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Conseil des ministres du 27 septembre/ Frontière maritime entre la Côte d’Ivoire et le Ghana: Le gouvernement prend acte de la décision du tribunal International

Posté le 28-09-2017 | 343 Vue(s)

amanien.info
Le conseil des ministres hebdomadaire s’est tenu le mercredi 27 septembre au palais, sous la présidence du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Au titre des mesures générales , le Conseil a adopté un projet de loi relatif à la protection des témoins, victimes, dénonciateurs, experts et autres personnes concernées.Selon le porte parole du gouvernement Bruno Nabagné Koné ,« Ce projet de loi organise, au-delà des quelques dispositions existantes, un dispositif à la fois global et spécifique de protection de toute personne ivoirienne ou étrangère, témoin, victime, dénonciateur, expert et autres, dont la protection est nécessaire à l’occasion d’une procédure judiciaire ou extrajudiciaire, qu’il s’agisse d’un crime ou d’un délit ». Il s’agit plus précisément, d’assurer les conditions psychologiques et sécuritaires des personnes appelées à offrir leur concours à la justice ou à tout organe chargé d’une procédure extrajudiciaire, en vue de garantir leur sérénité, leur intégrité physique ou mentale, leur vie ou leurs biens et éventuellement ceux de leurs familles ou proches, pour une collaboration sans crainte, de nature à contribuer efficacement à la manifestation de la vérité. Aussi, le dispositif prévoit auprès du Ministre chargé de la Justice, un Bureau national de protection des témoins, victimes, dénonciateurs, experts et toutes autres personnes concernées, dont la mission est de coordonner, au niveau national, les actions de protection et de fourniture d’assistance aux personnes à protéger, a dit le porte parole. Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de la Défense et le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;le Conseil a adopté une communication relative à la lutte contre le banditisme et la délinquance urbaine. Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, Compte tenu des proportions prises par le banditisme, notamment le phénomène des enfants en conflit avec la loi, et afin de contenir, voire d’enrayer ce fléau, le Conseil a arrêté diverses mesures. « Ainsi, à court terme, le Conseil a insisté sur la poursuite et l’intensification de la répression des actes de criminalité par le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité et la permanence de leur présence sur le terrain, le démantèlement des réseaux de commercialisation de la drogue et le démarrage effectif des travaux du Comité multisectoriel de lutte contre le phénomène des enfants en rupture sociale. A moyen terme, le Gouvernement entend engager une politique d’éradication durable de ce phénomène avec la mise en œuvre d’une stratégie globale de sensibilisation, de répression et de resocialisation des enfants en conflit avec la loi. A cet effet, le Comité multisectoriel de lutte contre ce phénomène a été renforcé et instruit à l’effet de produire dans un délai de 15 jours des réflexions approfondies et des proposition » a-t-il dit Il a ajouté que .les mesures prises à moyen terme comprennent notamment le renforcement de l’éducation civique, la détection précoce de la délinquance et des zones à risque, le renforcement de la gestion judiciaire et carcérale, l’organisation des gares routières et l’assainissement du domaine des transports, la création d’infrastructures sportives et culturelles dans les quartiers, la lutte contre le désordre urbain, etc.
Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité et le Ministère des Eaux et Forêts ;

Le Conseil a adopté une communication relative aux inondations survenues dans les régions du Cavally et du Tonkpi ainsi qu’au conflit foncier entre les communautés Wê et Baoulé vivant dans la forêt classée de Goin Débé. Selon le porte parole du gouvernement, les lundi 11 et mardi 12 septembre 2017, des pluies particulièrement fortes se sont abattues sur les régions du Cavally et du Tonkpi. Ces deux jours de pluie constante et sans interruption ont entraîné des dégâts particulièrement désastreux dans les départements de Guiglo, de Toulepleu, de Man et de Bangolo. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Toutefois, le bilan fait état de : 35 quartiers inondés dans les villes de Guiglo, de Man et de Bangolo; 33 villages sinistrés ; environ 8000 personnes déplacées ; la destruction de nombreuses habitations et plantations ; plusieurs voies d’accès coupées ou rendues impraticables. « Les mesures prises par le Gouvernement, dans l’immédiat, ont permis d’évacuer les populations des zones à risque et de restreindre ainsi l’ampleur des dégâts, d’éviter les pertes en vie humaine et de recueillir les déplacés sur des sites de recasement » a dit le porte parole du gouvernement. Selon lui, relativement au conflit foncier entre les communautés Wê et Baoulé vivant dans la forêt classée de Goin Débé, il ressort que les prétentions des jeunes autochtones des villages riverains de cette forêt classée et celles des populations allogènes Baoulé sur les parcelles de cultures situées en pleine forêt classée ont entraîné des affrontements entre les deux communautés. Ces affrontements ont occasionné le départ des populations Baoulé, qui ont trouvé refuge en ville. Ainsi, 656 membres de cette communauté ont dû trouver refuge à la Préfecture de Guiglo et au foyer des jeunes de cette localité depuis le 16 septembre 2017.
« Deux missions gouvernementales, la première, conduite par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, et la deuxième, par le Ministre chargé de la Solidarité, ont été dépêchées sur place, à l’effet de cerner les contours du conflit communautaire et d’apporter l’assistance et le réconfort du Gouvernement aux populations déplacées. A l’occasion de ces missions, les populations ont reçu des dons en espèces, en vivres et en non vivres, d’un montant de 130 millions de francs CFA.
Le Conseil a instruit le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les mesures diligentes pour garantir le retour des populations déplacées, en attendant les conclusions du groupe de travail ministériel sur l’occupation et la libération des forêts classées » a dit le ministre Koné. Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur , le Conseil a adopté une communication relative à la tenue les 27, 28 et 29 septembre 2017 à Ferkessédougou (Région du Tchologo), de la première rencontre périodique de concertation entre autorités administratives frontalières de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette réunion sera suivie à Abidjan, de la première rencontre périodique de concertation entre les Ministres en charge de l’Administration du Territoire de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Au titre du Ministère des Transports, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;
Le Conseil a adopté une communication relative à la relance du projet de ligne 1 du métro d’Abidjan.« La convention de concession relative au projet de ligne 1 du métro d’Abidjan a été conclue en juillet 2017 avec la société de droit ivoirien dénommée « Société des Transport Abidjanais par Rails (STAR) » constituée par un consortium de quatre entreprises françaises et coréennes. Un audit du projet, diligenté par le Gouvernement, a relevé les difficultés portant sur la définition du projet et sur le cadre d’exécution financière retenu.
Aussi, dans le cadre de la relance de ce projet hautement structurant pour le District d’Abidjan, le Conseil a autorisé la signature d’un avenant à la convention de concession prenant en compte des solutions nouvelles de financement et la mise en place d’une nouvelle gouvernance du projet ». a expliqué le porte parole.
Au titre du Ministère de l’Economie et des Finances, en liaison avec le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat ,le Conseil a adopté une communication relative aux informations sur la collecte et l’utilisation des redevances prélevées sur la filière café-cacao au 30 juin 2017. Ainsi, les achats déclarés de cacao, de janvier à juin 2017, affichent une hausse de 60% pour s’établir à 895 803 tonnes contre 560 690 tonnes en 2016. Sur la même période, les exportations de cacao se situent à 1 172 056 tonnes contre 866 880 tonnes sur l’année 2016, soit une hausse de 35%. De janvier à juin 2017, les redevances prélevées s’élèvent à 22,1 milliards de francs CFA, soit une hausse de 38,43% par rapport à 2016. Ce niveau de recouvrement porte à 238,9 milliards de francs CFA, le cumul des prélèvements collectés par la filière d’octobre 2005 à fin juin 2017. Selon Bruno Nabagné Koné, les investissements réalisés sur l’année 2017 s’établissent à 9,2 milliards de francs CFA. Ces investissements concernent les décaissements essentiellement effectués pour les projets du Fonds d’Investissement en Milieu Rural (FIMR), les achats de sacs brousse pour la collecte du café et du cacao, les activités de relance des productions caféière et cacaoyères. Au total, les décaissements effectués depuis la mise en place du compte séquestre d’octobre 2005 à juin 2017, s’élèvent à 317,8 milliards de francs CFA. Le solde net des ressources d’investissement ressort à 86,8 milliards de francs CFA à fin juin 2017. Consolidé au solde négatif antérieur des opérations de trésorerie de 23,4 milliards de francs CFA, le solde global des comptes bancaires à fin juin 2017 s’établit à 63,3 milliards de francs CFA. Au titre du Ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat , Le Conseil a adopté une communication relative aux informations sur les flux physiques et financiers du secteur énergie au 30 juin 2017. « La production de pétrole brut de la Côte d’Ivoire au cours du premier semestre 2017 est de 6 527 104 barils, soit 36 061 barils par jour. Cette production a baissé de 20,65% par rapport à la même période de 2016. Les prévisions de production, estimées à 6 683 523 barils, ont été réalisées à 97,66%. La valorisation de la production de pétrole brut de la période est estimée à 334,793 millions de Dollars US, soit 203 milliards de francs CFA (en hausse de 5,74% par rapport à la même période en 2016 (316.607 millions de Dollars US) » a dit le porte parole du gouvernement. En ce qui concerne la production nationale de gaz naturel pendant le premier semestre 2017, elle est de 42 740 699,68 MMBTU, soit une production journalière de 236 136,46 MMBTU. La production de gaz naturel à fin juin 2017 est en légère baisse de 0,06% par rapport à la même période de 2016 (42 765 540 MMBTU), mais supérieure de 3,23% par rapport aux prévisions 2017. La valorisation de la production de gaz naturel de la période susmentionnée est de 237,067 millions de Dollars US, équivalent à 143,8 milliards de francs CFA.
Au titre du Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat ,le Conseil a adopté une communication relative à la situation des opérations de passation des Marchés Publics à fin juin 2017. Suite aux ajustements consécutifs à l’adoption du collectif budgétaire, la part des crédits budgétaires soumise aux procédures de passation de marchés à fin juin 2017 a été fixée à 2.836,3 milliards de francs CFA, soit 44% du budget, dont 2.697,6 milliards de francs CFA consacrés aux procédures classiques et 138,7 milliards de francs CFA affectés aux procédures simplifiées. Ainsi, le nombre de lignes budgétaires soumises à passation de marchés est ressorti à 49.698 contre 47.874 à fin juin 2016, soit une augmentation de 3,8%. A fin juin 2017, sur 49.698 lignes à marché, 5.108 ont fait l’objet d’une programmation dans le Système Intégré de Gestion des Marchés Publics (SIGMAP), pour un montant de 1.950,2 milliards de francs CFA. Au titre du Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat ,le Conseil a adopté une communication relative à l’exécution du budget à fin juin 2017 « La période de janvier à juin 2017 a été marquée par un environnement économique et sociopolitique relativement perturbé ainsi que par une évolution globalement défavorable des cours des matières premières, pétrole et cacao notamment. Ces évolutions ont conduit le Conseil des Ministres à adopter le 10 mai 2017 un projet de loi de finances rectificative pour l’année 2017, constatant une baisse du budget, de 6501,4 à 6447,6 milliards de francs CFA. A fin juin 2017, le budget de ressources a été exécuté à hauteur de 97,6%, avec un niveau de ressources mobilisées de 3174,6 milliards de francs CFA, pour un objectif de 3252,2 milliards de francs CFA. Les recettes fiscales et non fiscales, effectivement mobilisées, représentent respectivement 103,3 et 113,2 milliards de francs CFA des prévisions » a dit le porte parole. Il a ajouté que les dépenses exécutées à fin juin 2017 s’élèvent à 2636 milliards de francs CFA, pour une prévision de 2880, soit un taux de réalisation de 91,6%. Les niveaux d’exécution des dépenses d’investissement et des dépenses pro-pauvres sont respectivement de 85,1% et de 100,4%. Selon lui, l’exécution du budget au terme du premier semestre 2017 s’est traduite par une mobilisation des recettes en ligne avec les objectifs fixés et un niveau de dépenses en deçà des prévisions, ce qui dénote d’une bonne maitrise de la gestion budgétaire, qui devra se poursuivre au cours du deuxième semestre, tout en améliorant le taux d’exécution des dépenses d’investissements. Au titre du Ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables, le Conseil a adopté une communication relative à l’arrêt du Tribunal International du Droit de la Mer sur la délimitation de la frontière maritime entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. « Cette décision de la Chambre Spéciale du TIDM, récusant les arguments des deux Etats, retient comme méthode de délimitation, celle de l’équidistance, à partir de laquelle elle détermine et fixe une ligne frontière distincte de celle revendiquée par chacune des parties.
Cette nouvelle ligne frontière judiciaire, opposable à tous, permet à la Côte d’Ivoire de reprendre plus sereinement ses projets d’exploration dans la zone précédemment litigeuse et d’attirer plus aisément les investissements dans cette zone. Le résultat de ce processus permet à notre pays de conserver les gisements d’hydrocarbures mis en relief sur les blocs à l’Est du bassin sédimentaire et éventuellement de déplacer les limites de cinq blocs pétroliers vers l’Est conformément aux limites définies par le TIDM. Le Conseil prend acte de cette décision du TIDM et prend l’engagement de la respecter et de la mettre en œuvre » a noté Bruno Nabagné Koné.
C.W.
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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Niger : cinq soldats et un civil tués dans une attaque terroriste à Toumour NIAMEY, 18 janvier (Xinhua) -- L'attaque perpétrée par des combattants du groupe terroriste Boko Haram mercredi soir contre une compagnie des forces armées nigériennes à Toumour, dans la région de Diffa (extrême sud-est du Niger), proche de la frontière nigériane, a fait six morts, cinq militaires et un civil, a annoncé jeudi la chaîne de radio privée nigérienne ANFANI. En outre, une dizaine de véhicules appartenant à l'armée ont été emportés par les assaillants, qui ont aussi brûlé plusieurs autres véhicules, dont un char de combat, a fait savoir la même source, sans donner plus de précisions sur le bilan du côté des assaillants. Mercredi, des sources de sécurité ont rapporté que cette base militaire avait été attaquée par des hommes lourdement armés. Après de violents combats, les militaires ont mis en déroute les assaillants venus du Nigeria, avant même l'arrivée des renforts dépêchés de Diffa. La région de Diffa subit depuis près de trois ans des attaques à répétition de la part de Boko Haram. Lancées à partir de ses positions nigérianes, ces attaques ont fait des centaines de victimes civiles et militaires nigériennes et des milliers de déplacés au Niger et au Nigeria. Grâce aux opérations de grande envergure engagées depuis plus d'un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre la secte terroriste, ces attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.
Le plus haut conseiller politique chinois s'entretient avec la présidente du Sénat gabonais BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- Le plus haut conseiller politique chinois Yu Zhengsheng s'est entretenu mardi à Beijing avec la présidente du Sénat gabonais Lucie Milebou. "La Chine et le Gabon doivent se soutenir mutuellement sur les sujets ayant trait à nos intérêts fondamentaux et à nos préoccupations majeures, afin de consolider le fondement politique des relations bilatérales", a déclaré M. Yu, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). Le 19e Congrès national du Parti communiste chinois qui s'est tenu en octobre a souligné que la Chine était prête à renforcer la solidarité et la coopération avec d'autres pays en développement, ce qui apportera de nouvelles opportunités au partenariat entre la Chine et le Gabon et au développement de l'Afrique, a indiqué M. Yu. La Chine est prête à aider le Gabon à réaliser un nouveau développement et salue la participation du Gabon au sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine qui se tiendra en Chine plus tard cette année, a fait savoir M. Yu. Il a appelé à promouvoir les échanges entre la CCPPC et le Sénat gabonais sur la gouvernance nationale, le développement économique, l'amélioration du bien-être du peuple et la préservation de la stabilité et l'unité ethnique. Mme Milebou a déclaré que le Gabon attachait de l'importance aux relations avec la Chine et que le Sénat gabonais s'apprêtait à intensifier les échanges amicaux avec la CCPPC.
L'Afrique demeure une priorité de la diplomatie chinoise La tradition diplomatique de la Chine voulant que ses ministres des Affaires étrangères choisissent, chaque année, l'Afrique comme destination de leurs premières visites à l'étranger montre que l'Afrique est toujours une priorité de la diplomatie chinoise, a indiqué samedi à Kigali le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite au Rwanda. Cette tradition diplomatique se poursuit depuis 28 ans, a fait remarquer M. Wang lors d'une conférence de presse à l'issue d'une entrevue avec le président rwandais Paul Kagame, ajoutant que la Chine était toujours l'ami et le partenaire le plus fiable de ses frères africains. Il a également présenté les attentes de son pays concernant le sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) qui aura lieu cette année à Beijing, un forum officiel établi en 2000 avec pour objectif de renforcer la coopération amicale entre les deux parties. Le FCSA est un canal important permettant de mener un dialogue collectif et d'approfondir la coopération mutuellement bénéficiaire entre la Chine et l'Afrique, car il constitue la plateforme la plus grande et la plus productive pour les 29 pays membres de la coopération Sud-Sud, a souligné le ministre chinois. Le sommet du FCSA en décembre 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud) s'est tenu avec un grand succès, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine était disposée à renforcer la communication et la consultation avec les amis africains pour élever le sommet de Beijing de cette année à un nouveau niveau. De nombreux pays africains apprécient et soutiennent l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par le président chinois Xi Jinping, et la Chine souhaite insuffler un nouvel élan à la coopération avec l'Afrique à travers la mise en oeuvre conjointe de cette initiative, a-t-il souligné. En tant qu'extension naturelle et historique de "la Ceinture et la Route", l'Afrique ne devrait pas être absente dans le processus de co-construction, et ne devrait pas non plus être laissée derrière dans le développement mutuel de la Chine et du monde, a ajouté M. Wang. Le ministre chinois, qui est en Afrique pour sa première tournée à l'étranger de l'année, se rendra également en Angola, au Gabon et à Sao Tomé et Principes, après son séjour au Rwanda.
Près de 200 migrants morts ou disparus en Méditerranée à début-2018, selon l'OIM GENEVE, 10 janvier (Xinhua) -- On dénombre près de 200 migrants ou réfugiés morts ou disparus dans la mer Méditerranée sur la route destinée à l'Europe, plus d'une semaine après le début de l'année 2018, a déploré mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les garde-côtes libyens ont secouru mardi près de 300 migrants qui se trouvaient à bord de trois bateaux gonflables, mais selon les témoignages de survivants, environ 100 sont toujours disparus. L'OIM, qui était présente au point de débarquement à Tripoli, a fourni de l'eau et de la nourriture aux survivants. Ces derniers sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment la Gambie, le Sénégal, le Soudan, le Mali et le Nigeria. "Il est triste de voir que pendant les dix premiers jours de 2018 près de 800 migrants ont été sauvés ou interceptés au large des côtes libyennes et que davantage de personnes ont perdu la vie en mer", a déclaré Othman Belbeisi, chef de mission de l'OIM en Libye. "Il faut faire plus pour réduire les mouvements irréguliers et dangereux de personnes le long de la route de la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. Au total 81 décès de migrants ou réfugiés ont été enregistrés en mer Méditerranée lors des 8 premiers jours de l'année, principalement dans les eaux séparant la Libye de l'Italie. Par comparaison, l'OIM n'a enregistré que 26 décès de migrants sur les routes de la mer Méditerranée au cours du mois de décembre 2017, à un moment où les décès de migrants en Méditerranée étaient en forte baisse.
Inauguration du premier Conseil d'entreprises franco-chinois à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Chine PARIS, 9 janvier (Xinhua) -- Le premier Conseil d'Entreprises franco-chinois a été inauguré et a tenu sa première réunion mardi, à l'occasion de la visite officielle du président français Emmanuel Macron en Chine, a annoncé mardi le Comité France-Chine (CFC) dans un communiqué. Cette première réunion du Conseil a d'ailleurs été clôturée en présence des présidents français et chinois Emmanuel Macron et Xi Jinping. Ce Conseil d'Entreprises franco-chinois a pour objetif "de porter les recommandations des entreprises françaises et chinoises dans les domaines économiques auprès des gouvernements des deux pays", explique le communiqué. Il fédère un noyau dur d'une trentaine d'entreprises françaises et chinoises à parité égale, impliquées pour toutes sur le long terme dans la relation bilatérale, représentées nommément par leur CEO. La France et la Chine se sont accordées pour lancer ce premier Conseil d'entreprises franco-chinois lors d'une déclaration conjointe franco-chinoise du 5ème dialogue économique et financier de haut niveau qui s'est tenu à Beijing le 1er décembre 2017 entre le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, et le vice Premier-Ministre chinois Ma Kai. Sa mise en œuvre a été confiée au CFC côté français et à la CCCME (China Chamber of Commerce for import and export and Machinery and Electronic products) côté chinois, opérateur pour le ministère du Commerce (MOFCOM). Présent depuis 40 ans en Chine, le CFC rassemble des entreprises françaises implantées sur le territoire chinois qui représentent un chiffre d'affaires mondial de plus de 1 300 milliards d'euros, et de plus de 100 milliards d'euros en Chine, avec 4 millions d'employés dans le monde et plus de 250 000 en Chine. Il est co-présidé actuellement par Jean-Pascal Tricoire, PDG de SCHNEIDER ELECTRIC et Jean-Louis Chaussade, DG de SUEZ. "Cette création est un pas significatif qui marque l'implication des chefs d'entreprises français et chinois dans le cadre d'un business dialogue régulier et institutionnalisé entre la France et la Chine. Il permettra de pousser des recommandations pragmatiques et au plus proche de la réalité des entreprises auprès des dirigeants des deux pays", souligne le communiqué.

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