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Le Président OUATTARA a présidé la cérémonie d’ouverture de la 44ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères des pays membres de l’OCI

Posté le 10-07-2017 | 163 Vue(s)

Sce Com de la Présidence

Le Président de la République Alassane OUATTARA, a présidé ce lundi 10 juillet, au Sofitel Abidjan - Hôtel Ivoire, la cérémonie d’ouverture de la 44ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères des pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
A cette occasion, le Chef de l’État a d’abord exprimé la joie de la Côte d’Ivoire d’accueillir cette réunion pour la première fois, depuis son adhésion à l'Organisation en 2001, à Bamako.
Aussi, a-t-il traduit sa gratitude et sa fierté ainsi que celles du Gouvernement et du peuple ivoirien pour le choix porté sur notre pays pour organiser cette importante Conférence ; indiquant que cette décision et la présence des différentes délégations sont l’expression de leur confiance, de leur solidarité et de leur soutien à la Côte d’Ivoire.
Il a ensuite salué l’esprit de solidarité qui se manifeste au sein de l’Organisation et qui, du reste, n’a jamais fait défaut à la Côte d’Ivoire ; notamment lors du vote des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique en faveur de la Côte d’Ivoire, le 02 juin 2017, pour un siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2018 - 2019. De même que toute l’assistance de l’OCI pendant les moments difficiles traversés par notre pays.
Toutes choses qui, selon le Président Alassane OUATTARA, ont permis à la Côte d’Ivoire d’obtenir ces dernières années, des résultats remarquables aux plans économique et du développement, aussi bien en interne qu’en externe ; et qui ont également permis d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment en termes de sécurité, d’éducation et d’infrastructures.
A cet égard, le Chef de l’État a indiqué que les leçons qu’il tire de cette expérience et de celle de l’intégration de notre sous-région, c’est que l’OCI constitue une
véritable force de solidarité et peut être un véritable levier de développement économique de nos pays. Ce, d’autant que l’exemple que nous donnent aujourd’hui de nombreux pays dans le monde, est que le regroupement d’ensembles cohérents et harmonieux, qui partagent les mêmes valeurs, est la meilleure voie pour le progrès des peuples.
C’est pourquoi, il a insisté sur la nécessité pour les États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique de mettre l’accent sur la mise en œuvre des stratégies de partenariats économiques, commerciaux, scientifiques et technologiques au sein de cette Organisation.
Évoquant le thème central de cette Session : « Jeunesse, Paix et Développement dans un monde de solidarité », le Président de la République a dit que ce thème est actuel et fondamental ; d’autant qu’il met en exergue la problématique de la question de la jeunesse, en particulier dans la quasi-totalité des pays membres de la Oummah où la population est en majorité jeune et en forte croissance.
Par conséquent, il a estimé que les deux plus grands défis auxquels les pays sont confrontés pour cette jeunesse, sont l’éducation et l’accès à un emploi décent. Des défis auxquels il faudra trouver des solutions concrètes, faute de quoi ces jeunes seront sans aucune doute, en proie à toutes les tentations, avec pour nos pays, de graves conséquences (migration, instrumentalisation de cette jeunesse, menace pour la paix et la stabilité, etc).
A ces défis s’ajoutent d’autres sujets de préoccupations comme le dossier de la Palestine, mais également la question du réchauffement climatique qui, depuis la COP21, à Paris, constitue une priorité pour nos pays.
Le Chef de l’État a affirmé que ces défis placent les pays membres de l’OCI devant leurs responsabilités et les invitent donc à être à l’avant-garde de tous les combats contre le terrorisme, de toutes les luttes pour le progrès et le développement, tout en portant de nouvelles solidarités et de nouvelles aspirations pour leurs peuples.
Pour terminer, le Président de la République a indiqué qu’en sa qualité d’État membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies à compter du 1er janvier 2018 et de Président de la 44ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères de l’OCI, la Côte d’Ivoire mobilisera sa diplomatie et son expérience pour apporter sa contribution à la résolution des conflits qui endeuillent et appauvrissent les populations dans certains États membres de l’OCI.
Avant le Président Alassane OUATTARA, plusieurs personnalités sont intervenues pour remercier le Chef de l’État et le peuple ivoirien pour la qualité de l’accueil et pour avoir accepté d’abriter les travaux de la 44ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique, à Abidjan.
Le Secrétaire Général de l’OCI, S.E.M. Youssef AL – OTHAIMEEN a notamment salué la clairvoyance du Président Alassane OUATTARA et ses efforts inlassables pour instaurer la paix, la stabilité et le développement en Côte d’Ivoire.

Notons que l’un des temps forts de cette cérémonie d’ouverture a été la désignation du Ministre ivoirien des Affaires Étrangères, M. Marcel AMON – TANOH, à la tête de la 44ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique.

VOICI A CET EFFET LE DISCOURS DU PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA

Monsieur le Vice-président de la République de Côte d’Ivoire ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Madame et Messieurs les Présidents des Institutions ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Ministres des Affaires Étrangères des États membres de
l’Organisation de la Coopération Islamique ;
Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation de la Coopération Islamique ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations;
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions ;
Monsieur le Président du COSIM ;
Honorables Chefs traditionnels et Guides religieux ;
Honorables participants ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs;
Bienvenue en Côte d’Ivoire, terre de foi, de tolérance et de paix !
La Côte d’Ivoire est heureuse d’accueillir pour la première fois, depuis son adhésion à l'Organisation de la Coopération Islamique en 2001, à Bamako, la réunion annuelle du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères.
Je voudrais, au nom du Gouvernement et du peuple ivoiriens, traduire toute notre gratitude et notre fierté, à tous les membres de l’Organisation qui ont décidé, à
l’unanimité, lors de la dernière conférence, en 2016, à Tachkent, que notre pays soit désigné pour abriter la 44e session de la réunion annuelle du Conseil des Ministres.
Votre décision et votre présence sont l’expression de votre confiance, de votre solidarité et de votre soutien à la Côte d’Ivoire.
En effet, pour la première tenue de cette réunion à Abidjan, nous avons enregistré un taux de participation parmi les plus importants de ces dernières années.
Je voudrais saisir cette opportunité pour adresser mes remerciements et mes encouragements à Monsieur Youssef AL OTHAIMEEN, Secrétaire Général de l’OCI,
pour les initiatives et les actions menées, chaque jour sur le terrain, dans un monde de plus en plus confronté à des défis sécuritaires, économiques, humanitaires….
Nos remerciements vont également à l’endroit de Son Excellence Monsieur SHAVKAT Mirziyoyev, Président de la République d’Ouzbékistan. Depuis la dernière session de l’Organisation de la Coopération Islamique à Tachkent en octobre 2016, il a œuvré inlassablement pour une Oummah plus solidaire et pour un renforcement des
relations entre nos États.
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;
La force d’une communauté est de savoir, en toutes circonstances, rester solidaire. Je voudrais, ici, témoigner de cette formidable capacité de solidarité au sein de
notre organisation.
En effet, cette solidarité s’est manifestée lors du vote des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique en faveur de la Côte d’Ivoire, qui, le 2 juin
2017, a été élue membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2018-2019. Ce vote a enregistré l’élection de deux Etats membres de notre organisation, en l’occurrence l’État frère du Koweit et la Côte d’Ivoire.
Je voudrais donc, au nom du gouvernement et du peuple ivoiriens, adresser nos sincères remerciements à l’ensemble de la communauté pour cette grande marque
de confiance. Par ailleurs, lorsque la Côte d’Ivoire a traversé des moments extrêmement difficiles, où elle ne pouvait plus bénéficier de l’assistance de nombreux partenaires au développement, les pays membres de la Oummah Islamique, directement ou à travers les institutions multilatérales humanitaires et de développement, sont restés aux côtés de notre pays et nous ont apporté un soutien inestimable. Ce soutien s’est également poursuivi au cours de ces six dernières années, pendant lesquelles il nous a fallu faire face à des défis d’ordre économique, social, politique et sécuritaire. Grâce à votre soutien ainsi qu’au travail du peuple ivoirien, nous avons pu obtenir des résultats remarquables, non seulement en interne mais également à l’extérieur, en termes de rayonnement de notre pays.
En effet, au cours des 5 dernières années :
- le taux de croissance moyen de l’économie a été de 9% par an ;
- Le taux d’inflation a été contenu en dessous de 2% par an ;
- Le déficit budgétaire a été maîtrisé à environ 3 % du PIB ;
- Nos exportations, aussi bien dans le secteur agricole que manufacturier, nous ont permis de maintenir une balance commerciale excédentaire.
Ces résultats nous ont permis d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens en matière d’infrastructures et en termes de sécurité et d’éducation notamment.
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs;
Les leçons que nous tirons de cette expérience et de celle de l’intégration de notre sous-région, nous enseignent que l’Organisation de la Coopération Islamique
constitue une véritable force de solidarité et peut être un véritable levier de développement économique de nos pays. L’exemple que nous donnent aujourd’hui
de nombreux pays dans le monde, est que le regroupement d’ensembles cohérents et harmonieux, qui partagent les mêmes valeurs, est la meilleure voie pour le
progrès des peuples.
Dans ce cadre, nous soulignons la nécessité pour les États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique de mettre l’accent sur la mise en œuvre
des stratégies de partenariats économiques, commerciaux, scientifiques et technologiques au sein de cette organisation. Les résultats déjà atteints par le Plan
Spécial pour le Développement de l’Afrique sont positifs. Par conséquent, ils méritent d’être poursuivis et amplifiés.
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Le thème de cette session « Jeunesse, Paix et Développement dans un monde de solidarité » est actuel et fondamental.
En effet, la quasi-totalité des pays membres de la Oummah sont des pays où la population est jeune et en forte croissance. Ici, en Côte d’Ivoire, 77% de la population a moins de 35 ans et les deux plus grands défis auxquels nous sommes confrontés pour cette jeunesse sont l’éducation et l’accès à un emploi décent. Si nous ne trouvons pas une solution à ces défis majeurs, ces jeunes seront sans aucune doute, en proie à toutes les tentations avec, pour nos pays, de graves conséquences. Aujourd’hui déjà, plusieurs milliers d’entre eux meurent dans des conditions effroyables en tentant de traverser le Sahara et la Méditerranée.
De plus, c’est l’instrumentalisation de cette jeunesse en quête d’une vie meilleure qui est souvent source d’insécurité, de conflits et de déstabilisation de nos pays.
Les difficultés rencontrées par les jeunes sont une menace pour la paix et le développement. Elles mettent également en péril la stabilité de l’ensemble du monde. Notre Organisation peut et doit s’impliquer avec plus de volonté, de force et de ressources dans la recherche de solutions efficaces et durables à cette situation.
Au regard de la qualité des participants, je n’ai aucun doute que vos travaux, fondés sur les valeurs de solidarité et de partage qui caractérisent notre organisation, permettront d’aboutir à des solutions innovantes, porteuses d’espoir.
A cet égard, il convient de saluer le « Programme d’Action OCI 2025 », qui accorde une place de choix à la question de la femme et des jeunes.

Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;
D’autres sujets de préoccupations nous interpellent : le phénomène de la migration vers l’Europe et le Moyen Orient, le dossier de la Palestine, mais également la
question du réchauffement climatique qui, depuis la COP21 à Paris, constitue une priorité pour nos pays et pour le monde entier.
Ces défis nous placent devant nos responsabilités. Nous devons donc être à l’avant garde de tous les combats contre le terrorisme, de toutes les luttes pour le progrès
et le développement, porter de nouvelles solidarités et de nouvelles aspirations pour nos peuples.
S’agissant de la question de la Palestine dont nous déplorons l’enlisement de tous les efforts de règlement depuis plusieurs décennies, la solution des deux États vivant côte à côte dans un climat de paix, reste la seule issue réaliste. Ceci a été, depuis des décennies, préconisé par le Président Félix Houphouët-Boigny, notre premier Président.
Honorables Invités ;
Mesdames et Messieurs ;
En qualité d’État membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies à compter du 1er janvier 2018 et de Président de la 44e session de l’OCI, la Côte d’Ivoire mobilisera sa diplomatie et son expérience pour apporter sa modeste contribution à la résolution des conflits qui endeuillent et appauvrissent les populations dans certains Etats
membres de l’OCI.
C’est sur cet engagement que je voudrais clore mes propos, en saluant la générosité de certains pays frères qui ont aidé la Côte d’Ivoire à organiser la présente
conférence et plus particulièrement l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Kazakhstan, la Malaisie, le Qatar et la Turquie.
Notre gratitude va également à l’endroit des Institutions financières affiliées à l’OCI et du Monde Arabe notamment la Banque Islamique de Développement (BID) et la
Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) qui continuent de nous accorder leur assistance financière et technique dans divers domaines.
C’est l’occasion de lancer un appel à nos pays frères de la zone Asie membres de la Oummah Islamique, afin de solliciter leur soutien et leur appui, non seulement en
termes d’aide au développement mais également d’investissements privés.
C’est aussi le lieu de vous annoncer que la Côte d’Ivoire vient de ratifier la Charte de l’OCI.
Mesdames et messieurs les Ministres,
Honorables participants,
Mesdames et messieurs,
Tout en renouvelant mes vœux de plein succès à votre réunion, je déclare ouverts les travaux de la 44e session du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères de
l’OCI, Abidjan 2017.

Je vous remercie.



[...]

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Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
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