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Dossier/ Transports, accès aux grandes surfaces… Dure et dure d’être handicapés à Abidjan

Posté le 02-10-2017 | 356 Vue(s)

amanien.info
Ce lundi 22 mai 2017, il est 8heures. Nous sommes à l’entrée de la polyclinique Sacré-coeur de Cocody – Attoban dans la commune de Cocody. Des malades accompagnés ou non vont et viennent.Soit à pieds soit dans un fauteuil roulant ou sur un brancard. Nous sommes tenaillés par un accès palustre très aigue, sous lequel se cachait une récidive d’hydrocèle pourtant traitée durant nos années universitaires en rajoute à notre douleur. C’est à croire que tout était à l’envers sous nos yeux. Tant bien que mal, nous tentons de forcer pour aller à la réception. Ce que nous déconseille un brancardier qui s’est mis à notre disposition. La trentaine révolue et visiblement très disponible, K. M nous conseille de nous asseoir dans le fauteuil roulant dont il tient avec précaution les guidons. Ce que nous acceptons volontiers, sur insistance de notre épouse. Très rapidement, nous atteignons la réception sans fournir de gros efforts via une passerelle pour personne handicapées ou personne à mobilité réduite( Pmr). Entre nous tenir débout, tenant à peine sur nos jambes et couchés sur un brancard pour recevoir les premiers soins en médecine générale. Ce n’est pas facile ! Sur le chemin de la chambre où on allait nous mettre en observation pour la première nuit, nous avons compris et côtoyé la souffrance des personnes handicapées notamment physiques. Qui ont de la peine à se déplacer ou accéder à de grandes surfaces d’Abidjan. Particulièrement les bâtiments publics où la construction de passerelles aménagées pour personne à mobilité réduite n’ont pas été prises en compte lors de leur construction. Après quatre jours passés dans cet établissement sanitaire, nous avons été remis sur pied mais il nous était toujours difficile de marcher convenablement. Ce vendredi 26 mai dans la soirée, il faut retourner en famille. Pour aller au taxi, il faut reprendre le fauteuil roulant. Ce que nous faisons sans rechigner sous l’œil vigilant des brancardiers auxquels nous étions devenus familiers durant notre internement dans cette clinique de référence. De l’ascenseur en passant par les couloirs de ce bâtiment imposant dont la réception ne désemplit pas de patients et d’accompagnateurs, nous voici au portail aussi grand que celui de la Senzala( maison où était logés des esclaves au Brésil). Malgré la convalescence, nous n’avons pas senti de choc sur la dizaine de mètres parcourue. Ce grâce à la passerelle pour handicapés aménagée à cet effet. Dès notre sortie et durant nos différents rendez-vous avec notre médecin traitant et le service en charge des pansements, nous avons pris l’engagement de nous battre pour dénoncer l’absence et faire la promotion de ces couloires et autres espaces aménagés pour handicapés dans le District d’Abidjan et ailleurs en Côte d’Ivoire. Rappelons que l’inexistence de ces espaces en question à l’entrée de l’agence de la Société générale de banque en Côte d’Ivoire(Sgbci) située à Cocody-Valon a été à l’origine d’un conflit à peine larvée entre une dame handicapée motrice, Soro Néhouélé Ténin, et cette banque courant 2015 et début 2016. L’affaire a fait non seulement grand bruit. Désormais les établissements financiers et autres entreprises privées et parapubliques ont commencé à tenir compte dans leurs installations de ce que l’on pourrait appeler « une nécessité vitale » pour les associations de handicapées en Côte d’Ivoire. Le temps est passé. Beaucoup d’encre et de salive ont coulé. Nous allons mieux et les investigations pour noter l’absence et découvrir ce genre d’installations se poursuivent. Ce jeudi vendredi 22 septembre 2017, Il est 14 heures 15 minutes, nous sommes sur le perron dirons- nous de la Direction générale de l’autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire,( Artci) située à Anoumabo, sous quartier au nom célèbre de la Commune de Marcory. Nous sommes là pour la couverture d’une conférence de presse du Conseil des télécommunications de Côte d’Ivoire prévue ce jour- la à 15heures. Entre temps, nous prenons du bon vent. Tout en prenant soin de scruter l’arrivée de délégations d’associations de consommateurs et de handicapés conviées aussi à cette rencontre qui portait sur la qualité des services Tics par les trois opérateurs de téléphonie mobile en Côte d’Ivoire. Nous faisons attention de l’usage que feraient ces personnes à mobilité réduite de la rampe aménagée pour elles. Sous un temps arrosé par une fine pluie, un véhicule vient s’immobiliser devant l’édifice en question. Puis sort dudit véhicule, un monsieur impeccablement bien mis. Il s’agit de M, Kragba Severin, ingénieur des Tics de son état. Il est le président de l’Association e-handicap. Une organisation non gouvernementale qui se bat pour l’accès des personnes handicapées aux services des Tics. Sans grandes difficultés, M. Gragba Sévérin une fois hors de sa voiture passe par la passerelle pour accéder au hall puis la salle de conférence du bâtiment à deux niveaux impeccablement entretenu et bien conditionnée par du fréon.

Qu’est-ce qui est fait pour davantage faciliter l’accès des personnes handicapées au transport ?

Pour Maruis Komoé, le Président du Conseil d’administration de la Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire,( Faca-Ci, à l’exception de certains établissements et grandes surfaces privés, pas grand-chose est fait pour faciliter le déplacement des personnes handicapées quand il dit : « Des structures privées comme Playce, Cap nord et Cap sud ont fait des efforts en se mettant aux normes dès la construction de leurs installations. Ce qui n’est pas le cas dans des tours abritant des ministères clés. A la cité administrative, par exemple, les handicapés qui se déplacent en fauteuil roulant sont obligés de passer par le Sous- sol pour monter à des paliers supérieurs. Ce qui n’est pas normal. Les handicapés méritent mieux que ça en Côte d’Ivoire. Il y a parmi eux, surdoués et doués de talents. Il fait poser des actes forts allant dans le secteur de leur insertion et la facilitation de leur vie. Dans tous les cas, nous sommes tous des handicapés en puissance(…) » De son côté, Mdoua, président de l’Association des personnes handicapées de Marcory, ne dit pas le contraire quand il ajoute : « L’inexistence de rampe pour handicapés, rendent certaines grandes surfaces de Côte d’Ivoire difficilement accessibles à certains de nos camarades. Il nous est arrivé de constater que immeubles abritant des services du ministère des Affaires sociales, notre ministère soient difficiles d’accès aux personnes handicapés. Rien n’ est fait nous aider à traverser certaines artères à grand à trafic intense. Ce que nous trouvons inadmissible. Conséquences, des personnes handicapées sont contraints dans la plupart des cas de rester cloitrer chez elles ou dans le cas échéant envoyer des frères ou proches faires courses pour elles. Ce n’est pas normal. Les personnes handicapées ne sont pas des sous hommes »

Quand les édifices se mettent aux normes

On peut le dire sans se tromper, le feuilleton juridique entre la Société générale de Banque en Côte d’Ivoire et Dame tenin Soro aura été un élément déclencheur dans la prise de conscience chez les professionnels de banques et établissement financiers de Côte d’Ivoire à se mettre à jour. Ainsi, l’on a assisté à une vague de mise aux normes de la configuration architecturale de certains édifices qui ne possédaient pas de rampe pour handicapé ou personnes à mobilité réduite. Ainsi depuis quelque temps on peut dire sans se tromper que la quasi-totalité des établissements bancaires du moins dans le grand Abidjan se sont engagés dans cette nouvelle donne. Dans le secteur des transports terrestres et aériens aussi. Précisément à la Société de transport abidjanais( Sotra). Même si les nouveaux bus de la Sotra sont équipés de rampe pour personnes handicapées avec un fauteuil roulant, cela ne leur facilitent pas la tâche pour autant. Au niveau de l’aérogare de l’aéroport international Felix Houphouët Boigny de Port Bouet, les responsables de Aéroport international d’Abidjan(Aeria) structure en charge de la gestion de l’aéroport, voient grand pour les personnes à mobilité réduite. C’est ainsi que depuis le 18 septembre 2017, grâce à Nas-Ivoire et Aeria, les personnes à mobilité réduite (Pmr) qui le désirent, sont prises en charge avant leur embarquement pour le vol. Ce service payant cible entre autres, les personnes handicapées, des personnes âgées qui ont besoin de fauteuil roulant, des femmes enceintes(…) De même que des passagers qui paient pour le Service Meet and assist, un traitement personnalisé. Il s’agit d’un espace accueil entre le parking et l’aérogare, un point de transit où l’on prend en charge ces passagers qui ont besoin d’assistance. Malgré ces bons points, il faut faire plus. ( voir encadré). Car le ton est donné par les associations des handicapés qui ont décidé de donner de la voix et d’aller plus loin si leurs droits ne sont pas respectés désormais. Rappelons que lors du conflit opposant la filiale ivoirienne de la Société générale des banques à Dame Soro Tenin, il a été noté l’émergence d’une forte solidarité autour de la charmante créature devenue handicapée à la suite d’un accident de la circulation en 2009. Lors de la dernière étape du procès en 2016, elle avait prévenu : « Je ne vais pas renoncer à ce combat du respect des conventions relatives au droit des personnes à mobilité réduite. Les manœuvres ne vont pas me détourner de ce combat » Elle avait à ses côtés Mme Dabla, présidente de la Coordination des organisations des handicapés de Côte d'Ivoire et le Dr Coulibaly, président d'une autre association des handicapés. Les handicapés qui se sont, fortement, mobilisés pour la cause de Mme Tenin Soro n’ont pas manqué de crier colère et indignation.

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr


Encadré : Cri de cœur et plaidoyer des Ongs et associations …

Malgré des efforts allant dans le sens de la facilitation de la vie aux personnes handicapées ou personnes à mobilité réduite, en Côte d’Ivoire, il faut faire plus. Chaque jour pratiquement c’est un parcours de combattant qu’elles doivent affronter pour se rendre à leurs lieux de travail, surtout aux heures de pointe où les personnes valides ont de la peine à avoir accès aux transports. Des Organisations non gouvernement( Ong) et autres associations très actives dans la promotion et la défense des droits et devoirs des handicapées, ont décidé de ne plus rester aphones. Au nombre de celles-ci citons l’Ong Espoir Handicap a pu produire un rapport d’activités et plaidoyer qui retracent les contours des difficultés auxquelles sont confrontées les personnes handicapées. M. Tiehi Derou le patron de cette Ong dit entre autres : « Nous ne disposons d’aucune facilité de transport public adapté pour notre déplacement, que ce soit pour aller à l’école, à l’Université, au travail et à l’hôpital(…)dans la mise en exécution du programme de développement urbain, aucun aménagement dans les villes et villages (les rampes, les toilettes, l’accès aux édifices publics…) ne s’accommode aux personnes handicapées( …) Un préjudice reste à combler à cette étape » Pour lui, il urge d’ améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. Cela fait partie intégrante des indicateurs de l’émergence d’un pays. Raison pour laquelle, il interpelle le gouvernement ivoirien à se pencher sur leurs droits à la vie et leur épanouissement. Car pour lui, « Les droits et devoirs des personnes handicapées sont indéniables. Il faut que les autorités puissent nous associer dans les prises de décisions nous concernant » Avant de lancer cet appel qui nous interpelle tous : « Œuvrez à l’amélioration de nos conditions en matière de transport, l’accessibilité aux édifices publics, des soins médicaux ». Certains experts et personnes ressources dépeignent également les énormes difficultés éprouvées par cette catégorie de personnes pour se déplacer, particulièrement dans le District autonome d’Abidjan. En effet, elles ne disposent ‘aucune facilité de transport public adapté à leur déplacement, notamment les bus, la taxis et les minicars ou gbakas. Toutefois, Tiehi Derou salut le début de solution sur cette épineuse question en Côte d’Ivoire. Avec la mise en place d’un cadre réglementaire. Citons la loi n°2014-812 du 16 décembre 2014 dite loi d’orientation du transport intérieur qui a pour objet de déterminer les orientations de la politique du transport intérieur. De plus, l’Etat de Côte d’Ivoire a ratifié la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en janvier 2014. La Faca-ci par exemple préconise le retour à un ministère spécialement dédié aux handicapés pour mieux adresser la problématique de leur insertion

Bamba M.
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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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