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Bamba Adama ( Pca Fenapaci) / Avenir de la filière anacarde de Côte d’Ivoire « La transformation c’est notre cheval de bataille … »



26-07-2017

Economie

amanien.info 215 vus
Malgré son rang de premier pays producteur mondial de noix brutes d’anacarde, la Côte d’ivoire, devraient mettre le cap sur la transformation locale afin d’apporter plus de valeur ajoutée à cette spéculation. Interview de M. Bamba Adama, Pca de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire( Fenapaci)

Monsieur Bamba Adama, vous êtes le Président de la fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire( Fenapaci). Pouvez-vous nous présenter cette structure ?

Avant de vous présenter cette fédération, permettez-moi de me présenter à vos lecteurs. Je suis Bamba Adama, le Président du Conseil d’Administration de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire( Fenapaci) dont le siège est à Korhogo. J’ai été désigné Pca après une élection qui nous a permis de sillonner toutes les zones de production d’anacarde de notre pays. Nous avons eu à élire 21 délégués en présence des préfets et sous -préfets de ces régions là. Avant la formation de notre fédération nous avons croisé le ministère de l’Agriculture et du développement rural. Précisément le son Directeur de cabinet qui nous a présenté avec le concours de la Direction des organisations des professionnelles agricoles,( Dopa), les notes des meilleures unions de coopératives et de société coopératives qui travaillent dans la filière anacarde. C’est en tenant compte de cette liste que nous avons mis en place la Fenapaci. Qui repose sur les meilleures sociétés coopératives des 19régions de la Côte d’Ivoire. Il certes eu des problèmes mais le plus important, c’est de ne pas oublier l’intérêt général. Surtout celui de la Côte d’Ivoire. Egalement, je suis aussi Pca de l’ Ucabci qui est implantée dans la zone nord de la Côte d’Ivoire. Dans notre union, nous avons fait 6mille tonnes durant la campagne qui vient de prendre fin. Aujourd’hui, je puis vous affirmer que notre fédération représente à peu prêt 40% de la production ivoirienne.
Quel bilan pouvez-vous de la dernière campagne de commercialisation de l’anacarde qui vient de prendre fin ?

La campagne c’est bien passée au niveau des producteurs avec un prix planché en ouverture qui était de 440 Fcfa le Kg, mais nous avons terminé la campagne à 950Fcfa bord champs, vu l’évolution du marché international. Toutefois, il ne faut pas oublier de dire que malgré ce bon prix et une production qui frôle les 700 voire 800 mille tonnes, nous avons eu des soucis au niveau de l’approvisionnement du marché local qui a du faire face à la fuite d’une partie de la production ivoirienne.

A quoi est due cette fuite de l’anacarde vers certains pays limitrophes ?

Quand on vous parle d’un prix oscillant entre 800 à 950 Fcfa le Kg au niveau de la Côte d’Ivoire, au Ghana voisin juste à Côté, le prix était à 1025 Fcfa le Kg. Comme vous pouvez le constater c’est déjà un problème de prix et d’intérêts. Ce ne sont pas nous les producteurs qui convoient la production vers l’extérieur mais les intermédiaires, les acheteurs et les pisteurs qui viennent prendre le produit avec nous. Et pourtant, ils ont des agréments. Voilà pourquoi nous avons saisi le Conseil coton et anacarde que je voudrais remercier pour le travail qu’il fait sur le terrain pour résorber cette fuite. Le Conseil coton et anacarde nous a soutenu dans nos actions de lutte contre la fuite de l’anacarde. Avec la mise en place de comité de suivi et de surveillance des frontières. Ça n’a pas été facile, puisqu’il y a eu une partie de la production qui est sortie tout de même.
Faudrait –il pas que les acteurs des différents pays producteurs s’unissent pour harmoniser les prix et porter les prix sur le marché ?
Tout à fait. Cela fait partie des prérogatives de la fédération. En tant que producteurs sommes en train de sensibiliser nos paires, pour éviter la vente frauduleuse à l’extérieur. Nous avons eu un atelier à Korhogo sur ce thème. Nous sommes en train de voir quel dispositif mettre en place, pour sécuriser la production ivoirienne. Malgré les bons prix qu’on peut avoir à l’extérieur, il ne faut pas oublier que notre pays a besoin de cette manne financière là aussi pour se développer. Quand la production va au Ghana, c’est vrai qu’on peut gagner 50Fcfa en plus mais l’Etat perd de l’argent. Sans oublier les transporteurs et les transformateurs locaux. Il en va de même pour nos frères qui travaillent au niveau du port. Nous n’avons pas intérêt à ce que notre production parte vers d’autres pays. Nous avons besoin de non seulement garder notre label mais aussi contrôler le marché et être plus compétitifs en tant que premier producteur mondial de noix brutes.
Il se dit qu’il y a un cartel dans la filière qui joue contre les producteurs. Vrai ou faux ?
Ce sont les intérêts en jeu dans la filière. Nous avons plusieurs acteurs dans la filière avec des chaines de valeurs : les producteurs, les exportateurs, les acheteurs et les transformateurs. Il faut comprendre que chacun essai de tirer la couverture sur soi. Parler de cartel c’est trop dit, nous nous côtoyons et essayons de travailler ensemble pour ne pas qu’il y aie un maillon faible au niveau de la chaine des valeurs. Si nous en tant que producteurs, nous gagnons tout temps et que les exportateurs et les transformateurs ne gagnent pas, vous verrez que la filière ne pourra pas aller de l’avant. Il faut travailler en synergie pour que nous puissions nous en sortir. Il y a de la place pour tout le monde.
Ne faudrait-il pas que dès maintenant la Côte d’Ivoire met véritablement le cap sur la transformation et la consommation locales ?
La transformation surtout. C’est notre cheval de bataille. Après avoir relevé le défi de la quantité, nous sommes en train de travailler sur celui de qualité. Qui doit davantage s’améliorer. S’agissant de la transformation, nous disons que c’est primordial d’abord pour l’Etat de Côte d’Ivoire mais également pour nous producteurs. Nous avons pris conscience de cela. La transformation va donner une valeur ajoutée à notre produit. C’est bien de vendre à 900Fcfa le Kg mais notre souhait et projection, c’est de pouvoir vendre le produit à 1000Fcfa le Kg voire 1500Fcfa. Pourquoi pas 2000Fcfa. C’est la transformation seule qui pourra nous permettre d’obtenir ce prix là. Durant la dernière campagne, nous étions à 700 mille tonnes de noix brutes mais annuellement, la Côte d’Ivoire produit plus de 3 millions 500mille tonnes de pommes d’anacarde qui sont jetées dans la nature. Ce n’est pas normal. Au Brésil par exemple, cette pomme est consommée. Elle est transformée pour servir d’aliment de bétail. On peut fabriquer à partie de cette pomme du jus et de la vinaigre entre autres. L’Etat est en train d’encourager cette transformation là au plan local.
Il était question de mettre en place des magasins régionaux et l’interprofession. Où en sommes- nous ?
C’est toujours en projet. Comme vous le savez, tout projet nécessite en dessous un financement L’acquisition du financement est toujours l’aspect le plus difficile dans la mise en œuvre de nos projets. Les banques ne nous suivent pas pour des raisons diverses. Ce projet de magasins visait à relever les défis de commercialisation et de la rentabilité. La filière anacarde est une filière cotisante et autonome qui peut se prendre en charge. Nous avons bon espoir que ces magasins verront le jour. Dans l’avenir on pourra par exemple les transformer en unité de transformation locale. Dans la reforme, il était prévu la mise en place d’une autorité ; ce qui a été fait. Il est aussi prévu la mise en place d’une réserve de prudence et de l’interprofession entre autres. Par le passé, une interprofession avait été créée .Au jour d’aujourd’hui, elle n’existe plus. Le Conseil-coton anacarde à des priorités et ce sont des sujets qui sont sur la table de cette autorité là.
Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr[...]

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