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DOSSIER - Mangue/ Faible transformation locale, la mouche des fruits…: Ces plaies qui contrarient les performances de la filière ivoirienne

Posté le 13-10-2017 | 316 Vue(s)

amanien.info
Les mangues d’origines Côte d’Ivoire sont très prisées sur le marché mondial particulièrement sur le marché de l’Union européenne( Ue). Où l’essentiel de la production ivoirienne est écoulée à l’état brut. C’est-à-dire sous forme de mangues fraiches. Selon les statistiques officielles, « la mangue est devenue après l’ananas et la banane, le 3ème fruit d’exportation de la Côte d’Ivoire, avec une production nationale en 2016 évaluée à 100 000 tonnes dont 32 600 tonnes ont été exportées contre 22 700 tonnes en 2015 ce qui représente une augmentation de 43% . Par ailleurs, sur la campagne 2016, ce sont plus de 6,5 milliards de francs Fcfa qui ont été distribués aux acteurs de la filière ivoirienne de la mangue. Le prix moyen du kilogramme de mangue est fixé à 200 Fcfa la campagne 2017 »Principalement destinée à la consommation locale jusqu’au début des années 1990, la production de mangues s’est ensuite tournée vers l’exportation pour le marché européen, qui a cependant plafonné en moyenne à 10?000 t par an de 2002 jusqu’à la fin de la crise politico-militaire, en 2011. Les performances de la filière ces dernières années sont dues au retour de la paix, mais aussi à l’entrée de la mangue dans le top 5 des fruits les plus consommés au monde. En Côte d’Ivoire, sa contribution à la consistance du revenu des producteurs est connue de tous. « Après la ruée sur l’anacarde, aujourd’hui, c’est la ruée sur la mangue, qui est une source importante de revenus, d’autant que le coton est relégué au second plan », explique Yéo Klotiona, un membre de la coopérative Gninnangnon, basée à Korhogo. Il nous revient que durant une campagne qui ne dure que 45 jours, tous les acteurs se frottent les mains. A en croire M. Koné Abdoulaye responsable de la production de la Société de conditionnement et de transformation de la mangue (Stcpa), « Tout le monde y trouve son compte, des producteurs aux importateurs, sans compter les transporteurs, les propriétaires de tricycles et les opérateurs économiques. Les plus petits acteurs, c’est-à-dire les récolteurs s’en sortent avec au moins 150 000 Fcfa à la fin des 45 jours de la campagne » Malheureusement, cette ruée vers cette filière de production est contrariée par les fameuses mouches de fruits qui est en train de détruisent depuis quelques années, les productions du verger ivoirien qui est concentré dans la zone nord du pays, dans les régions de savanes (Korhogo, Sinématiali, Ferkessédougou et Odienné). La production ivoirienne est négativement impactée aussi et surtout les effets du changement climatiques. La mangue est cultivée par des producteurs regroupés au sein de coopératives villageoises, qui assurent 90 % de la production nationale, et par quelques exploitants privés. En effet, selon des sources proches des acteurs de la filière et des services de contrôle qualité et phytosanitaire de l’Union Européenne,( Ue), « la Mouche des fruits est en train de détruire les productions de mangue de plusieurs pays producteurs africains de ce fruit. Citons le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire » Concernant la Côte d’Ivoire dont l’essentiel du parc de production se trouve dans la partie nord du pays, « ne se porte pas bien depuis quelques années » Consécutivement à l’invasion de la mouche des fruits et exacerbée par l’absence de traitement phytosanitaire du verger durant la décennie de crise. « La situation dans la filière mangue est pour le moins catastrophique. Pour plusieurs raisons dont la première réside dans le changement climatique. Le verger a subit les conséquences du dérèglement climatique dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Les saisons de pluies sont non seulement décalées mais aussi tardives. La pluie de Février arrive un peu tard. De ce fait, les mangues ne prennent pas de volumes et n’arrivent pas à maturité satisfaisante. Etant donné que depuis des années, les importateurs sont habitués à recevoir l’origine Côte d’Ivoire dès la deuxième quinzaine du mois de Mars, ils insistent toujours Pour que la campagne démarre au plus tôt. Depuis quelques années, nous assistons à une course de vitesse. Mais à l’arrive, nous sommes confrontés à un problème de qualité qui impacte négativement les prix. ( ….) »



Une synergie d’action pour lutter contre la mouche des fruits



Face à la constance du nombre d’interceptions à l’entrée des pays importateur, malgré l’augmentation de la quantité de mangues à l’exportation, une synergie d’action à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest est en marche. « Pour faire face à un sinistre de la filière ouest africaine de la mangue, il est prévu la mise en place d’un un plan régional de lutte contre ce phénomène en Afrique de l’Ouest, d’un coût de 15,4 milliards de francs Cfa. Ce qui permettra d’améliorer les revenus des producteurs des fruits et légumes et de réduire de façon significative le nombre d’interceptions dues aux mouches des fruits. La Côte d’Ivoire a continué de subir un certain nombre d’interception. Il y en a eu 10 au total en 2015. » révèle le porte- parole du gouvernement ivoirien. L’un des principaux défis reste de gagner la lutte contre la mouche des fruits, véritable fléau pour les producteurs ouest-africains?: aux portes de l’Union européenne, si la présence d’un seul insecte est constatée à l’intérieur d’un conteneur de mangues, la totalité de sa cargaison est alors « interceptée » et détruite. Des experts du Centre national pour la recherche agronomique( Cnra) qui est affirmatif sur la question ajoute : « il faut un traitement et une lutte synchronisée pour circonscrire l’effet dévastateur de ces mouches dont l’action destructrice touchent aussi, le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal, la Guinée et le Mali pour ne citer que les producteurs africains » Cette fameuse mouche a envahi toutes les zones de production à travers le monde. En outre, du fait leur grande mobilité, elles s’attaquent à tous les fruits sur leur passage. « Ces mouches seraient venues du Sirilanka. Via l’Afrique de l’Est pour se retrouver en Afrique de l’Ouest. L’inconvénient, est que dès que les services vétérinaires et douaniers interceptent un arrivage infesté, automatiquement, l’origine est interdite à l’exportation. Si rien n’est fait, les autres productions comme l’anacarde ne sont pas à l’abri» Ajoute M. Coulibaly Kolo, producteur et exportateur de mangues basé à Sinematiali. Non sans ajouter que la faible production est due au changement climatique. « Nous subissons les effets du changement climatique. La très longue sécheresse est l’une des principales causes de la faible production. On n’a jamais vu cela depuis que nous sommes dans le métier. Avant sur un hectare de verger, on pouvait en sortir cinq bâchées ,mais cette année, sur un hectare, il est difficile de récolter 45 caisses de mangues. » a-t-il indiqué. Face à la situation, les acteurs demandent à l’Etat ivoirien d’apporter son soutien à la filière mangue, pour ne pas que la production baisse de façon drastique. Au début de 2015, le ministère de l’Agriculture a notamment lancé une campagne de traitement phytosanitaire à base de pesticides biologiques sur 20?000 ha de vergers dans le nord du pays. Avec l’appui du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca), le gouvernement envisage de financer l’introduction de nouvelles variétés?: les manguiers ont aujourd’hui un rendement maximal de 3 à 7 tonnes par hectare, les nouveaux plants devraient permettre de passer à une production de 10 à 15 t par ha pour la variété Kent et de 15 à 20 t par ha pour les variétés Keitt et Palmer. Mais pendant combien de temps la Côte d’Ivoire, premier pays africain exportateur de mangues très prisées sur le marché mondial, principalement sur le celui de l’Union européenne, doit continuer à ravitailler en mangues fraiches ces marchés indiqués plus haut ?



Cap sur la transformation locale



M. Abbé, est le directeur exécutif d’une coopérative fruitière qui travaille aussi sur les mangues. Interrogé sur le taux de transformation locale de la mangue ivoirienne avoue que « c’est depuis ces deux dernières années que les choses ont véritablement démarré. En ce qui concerne la mange séchée, le tonnage ne devrait pas dépasser les 50 tonnes » La Côte d’Ivoire disons –le, n’a que deux produits qu’elle parvient à transformer en intégralité. Il s’agit du palmier à huile et du coton en graine. Pour le reste, les taux de transformation varient d’une spéculation à une autre. Le cacao à hauteur de 30%, et moins de 5% pour les autres produits d’exportation comme l’anacarde, le café, l’hévéa, la mangue et l’ananas. Que faire pour rendre davantage compétitive la filière ivoirienne de la mangue ? Malgré la hausse de la production, la Côte d'ivoire n'exporte que 20%. Le reste de la production étant soit consommé localement soit jeté à la poubelle , faute de plate-forme adéquate de stockage et de conditionnement sur place. Le ministère ivoirien de l'Agriculture et du développement rural préconise une restructuration qui s’impose. Ayant perçu son caractère stratégique pour les régions de production, le gouvernement ivoirien a engagé plusieurs projets afin de structurer la filière mangue, qui est inscrite au Plan national de développement (Pnd) notamment dans le cadre du Plan national d’investissement agricole (Pnia). Qui prévoit par ailleurs la création d’une plate-forme logistique spécialisée de 5 ha au port d’Abidjan. Celle-ci permettra d’absorber une bonne quantité de mangues destinées à l’exportation, ainsi que la création d’une unité de production de jus concentré spécifiquement destiné au marché saoudien. Sur ce dossier des négociations entamées entre la partie ivoirienne et le secteur privé saoudien, la création d’une unité de transformation est en bonne voie. Surtout que l’Arabie Saoudite est l’un des pays qui consomme le plus les mangues concentrées. Comme dans les autres filières agricoles, l’un des objectifs pour gagner en valeur ajoutée est de développer la transformation locale. Plusieurs projets d’unités de séchage de mangues sont à l’étude. Ils doivent aussi permettre de créer des emplois. Une phase pilote financée par le Firca, la Banque mondiale et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppao/Waapp) est en cours d’exécution. La mangue contribuant entre 3 et 4% au Produit intérieur brut (Pib) et à presque 10% dans le Pib agricole, il faut mettre véritablement le cap sur la transformation locale. Les revenus annuels substantiels générés par le commerce de la mangue par les 5 000 producteurs recensés s’élèvent à sept milliards de francs Cfa , pour une capacité annuelle de production de 120 000 tonnes. La Côte d’Ivoire est le deuxième pays producteur de mangues en Afrique de l’Ouest.



Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr[...]

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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