction de nouvelles variétés?: les manguiers ont aujourd’hui un rendement maximal de 3 à 7 tonnes par hectare, les nouveaux plants devraient permettre de passer à une production de 10 à 15 t par ha pour la variété Kent et de 15 à 20 t par ha pour les variétés Keitt et Palmer. Mais pendant combien de temps la Côte d’Ivoire, premier pays africain exportateur de mangues très prisées sur le marché mondial, principalement sur le celui de l’Union européenne, doit continuer à ravitailler en mangues fraiches ces marchés indiqués plus haut ?



Cap sur la transformation locale



M. Abbé, est le directeur exécutif d’une coopérative fruitière qui travaille aussi sur les mangues. Interrogé sur le taux de transformation locale de la mangue ivoirienne avoue que « c’est depuis ces deux dernières années que les choses ont véritablement démarré. En ce qui concerne la mange séchée, le tonnage ne devrait pas dépasser les 50 tonnes » La Côte d’Ivoire disons –le, n’a que deux produits qu’elle parvient à transformer en intégralité. Il s’agit du palmier à huile et du coton en graine. Pour le reste, les taux de transformation varient d’une spéculation à une autre. Le cacao à hauteur de 30%, et moins de 5% pour les autres produits d’exportation comme l’anacarde, le café, l’hévéa, la mangue et l’ananas. Que faire pour rendre davantage compétitive la filière ivoirienne de la mangue ? Malgré la hausse de la production, la Côte d'ivoire n'exporte que 20%. Le reste de la production étant soit consommé localement soit jeté à la poubelle , faute de plate-forme adéquate de stockage et de conditionnement sur place. Le ministère ivoirien de l'Agriculture et du développement rural préconise une restructuration qui s’impose. Ayant perçu son caractère stratégique pour les régions de production, le gouvernement ivoirien a engagé plusieurs projets afin de structurer la filière mangue, qui est inscrite au Plan national de développement (Pnd) notamment dans le cadre du Plan national d’investissement agricole (Pnia). Qui prévoit par ailleurs la création d’une plate-forme logistique spécialisée de 5 ha au port d’Abidjan. Celle-ci permettra d’absorber une bonne quantité de mangues destinées à l’exportation, ainsi que la création d’une unité de production de jus concentré spécifiquement destiné au marché saoudien. Sur ce dossier des négociations entamées entre la partie ivoirienne et le secteur privé saoudien, la création d’une unité de transformation est en bonne voie. Surtout que l’Arabie Saoudite est l’un des pays qui consomme le plus les mangues concentrées. Comme dans les autres filières agricoles, l’un des objectifs pour gagner en valeur ajoutée est de développer la transformation locale. Plusieurs projets d’unités de séchage de mangues sont à l’étude. Ils doivent aussi permettre de créer des emplois. Une phase pilote financée par le Firca, la Banque mondiale et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppao/Waapp) est en cours d’exécution. La mangue contribuant entre 3 et 4% au Produit intérieur brut (Pib) et à presque 10% dans le Pib agricole, il faut mettre véritablement le cap sur la transformation locale. Les revenus annuels substantiels générés par le commerce de la mangue par les 5 000 producteurs recensés s’élèvent à sept milliards de francs Cfa , pour une capacité annuelle de production de 120 000 tonnes. La Côte d’Ivoire est le deuxième pays producteur de mangues en Afrique de l’Ouest.



Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr[...]

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Le président congolais dément les allégations accusant la Chine d'avoir espionné l'UA (INTERVIEW) BRAZZAVILLE, 9 février (Xinhua) -- Lors d'une interview accordée jeudi à Xinhua, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a qualifié de "ridicule" l'information publiée par le journal français Le Monde et relayée par certains médias, qui accuse la Chine d'avoir espionné le siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Le bâtiment de 20 étages, construit et financé par la Chine en 2012, constitue un symbole de la coopération sino-africaine. "Ce geste de la Chine vis-à-vis de l'Afrique a été salué par les dirigeants africains comme signe de grande amitié entre les peuples africains et chinois", a souligné le président congolais. "Les médias qui ont partagé cette nouvelle ridicule devraient tout d'abord savoir que lorsque nous débattons à l'Union africaine, nous n'avons pas de problème à cacher", a-t-il déclaré. S'il y a des "négociations diplomatiques ou négociations secrètes, ça n'a pas lieu à l'occasion de débats sur l'UA", a-t-il poursuivi. Le même journal relate également que des micros auraient été découverts dans les murs et que le siège de l'UA aurait été victime d'une fuite de données spectaculaire. "Tout cela est ridicule", a indiqué le président congolais. "Selon certaines informations que nous avons reçues, les équipements sont venus de différents pays, pas même de la Chine. Vous pouvez voir à quel point ces fausses nouvelles sont ridicules." Evoquant la coopération entre l'Afrique et la Chine, le chef de l'Etat congolais a indiqué que le sommet à Johannesburg en 2015 avait offert une perspective globale à la coopération entre la Chine et l'Afrique. "Au cours de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a fait une déclaration importante et nous avons eu une annonce importante. Grâce à cela, nous voyons que la coopération stratégique entre la Chine et l'Afrique a pris un pas en avant significatif", a-t-il déclaré. "Ce geste de la Chine a été salué par tous et nous continuons à le saluer", a ajouté le président. L'article du Monde, publié à l'occasion de l'ouverture de la réunion des chefs d'Etat du 30e sommet de l'UA, a été critiqué par plusieurs responsables de l'UA, dont son président en exercice, Paul Kagamé, et le président de sa Commission, Moussa Faki.
Côte d'Ivoire : un gala d'artistes chinois pour célébrer la Fête du printemps à Abidjan ABIDJAN, 8 février (Xinhua) -- Un grand spectacle culturel animé par la troupe artistique de la province chinoise du Henan, composée du théâtre de chant et de danse de Zhengzhou et du temple de Shaolin du mont Song, a constitué mercredi le point focal de la célébration à Abidjan de la Fête du printemps, le Nouvel An chinois. Dans la grande salle du Palais de la Culture d'Abidjan, autorités ivoiriennes et chinoises, public ivoirien de tous rangs et ressortissants chinois venus en grand nombre, ont eu droit à un spectacle original et haut en couleurs. La soirée s'ouvre sur "les réjouissances", une danse en guise de présentation qui allie force et grâce avec sur le podium les moines du temple de Shaolin tout de jaune vêtus et les belles jeunes filles du théâtre de danse et de chant de Zhengzhou. Petite pause. Et, pour marquer l'amitié sino-ivoirienne, place est faite à l'humoriste ivoirien Joël, l'un des présentateurs de la soirée, pour raconter une histoire drôle qui arrache un fou rire dans la salle. L'artiste reviendra plus tard pour montrer son talent de chanteur en interprétant, sous des ovations nourries, une chanson populaire chinoise et un opéra. Puis, revoilà les moines : boxe d'imitation du singe, du crapaud, de la mante religieuse, du tigre, du serpent, du canard, maniement du fouet, du fauchon, de la longue épée, du bâton.... Tout y passe pour illustrer les armes des moines Shaolin, leurs techniques, leur force mais également la finesse des arts martiaux. En cinq actes, les moines de Shaolin gratifient le public de postures, de mouvements, de gestes à couper le souffle. "Waow! ils sont impressionnants", "ils sont trop forts", "bravo", peut-on entendre à chaque passage alors que la salle applaudit à tout rompre. Quand vient l'instant où un moine Shaolin brise une brique avec la main, perce une plaque de verre avec une aiguille, casse une plaque d'acier avec la tête ou encore quand il laisse soutenir tout son corps sur quatre lance sans la moindre égratignure, c'est la stupéfaction. "Il n'y a pas de mot pour dire ce que je vois, ce n'est pas la sorcellerie ça ?", s'interroge, ébahi, un spectateur. "C'est comme dans les films de karaté qu'on regarde au cinéma", s'écrie un autre, émerveillé. Avant d'ajouter : "donc ce ne sont pas des mensonges, les scènes de karaté qu'on voit dans les films chinois ?". Son voisin se charge de lui répondre : "ce que tu vois là ce n'est pas un film, c'est la réalité". Outre les arts martiaux, la troupe de la province du Henan a une autre richesse dans son sac, avec les radieuses chanteuses et danseuses du théâtre de Zhengzhou qui envoûtent le public. En cinq actes également, que ce soit avec la danse collective, avec l'opéra de Yu ou l'opéra chinois, la troupe fait vibrer le public grâce à la belle voix de la chanteuse, Liu Wenhui, et par les mouvements gracieux et majestueux, dans un ballet bien orchestré, des danseuses. La soirée s'achève au rythme de "la brillance des étoiles", une danse qui réunit comme à l'ouverture, moines, chanteuses et danseuses dans un tableau coloré fait de finesse, de souplesse, de beauté, de force et d'assurance. Pour l'étudiant Diarra Souleymane, "c'était extraordinaire, point n'est besoin d'être Chinois pour apprécier la beauté et l'originalité du spectacle". "Ce fut un voyage en Chine tout en étant à Abidjan, simplement merveilleux", commente un autre étudiant. La soirée a été présidée par l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Tang Weibin, et le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, Fausséni Dembélé. M. Tang a expliqué que le Nouvel An chinois signifie l'avènement du printemps, prédit le réveil de la nature et est donc une fête remplie d'espérance et des aspirations du peuple chinois pour une vie plus heureuse et plus belle. Il a ajouté que cette année, le festival du Nouvel An chinois porte un sens spécial car il inaugure la célébration du 35ème anniversaire des relations diplomatiques sino-ivoiriennes. "La Chine et la Côte d'Ivoire sont déjà devenus de bons frères et de bons partenaires et les coopérations bilatérales dans les secteurs politique, diplomatique, économique, militaire et culturel sont très approfondies et fructueuses", a poursuivi M. Tang. L'ambassdeur chinois a annoncé des "activités diverses et colorées" qui seront organisées cette année conjointement par les deux parties pour approfondir davantage la coopération et les échanges entre les deux pays dans tous les domaines et à tous les niveaux, et promouvoir ainsi les relations amicales et la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé. "La Chine reste un partenaire essentiel pour la Côte d'Ivoire et son apport est inestimable dans la mise en oeuvre de son programme national de développement, ce qui contribue de manière significative à promouvoir et à approfondir la coopération déjà excellente entre les deux pays", a renchéri Fausséni Dembélé. Il en veut pour preuve l'accord de coopération signé avec la Chine en 1992 dans le domaine de la culture qui traduit "très bien la fluidité d'une coopération culturelle au bénéfice de chacun des deux pays signataires de l'accord". "Ce programme à visage humain accroit les perspectives entre acteurs culturels et montre clairement que malgré la distance, la Côte d'Ivoire et la Chine s'engagent à la qualité, au dynamisme et à la performance de leur coopération culturelle, socle du développement auquel aspirent les deux pays frères", a conclu le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, non sans rappeler que le Palais de la Culture d'Abidjan est un don de la République populaire de Chine.
Sénégal: menace de perturbations à l'occasion de la visite du président français DAKAR, 1er février (Xinhua) -- La visite, à partir de jeudi soir, du président français Emmanuel Macron au Sénégal suscite beaucoup de remous, avec la menace de certains partis politiques et d'activistes de la perturber. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite de trois jours au Sénégal, la première depuis son accession au pouvoir. Il va participer avec son homologue sénégalais et d'autres sommités mondiales à la troisième Conférence internationale de la reconstitution de fonds du Partenariat mondial pour l'Education. M. Macron va assister aussi à la signature d'accords entre les gouvernements sénégalais et français, visiter le chantier du futur train express et se rendre à Saint-Louis, dans le nord du pays. Plusieurs organisations politiques et associations de la société civile ont annoncé leur intention de profiter de cette visite pour manifester leur mécontentement contre le président Macky Sall. "Quand Macron sera au Sénégal, nous irons manifester notre colère auprès de lui en arborant du rouge", a indiqué Oumar Sarr, coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais, une des principales forces de l'opposition sénégalaise. Plusieurs groupes d'activistes, comme le collectif anti-franc CFA "France dégage", membre de l'ONG Urgences panafricanistes, prévoient des manifestations lors de cette visite. Le préfet de Dakar a décidé d'interdire toutes les manifestations dans la ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), regroupant le pouvoir et ses soutiens, a invité ses sympathisants à se mobiliser pour qu'un accueil populaire soit réservé au président français. La France entretient des relations étroites avec le Sénégal. Selon le quotidien Enquête, les importations de produits français au Sénégal représentent 500 milliards de francs CFA, tandis que les exportations de produits sénégalais vers la France s'élèvent à 50 milliards de francs CFA. Le journal relève que "78% des investissements directs étrangers" réalisés au Sénégal viennent de France. Cette mainmise de certaines entreprises françaises sur l'économie sénégalaise est cependant dénoncée par certains intellectuels et activistes.
La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale BEIJING, 3 janvier (Xinhua) -- La réussite du développement de la Chine contribue désormais à combler le déséquilibre Nord-Sud et conforte l'efficacité du modèle chinois, a affirmé récemment Liu Baokui, expert de l'Institut de recherche sur la macroéconomie de Chine, cité par le magazine en français "La Chine au présent". Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'économie mondiale progressera de 3,6% cette année, tandis que la croissance économique de la Chine atteindra 6,7%, contribuant pour 35% à la croissance économique mondiale. Une économie globalement stable et meilleure que prévu. En 2017, la tendance globale de l'économie chinoise était au maintien de sa progression dans la stabilité. Sur les trois premiers trimestres, la croissance économique a atteint 6,9 %, alors que l'emploi, les prix, la balance des paiements et autres indicateurs clés se sont avérés meilleurs que prévu. On comptait 10,97 millions de nouveaux emplois urbains dans l'ensemble du pays, soit une augmentation de 300.000 personnes par rapport à la même période l'année précédente. La croissance des revenus des habitants a dépassé celle du PIB pendant les trois premiers trimestres consécutifs. Le revenu disponible par habitant s'est accru de 7,5 % (après déduction des facteurs) dans tout le pays, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. De nombreuses institutions nationales et étrangères et nombre d'experts ont révisé à la hausse leurs prévisions pour la croissance économique chinoise. Par exemple, le FMI a relevé dans son récent rapport World Economic Outlook sa prévision concernant la croissance économique chinoise de 0,1 point de pourcentage pour 2017 et 2018. La Banque mondiale, quant à elle, a également rehaussé le taux de croissance économique de la Chine, de 6,5% à 6,7%, dans son dernier rapport semestriel East Asia and Pacific Economic Update. Nouveautés et points phares En 2017, en dépit de l'adieu à la croissance à deux chiffres et l'entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moyennement rapide, la qualité de la croissance économique chinoise, son efficacité et sa structure se sont considérablement améliorées, grâce à une série de mesures, dont la réforme structurelle du côté de l'offre. On constate des nouveautés dans la stabilité, tandis que les points phares ne manquent pas. Primo, la contribution du secteur tertiaire à la croissance économique s'est encore accentuée : au cours des trois premiers trimestres de 2017, la valeur ajoutée réalisée par le secteur tertiaire a crû de 8,3 % en rythme annuel, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. La croissance du secteur des services productifs, tels que les transports et communications, l'entrepôt et les services postaux, la transmission de l'information, les services de logiciels et de technologies de l'information, la location et les services aux entreprises, ont tous connu un essor rapide. La consommation est devenue la principale force motrice de la croissance économique. Les preuves sont là : la part de la valeur ajoutée concrétisée par le secteur des services dans le PIB s'est élevée à 52,9 % pour les trois premiers trimestres de 2017, tandis que la contribution des dépenses de consommation finale au taux de croissance du PIB représentait 64,5 %, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à la même période l'année précédente. Secundo, l'économie réelle a hâté le pas vers le moyen et haut de gamme. L'industrie manufacturière des hautes technologies et celle de l'équipement ont affiché une tendance à la hausse, avec une valeur ajoutée accrue respectivement de 13,4 % et 11,6 % en rythme annuel pour les trois premiers trimestres de 2017, soit 6,7 et 4,9 points de pourcentage de plus que l'industrie de grande dimension. Le "Fabriqué en Chine" a résisté à la double pression de la concurrence à faible coût des pays dont le démarrage a été tardif et de la réindustrialisation des pays développés, permettant au pays d'améliorer davantage la compétitivité de l'industrie manufacturière. De la plate-forme de forage Blue Whale 1 capable d'extraire de la glace combustible en eaux profondes au module Tiangong-1 en passant par le train à grande vitesse Fuxing (service ferroviaire le plus rapide du monde), l'aérospatiale de la Chine, ses avions gros porteurs, ses trains à grandes vitesse, ses machines-outils à commande numérique, ses véhicules à énergies nouvelles ont réussi des percées importantes. Tertio, la transition vers de nouveaux moteurs de développement s'est accélérée. Une série de mesures mises en oeuvre par le gouvernement chinois ont promu la liquidation des secteurs en surcapacité de production, favorisé la transformation et la montée en gamme des industries traditionnelles, et inspiré constamment l'entrepreneuriat et l'innovation pour tous. Par la suite, de nouveaux acteurs du marché ont grandi rapidement. Pour les trois premiers trimestres, les entreprises nouvellement enregistrées se sont multipliées pour atteindre le nombre de 4,51 millions, en hausse de 12,5% en rythme annuel, alors que l'enregistrement quotidien moyen s'est élevé à 16.500, dépassant le niveau de 2016. L'économie « des nouveaux secteurs, des nouveaux modèles d'activités, des nouvelles technologies et des nouvelles industries" a connu un bel essor, alors que l'"Internet +" est en train de former une nouvelle force motrice. La robotique industrielle, le vélopartage, la location de courte durée, ainsi que les émissions en direct sont devenus les grandes stars de l'année. Mobike a même fait son entrée au Royaume-Uni, à Singapour et au Japon. (à suivre) Quarto, la régulation et le contrôle immobiliers ont obtenu des résultats positifs. En 2017, le gouvernement central a intensifié la régulation et le contrôle immobiliers, en formulant des politiques ciblées correspondant aux particularités de différentes villes. Conformément au positionnement général selon lequel "les biens immobiliers sont à usage résidentiel, non pas à but spéculatif", la régulation et le contrôle immobiliers ont apporté des résultats significatifs. Les perspectives du marché dans les métropoles dites de "premier rang" restent relativement stables, et la demande en investissements ou à des fins spéculatives a été vigoureusement enrayée. Les prix des nouveaux logements commercialisés, construits dans 15 villes favorites des 1er et 2e rangs, ont baissé par rapport à la période précédente. Parmi elles, les quatre villes de premier rang, à savoir Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, ont enregistré une chute pendant 11 mois consécutifs. La mise en place d'un mécanisme à long terme dans le marché immobilier et d'arrangements institutionnels fondamentaux a été accélérée. Le ministère du Territoire et des Ressources, de même que le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, ont entamé, à titre d'essai, la construction de logements locatifs sur des terrains de propriété collective. Offrir de l'énergie positive pour la reprise régulière de l'économie mondiale La croissance stable de l'économie chinoise est devenue la principale force motrice pour la croissance économique mondiale et joue constamment le rôle de stabilisateur, à l'image de la "pierre de ballast", et de "propulseur" dans le processus de la reprise régulière de l'économie mondiale. Ces dernières années, la contribution de l'économie chinoise à la croissance économique mondiale ne cesse de s'accroître et pourrait s'élever à 34,6% en 2017 selon les estimations du FMI. La Chine favorise, de fait, la reprise du commerce mondial. Depuis la crise de la dette en Europe, on constate une montée du protectionnisme à l'échelle mondiale et une tendance évidente à l'antimondialisation. Or, la croissance très forte du commerce d'import-export de la Chine a redressé fermement cette situation. Les trois premiers trimestres de 2017 ont vu croître son chiffre d'affaires d'import-export de 16,6% par rapport à la même période l'année précédente. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de janvier à août, les importations chinoises représentaient 10,9% du total mondial, un taux supérieur à 0,7 point de pourcentage par rapport à la même période en 2016, ce qui a efficacement promu la reprise du commerce mondial. Les importations chinoises ont augmenté de 22,3% pour les trois premiers trimestres, stimulant de manière efficace la demande globale. Quant aux exportations chinoises, en plus des produits traditionnels à forte intensité de main-d'oeuvre, la Chine a également exporté des produits de haute technologie comme les trains à grande vitesse et l'énergie nucléaire, mais aussi des équipements complets. L'initiative des nouvelles Routes de la soie est devenue un bien public international populaire. Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les nouveaux investissements de la Chine dans 57 pays riverains ont totalisé 9,6 milliards de dollars, soit 12,3% du total de ses investissements à l'étranger sur cette période, en hausse de 4 points de pourcentage en glissement annuel. Le volume total de l'import-export de la Chine à l'égard de la Russie, de la Pologne et du Kazakhstan s'est accru respectivement de 27,7%, 24,8% et 41,1% au cours de cette période. La coopération de la Chine avec les pays riverains et ses investissements ont stimulé la croissance économique dans ces pays et dynamisé l'emploi local. Fin août, les entreprises chinoises avaient créé 247.000 emplois locaux. Les trains de fret Chine-Europe sont un point phare de l'initiative des nouvelles Routes de la soie. En comptant sur le nouveau pont continental eurasien et le pont continental de Sibérie, la Chine a ouvert dans 34 de ses villes 57 lignes desservant 34 villes réparties dans 12 pays européens. La Chine a fourni des solutions chinoises à la gouvernance mondiale. Le concept de "communauté de destin" avancé par la Chine, doublé des efforts fournis pour la promotion de la démocratisation de la gouvernance mondiale, visant à représenter davantage les revendications des pays en développement, est en passe de jouer un rôle plus important. Tenu à Xiamen en 2017, le 9e Sommet des BRICS a inauguré la deuxième "décennie d'or" pour la coopération des BRICS. À l'issue du sommet a été publiée la Déclaration des dirigeants des BRICS de Xiamen, dans laquelle les BRICS se sont accordés à encourager une architecture plus efficace de la gouvernance économique globale afin de mieux refléter l'actuel paysage économique dans le monde. En outre, de nombreux consensus, déclarations et accords ont été adoptés dans les domaines de la coopération politique, sécuritaire et économique, de même que dans ceux des échanges culturels et humains. Tout cela permettra d'accroître la voix des marchés émergents et des pays en développement dans la gouvernance mondiale et donnera une nouvelle impulsion au règlement du déséquilibre du développement Nord-Sud et à la promotion de la croissance économique mondiale.
Guinée-Bissau : le FMI recommande une bonne planification de l'investissement public BISSAU, 25 janvier (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la décision du gouvernement de la Guinée-Bissau d'augmenter les investissements publics dans les infrastructures, soulignant toutefois que cela exigeait une "gestion prudente", une "bonne planification" et une attention sur la dette générée. "L'augmentation de l'investissement [public] est la bienvenue, car elle peut remédier à des lacunes critiques dans les infrastructures du pays, mais le processus doit être géré avec soin", a déclaré l'équipe du FMI dans un communiqué publié mercredi à l'issue d'une une visite en Guinée-Bissau. L'équipe dirigée par Tobias Rasmussen est à Bissau depuis le 19 janvier pour évaluer le budget de l'Etat proposé pour 2018, afin d'analyser les implications fiscales et financières liées à l'intention du gouvernement d'augmenter les investissements dans les infrastructures et pour discuter de la situation du secteur bancaire. "L'activité économique reste dynamique, soutenue par une gestion budgétaire efficace: l'inflation est restée faible, les recettes fiscales se développent de manière robuste et la croissance du PIB réel reste proche du rythme de 2017, environ 5,5%", a indiqué M. Rasmussen dans une note écrite. D'autre part, les investissements publics et privés augmentent, ce qui apporte un nouvel élan à la croissance. Quant au budget 2018, le FMI considère que la version approuvée par le Conseil des ministres "reflète les efforts des autorités pour améliorer la mobilisation des recettes et créer un coussin budgétaire pour les dépenses prioritaires, conformément aux objectifs du programme soutenu par le FMI". En ce qui concerne la situation du secteur bancaire, le FMI a réaffirmé que la Guinée-Bissau doit veiller avec vigilance sur les entités financières afin d'"assurer un secteur financier sain qui appuie une croissance économique soutenue". "Cela inclut une surveillance bancaire efficace et un contrôle des normes prudentielles", a suggéré le FMI, sans donner plus de détails sur les banques qui ont le plus besoin d'attention. L'équipe du FMI sera à Bissau en mars "pour entamer des discussions avec les autorités" sur la cinquième revue du programme, a indiqué le communiqué.

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