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Le Président Alassane Ouattara a présidé à la cérémonie d’ouverture de la 7e édition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique

Posté le 07-09-2017 | 296 Vue(s)

amanien.info
Le Chef de l’État ivoirien a présidé, ce mercredi 06 septembre 2017, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, aux côtés de son homologue du
Libéria, S.E.Mme. Ellen JOHNSON-SIRLEAF, des Présidents Olusegun OBASANJO, John KUFUOR, Jakaya KIKWETE, du Premier Ministre du Togo, M. Komi Selom
KLASSOU, du Ministre de l'Agriculture du Ghana et de plusieurs personnalités du monde agricole et de la Finance ainsi que des dirigeants d'organisations régionales,
notamment les Présidents de la BAD et de la Commission de la CEDEAO.

Cette 7ème édition prévue du 04 au 08 septembre 2017 et dont le thème est : « Accélérer la marche de l'Afrique vers la prospérité : contribuer à la croissance
d'économies inclusives et à la création d'emplois à travers l'agriculture », sera l'occasion pour les participants d'évoquer la nécessité de booster le soutien à
l'agriculture pour tirer le meilleur parti des opportunités qu'elle offre en matière de développement économique et de création d'emplois.
Dans son intervention, le Président Alassane OUATTARA a souligné l’importance du secteur agricole en Afrique, qui représente en moyenne 16% du PIB de nos pays,
fournit du travail à environ 60% de nos populations, constitue des richesses et un développement durable et inclusif.
Toutefois, a ajouté le Chef de l’État, des difficultés demeurent sur le chemin de la modernisation et de l’amélioration de la productivité de l’agriculture africaine. Il s’agit
notamment du volume encore important d’importations de nourriture de subsistance pour les populations africaines, des modes de productions généralement archaïques et utilisant très peu d’intrants améliorés, de la préoccupation liée à l’accès aux semences à haut rendement, aux engrais, aux techniques d’irrigation et à la
mécanisation ainsi que de l’insuffisance des investissements aussi bien publics que privés dans le secteur agricole et dans le développement rural.
Évoquant le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, le Président Alassane OUATTARA a mis en exergue les réformes importantes entreprises depuis 2012, qui ont permis de
réaliser des performances économiques remarquables au cours des cinq (05) dernières années, avec un taux de croissance économique annuel moyen de 9%,
grâce notamment au dynamisme du secteur agricole.
La production totale, toutes cultures confondues, est ainsi passée, selon lui, de 16 millions de tonnes en 2011 à 24 millions de tonnes en 2016 avec pour corollaire des
revenus stables distribués aux producteurs, qui sont passés de plus de 3000 milliards de F CFA (5.5 milliards de dollars US) en 2011 à près de 6000 milliards de F CFA (1 milliards de dollars US) en 2016, soit l’équivalent du budget national.
Pour terminer, le Chef de l’Etat a indiqué que la transformation du secteur agricole africain requiert une volonté politique, des réformes courageuses, un financement
soutenu dans la recherche, les infrastructures et l’énergie ainsi qu’un partenariat international solide, incarné aujourd’hui par l’Alliance pour une Révolution Verte en
Afrique (AGRA). Aussi, a-t-il invité les contributeurs à honorer leur engagement en matière de financement de l’agriculture en Afrique.
Avant le Président de la République, le Ministre ivoirien de l’Agriculture et du Développement Rural, M. Mamadou Sangafowa COULIBALY, le Président du Conseil
d’Administration d’AGRA, M. Strive MASIYIWA, le Premier Ministre togolais, M. Komi
Selom KLASSOU, et la Présidente de la République du Libéria, S.E.Mme Ellen JOHNSON-SIRLEAF, sont intervenus pour poser les problématiques de la promotion,
du financement et de la modernisation de l’agriculture en Afrique afin d’en faire un levier essentiel pour le développement de notre continent.


A ce propos, voici le discours du Chef de l’État ivoirien


Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Liberia,
Messieurs les Présidents Olusegun Obasanjo, John Kufuor et Jakaya Kikwete,
Monsieur le Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire,
Monsieur le Premier Ministre de la République Togolaise, représentant le Président Faure Gnassingbé, Président en exercice de la CEDEAO,
Monsieur le Ministre de l’Agriculture du Ghana, représentant le Président Nana Akufo- Addo.
Monsieur le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire,
Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions de la République,
Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Forum sur la Révolution Verte en Afrique,
Monsieur le Président de la Banque Africaine de Développement,
Monsieur le Président du Fonds International de Développement Agricole,
Madame la Représentante du Président de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO,
Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural de Cote d’Ivoire,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et membres du Corps Diplomatique,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Honorables Chefs traditionnels et religieux,
Mesdames et Messieurs les Présidents et membres des coopératives et faîtières agricoles,
Chers producteurs agricoles,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Je suis très heureux de vous accueillir à Abidjan à l’occasion de la 7ème Edition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique (AGRF). Akwaba à toutes et à tous en terre ivoirienne!
Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Liberia pour sa présence à cette rencontre.
Madame la Présidente, chère Soeur,

Merci d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Votre présence illustre notre solidarité dans notre combat pour une Agriculture africaine moderne, source d’emplois et de richesses pour nos pays.
Je remercie également le Premier Ministre de la République Togolaise, représentant le Président Faure Gnassingbé et le Ministre de l’Agriculture du Ghana, représentant le Président Nana Akufo-Addo.
Je voudrais rendre hommage aux Présidents Olusegun Obasanjo, John Kufuor, Jakaya Kikwete ainsi qu’au Secrétaire Général Kofi Annan, pour avoir initié, dès 2010, le Forum sur la Révolution Verte en Afrique.
Merci à vous, pour cette plateforme qui permet de mobiliser tous les acteurs en faveur du développement inclusif et des investissements vitaux dans le secteur agricole.
Vos contributions et votre leadership ont permis de donner à l’AGRA le rayonnement et la crédibilité dont il jouit aujourd’hui.
Je voudrais féliciter M. Strive Masiyiwa, Président du Conseil d’Administration de l’AGRF et le Dr Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement, pour la parfaite organisation de ce Forum.
Je les remercie d’avoir porté leur choix sur la Côte d’Ivoire pour abriter cette 7ème Edition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique.
Je salue enfin la présence du Président du Fonds International de Développement Agricole ainsi que des hauts Responsables des Institutions partenaires de l’AGRA, notamment la Commission de l’Union Africaine, l’Agence Internationale de Développement des Etats Unis, la Fondation Bill et Melinda Gates, le Programme Alimentaire Mondial et l’Union Européenne.
Excellences,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Le secteur agricole en Afrique représente en moyenne 16% du PIB de nos pays et fournit du travail à environ 60% de nos populations.
Dans de nombreux pays africains, l’Agriculture est aujourd’hui source de création d’emplois, de richesses et de développement durable et inclusif.
Un rapport récent de l’OCDE décrit bien cette dynamique du secteur agricole, en notant que plus de la moitié du recul de la pauvreté est imputable à la croissance des revenus agricoles, contre 10 % seulement à celle des revenus non agricoles.
Cependant, l’Afrique qui dispose de 65% des terres arables au monde, continue d’importer pour plus de 35 milliards de dollars US pour la nourriture de subsistance de ses populations. Ce chiffre pourrait atteindre 100 milliards en 2030.

La productivité de l’Agriculture demeure encore très faible en Afrique. Les gains obtenus dans ce domaine sont largement dus à l’augmentation des superficies cultivées avec les conséquences en matière de déforestation.
Les modes de productions sont généralement archaïques et utilisent très peu d’intrants améliorés.
Alors que les développements de la recherche et de la technologie ont connu un bon prodigieux au cours des dernières décennies, l’accès aux semences à haut rendement, aux engrais, aux techniques d’irrigation et à la mécanisation restent une préoccupation. Il en est de même du savoir-faire et de la sécurisation de l’accès au foncier.
Un autre défi à relever est de maintenir, tout en développant notre agriculture, une cohabitation harmonieuse entre agriculture et forêt, en vue de contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique sur les activités agricoles et à la séquestration de carbone.
Enfin, l’on observe que les investissements aussi bien publics que privés, dans le secteur agricole et dans le développement rural, ne sont pas suffisants pour faire face au besoin en infrastructures, en énergie ou encore pour créer la valeur ajoutée et les emplois nécessaires pour retenir les jeunes qui désertent le monde rural pour aller dans les zones urbaines ou émigrer hors d’Afrique.
Excellences,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Face à ces défis, la Côte d'Ivoire, qui a une superficie de 322 000 Km2 et une population de 24 millions d’habitants, a entrepris des reformes importantes depuis 2012.
Ceci a permis à notre pays de réaliser des performances économiques remarquables au cours de ces cinq (5) dernières années, avec un taux de croissance économique moyen de 9%, grâce notamment au dynamisme du secteur agricole.
La production totale, toutes cultures confondues, est ainsi passée de 16 millions de tonnes en 2011 à 24 millions de tonnes en 2016.
La Côte d’Ivoire qui a consolidé sa place de 1er producteur mondial de cacao, est devenue:
• 1er producteur mondial d’anacarde ;
• 1er producteur mondial de noix de cola ;
• 1er producteur africain d’hévéa ;
• 1er exportateur africain d’huile de palme ;
• 1er producteur africain de banane dessert ;
• 1er exportateur africain de mangues.

Ces performances se traduisent surtout par des revenus stables distribués aux producteurs, qui sont passés de plus de 3000 milliards FCFA (5.5 Milliards US) en 2011 à près de 6000 milliards FCFA (11 Milliards US) en 2016, soit l’équivalent du budget national.
Excellences,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
La transformation du secteur agricole africain requiert une volonté politique, des réformes courageuses, un financement soutenu dans la recherche, les infrastructures et l’énergie ainsi qu’un partenariat international solide, incarné aujourd’hui par l’AGRA.
Lors de l’Edition de 2016 de l’AGRF, des annonces de financement d’environ 30 Milliards US ont été enregistrées.
Je me félicite de ce que ces annonces aient été suivies d’effets comme nous venons de le constater au cours de la session précédente sur le « respect des engagements ».
Nous saluons en particulier les efforts constants de la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers son programme « Nourrir l’Afrique », et du Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA).
Au regard des besoins énormes, estimés à 400 milliards de dollars US, je voudrais encourager l’adhésion d’un nombre plus important de partenaires en soutien aux efforts des pays africains. A cet égard, je salue l’intérêt exprimé par Yara, l’Union Européenne et la Banque Mondiale.
Je voudrais également me féliciter de l’initiative d’un « Plan Marshall » avec l’Afrique pour favoriser l’établissement d’une paix et d’un développement durables, proposée par le Gouvernement Allemand lors de la Conférence de haut niveau du G20 sur l’Afrique en juin dernier, à Berlin.
Excellences,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Un partenariat crédible et une mobilisation soutenue des ressources pour financer l’Agriculture en Afrique dépendront également du respect des engagements pris à Malabo par les Etats Africains.
C’est pourquoi, je suis heureux de vous annoncer que la Côte d’Ivoire respectera ses engagements en matière de financement de l’Agriculture et reste disposée à soutenir toutes les actions des Organisations régionales et sous régionales en faveur du développement de l’Agriculture.

C’est sur ces mots que je déclare ouverte l’Edition de 2017 du Forum sur la Révolution Verte en Afrique.
Je vous remercie.[...]

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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Niger : cinq soldats et un civil tués dans une attaque terroriste à Toumour NIAMEY, 18 janvier (Xinhua) -- L'attaque perpétrée par des combattants du groupe terroriste Boko Haram mercredi soir contre une compagnie des forces armées nigériennes à Toumour, dans la région de Diffa (extrême sud-est du Niger), proche de la frontière nigériane, a fait six morts, cinq militaires et un civil, a annoncé jeudi la chaîne de radio privée nigérienne ANFANI. En outre, une dizaine de véhicules appartenant à l'armée ont été emportés par les assaillants, qui ont aussi brûlé plusieurs autres véhicules, dont un char de combat, a fait savoir la même source, sans donner plus de précisions sur le bilan du côté des assaillants. Mercredi, des sources de sécurité ont rapporté que cette base militaire avait été attaquée par des hommes lourdement armés. Après de violents combats, les militaires ont mis en déroute les assaillants venus du Nigeria, avant même l'arrivée des renforts dépêchés de Diffa. La région de Diffa subit depuis près de trois ans des attaques à répétition de la part de Boko Haram. Lancées à partir de ses positions nigérianes, ces attaques ont fait des centaines de victimes civiles et militaires nigériennes et des milliers de déplacés au Niger et au Nigeria. Grâce aux opérations de grande envergure engagées depuis plus d'un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre la secte terroriste, ces attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.
Le plus haut conseiller politique chinois s'entretient avec la présidente du Sénat gabonais BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- Le plus haut conseiller politique chinois Yu Zhengsheng s'est entretenu mardi à Beijing avec la présidente du Sénat gabonais Lucie Milebou. "La Chine et le Gabon doivent se soutenir mutuellement sur les sujets ayant trait à nos intérêts fondamentaux et à nos préoccupations majeures, afin de consolider le fondement politique des relations bilatérales", a déclaré M. Yu, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). Le 19e Congrès national du Parti communiste chinois qui s'est tenu en octobre a souligné que la Chine était prête à renforcer la solidarité et la coopération avec d'autres pays en développement, ce qui apportera de nouvelles opportunités au partenariat entre la Chine et le Gabon et au développement de l'Afrique, a indiqué M. Yu. La Chine est prête à aider le Gabon à réaliser un nouveau développement et salue la participation du Gabon au sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine qui se tiendra en Chine plus tard cette année, a fait savoir M. Yu. Il a appelé à promouvoir les échanges entre la CCPPC et le Sénat gabonais sur la gouvernance nationale, le développement économique, l'amélioration du bien-être du peuple et la préservation de la stabilité et l'unité ethnique. Mme Milebou a déclaré que le Gabon attachait de l'importance aux relations avec la Chine et que le Sénat gabonais s'apprêtait à intensifier les échanges amicaux avec la CCPPC.
L'Afrique demeure une priorité de la diplomatie chinoise La tradition diplomatique de la Chine voulant que ses ministres des Affaires étrangères choisissent, chaque année, l'Afrique comme destination de leurs premières visites à l'étranger montre que l'Afrique est toujours une priorité de la diplomatie chinoise, a indiqué samedi à Kigali le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite au Rwanda. Cette tradition diplomatique se poursuit depuis 28 ans, a fait remarquer M. Wang lors d'une conférence de presse à l'issue d'une entrevue avec le président rwandais Paul Kagame, ajoutant que la Chine était toujours l'ami et le partenaire le plus fiable de ses frères africains. Il a également présenté les attentes de son pays concernant le sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) qui aura lieu cette année à Beijing, un forum officiel établi en 2000 avec pour objectif de renforcer la coopération amicale entre les deux parties. Le FCSA est un canal important permettant de mener un dialogue collectif et d'approfondir la coopération mutuellement bénéficiaire entre la Chine et l'Afrique, car il constitue la plateforme la plus grande et la plus productive pour les 29 pays membres de la coopération Sud-Sud, a souligné le ministre chinois. Le sommet du FCSA en décembre 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud) s'est tenu avec un grand succès, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine était disposée à renforcer la communication et la consultation avec les amis africains pour élever le sommet de Beijing de cette année à un nouveau niveau. De nombreux pays africains apprécient et soutiennent l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par le président chinois Xi Jinping, et la Chine souhaite insuffler un nouvel élan à la coopération avec l'Afrique à travers la mise en oeuvre conjointe de cette initiative, a-t-il souligné. En tant qu'extension naturelle et historique de "la Ceinture et la Route", l'Afrique ne devrait pas être absente dans le processus de co-construction, et ne devrait pas non plus être laissée derrière dans le développement mutuel de la Chine et du monde, a ajouté M. Wang. Le ministre chinois, qui est en Afrique pour sa première tournée à l'étranger de l'année, se rendra également en Angola, au Gabon et à Sao Tomé et Principes, après son séjour au Rwanda.
Près de 200 migrants morts ou disparus en Méditerranée à début-2018, selon l'OIM GENEVE, 10 janvier (Xinhua) -- On dénombre près de 200 migrants ou réfugiés morts ou disparus dans la mer Méditerranée sur la route destinée à l'Europe, plus d'une semaine après le début de l'année 2018, a déploré mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les garde-côtes libyens ont secouru mardi près de 300 migrants qui se trouvaient à bord de trois bateaux gonflables, mais selon les témoignages de survivants, environ 100 sont toujours disparus. L'OIM, qui était présente au point de débarquement à Tripoli, a fourni de l'eau et de la nourriture aux survivants. Ces derniers sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment la Gambie, le Sénégal, le Soudan, le Mali et le Nigeria. "Il est triste de voir que pendant les dix premiers jours de 2018 près de 800 migrants ont été sauvés ou interceptés au large des côtes libyennes et que davantage de personnes ont perdu la vie en mer", a déclaré Othman Belbeisi, chef de mission de l'OIM en Libye. "Il faut faire plus pour réduire les mouvements irréguliers et dangereux de personnes le long de la route de la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. Au total 81 décès de migrants ou réfugiés ont été enregistrés en mer Méditerranée lors des 8 premiers jours de l'année, principalement dans les eaux séparant la Libye de l'Italie. Par comparaison, l'OIM n'a enregistré que 26 décès de migrants sur les routes de la mer Méditerranée au cours du mois de décembre 2017, à un moment où les décès de migrants en Méditerranée étaient en forte baisse.
Inauguration du premier Conseil d'entreprises franco-chinois à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Chine PARIS, 9 janvier (Xinhua) -- Le premier Conseil d'Entreprises franco-chinois a été inauguré et a tenu sa première réunion mardi, à l'occasion de la visite officielle du président français Emmanuel Macron en Chine, a annoncé mardi le Comité France-Chine (CFC) dans un communiqué. Cette première réunion du Conseil a d'ailleurs été clôturée en présence des présidents français et chinois Emmanuel Macron et Xi Jinping. Ce Conseil d'Entreprises franco-chinois a pour objetif "de porter les recommandations des entreprises françaises et chinoises dans les domaines économiques auprès des gouvernements des deux pays", explique le communiqué. Il fédère un noyau dur d'une trentaine d'entreprises françaises et chinoises à parité égale, impliquées pour toutes sur le long terme dans la relation bilatérale, représentées nommément par leur CEO. La France et la Chine se sont accordées pour lancer ce premier Conseil d'entreprises franco-chinois lors d'une déclaration conjointe franco-chinoise du 5ème dialogue économique et financier de haut niveau qui s'est tenu à Beijing le 1er décembre 2017 entre le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, et le vice Premier-Ministre chinois Ma Kai. Sa mise en œuvre a été confiée au CFC côté français et à la CCCME (China Chamber of Commerce for import and export and Machinery and Electronic products) côté chinois, opérateur pour le ministère du Commerce (MOFCOM). Présent depuis 40 ans en Chine, le CFC rassemble des entreprises françaises implantées sur le territoire chinois qui représentent un chiffre d'affaires mondial de plus de 1 300 milliards d'euros, et de plus de 100 milliards d'euros en Chine, avec 4 millions d'employés dans le monde et plus de 250 000 en Chine. Il est co-présidé actuellement par Jean-Pascal Tricoire, PDG de SCHNEIDER ELECTRIC et Jean-Louis Chaussade, DG de SUEZ. "Cette création est un pas significatif qui marque l'implication des chefs d'entreprises français et chinois dans le cadre d'un business dialogue régulier et institutionnalisé entre la France et la Chine. Il permettra de pousser des recommandations pragmatiques et au plus proche de la réalité des entreprises auprès des dirigeants des deux pays", souligne le communiqué.

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