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Nigéria / Redynamisation de l’économie cacaoyère : L’ivoirien Toussaint N’GUESSAN, Président de L’OMCC, distingué

Posté le 23-09-2017 | 121 Vue(s)

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Pour booster son économie cacaoyère le gouvernement Fédéral du Nigéria et la « Cacao Association of Nigeria ont, 28 juillet au 31 aout 2017, organisé le 1er Sommet International du Cacao en partenariat avec l’Icco « Organisation Internationale du Cacao » et Afrexim Bank. Invité, le président de l’Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao « Omcc-Wcpo », l’ivoirien Toussaint N’Guessan a reçu un Awards en Reconnaissance d’un pionnier en leadership et porte-parole des cacaoculteurs au niveau Mondial.

C’est ce grand pays économique qui a invité et honoré le président de l’Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao (OMCC-WCPO), Toussaint N’GUESSAN, en lui remettant un trophée, en reconnaissance de ses efforts pour unifier et renforcer la voix des petits producteurs de cacao à travers le monde et leur assurer une représentation de qualité dans les débats sur la durabilité de l’économie cacaoyère.
Le premier sommet international pour booster l’économie cacaoyère au Nigéria

Le Nigéria a beaucoup de potentialités en matière de production cacaoyère. Toutefois son offre de fèves reste faible. Deuxième producteur mondial de cacao derrière le Ghana, au début des années 70, le Nigéria occupe le cinquième rang des fournisseurs mondiaux de fèves derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Indonésieet le Cameroun, avec un volume de 270 000 tonnes la saison dernière.
Voulant se libérer du pétrole, le Nigéria a décidé de relancer sa production cacaoyère, deuxième source de devises pour le pays après l'or noir. « Le pétrole a fait du tort à notre économie. Nous devons revenir à l’agriculture pour la redresser», affirmait, en janvier 2017, le ministre nigérian de l’agriculture et du développement rural, Audu Ogbeh, à l'occasion de l'installation d'un comité de relance de l'industrie cacaoyère.
Le premier sommet International du cacao organisé, récemment, par le ministère fédéral de l’Industrie, du Commerce et de l’investissement. La Cocoa Association of Nigéria (CAN) a réuni tous les acteurs du secteur sur le plan national, l’Organisation internationale du cacao (ICCO), AFREXIM-BANK et OMCC-WCPO. Le sommet a permis à l'Etat nigérian d'exposer sa stratégie et de convaincre les investisseurs de soutenir ses nouvelles ambitions.
Pendant trois jours, plusieurs sous-thèmes dérivés du thème principal : « le cacao un produit stratégique pour le développement de l’économie nationale». Plusieurs sous-thèmes ont été développés ; l’offre et la demande de cacao ; Défis et perspectives ; La durabilité de la production cacaoyère ; Le processus industriel du cacao au Nigéria ; Le marché mondial des produits du cacao : les tendances et perspectives ; La promotion de la consommation du cacao au Nigéria ; Le financement de la chaine des valeurs de cacao ; Mettre en lien la régulation avec les besoins de recherche et les pratiques des agriculteurs au 21ème siècle ; etc.
La contribution de l’Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao au sommet d’Abuja.

L’intervention du président de l’OMCC-WCPO a ce sommet d’Abuja a porté sur le thème : « l’offre et la demande de cacao : défis et perspectives ». l’Ivoirien Toussaint N’GUESSAN a soutenu que « les cours mondiaux du cacao ont connu une ascendance plus ou moins régulière jusqu’en septembre 2016, date à laquelle ils ont, contre toute attente, entamé une baisse accentuée entrainant une réduction drastique des revenus des petits agriculteurs.Cela est une menace pour l’économie cacaoyère qui se veut durable ».
Pour lui, la croissance du volume de l’offre mondiale de fèves pourrait expliquer en partie la baisse du prix d’achat aux petits agriculteurs. En effet, « la production annuelle de fèves de cacao vient de passer la barre des 4 millions de tonnes. Face à un tel effort des petits agriculteurs, la consommation a besoin d’un nouveau souffle ». Aussi, dira-t-il, « le 1er sommet international du cacao organisé par le Gouvernement Nigérian est-il le bienvenu.Car il reste beaucoup à faire pour booster la consommation mondiale et plus particulièrement dans les pays producteurs ».
Les petits agriculteurs payent un lourd tribut à la chute des cours du cacao

« Si l’industrie du cacao s’en sort à bon compte, il n’en est pas de même des petits agriculteurs dont les revenus sont inversement proportionnels à leurs efforts de production. La situation de crise dans laquelle se retrouvent ces petits agriculteurs est une menace réelle pour l’avenir du cacao en termes de quantité et de qualité des fèves », reconnait le conférencier.
Pour assurer la durabilité de l’économie cacaoyère, le président de l’OMCC-WCPO suggère « la recherche d’un équilibre stable entre la production et la consommation et la fixationd’un prix considéré rémunérateur pour le petit producteur et supportable par le consommateur ».
Pour conclure, « Il a encouragé les pays producteurs à accroître leurs consommations dans le but non seulement de réduire le volume de cacao destiné à l’exportation, mais aussi de trouver dans l’alimentation à base de cacao les nutriments nécessaires à la bonne santé des populations qui souffrent souvent de malnutrition ».
Cette exhortation du président de l’OMCC-WCPO rejoint la dernière déclaration finale de la Plateforme Multipartite sur la Baisse des Prix du Cacao qui s’est réunie au Secrétariat du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique à Bruxelles en Belgique, les 19 et 20 juillet 2017.
A noter que le Nigéria compte 180 millions d’habitants. Il est la première puissance économique de la Cedeao, deuxième économie africaine après l’Afrique du Sud et cinquième producteur mondial de fèves de cacao.

Le Nigéria, compte 180 millions d’habitants, il est la première puissance économique de la CEDEAO, la deuxième plus forte économique africaine après l’Afrique du Sud, le cinquième producteur mondial de fèves de cacao.

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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