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Jean Marie KONE, Président du Forum des Chefs d’Entreprise de Côte-d’Ivoire déballe les axes stratégiques pour le développement du secteur privé ivoirien

Posté le 02-07-2017 | 310 Vue(s)

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1- M. Jean Marie KONE Bonjour, vous êtes le Président du Forum des Chefs d’Entreprise de Côte-d’Ivoire. Peut-on savoir les politiques et les incitations à mettre en place à l’échelle nationale pour catalyser la diversification de l’économie ivoirienne ?

JMK - La politique de diversification d’une économie aussi concentrée que l’économie ivoirienne est certainement très complexe, d’une part en raison de l’emprise du secteur du café cacao sur tous les secteurs économiques et d’autres part en raison des rouages institutionnelles et des comportements, voire des vicissitudes accumulées pendant une longue période de gestion centralisée ; tout tourne autour de l’Etat et de la répartition de la rente.
Cependant, depuis quelques années des acteurs nouveaux ont émergé et sont engagés dans des stratégies alternatives à la rente. Les incitations et les politiques à mettre en place doivent viser la promotion de ce type d’acteurs et d’entreprises en l’occurrence les PME et les Start Up en les aidant à se développer pour atteindre une taille critique leur permettant de faire des économies d’échelle et d’être innovantes. Ce n’est pas avec des TPE, qui constituent l’essentiel de la population des entreprises en Côte-d’Ivoire et qui activent dans les services basiques (transport, distribution, …), que l’on mène une politique de diversification. Dans cette perspective, il faut créer un fonds d’investissement bonifié par l’Etat pour aider à l’émergence de ces entreprises de la diversification.
La réussite d’une telle politique est conditionnée par l’introduction de mécanismes de contractualisation pour éviter de tomber dans les comportements de prédation qui consiste à prendre les incitations publiques et disparaître.
D’ailleurs, les incitations budgétaires et fiscales doivent être adossées à des objectifs de diversification : substitution aux importations, exportation, ou à intégrer des chaines de valeurs mondiales.
Le contrat entre l’État et une entreprise ou un groupe d’entreprises d’une même filière doit prévoir les incitations, les résultats attendus et les obligations des deux parties. Dans le contexte présent de la Côte-d’Ivoire (niveau de développement des entreprises locales et leur faible connaissance des marchés extérieurs), il est indiqué de s’attaquer à la substitution aux importations.
Au FCE-CI, nous sommes convaincus que l’innovation est l’un des leviers majeurs de la transformation de l’économie ivoirienne. Nos entreprises doivent proposer des produits innovants pour se distinguer de leurs concurrents. Un grand pays comme la Côte-d’Ivoire doit se doter d’un système national d’innovation efficace et performant qui permet un transfert des produits de la recherche appliquée vers l’entreprise.

2- Dans cette période de changement économique, que doit être le rôle des banques ivoiriennes ? Quels sont les besoins de la Côte-d’Ivoire quant au développement de ses marchés de capitaux et d’autres moyens de financement ?

JMK - La diversification économique implique effectivement une diversification des sources de financement. C’est toute la question du passage du budget au marché financier qui doit être prise en charge par les banques. Il faut aller vers une diversification des produits bancaires qui seront adaptés aux besoins des entreprises.
Par ailleurs, les banques sont les acteurs privilégiés des marchés financiers et monétaires grâce à leur rôle d’intermédiation sur ces marchés. Aujourd’hui, le système bancaire ivoirien est dominé par le secteur privé dans une proportion élevée (85%) et il est opportun, pour la promotion d’une concurrence effective, de diversifier aussi ce secteur en l’ouvrant au secteur privé national. C’est par une concurrence saine que la modernisation du système bancaire peut se faire.
Les banques sont certes des acteurs cruciaux dans ce processus, mais les entreprises doivent pouvoir se tourner également vers le marché obligataire, la Bourse où les fonds d’investissements etc. dont le développement doit être vivement et impérativement encouragé par l’Etat.

3- Quelles sont les réformes nécessaires pour organiser et professionnaliser l’activité d’exportation ?

JMK - C’est à l’entreprise que revient la charge de conquérir des parts de marchés extérieurs ; elle ne peut cependant pas le faire seule. Un certain nombre de mesures qui relèvent de l’Etat et qui touchent aux procédures et règlements, aux aides et subventions, à l’infrastructure et à la logistique, aux pratiques bancaires et fiscales, doivent être prises pour engager une véritable dynamique d’exportation.
En 2017, notre organisation a élaboré un document portant « Plaidoyer pour l’émergence de l’économie ivoirienne ». dans ce document, nous avons identifié plus d’une trentaine de mesures qui doivent permettre à notre environnement des affaires encadrant les exportations d’être au même niveau de compétitivité et de réactivité que les autres pays de la région. Sur la trentaine de mesures que nous avons proposées dans notre Plaidoyer, près de la moitié est aujourd’hui mise en œuvre ou en voie de l’être. C’est une avancée importante qui a été réalisée en quelques mois.
Cette démarche d’urgence ne nous fait cependant pas omettre de réfléchir à l’élaboration d’une véritable stratégie dédiée au développement industriel. Pour être opérationnel et efficace nous proposons la création sous l’autorité de monsieur le Premier Ministre, d’un « comité de pilotage » constitué des représentants de l’administration en charge de la promotion de la transformation de nos matière premières, du FC-CI, des opérateurs, publics et privés, ayant une expérience dans le domaine de la transformation et d’experts en la matière. Ce comité aura pour tâche de faire élaborer un diagnostic stratégique (état des lieux et objectifs) sur l’offre transformable des biens et services en tenant compte des vocations agricoles, de la qualité du tissu d’entreprises implantées et de la spécialisation industrielle quand elle existe. Le diagnostic devra faire également l’état des lieux des infrastructures existantes dédiées aux transformations (ports, aéroports, circuit vert, plateforme logistique).
Sur la base des résultats du diagnostic stratégique, il sera proposé un programme d’actions précis et opératoire par couple de « produit-marché cible » sur les mesures à mettre en œuvre pour garantir la réussite des opérations d’exportation. Les mesures proposées peuvent être de nature législative, institutionnelle (accords bi ou multilatéraux), réglementaire, infrastructurelle ou de management et de process, notamment des programmes ciblés de mise à niveau des entreprises et de la qualité des produits transformés. Justement en ce qui concerne les entreprises, nous avons constaté que beaucoup d’entre elles ne possèdent pas de plan marketing à l’international et que, surtout, elles ont un déficit alarmant en termes de ressources humaines spécialisées dans les transformations. C’est pour cela que l’une de nos recommandations porte sur la création rapide d’un institut supérieur dédié aux « métiers » de la transformation et de la mise en relation extérieure.
Pour revenir aux marchés cibles, trois ensembles régionaux retiennent notre attention, en priorité, l’Afrique où le dynamisme de la croissance économique, dont le taux moyen annuel est d’environ 5% depuis plus d’une décennie, présage enfin du décollage et du développement réel de notre continent. L’Union Européenne, ensuite, avec laquelle il faudra nécessairement rééquilibrer l’accord d’association en faveur de l’économie ivoirienne par le relèvement des volumes transformables vers cette zone et l’assouplissement des barrières non tarifaires, enfin, la Zone arabe de libre-échange.

4- Le FCE-CI a mentionné la nécessité d’une « transformation radicale de l’environnement des affaires ». Quels sont les aspects clés de cette transformation et quelles sont les stratégies nécessaires pour effectuer une telle transformation ?

JMK - D’abord, nous devons créer un cercle vertueux dans lequel chaque maillon à un rôle à jouer. Ainsi, l’Etat doit revenir à son rôle de facilitateur-contrôleur-régulateur et laisser aux entreprises la liberté d’entreprendre, d’investir et de prendre des initiatives.
Ensuite, plusieurs priorités doivent être prises en considération. Notre préoccupation est d’abord d’assurer le développement et la promotion de la production nationale de biens et de services dans le contexte d’une économie ouverte.
Cela nécessite la mise en oeuvre de solutions structurelles à la fois à travers des mesures transversales, touchant tous les aspects (financement, foncier industriel, fiscalité, gouvernance économique…) et des mesures sectorielles focalisant les efforts de relance notamment sur les filières pour lesquelles notre pays possède des avantages compétitifs clairs et exploitables et celles dont le développement revêt une importance évidente en matière de substitution aux importations, dans la production comme dans les services.
Nos priorités vont notamment à la réforme du système financier national dans toutes ses composantes dans le but de faire évoluer l’implication des banques dans le financement de l’économie, d’élever le taux de bancarisation, d’asseoir le rôle des compagnies d’assurance dans la captation de l’épargne et de dynamiser la bourse pour inscrire de nouveaux réflexes de financement des projets tant des PME que des grands groupes algériens.
Le FCE-CI s’engage à soutenir toute initiative visant à promouvoir un environnement des affaires favorables en levant toutes les entraves qui s’y dressent et en travaillant à faciliter la vie des entreprises.

5- Comment la Côte-d’Ivoire peut-elle attirer plus d’Investissement Direct à l’Étranger (IDE) ?

JMK - En vérité, nous pensons que cette insuffisance d’attractivité des IDE n’est pas liée aux aspects juridiques mais à de nombreux facteurs sur lesquels nous travaillons avec les plus hautes autorités. Le FCE-CI est engagé dans la concertation avec les administrations pour imaginer des solutions aux dysfonctionnements actuels que nous nous attachons à réduire. Nous nous attelons notamment à lutter contre l’économie informelle et le phénomène de la contrefaçon qui dissuadent les investisseurs. Des dispositifs de régularisation volontaire au niveau des différentes administrations économiques publiques ont été mis en place afin de réduire l’impact de cette concurrence malsaine. Nous avons également préconisé des mesures pour améliorer l’accès au financement notamment en modernisant le marché bancaire et l’accès au foncier industriel. Des mesures plutôt encourageantes ont été annoncées dans le cadre du projet de loi de finances 2017.
D’ailleurs, je rappelle qu’un nouveau code des investissements a été promulgué tout récemment et que le cadre de régulation de l’IDE a été réajusté. Il prévoit des « avantages supplémentaires au profit des activités privilégiées (industrie, agriculture et tourisme) », notamment l’allongement de la durée des exemptions accordées aux investisseurs.

6- De quelle manière la Côte-d’Ivoire devrait-elle procéder pour monter sur la chaîne de valeur ?

JMK - Chaque filière a sa chaîne de valeur et chaque chaîne de valeur a ses spécificités (technologiques, marchés, accès aux ressources, facteurs clés de succès…).
C’est dans le cadre de la stratégie industrielle (études des filières) que ces questions sont posées et des choix de positionnement sur les chaînes de valeur, nationales ou mondiales, sont définis. Dans cette perspective, la Côte-d’Ivoire peut, avantageusement, se positionner sur quelques chaînes de valeurs mondiales (industries agroalimentaires, mécanique-automobile, électronique grand public, chimie/fertilisant, énergies renouvelables).
Ici aussi, l’Etat doit identifier, après diagnostic des différentes chaînes de valeur, celles où un avantage compétitif existe ou peut être construit localement. Un système d’incitation peut être mis en place pour susciter des dynamiques locales en vue de positionnement sur des chaînes de valeur mondiales.
La compétitivité des entreprises sur un segment d’une chaîne est le critère principal, car se placer sur une chaîne de valeur signifie que l’entreprise se projette sur un marché mondial et, grâce à des économies d’échelle, elle peut améliorer encore sa compétitivité. Généralement, on utilise le marché local comme cible pour monter en cadence, en expérience et en échelle pour bâtir une compétitivité durable qui permet l’accès aux chaînes de valeur mondiales. Les filières citées précédemment peuvent constituer un premier terrain d’exercice et d’expérience pour les entreprises ivoiriennes dans le cadre d’une sous-traitance pour le marché local comme c’est le cas pour l’industrie, ou pour la valorisation d’une ressource naturelle, ou encore la consolidation d’une compétitivité déjà construite localement.

7- Quels sont les besoins des PME ivoiriennes et quelles sont les mesures à mettre en place afin d’impulser leur croissance ?

JMK - La PME est un axe de travail majeur du FCE-CI car nous sommes persuadés que développement du tissu des PME est une nécessité absolue pour la transformation de l’économie ivoirienne. Nous en sommes à 20.000 PME tout au plus actuellement alors que ce type d’entreprise doit être le vecteur pour un développement économique durable.
Le FCE-CI avait revendiqué la révision de la loi d’orientation de 2012 relative au développement et à la promotion de la PME pour mettre en place un nouveau cadre législatif à l’effet de relancer le développement de ce type d’entreprises qui constitue le gisement le plus important pour la croissance et la création d’emplois. C’est maintenant chose faite ; un projet de loi vient d’être déposé au Parlement ; il ne devrait pas tarder à être adopté.
Cette nouvelle loi réorganise les mécanismes de concertation entre les divers acteurs concernés en jetant les bases d’une élaboration et d’une mise en œuvre participative de la politique en direction de la PME, comme elle réorganise le dispositif institutionnel d’appui et d’accompagnement de la PME.
En fait toutes nos propositions qui s’articulent autour du climat des affaires seraient bénéfiques au PME. Les porteurs de projets pour la création de PME ont, avant toute chose, besoin d’informations sur le marché qu’elles ciblent. A cet effet, un système d’information, d’intelligence et de veille doit être mis en place pour leur permettre de mieux connaitre le domaine dans lequel ils souhaitent investir et toutes les procédures pour la création d’une entreprise.
Pour réduire le taux de mortalité de ces entreprises, les gestionnaires de ces PME doivent être orientés et accompagnés jusqu’à ce qu’ils soient rôdés en matière de management et surtout de réseautage.
Évidemment, la question du financement se pose également avec acuité pour les PMEs qui sont souvent marginalisées par les banques. Or, elles rencontrent encore plus de difficultés que les grandes entreprises pour lever des fonds pour financer les investissements. Face aux difficultés d’obtenir des crédits d’investissements bancaires, nous préconisons donc l’élargissement de la gamme des instruments de financements (fonds d’investissements, Business Angels) etc.) et de développer de nouvelles approches pour répondre aux besoins des PME.[...]

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L'Ethiopie souhaite la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie ADDIS ABEBA, 20 octobre (Xinhua) -- Le gouvernement éthiopien s'efforce d'obtenir la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie depuis début octobre, a annoncé vendredi Meles Alem, porte-parole de la diplomatie éthiopienne. Il a précisé que le ministère des Affaires étrangères travaillait avec son ambassade à Lusaka, la capitale zambienne, pour chercher à obtenir leur libération. La police zambienne a annoncé le 15 octobre avoir arrêté 70 ressortissants éthiopiens soupçonnés d'être impliqués dans une affaire de trafic d'êtres humains. M. Alem a fait savoir que son ministère avait récemment contribué au rapatriement de 147 Ethiopiens purgeant des peines dans des prisons zambiennes, dont certains condamnés à 15 ans de prison pour entrée illégale en Zambie. Des trafiquants d'êtres humains utilisent des pays tels que la Zambie comme point de transit pour faire entrer des Ethiopiens en Afrique du Sud, où vivent clandestinement des dizaines de milliers d'Ethiopiens. Fin (PCC Congrès) De hauts dirigeants du PCC appellent à appliquer la Pensée de Xi Jinping BEIJING, 20 octobre (Xinhua) -- De hauts dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) ont appelé jeudi à déployer des efforts pour comprendre et appliquer pleinement la Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère de Xi Jinping. "Cette Pensée représente le dernier acquis de la sinisation du marxisme et constitue un composant important du système des théories du socialisme à la chinoise", a indiqué Li Keqiang lors de discussions de groupe au cours du 19eCongrès national du PCC. Selon M. Li, la pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi est un guide d'action à long terme auquel le Parti doit adhérer et qui doit être pleinement compris et appliqué afin de mettre en oeuvre de manière intégrale l'esprit du Congrès. Lors des discussions de groupe, Wang Qishan a de son côté appelé à étudier minutieusement et à saisir la Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi et à appliquer fidèlement les objectifs stratégiques fixés lors du Congrès. La Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi doit être étudiée, comprise et mise en application de manière ferme, afin de réaliser de nouveaux progrès dans la grande cause du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, a pour sa part affirmé Zhang Gaoli lors des discussions de groupe. MM Li, Wang et Zhang sont tous membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC. La Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère est basée sur et enrichit le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la "Triple Représentation" et le concept de développement scientifique, selon un rapport présenté mercredi par M. Xi au 19e Congrès national du PCC. Fin
Un foyer de peste porcine africaine confirmé dans le nord de la Côte d'Ivoire ABIDJAN, 19 octobre (Xinhua) -- Une épidémie de peste porcine sévit depuis septembre dans le département de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a annoncé jeudi le ministère des Ressources animales et halieutiques. Un laboratoire a procédé à des examens sur les porcs et a confirmé cette épidémie. Dans un communiqué transmis à Xinhua, il précise que les enquêtes montrent que "la mortalité est souvent proche de 100% et concerne les porcs de tous les âges". Pour circonscrire la zone affectée et contenir le virus, le gouvernement a interdit tout mouvement de porcs et de sous-produits dérivés provenant des localités touchées. Il préconise aussi la désinfection des porcheries, du matériel d'élevage et des lieux contaminés, ainsi que la réactivation des organisations de défense sanitaire d'élevage de porcs sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Une veille sanitaire nationale, y compris dans les régions non touchées, a été instituée pour éviter la propagation du virus et des postes de contrôle ont été établis pour éradiquer l'épidémie. En septembre 2014, un foyer de peste porcine avait été signalé dans la ville portuaire de San Pedro (sud-ouest). La peste porcine africaine s'est déclarée pour la première fois en Côte d'Ivoire le 16 avril 1996 et a entraîné la perte de près de 30% du troupeau porcin, dont 80% des porcs du secteur commercial, selon des chiffres officiels. Fin
Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin

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