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MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ALASSANE OUATTARA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Posté le 06-08-2017 | 162 Vue(s)

Sce Com de la Présidence
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,
La Côte d’Ivoire, notre cher pays, célèbre, ce lundi 7 août 2017, le 57e anniversaire de son accession à l’Indépendance.
A l'occasion de la commémoration de cette année, je souhaite que chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien place la fête de l’indépendance sous le signe de l'introspection et de la réflexion.
Chers frères, chères sœurs,
Notre pays a connu un premier semestre particulièrement difficile ; j'ai personnellement vécu les événements de ces derniers mois avec beaucoup de peine, autant que vous les avez traversés avec inquiétudes et incompréhensions.
Ce d’autant plus que l’histoire récente de notre pays, en particulier les crises successives de 1999 à 2011, nous ont montré que la paix et la stabilité peuvent être
mises à mal par des comportements anti-démocratiques et violents, dont nous connaissons malheureusement les conséquences.
Certes, la vie d’une Nation n'est pas un long fleuve tranquille, mais nous devons tous, collectivement, œuvrer à éviter de nouvelles convulsions à notre beau pays.
La responsabilité implique des choix, des renoncements, mais aussi et surtout des décisions courageuses qui doivent garantir la paix sociale et le bien-être de nos
concitoyens.
La confiance que vous m'avez témoignée m’engage à faire face, avec détermination, à toutes ces épreuves en vue de renforcer nos Institutions et de sauvegarder notre idéal de paix et de développement.
C’est pourquoi, à la lumière des événements graves de ces derniers mois, je souhaite vous parler en toute franchise de sujets qui demandent une attention particulière de chacun d’entre nous, dans l’intérêt de notre Nation.
Tout d’abord, la sécurité.
Dès le début de l’année, la Côte d’Ivoire a été secouée par des revendications militaires qui ont pris une forme particulièrement violente. Les populations ont été effrayées. Les activités économiques ont été perturbées. Je sais que ces moments ont été traumatisants pour beaucoup d’entre vous.
Nous avons pris des décisions difficiles et importantes dans le souci de maintenir la paix et de préserver des vies humaines. En conséquence, les militaires ont regagné les casernes.
L’important travail de reprise en main de notre armée est plus que jamais nécessaire.
A cet égard, nous accorderons une place de choix à la discipline et à la formation de nos soldats pour leur inculquer l’amour de la patrie et un sens civique élevé.
Nous investirons encore plus dans l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos forces de défense et de sécurité ; et nous mettrons à leur disposition les
équipements nécessaires.
Notre armée doit retrouver un esprit de corps et être au service de la Nation pour protéger les populations et les Institutions.
Toutes ces mesures visent à créer une armée véritablement républicaine, réconciliée dans ses différentes composantes, mais aussi avec les populations.
En contrepartie de tous ces efforts de la Nation, j’attends, de la part de nos soldats, de la discipline ainsi qu’un comportement digne et exemplaire.
A cet effet, j’ai instruit la hiérarchie militaire d’appliquer avec fermeté le règlement vis à vis de tout soldat qui fera preuve de manquements graves à la discipline militaire.
Par ailleurs, je demande à nos forces de défense et de sécurité de redoubler d’efforts pour éradiquer les braquages, le phénomène de coupeurs de route et le racket.
Des moyens importants seront mis à la disposition de la police et de la gendarmerie pour éradiquer ces fléaux qui perturbent la quiétude de nos populations.
La lutte contre la détention illégale d’armes sera renforcée et la justice s’appliquera à tous.
Mes chers compatriotes,
Au plan social, il y a bien longtemps, presqu’un quart de siècle, que les fonctionnaires n'avaient obtenu autant de revalorisations salariales que celles que nous avons
concédées au cours des cinq dernières années.
Pourtant, l’administration publique a été bloquée partiellement, pendant des semaines, à cause de mouvements sociaux et des grèves intempestives.
La vie de nombreux Ivoiriens a été mise en danger dans les hôpitaux et les centres de santé.
L’éducation de nos enfants a été mise en péril, laissant, dans le désarroi, les parents d’élèves.
Je veux donc appeler les fonctionnaires à davantage de solidarité : le service public est un sacerdoce qu’il faut assumer avec dévouement pour nos concitoyens. Toutes les revendications, quelles qu’elles soient, doivent se faire avec responsabilité, dans le cadre prévu par nos lois.
Je me félicite que le Gouvernement et les syndicats aient choisi la voie du dialogue pour trouver une solution aux différentes revendications. La concertation doit toujours constituer le mode privilégié de règlement des différends.
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,
Au niveau économique, la chute des cours du cacao sur le marché mondial a eu des répercussions néfastes sur notre économie et sur la vie de nos concitoyens, en
particulier nos parents paysans.
J’ai une pensée pour ces millions de producteurs et pour leurs familles qui vivent directement ou indirectement de la culture du cacao.
L'une des décisions les plus difficiles qu'il m'a été donné de prendre depuis mon accession au pouvoir d’État a été la baisse du prix aux producteurs de cacao, face à la
chute brutale de plus de 40 % des prix sur le marché mondial.
Cependant, pour éviter une baisse encore plus forte des prix aux producteurs, l’État a dû renoncer, au profit des producteurs, à une partie significative des prélèvements fiscaux sur le cacao.
Je veux remercier les producteurs pour leur compréhension car ils ont accepté cette décision avec responsabilité.
Je puis vous assurer, chers parents paysans, que nous continuons de travailler pour contenir l'impact de tels retournements du marché mondial par une gestion plus
rigoureuse de la filière.

Mes chers compatriotes,
Vous le savez, mon ambition est de faire de la Côte d'Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. C’est à cela que je consacre toute mon énergie. A cet égard, notre
action, durant ce second mandat, est principalement axée sur la transformation structurelle de notre économie et l'amélioration des conditions de vie des populations,
notamment celles des jeunes et des femmes.
C'est un engagement que j'ai pris avec vous.
C'est un engagement qui sera tenu.
Dans ce cadre, nous comptons accélérer les réformes pour favoriser la transformation de nos produits agricoles, stabiliser les revenus des paysans et créer davantage
d'emplois pour notre jeunesse.
L’autonomisation des femmes continuera d’être une priorité de mon Gouvernement.
Le secteur privé continuera de jouer un rôle moteur dans la croissance économique de notre pays. Ainsi, en vue de relancer l’investissement et la consommation, l’Etat vient de payer les arriérés de la dette intérieure au profit de 3900 entreprises, pour un montant total de 232 milliards de F CFA.
Nous poursuivrons nos investissements dans les services sociaux de base que sont
l'éducation et la santé, pour le bien-être de nos concitoyens les plus vulnérables.
Nous allons assurer un meilleur approvisionnement de nos marchés, afin d’alléger le quotidien de tous les ménages ivoiriens.
Je me réjouis que la lutte contre la vie chère soit maintenant abordée avec une approche nouvelle et pragmatique par le Gouvernement, en ciblant de façon spécifique
les prix des denrées alimentaires, du logement et du transport.
Nous continuerons à investir massivement dans les infrastructures routières, énergétiques et de l’eau potable, pour améliorer les conditions de vie des Ivoiriens ainsi
que la compétitivité de notre économie.
Enfin, la lutte contre la corruption à tous les niveaux continue d’être une priorité du Gouvernement. Les ressources de l’État doivent servir à la majorité des Ivoiriens et non pas à quelques-uns. Les détournements des deniers publics seront sévèrement punis et des poursuites seront engagées contre les auteurs.
Mes chers compatriotes,
Au plan politique, je voudrais rappeler que nous avons eu l’élection présidentielle il y a à peine deux ans, précisément en octobre 2015.
La prochaine élection présidentielle prévue par la Constitution, est dans plus de trois ans et elle mobilise déjà beaucoup d’énergie. De tels comportements attisent les
tensions au sein de l’alliance au pouvoir alors que nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre de notre programme commun, approuvé massivement par nos
compatriotes.
En tant que responsables politiques, nous n’avons pas le droit de rajouter des moments de doute aux difficultés que nos populations ont vécues depuis le début de cette année.
Nos populations ne méritent pas ce débat au sein de la coalition au pouvoir ; elles ne le comprennent pas. Nous devons rester unis dans l’intérêt de notre pays. La
satisfaction des besoins de nos concitoyens doit, pour l’heure, être notre seule préoccupation.
En ce qui me concerne, c'est le seul objectif auquel j'ai l'intention de consacrer toute mon énergie jusqu'au dernier jour de mon mandat.
C’est le message que je partage régulièrement avec les membres du Gouvernement et tous mes interlocuteurs. C’est le message que je veux partager avec toute la classe politique et les hauts responsables de la Nation.
Je veux dire aux uns et aux autres que pour la prochaine élection présidentielle, tous pourront se porter candidat, selon les dispositions de notre loi fondamentale qui
garantit des élections démocratiques et transparentes.
Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire est un grand pays, qui a retrouvé sa place dans le concert des Nations.
Notre pays bénéficie de la confiance des investisseurs internationaux, comme en témoigne les résultats de nos récentes levées de fonds sur le marché financier
international.
Au plan diplomatique, la Côte d’Ivoire sait mobiliser autour de ses valeurs d’hospitalité et de fraternité, comme l’atteste le succès des huitièmes Jeux de la Francophonie et surtout l’élection de la Côte d’Ivoire au Conseil de Sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019.
Ce sont-là des motifs de grande fierté qui doivent pousser chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à donner le meilleur de lui-même.
Le prochain sommet Union Africaine - Union Européenne se tiendra à Abidjan en novembre prochain et verra la participation de plus de 80 pays. Cet évènement
contribuera également au rayonnement de notre pays ; ce sera aussi l’occasion pour les hauts responsables africains et européens d’adresser les questions liées au
développement et à la jeunesse.
Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire est un grand pays, qui a su, aujourd’hui, se relever après les graves crises qu’elle a traversées.
En cela, je veux rassurer chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien : tous les voyants dans notre pays sont au vert.
Un nouveau cadre institutionnel est en place, avec une nouvelle Constitution et une nouvelle dynamique a été engagée.
Faites-moi confiance.
Les trois années à venir seront caractérisées par plus d’actions, davantage de croissance et de mieux-être pour tous.
Chers frères, chères sœurs,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,
La fête de l’indépendance, que nous commémorons, nous rappelle justement que nos devanciers ont obtenu, avec dignité, l’indépendance de notre pays, parce qu’ils étaient unis. C'est pourquoi, je vous demande, chers frères et sœurs, de rester unis.
Pour ma part, je continuerai à œuvrer, sans relâche, pour la réconciliation et une plus forte cohésion entre tous les Ivoiriens, sans exception.
A cet égard, chacun d’entre nous doit avoir à cœur de préserver la paix et la stabilité.
Je crois en la Côte d’Ivoire.
Je crois aux valeurs qui fondent notre Nation.
J’invite toutes les forces vives de la Nation à travailler main dans la main à cette noble ambition dans la fraternité et la responsabilité.
Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous.
Vive la République !
Vive la Côte d’Ivoire !
Que Dieu bénisse notre beau pays ![...]

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« La paix, qui a constamment besoin d’exhortations, est une acquisition continue, le plus souvent silencieuse. »
UNESCO, Paris, 7 mai 1976
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 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

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L'Ethiopie souhaite la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie ADDIS ABEBA, 20 octobre (Xinhua) -- Le gouvernement éthiopien s'efforce d'obtenir la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie depuis début octobre, a annoncé vendredi Meles Alem, porte-parole de la diplomatie éthiopienne. Il a précisé que le ministère des Affaires étrangères travaillait avec son ambassade à Lusaka, la capitale zambienne, pour chercher à obtenir leur libération. La police zambienne a annoncé le 15 octobre avoir arrêté 70 ressortissants éthiopiens soupçonnés d'être impliqués dans une affaire de trafic d'êtres humains. M. Alem a fait savoir que son ministère avait récemment contribué au rapatriement de 147 Ethiopiens purgeant des peines dans des prisons zambiennes, dont certains condamnés à 15 ans de prison pour entrée illégale en Zambie. Des trafiquants d'êtres humains utilisent des pays tels que la Zambie comme point de transit pour faire entrer des Ethiopiens en Afrique du Sud, où vivent clandestinement des dizaines de milliers d'Ethiopiens. Fin (PCC Congrès) De hauts dirigeants du PCC appellent à appliquer la Pensée de Xi Jinping BEIJING, 20 octobre (Xinhua) -- De hauts dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) ont appelé jeudi à déployer des efforts pour comprendre et appliquer pleinement la Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère de Xi Jinping. "Cette Pensée représente le dernier acquis de la sinisation du marxisme et constitue un composant important du système des théories du socialisme à la chinoise", a indiqué Li Keqiang lors de discussions de groupe au cours du 19eCongrès national du PCC. Selon M. Li, la pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi est un guide d'action à long terme auquel le Parti doit adhérer et qui doit être pleinement compris et appliqué afin de mettre en oeuvre de manière intégrale l'esprit du Congrès. Lors des discussions de groupe, Wang Qishan a de son côté appelé à étudier minutieusement et à saisir la Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi et à appliquer fidèlement les objectifs stratégiques fixés lors du Congrès. La Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi doit être étudiée, comprise et mise en application de manière ferme, afin de réaliser de nouveaux progrès dans la grande cause du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, a pour sa part affirmé Zhang Gaoli lors des discussions de groupe. MM Li, Wang et Zhang sont tous membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC. La Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère est basée sur et enrichit le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la "Triple Représentation" et le concept de développement scientifique, selon un rapport présenté mercredi par M. Xi au 19e Congrès national du PCC. Fin
Un foyer de peste porcine africaine confirmé dans le nord de la Côte d'Ivoire ABIDJAN, 19 octobre (Xinhua) -- Une épidémie de peste porcine sévit depuis septembre dans le département de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a annoncé jeudi le ministère des Ressources animales et halieutiques. Un laboratoire a procédé à des examens sur les porcs et a confirmé cette épidémie. Dans un communiqué transmis à Xinhua, il précise que les enquêtes montrent que "la mortalité est souvent proche de 100% et concerne les porcs de tous les âges". Pour circonscrire la zone affectée et contenir le virus, le gouvernement a interdit tout mouvement de porcs et de sous-produits dérivés provenant des localités touchées. Il préconise aussi la désinfection des porcheries, du matériel d'élevage et des lieux contaminés, ainsi que la réactivation des organisations de défense sanitaire d'élevage de porcs sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Une veille sanitaire nationale, y compris dans les régions non touchées, a été instituée pour éviter la propagation du virus et des postes de contrôle ont été établis pour éradiquer l'épidémie. En septembre 2014, un foyer de peste porcine avait été signalé dans la ville portuaire de San Pedro (sud-ouest). La peste porcine africaine s'est déclarée pour la première fois en Côte d'Ivoire le 16 avril 1996 et a entraîné la perte de près de 30% du troupeau porcin, dont 80% des porcs du secteur commercial, selon des chiffres officiels. Fin
Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin

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