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Jean Marie KONE, Président du Forum des Chefs d’Entreprise de Côte-d’Ivoire déballe les axes stratégiques pour le développement du secteur privé ivoirien

Posté le 02-07-2017 | 458 Vue(s)

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1- M. Jean Marie KONE Bonjour, vous êtes le Président du Forum des Chefs d’Entreprise de Côte-d’Ivoire. Peut-on savoir les politiques et les incitations à mettre en place à l’échelle nationale pour catalyser la diversification de l’économie ivoirienne ?

JMK - La politique de diversification d’une économie aussi concentrée que l’économie ivoirienne est certainement très complexe, d’une part en raison de l’emprise du secteur du café cacao sur tous les secteurs économiques et d’autres part en raison des rouages institutionnelles et des comportements, voire des vicissitudes accumulées pendant une longue période de gestion centralisée ; tout tourne autour de l’Etat et de la répartition de la rente.
Cependant, depuis quelques années des acteurs nouveaux ont émergé et sont engagés dans des stratégies alternatives à la rente. Les incitations et les politiques à mettre en place doivent viser la promotion de ce type d’acteurs et d’entreprises en l’occurrence les PME et les Start Up en les aidant à se développer pour atteindre une taille critique leur permettant de faire des économies d’échelle et d’être innovantes. Ce n’est pas avec des TPE, qui constituent l’essentiel de la population des entreprises en Côte-d’Ivoire et qui activent dans les services basiques (transport, distribution, …), que l’on mène une politique de diversification. Dans cette perspective, il faut créer un fonds d’investissement bonifié par l’Etat pour aider à l’émergence de ces entreprises de la diversification.
La réussite d’une telle politique est conditionnée par l’introduction de mécanismes de contractualisation pour éviter de tomber dans les comportements de prédation qui consiste à prendre les incitations publiques et disparaître.
D’ailleurs, les incitations budgétaires et fiscales doivent être adossées à des objectifs de diversification : substitution aux importations, exportation, ou à intégrer des chaines de valeurs mondiales.
Le contrat entre l’État et une entreprise ou un groupe d’entreprises d’une même filière doit prévoir les incitations, les résultats attendus et les obligations des deux parties. Dans le contexte présent de la Côte-d’Ivoire (niveau de développement des entreprises locales et leur faible connaissance des marchés extérieurs), il est indiqué de s’attaquer à la substitution aux importations.
Au FCE-CI, nous sommes convaincus que l’innovation est l’un des leviers majeurs de la transformation de l’économie ivoirienne. Nos entreprises doivent proposer des produits innovants pour se distinguer de leurs concurrents. Un grand pays comme la Côte-d’Ivoire doit se doter d’un système national d’innovation efficace et performant qui permet un transfert des produits de la recherche appliquée vers l’entreprise.

2- Dans cette période de changement économique, que doit être le rôle des banques ivoiriennes ? Quels sont les besoins de la Côte-d’Ivoire quant au développement de ses marchés de capitaux et d’autres moyens de financement ?

JMK - La diversification économique implique effectivement une diversification des sources de financement. C’est toute la question du passage du budget au marché financier qui doit être prise en charge par les banques. Il faut aller vers une diversification des produits bancaires qui seront adaptés aux besoins des entreprises.
Par ailleurs, les banques sont les acteurs privilégiés des marchés financiers et monétaires grâce à leur rôle d’intermédiation sur ces marchés. Aujourd’hui, le système bancaire ivoirien est dominé par le secteur privé dans une proportion élevée (85%) et il est opportun, pour la promotion d’une concurrence effective, de diversifier aussi ce secteur en l’ouvrant au secteur privé national. C’est par une concurrence saine que la modernisation du système bancaire peut se faire.
Les banques sont certes des acteurs cruciaux dans ce processus, mais les entreprises doivent pouvoir se tourner également vers le marché obligataire, la Bourse où les fonds d’investissements etc. dont le développement doit être vivement et impérativement encouragé par l’Etat.

3- Quelles sont les réformes nécessaires pour organiser et professionnaliser l’activité d’exportation ?

JMK - C’est à l’entreprise que revient la charge de conquérir des parts de marchés extérieurs ; elle ne peut cependant pas le faire seule. Un certain nombre de mesures qui relèvent de l’Etat et qui touchent aux procédures et règlements, aux aides et subventions, à l’infrastructure et à la logistique, aux pratiques bancaires et fiscales, doivent être prises pour engager une véritable dynamique d’exportation.
En 2017, notre organisation a élaboré un document portant « Plaidoyer pour l’émergence de l’économie ivoirienne ». dans ce document, nous avons identifié plus d’une trentaine de mesures qui doivent permettre à notre environnement des affaires encadrant les exportations d’être au même niveau de compétitivité et de réactivité que les autres pays de la région. Sur la trentaine de mesures que nous avons proposées dans notre Plaidoyer, près de la moitié est aujourd’hui mise en œuvre ou en voie de l’être. C’est une avancée importante qui a été réalisée en quelques mois.
Cette démarche d’urgence ne nous fait cependant pas omettre de réfléchir à l’élaboration d’une véritable stratégie dédiée au développement industriel. Pour être opérationnel et efficace nous proposons la création sous l’autorité de monsieur le Premier Ministre, d’un « comité de pilotage » constitué des représentants de l’administration en charge de la promotion de la transformation de nos matière premières, du FC-CI, des opérateurs, publics et privés, ayant une expérience dans le domaine de la transformation et d’experts en la matière. Ce comité aura pour tâche de faire élaborer un diagnostic stratégique (état des lieux et objectifs) sur l’offre transformable des biens et services en tenant compte des vocations agricoles, de la qualité du tissu d’entreprises implantées et de la spécialisation industrielle quand elle existe. Le diagnostic devra faire également l’état des lieux des infrastructures existantes dédiées aux transformations (ports, aéroports, circuit vert, plateforme logistique).
Sur la base des résultats du diagnostic stratégique, il sera proposé un programme d’actions précis et opératoire par couple de « produit-marché cible » sur les mesures à mettre en œuvre pour garantir la réussite des opérations d’exportation. Les mesures proposées peuvent être de nature législative, institutionnelle (accords bi ou multilatéraux), réglementaire, infrastructurelle ou de management et de process, notamment des programmes ciblés de mise à niveau des entreprises et de la qualité des produits transformés. Justement en ce qui concerne les entreprises, nous avons constaté que beaucoup d’entre elles ne possèdent pas de plan marketing à l’international et que, surtout, elles ont un déficit alarmant en termes de ressources humaines spécialisées dans les transformations. C’est pour cela que l’une de nos recommandations porte sur la création rapide d’un institut supérieur dédié aux « métiers » de la transformation et de la mise en relation extérieure.
Pour revenir aux marchés cibles, trois ensembles régionaux retiennent notre attention, en priorité, l’Afrique où le dynamisme de la croissance économique, dont le taux moyen annuel est d’environ 5% depuis plus d’une décennie, présage enfin du décollage et du développement réel de notre continent. L’Union Européenne, ensuite, avec laquelle il faudra nécessairement rééquilibrer l’accord d’association en faveur de l’économie ivoirienne par le relèvement des volumes transformables vers cette zone et l’assouplissement des barrières non tarifaires, enfin, la Zone arabe de libre-échange.

4- Le FCE-CI a mentionné la nécessité d’une « transformation radicale de l’environnement des affaires ». Quels sont les aspects clés de cette transformation et quelles sont les stratégies nécessaires pour effectuer une telle transformation ?

JMK - D’abord, nous devons créer un cercle vertueux dans lequel chaque maillon à un rôle à jouer. Ainsi, l’Etat doit revenir à son rôle de facilitateur-contrôleur-régulateur et laisser aux entreprises la liberté d’entreprendre, d’investir et de prendre des initiatives.
Ensuite, plusieurs priorités doivent être prises en considération. Notre préoccupation est d’abord d’assurer le développement et la promotion de la production nationale de biens et de services dans le contexte d’une économie ouverte.
Cela nécessite la mise en oeuvre de solutions structurelles à la fois à travers des mesures transversales, touchant tous les aspects (financement, foncier industriel, fiscalité, gouvernance économique…) et des mesures sectorielles focalisant les efforts de relance notamment sur les filières pour lesquelles notre pays possède des avantages compétitifs clairs et exploitables et celles dont le développement revêt une importance évidente en matière de substitution aux importations, dans la production comme dans les services.
Nos priorités vont notamment à la réforme du système financier national dans toutes ses composantes dans le but de faire évoluer l’implication des banques dans le financement de l’économie, d’élever le taux de bancarisation, d’asseoir le rôle des compagnies d’assurance dans la captation de l’épargne et de dynamiser la bourse pour inscrire de nouveaux réflexes de financement des projets tant des PME que des grands groupes algériens.
Le FCE-CI s’engage à soutenir toute initiative visant à promouvoir un environnement des affaires favorables en levant toutes les entraves qui s’y dressent et en travaillant à faciliter la vie des entreprises.

5- Comment la Côte-d’Ivoire peut-elle attirer plus d’Investissement Direct à l’Étranger (IDE) ?

JMK - En vérité, nous pensons que cette insuffisance d’attractivité des IDE n’est pas liée aux aspects juridiques mais à de nombreux facteurs sur lesquels nous travaillons avec les plus hautes autorités. Le FCE-CI est engagé dans la concertation avec les administrations pour imaginer des solutions aux dysfonctionnements actuels que nous nous attachons à réduire. Nous nous attelons notamment à lutter contre l’économie informelle et le phénomène de la contrefaçon qui dissuadent les investisseurs. Des dispositifs de régularisation volontaire au niveau des différentes administrations économiques publiques ont été mis en place afin de réduire l’impact de cette concurrence malsaine. Nous avons également préconisé des mesures pour améliorer l’accès au financement notamment en modernisant le marché bancaire et l’accès au foncier industriel. Des mesures plutôt encourageantes ont été annoncées dans le cadre du projet de loi de finances 2017.
D’ailleurs, je rappelle qu’un nouveau code des investissements a été promulgué tout récemment et que le cadre de régulation de l’IDE a été réajusté. Il prévoit des « avantages supplémentaires au profit des activités privilégiées (industrie, agriculture et tourisme) », notamment l’allongement de la durée des exemptions accordées aux investisseurs.

6- De quelle manière la Côte-d’Ivoire devrait-elle procéder pour monter sur la chaîne de valeur ?

JMK - Chaque filière a sa chaîne de valeur et chaque chaîne de valeur a ses spécificités (technologiques, marchés, accès aux ressources, facteurs clés de succès…).
C’est dans le cadre de la stratégie industrielle (études des filières) que ces questions sont posées et des choix de positionnement sur les chaînes de valeur, nationales ou mondiales, sont définis. Dans cette perspective, la Côte-d’Ivoire peut, avantageusement, se positionner sur quelques chaînes de valeurs mondiales (industries agroalimentaires, mécanique-automobile, électronique grand public, chimie/fertilisant, énergies renouvelables).
Ici aussi, l’Etat doit identifier, après diagnostic des différentes chaînes de valeur, celles où un avantage compétitif existe ou peut être construit localement. Un système d’incitation peut être mis en place pour susciter des dynamiques locales en vue de positionnement sur des chaînes de valeur mondiales.
La compétitivité des entreprises sur un segment d’une chaîne est le critère principal, car se placer sur une chaîne de valeur signifie que l’entreprise se projette sur un marché mondial et, grâce à des économies d’échelle, elle peut améliorer encore sa compétitivité. Généralement, on utilise le marché local comme cible pour monter en cadence, en expérience et en échelle pour bâtir une compétitivité durable qui permet l’accès aux chaînes de valeur mondiales. Les filières citées précédemment peuvent constituer un premier terrain d’exercice et d’expérience pour les entreprises ivoiriennes dans le cadre d’une sous-traitance pour le marché local comme c’est le cas pour l’industrie, ou pour la valorisation d’une ressource naturelle, ou encore la consolidation d’une compétitivité déjà construite localement.

7- Quels sont les besoins des PME ivoiriennes et quelles sont les mesures à mettre en place afin d’impulser leur croissance ?

JMK - La PME est un axe de travail majeur du FCE-CI car nous sommes persuadés que développement du tissu des PME est une nécessité absolue pour la transformation de l’économie ivoirienne. Nous en sommes à 20.000 PME tout au plus actuellement alors que ce type d’entreprise doit être le vecteur pour un développement économique durable.
Le FCE-CI avait revendiqué la révision de la loi d’orientation de 2012 relative au développement et à la promotion de la PME pour mettre en place un nouveau cadre législatif à l’effet de relancer le développement de ce type d’entreprises qui constitue le gisement le plus important pour la croissance et la création d’emplois. C’est maintenant chose faite ; un projet de loi vient d’être déposé au Parlement ; il ne devrait pas tarder à être adopté.
Cette nouvelle loi réorganise les mécanismes de concertation entre les divers acteurs concernés en jetant les bases d’une élaboration et d’une mise en œuvre participative de la politique en direction de la PME, comme elle réorganise le dispositif institutionnel d’appui et d’accompagnement de la PME.
En fait toutes nos propositions qui s’articulent autour du climat des affaires seraient bénéfiques au PME. Les porteurs de projets pour la création de PME ont, avant toute chose, besoin d’informations sur le marché qu’elles ciblent. A cet effet, un système d’information, d’intelligence et de veille doit être mis en place pour leur permettre de mieux connaitre le domaine dans lequel ils souhaitent investir et toutes les procédures pour la création d’une entreprise.
Pour réduire le taux de mortalité de ces entreprises, les gestionnaires de ces PME doivent être orientés et accompagnés jusqu’à ce qu’ils soient rôdés en matière de management et surtout de réseautage.
Évidemment, la question du financement se pose également avec acuité pour les PMEs qui sont souvent marginalisées par les banques. Or, elles rencontrent encore plus de difficultés que les grandes entreprises pour lever des fonds pour financer les investissements. Face aux difficultés d’obtenir des crédits d’investissements bancaires, nous préconisons donc l’élargissement de la gamme des instruments de financements (fonds d’investissements, Business Angels) etc.) et de développer de nouvelles approches pour répondre aux besoins des PME.[...]

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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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