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Dossier/ précipitations abondantes sur la Côte d’Ivoire: Cette ressource abondante mais très peu exploitée

Posté le 02-07-2017 | 583 Vue(s)

amanien.info
L’eau, source de vie et pilier indéniable de la sécurité alimentaire est très souvent à l’origine de nombreux dégâts matériels et humains. Comme c’est bien souvent le cas dans certains pays dont la Côte d’Ivoire. Un pays constamment arrosé par une précipitation régulière et abondante. Mais qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise de l’eau en Côte d’Ivoire ? Dossier…
La côte ouest africaine qui couvrent plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, est constamment arrosée par des pluies très souvent abondante. Rien que pour la saison en cours, experts internationaux et particulièrement ceux de la Société de développement et d’exploitation aéronautique et météorologique( Sodexam), prévoient de fortes pluies sur la Côte d’Ivoire. Sur la période allant de juin à juillet 2017, il est prévu sur 21 à 26 jours, un niveau de précipitation oscillant entre 335 mm à 378 mm sur le grand Abidjan. Pendant qu’à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké, le climat est humide avec 121 mm de pluie sur 22 jours. La météo s'arrange par rapport au mois précédent puisqu'en mai on enregistre en moyenne 221 mm de pluie sur 27 jours. Par ailleurs, le climat au mois de juin à Korhogo est humide avec 99 mm de précipitations sur 14 jours. Il faut relever une aggravation par rapport au mois précédent puisqu'en mai, l’on enregistre en moyenne 88 mm de pluie sur 12 jours. De fortes précipitations qui causent souvent fois, des morts et des inondations de quartiers, de destructions avec des morts d’hommes Et pourtant ! Rien qu’en 2017, pour l’instant, malheureusement, les pluies diluviennes ont occasionné officiellement 20 morts, 43 blessés et plus d’une centaine de maisons détruites sur toute l’étendue du territoire national. «Il y a eu beaucoup de dégât dont des destructions de ponts sur des voix menant à San Pedro. Qui abrite le premier port mondial d’exportation de cacao. En tout, deux ponts ont cédé et une buse s’est affaissée. Ainsi, les trois principaux axes routiers qui mènent à San-Pedro n’ont pas été fonctionnels. Il a été donc impossible donc de joindre cette importante ville économique, pendant plus d’une semaine. En effet, le pont de Baba, situé sur la voie qui relie San Pedro à Grand-Béréby a offert le spectacle le plus désolant. Il s’est écroulé sous le poids des eaux de pluie comme dynamité » Rappelons qu’en 2013, la Côte d’ivoire a enregistré plus de 13 morts. En 2014, dans le District d’Abidjan, une petite mosquée dans laquelle dormait une trentaine de nigériens pauvres a disparu sous un torrent de boue, faisant six morts dans des glissements de terrain. En 2017, les décomptes macabres indiquent officieusement, toujours sur Abidjan, 23 tués depuis une quinzaine de jours. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ces saisons abondamment arrosées sont suivies de saisons sèches qui impactent négativement les prévisions de récoltes nationales au niveau de l’Agriculture aussi bien vivrière que celle de rente. Mais quelles sont les origines de ces pluies diluviennes aux conséquences parfois désastreuses et que fait –on pour que ces précipitations abondantes profitent efficacement à l’agriculture ivoirienne ?
Les origines de ces pluies diluviennes ?
Aux dire de M. Abdoulaye Gadiéré , spécialiste principal en environnement et gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale –Abidjan, que nous avons interrogé dans la mouvance de la Cop 21, ces pluies sont dues au changement climatique ou le dérèglement climatique. Qui n’est autre que « la variation des paramètres tels que la température, la pression, la pluviométrie etc. qui déterminent un état de l’atmosphère en un lieu donné pendant un temps déterminé. De ce fait, en climatologie l’observation des changements de ces différents paramètres doit être faite sur une période d’au moins 30 ans avant de statuer véritablement sur le changement d’un climat » Aussi, notre expert ajoute qu’en termes d’impacts « Aujourd’hui, ce dérèglement climatique a évidemment des impacts négatifs non seulement sur les prévisions de récoltes mais également sur les prévisions des gouvernements pour permettre aux populations de mieux faire face à ces chocs climatiques. En ce qui concerne les prévisions de récoltes, vous avez la tendance au développement des phénomènes extrêmes tels que les sècheresses et les inondations qui rendent hypothétique aujourd’hui toute prévision. Pour des pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, vous avez des cultures agricoles qui sont développés en tenant compte de la hauteur d’eau qui tombait habituellement » Il ne manque pas d’ajouter : « Pour l’extrême nord de ces pays-là, vous avez autour de 3 à 4 voire 2 mois et demi de pluie par an. Dans le domaine de l’agriculture, les variétés qui sont cultivées prennent donc en compte ce paramètre d’où l’adoption de variétés dites à cycle court. De nos jours avec ce dérèglement climatique, certains de ces variétés sont arrosées plus que d’habitude compromettant ainsi leur potentiel productif tandis que sous d’autres cieux, les hauteurs d’eau couramment enregistrées accusent des baisses sensibles avec des poches de sècheresse allant de plusieurs jours voire des semaines produisant sensiblement le même résultat que pour les zones qui se trouvent dans le premier cas » Visiblement, tout cela engendre effectivement des conséquences au niveau des prévisions. Qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise d’eau, au niveau de certains pays à vocation essentiellement agro-industrielle comme la Côte d’Ivoire sur laquelle, il tombe en moyenne, 1500 mm de précipitation par an. La Côte d’Ivoire qui est constamment arrosée par des précipitations abondantes et régulières qui a décidé de mettre le cap sur l’autosuffisance en riz. Face à cette préoccupation majeure, les réponses de M. Dembélé Yacouba, ingénieur, agroéconomiste de son état et directeur général de l’Office nationale pour le développement de la riziculture( Ondr) sont on ne peut précise quand il dit : « Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire avec 55 mille hectares qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national.. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, les grandes retenues, les petites retenues et les prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille hectares. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an » (voir interview encadré) Tout cela doit pouvoir aider à faire monter la tendance entre riz irrigué et riz pluvial. C’est dans ce cadre là que la Boad( Banque ouest africaine de développement) et un financement koweitien nous ont permis de construire un barrage dans la zone de M’bahiakro. Ce barrage à ballon gonflable permet quand on a besoin d’eau pour l’irrigation on gonfle le ballon et quand on en a pas besoin, on lâche l’eau et l’eau passe. Il est à préciser que ce barrage permet d’irriguer 450 Ha d’un tenant.

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Une meilleure maitrise de l’eau devrait aider la Côte d’Ivoire à dépendre moins de la pluie dans le développement de sa riziculture;
Encadré : Dembélé Yacouba ( Dg de l’Ondr)
« Voici ce qui est fait en matière de maitrise d’eau »

Monsieur le Directeur général, la Côte d’ivoire est constamment arrosée par des précipitations régulières et abondantes. Qu’est-ce qui ne va pas et que fait-on avec toutes ces précipitations qui se déversent sur la Côte d’Ivoire ?
Commençons d’ abord par votre première préoccupation. Nous sommes dans le cycle normal. Nous avons quatre saisons en Côte d’Ivoire. Nous avons la grande saison sèche de décembre à avril, la grande saison des pluie de mai à juillet, la petite saison sèche d’août à septembre et la petite saison des pluies d’octobre à novembre des pluies suivie de la grande saison sèche et la grande saison des pluies. Depuis un certain temps, nous sommes en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler le dérèglement climatique. Ce qui fait qu’on ne sait plusà quel moment on aura de grosses pluies, moins de pluie ou de petites pluies. Ainsi de suite. Depuis 2015, nous avons constaté que ces dérèglements ont un effet néfaste sur l’agriculture. Le producteur de riz pluvial repique en fonction des premières pluies. Ce sont des périodes qui sont connues. Nous savons par exemple que Février voire début Février commence les premières pluies dans certaines régions en fonction de quoi, on va faire les semis. Depuis trois ans, souvent, il y a des décalages de plus de30jours, ce qui perturbe fortement les décisions du riziculteur. Pour revenir à la question de savoir ce qui est fait avec toute cette eau, nous voudrons vous donner des informations très précises clés en matière de maitrise d’eau et de riziculture. En principe, il est bon de faire du riz deux fois par an. Nous appelons ça deux cycles et avec ça nous sommes indépendants de la pluie. C’est à dire qu’après un premier cycle en la saison des pluies, et on réalise un deuxième cycle de culture et pendant la saison sèche on engage le deuxième cycle( …) Ce qui voudrait dire qu’ on conserve une grande partie de l’eau qui est tombée. L’eau qui est tombée on la conserve de deux manières : ou bien on construit un grand barrage qui recueille l’eau pour pouvoir l’utiliser pendant la saison sèche. Ou on construit des prises au fil de l’eau. Ici vous avez un bas fonds et nous avons de l’eau qui passe. Si on constate que cette eau ne tarie pas, on construit un ouvrage en béton et on fait dévier l’eau. Cette eau qui est retenue et déviée sera conduite dans les canaux pour irriguer les parcelles. Pour par la suite arroser les canaux par canaux.
En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il y a eu une première étude en la matière, Pouvez-vous nous en donner quelques grands traits ?
La première étude sur l’irrigation qui n’est autre que l’Etude du plan directeur de l’irrigation( Epdi) indique que la Côte d’Ivoire dispose de 200 mille ha de bas-fond qui peuvent être aménagés en condition de maitrise totale de l’eau. Ainsi on ne dépend plus de la pluie. Qu’il pleuve ou qu’il ne pleuve pas, on travaille en toute tranquillité grâce aux retenues d’eau et déviations, on arrive à faire un cycle durant la saison sèche. Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire dispose d’environ avec 55 mille ha qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, des grandes retenues, des petites retenues et des prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille ha. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an.
Quelle est la part du riz pluviale dans la production nationale de riz ?
La production nationale de riz dépend à plus de 70% de riziculture pluviale contre 20% de riziculture irriguée à condition de maitrise de l’eau et à 10% de riziculture inondée. La riziculture inondée se pratique en général en grande partie dans la région d’Odienné et Touba d’une part, et dans une petite proportion dans la zone de Séguéla et Boundiali. Dans ces régions là, quand il pleut, les cours d’eau débordent et vont envahir de grandes étendues de terres. Par la connaissance du comportement de l’eau, il y a des variétés de riz dite inondée ( Deepwatterrice) qu’on sème juste avant l’arrivée de l’eau. Au moment où l’eau arrive, elles ont déjà poussée et elles continuent de pousser dans l’eau. Quand l’eau se retire, elle laisse du limon sert de sel minéraux à l’eau.
Ma question demeure monsieur le Directeur général : Qu’est ce qu’on fait des eaux de pluie qui tombent ?
Nous faisons des barrages, des retenues d’eaux pour pouvoir irriguer en deuxième cycle. Nous avons environ 55 mille ha qui sont aménagés en maitrise totale de l’eau. C'est-à-dire que nous n’avons pas besoin pour ces 55 000 ha de pluie pour faire de la riziculture. Mais nous avons un potentiel de plus de 200 mille ha.
Dans la partie nord de la Côte d’Ivoire, où il est beaucoup pratiqué la riziculture, nous avons des lacs artificiels. Sont t-ils aussi alimentés par l’eau de pluie ?
Ces étendues d’eau qui apparaissent pendant la saison des pluies, disparaissent après la saison pluvieuse. C’est un peu plus compliqué de faire une retenue, il faut une certaine quantité d’eau dans le cas contraire, elle va s’évaporer. Aussi, la réalisation d’une retenue d’eau coûte un peu cher. Nous avons eu plusieurs cadres ivoiriens qui on fait ce genre de retenue d’eau. Quand nous sommes allés voir, nous leur avons dit que l’eau allait s’évaporer. Ils y ont investi beaucoup d’argent mais le lac c’est asséché par la suite. Parce que, pour que ça passe la période de la saison sèche, il faut vraiment une certaine quantité d’eau. En plus de l’évaporation, vous devez faire l’irrigation des cultures, ça ne va pas tenir longtemps. Il y a au préalable des études très serrées à réaliser qui peuvent prendre un à deux ans. Rien ne se fait au hasard et aussi, il faut connaitre le bassin versants qui ruissellent vers là, la quantité d’eau qui arrive là. L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau à travers un programme chiffré en plusieurs milliards de Fcfa qui est en cours. Un barrage, ça coûte cher. Pour aménager rien qu’un hectare, il faut au moins 17 millions de Fcfa et pour une prise au fil de l’eau c’est 1,8 million de Fcfa. C’est pourquoi, nous sommes en train de privilégier cette dernière option qui coûte moins chère. La moyenne, c’est 1500mm par an. Un pays comme le Maroc n’a que 450mm par an mais a plus d’eau conservée que la Côte d’Ivoire. Parce qu’il a plus beaucoup de retenues d’eau.
Bamba Mafoumgbé,bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Dembélé Yacouba, Directeur général de l’Office national pour le développement de la riziculture( Ondr) « L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau »


La riziculture ivoirienne : historique et chiffres clés

En 1976, la Côte d’Ivoire, avec la Société pour le développement de la riziculture (Soderiz), avait atteint son autosuffisante en riz, avec environ 350 mille tonnes. Malheureusement après la dissolution de la Soderiz, les autres structures à qui le développement de la riziculture avait été confié (Satmaci, Cidv, Cidt et Anader) n’ont eu de responsabilité que sur le volet encadrement des producteurs et le volet aval de la filière c'est-à-dire la transformation et la distribution n’ont pas été pris en compte. Il est bon de préciser que la production qui était en 2010 d’environ 780 mille tonnes, est tombée en 2011 à 750 mille tonnes. Avec la nouvelle stratégie mise en place, la production de riz blanchi est remontée à 984 mille tonnes en 2012. En 2013, elle est remontée à 1,2 million de tonnes. En 2014, elle a atteint les 1, 340 million de tonnes et en 2015 environ 1,400 million de tonnes. Remarque importante à faire, il a été constaté une forte remontée entre 2011 et 2013 avec une progression de 12% d’une année sur l’autre. Avant de tomber de 6% à 5%. La Côte d’Ivoire dispose d’environ 2152 usines dont les trois quart sont de petites usines qui n’ont pas les équipements nécessaires pour produire du riz de bonne qualité. Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a mis en place auprès des coopératives, une centaine d’usines d’une capacité de 10 mille tonnes de riz par an et de très bonne qualité.
B. M.[...]

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Le président congolais dément les allégations accusant la Chine d'avoir espionné l'UA (INTERVIEW) BRAZZAVILLE, 9 février (Xinhua) -- Lors d'une interview accordée jeudi à Xinhua, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a qualifié de "ridicule" l'information publiée par le journal français Le Monde et relayée par certains médias, qui accuse la Chine d'avoir espionné le siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Le bâtiment de 20 étages, construit et financé par la Chine en 2012, constitue un symbole de la coopération sino-africaine. "Ce geste de la Chine vis-à-vis de l'Afrique a été salué par les dirigeants africains comme signe de grande amitié entre les peuples africains et chinois", a souligné le président congolais. "Les médias qui ont partagé cette nouvelle ridicule devraient tout d'abord savoir que lorsque nous débattons à l'Union africaine, nous n'avons pas de problème à cacher", a-t-il déclaré. S'il y a des "négociations diplomatiques ou négociations secrètes, ça n'a pas lieu à l'occasion de débats sur l'UA", a-t-il poursuivi. Le même journal relate également que des micros auraient été découverts dans les murs et que le siège de l'UA aurait été victime d'une fuite de données spectaculaire. "Tout cela est ridicule", a indiqué le président congolais. "Selon certaines informations que nous avons reçues, les équipements sont venus de différents pays, pas même de la Chine. Vous pouvez voir à quel point ces fausses nouvelles sont ridicules." Evoquant la coopération entre l'Afrique et la Chine, le chef de l'Etat congolais a indiqué que le sommet à Johannesburg en 2015 avait offert une perspective globale à la coopération entre la Chine et l'Afrique. "Au cours de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a fait une déclaration importante et nous avons eu une annonce importante. Grâce à cela, nous voyons que la coopération stratégique entre la Chine et l'Afrique a pris un pas en avant significatif", a-t-il déclaré. "Ce geste de la Chine a été salué par tous et nous continuons à le saluer", a ajouté le président. L'article du Monde, publié à l'occasion de l'ouverture de la réunion des chefs d'Etat du 30e sommet de l'UA, a été critiqué par plusieurs responsables de l'UA, dont son président en exercice, Paul Kagamé, et le président de sa Commission, Moussa Faki.
Côte d'Ivoire : un gala d'artistes chinois pour célébrer la Fête du printemps à Abidjan ABIDJAN, 8 février (Xinhua) -- Un grand spectacle culturel animé par la troupe artistique de la province chinoise du Henan, composée du théâtre de chant et de danse de Zhengzhou et du temple de Shaolin du mont Song, a constitué mercredi le point focal de la célébration à Abidjan de la Fête du printemps, le Nouvel An chinois. Dans la grande salle du Palais de la Culture d'Abidjan, autorités ivoiriennes et chinoises, public ivoirien de tous rangs et ressortissants chinois venus en grand nombre, ont eu droit à un spectacle original et haut en couleurs. La soirée s'ouvre sur "les réjouissances", une danse en guise de présentation qui allie force et grâce avec sur le podium les moines du temple de Shaolin tout de jaune vêtus et les belles jeunes filles du théâtre de danse et de chant de Zhengzhou. Petite pause. Et, pour marquer l'amitié sino-ivoirienne, place est faite à l'humoriste ivoirien Joël, l'un des présentateurs de la soirée, pour raconter une histoire drôle qui arrache un fou rire dans la salle. L'artiste reviendra plus tard pour montrer son talent de chanteur en interprétant, sous des ovations nourries, une chanson populaire chinoise et un opéra. Puis, revoilà les moines : boxe d'imitation du singe, du crapaud, de la mante religieuse, du tigre, du serpent, du canard, maniement du fouet, du fauchon, de la longue épée, du bâton.... Tout y passe pour illustrer les armes des moines Shaolin, leurs techniques, leur force mais également la finesse des arts martiaux. En cinq actes, les moines de Shaolin gratifient le public de postures, de mouvements, de gestes à couper le souffle. "Waow! ils sont impressionnants", "ils sont trop forts", "bravo", peut-on entendre à chaque passage alors que la salle applaudit à tout rompre. Quand vient l'instant où un moine Shaolin brise une brique avec la main, perce une plaque de verre avec une aiguille, casse une plaque d'acier avec la tête ou encore quand il laisse soutenir tout son corps sur quatre lance sans la moindre égratignure, c'est la stupéfaction. "Il n'y a pas de mot pour dire ce que je vois, ce n'est pas la sorcellerie ça ?", s'interroge, ébahi, un spectateur. "C'est comme dans les films de karaté qu'on regarde au cinéma", s'écrie un autre, émerveillé. Avant d'ajouter : "donc ce ne sont pas des mensonges, les scènes de karaté qu'on voit dans les films chinois ?". Son voisin se charge de lui répondre : "ce que tu vois là ce n'est pas un film, c'est la réalité". Outre les arts martiaux, la troupe de la province du Henan a une autre richesse dans son sac, avec les radieuses chanteuses et danseuses du théâtre de Zhengzhou qui envoûtent le public. En cinq actes également, que ce soit avec la danse collective, avec l'opéra de Yu ou l'opéra chinois, la troupe fait vibrer le public grâce à la belle voix de la chanteuse, Liu Wenhui, et par les mouvements gracieux et majestueux, dans un ballet bien orchestré, des danseuses. La soirée s'achève au rythme de "la brillance des étoiles", une danse qui réunit comme à l'ouverture, moines, chanteuses et danseuses dans un tableau coloré fait de finesse, de souplesse, de beauté, de force et d'assurance. Pour l'étudiant Diarra Souleymane, "c'était extraordinaire, point n'est besoin d'être Chinois pour apprécier la beauté et l'originalité du spectacle". "Ce fut un voyage en Chine tout en étant à Abidjan, simplement merveilleux", commente un autre étudiant. La soirée a été présidée par l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Tang Weibin, et le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, Fausséni Dembélé. M. Tang a expliqué que le Nouvel An chinois signifie l'avènement du printemps, prédit le réveil de la nature et est donc une fête remplie d'espérance et des aspirations du peuple chinois pour une vie plus heureuse et plus belle. Il a ajouté que cette année, le festival du Nouvel An chinois porte un sens spécial car il inaugure la célébration du 35ème anniversaire des relations diplomatiques sino-ivoiriennes. "La Chine et la Côte d'Ivoire sont déjà devenus de bons frères et de bons partenaires et les coopérations bilatérales dans les secteurs politique, diplomatique, économique, militaire et culturel sont très approfondies et fructueuses", a poursuivi M. Tang. L'ambassdeur chinois a annoncé des "activités diverses et colorées" qui seront organisées cette année conjointement par les deux parties pour approfondir davantage la coopération et les échanges entre les deux pays dans tous les domaines et à tous les niveaux, et promouvoir ainsi les relations amicales et la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé. "La Chine reste un partenaire essentiel pour la Côte d'Ivoire et son apport est inestimable dans la mise en oeuvre de son programme national de développement, ce qui contribue de manière significative à promouvoir et à approfondir la coopération déjà excellente entre les deux pays", a renchéri Fausséni Dembélé. Il en veut pour preuve l'accord de coopération signé avec la Chine en 1992 dans le domaine de la culture qui traduit "très bien la fluidité d'une coopération culturelle au bénéfice de chacun des deux pays signataires de l'accord". "Ce programme à visage humain accroit les perspectives entre acteurs culturels et montre clairement que malgré la distance, la Côte d'Ivoire et la Chine s'engagent à la qualité, au dynamisme et à la performance de leur coopération culturelle, socle du développement auquel aspirent les deux pays frères", a conclu le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, non sans rappeler que le Palais de la Culture d'Abidjan est un don de la République populaire de Chine.
Sénégal: menace de perturbations à l'occasion de la visite du président français DAKAR, 1er février (Xinhua) -- La visite, à partir de jeudi soir, du président français Emmanuel Macron au Sénégal suscite beaucoup de remous, avec la menace de certains partis politiques et d'activistes de la perturber. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite de trois jours au Sénégal, la première depuis son accession au pouvoir. Il va participer avec son homologue sénégalais et d'autres sommités mondiales à la troisième Conférence internationale de la reconstitution de fonds du Partenariat mondial pour l'Education. M. Macron va assister aussi à la signature d'accords entre les gouvernements sénégalais et français, visiter le chantier du futur train express et se rendre à Saint-Louis, dans le nord du pays. Plusieurs organisations politiques et associations de la société civile ont annoncé leur intention de profiter de cette visite pour manifester leur mécontentement contre le président Macky Sall. "Quand Macron sera au Sénégal, nous irons manifester notre colère auprès de lui en arborant du rouge", a indiqué Oumar Sarr, coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais, une des principales forces de l'opposition sénégalaise. Plusieurs groupes d'activistes, comme le collectif anti-franc CFA "France dégage", membre de l'ONG Urgences panafricanistes, prévoient des manifestations lors de cette visite. Le préfet de Dakar a décidé d'interdire toutes les manifestations dans la ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), regroupant le pouvoir et ses soutiens, a invité ses sympathisants à se mobiliser pour qu'un accueil populaire soit réservé au président français. La France entretient des relations étroites avec le Sénégal. Selon le quotidien Enquête, les importations de produits français au Sénégal représentent 500 milliards de francs CFA, tandis que les exportations de produits sénégalais vers la France s'élèvent à 50 milliards de francs CFA. Le journal relève que "78% des investissements directs étrangers" réalisés au Sénégal viennent de France. Cette mainmise de certaines entreprises françaises sur l'économie sénégalaise est cependant dénoncée par certains intellectuels et activistes.
La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale BEIJING, 3 janvier (Xinhua) -- La réussite du développement de la Chine contribue désormais à combler le déséquilibre Nord-Sud et conforte l'efficacité du modèle chinois, a affirmé récemment Liu Baokui, expert de l'Institut de recherche sur la macroéconomie de Chine, cité par le magazine en français "La Chine au présent". Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'économie mondiale progressera de 3,6% cette année, tandis que la croissance économique de la Chine atteindra 6,7%, contribuant pour 35% à la croissance économique mondiale. Une économie globalement stable et meilleure que prévu. En 2017, la tendance globale de l'économie chinoise était au maintien de sa progression dans la stabilité. Sur les trois premiers trimestres, la croissance économique a atteint 6,9 %, alors que l'emploi, les prix, la balance des paiements et autres indicateurs clés se sont avérés meilleurs que prévu. On comptait 10,97 millions de nouveaux emplois urbains dans l'ensemble du pays, soit une augmentation de 300.000 personnes par rapport à la même période l'année précédente. La croissance des revenus des habitants a dépassé celle du PIB pendant les trois premiers trimestres consécutifs. Le revenu disponible par habitant s'est accru de 7,5 % (après déduction des facteurs) dans tout le pays, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. De nombreuses institutions nationales et étrangères et nombre d'experts ont révisé à la hausse leurs prévisions pour la croissance économique chinoise. Par exemple, le FMI a relevé dans son récent rapport World Economic Outlook sa prévision concernant la croissance économique chinoise de 0,1 point de pourcentage pour 2017 et 2018. La Banque mondiale, quant à elle, a également rehaussé le taux de croissance économique de la Chine, de 6,5% à 6,7%, dans son dernier rapport semestriel East Asia and Pacific Economic Update. Nouveautés et points phares En 2017, en dépit de l'adieu à la croissance à deux chiffres et l'entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moyennement rapide, la qualité de la croissance économique chinoise, son efficacité et sa structure se sont considérablement améliorées, grâce à une série de mesures, dont la réforme structurelle du côté de l'offre. On constate des nouveautés dans la stabilité, tandis que les points phares ne manquent pas. Primo, la contribution du secteur tertiaire à la croissance économique s'est encore accentuée : au cours des trois premiers trimestres de 2017, la valeur ajoutée réalisée par le secteur tertiaire a crû de 8,3 % en rythme annuel, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. La croissance du secteur des services productifs, tels que les transports et communications, l'entrepôt et les services postaux, la transmission de l'information, les services de logiciels et de technologies de l'information, la location et les services aux entreprises, ont tous connu un essor rapide. La consommation est devenue la principale force motrice de la croissance économique. Les preuves sont là : la part de la valeur ajoutée concrétisée par le secteur des services dans le PIB s'est élevée à 52,9 % pour les trois premiers trimestres de 2017, tandis que la contribution des dépenses de consommation finale au taux de croissance du PIB représentait 64,5 %, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à la même période l'année précédente. Secundo, l'économie réelle a hâté le pas vers le moyen et haut de gamme. L'industrie manufacturière des hautes technologies et celle de l'équipement ont affiché une tendance à la hausse, avec une valeur ajoutée accrue respectivement de 13,4 % et 11,6 % en rythme annuel pour les trois premiers trimestres de 2017, soit 6,7 et 4,9 points de pourcentage de plus que l'industrie de grande dimension. Le "Fabriqué en Chine" a résisté à la double pression de la concurrence à faible coût des pays dont le démarrage a été tardif et de la réindustrialisation des pays développés, permettant au pays d'améliorer davantage la compétitivité de l'industrie manufacturière. De la plate-forme de forage Blue Whale 1 capable d'extraire de la glace combustible en eaux profondes au module Tiangong-1 en passant par le train à grande vitesse Fuxing (service ferroviaire le plus rapide du monde), l'aérospatiale de la Chine, ses avions gros porteurs, ses trains à grandes vitesse, ses machines-outils à commande numérique, ses véhicules à énergies nouvelles ont réussi des percées importantes. Tertio, la transition vers de nouveaux moteurs de développement s'est accélérée. Une série de mesures mises en oeuvre par le gouvernement chinois ont promu la liquidation des secteurs en surcapacité de production, favorisé la transformation et la montée en gamme des industries traditionnelles, et inspiré constamment l'entrepreneuriat et l'innovation pour tous. Par la suite, de nouveaux acteurs du marché ont grandi rapidement. Pour les trois premiers trimestres, les entreprises nouvellement enregistrées se sont multipliées pour atteindre le nombre de 4,51 millions, en hausse de 12,5% en rythme annuel, alors que l'enregistrement quotidien moyen s'est élevé à 16.500, dépassant le niveau de 2016. L'économie « des nouveaux secteurs, des nouveaux modèles d'activités, des nouvelles technologies et des nouvelles industries" a connu un bel essor, alors que l'"Internet +" est en train de former une nouvelle force motrice. La robotique industrielle, le vélopartage, la location de courte durée, ainsi que les émissions en direct sont devenus les grandes stars de l'année. Mobike a même fait son entrée au Royaume-Uni, à Singapour et au Japon. (à suivre) Quarto, la régulation et le contrôle immobiliers ont obtenu des résultats positifs. En 2017, le gouvernement central a intensifié la régulation et le contrôle immobiliers, en formulant des politiques ciblées correspondant aux particularités de différentes villes. Conformément au positionnement général selon lequel "les biens immobiliers sont à usage résidentiel, non pas à but spéculatif", la régulation et le contrôle immobiliers ont apporté des résultats significatifs. Les perspectives du marché dans les métropoles dites de "premier rang" restent relativement stables, et la demande en investissements ou à des fins spéculatives a été vigoureusement enrayée. Les prix des nouveaux logements commercialisés, construits dans 15 villes favorites des 1er et 2e rangs, ont baissé par rapport à la période précédente. Parmi elles, les quatre villes de premier rang, à savoir Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, ont enregistré une chute pendant 11 mois consécutifs. La mise en place d'un mécanisme à long terme dans le marché immobilier et d'arrangements institutionnels fondamentaux a été accélérée. Le ministère du Territoire et des Ressources, de même que le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, ont entamé, à titre d'essai, la construction de logements locatifs sur des terrains de propriété collective. Offrir de l'énergie positive pour la reprise régulière de l'économie mondiale La croissance stable de l'économie chinoise est devenue la principale force motrice pour la croissance économique mondiale et joue constamment le rôle de stabilisateur, à l'image de la "pierre de ballast", et de "propulseur" dans le processus de la reprise régulière de l'économie mondiale. Ces dernières années, la contribution de l'économie chinoise à la croissance économique mondiale ne cesse de s'accroître et pourrait s'élever à 34,6% en 2017 selon les estimations du FMI. La Chine favorise, de fait, la reprise du commerce mondial. Depuis la crise de la dette en Europe, on constate une montée du protectionnisme à l'échelle mondiale et une tendance évidente à l'antimondialisation. Or, la croissance très forte du commerce d'import-export de la Chine a redressé fermement cette situation. Les trois premiers trimestres de 2017 ont vu croître son chiffre d'affaires d'import-export de 16,6% par rapport à la même période l'année précédente. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de janvier à août, les importations chinoises représentaient 10,9% du total mondial, un taux supérieur à 0,7 point de pourcentage par rapport à la même période en 2016, ce qui a efficacement promu la reprise du commerce mondial. Les importations chinoises ont augmenté de 22,3% pour les trois premiers trimestres, stimulant de manière efficace la demande globale. Quant aux exportations chinoises, en plus des produits traditionnels à forte intensité de main-d'oeuvre, la Chine a également exporté des produits de haute technologie comme les trains à grande vitesse et l'énergie nucléaire, mais aussi des équipements complets. L'initiative des nouvelles Routes de la soie est devenue un bien public international populaire. Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les nouveaux investissements de la Chine dans 57 pays riverains ont totalisé 9,6 milliards de dollars, soit 12,3% du total de ses investissements à l'étranger sur cette période, en hausse de 4 points de pourcentage en glissement annuel. Le volume total de l'import-export de la Chine à l'égard de la Russie, de la Pologne et du Kazakhstan s'est accru respectivement de 27,7%, 24,8% et 41,1% au cours de cette période. La coopération de la Chine avec les pays riverains et ses investissements ont stimulé la croissance économique dans ces pays et dynamisé l'emploi local. Fin août, les entreprises chinoises avaient créé 247.000 emplois locaux. Les trains de fret Chine-Europe sont un point phare de l'initiative des nouvelles Routes de la soie. En comptant sur le nouveau pont continental eurasien et le pont continental de Sibérie, la Chine a ouvert dans 34 de ses villes 57 lignes desservant 34 villes réparties dans 12 pays européens. La Chine a fourni des solutions chinoises à la gouvernance mondiale. Le concept de "communauté de destin" avancé par la Chine, doublé des efforts fournis pour la promotion de la démocratisation de la gouvernance mondiale, visant à représenter davantage les revendications des pays en développement, est en passe de jouer un rôle plus important. Tenu à Xiamen en 2017, le 9e Sommet des BRICS a inauguré la deuxième "décennie d'or" pour la coopération des BRICS. À l'issue du sommet a été publiée la Déclaration des dirigeants des BRICS de Xiamen, dans laquelle les BRICS se sont accordés à encourager une architecture plus efficace de la gouvernance économique globale afin de mieux refléter l'actuel paysage économique dans le monde. En outre, de nombreux consensus, déclarations et accords ont été adoptés dans les domaines de la coopération politique, sécuritaire et économique, de même que dans ceux des échanges culturels et humains. Tout cela permettra d'accroître la voix des marchés émergents et des pays en développement dans la gouvernance mondiale et donnera une nouvelle impulsion au règlement du déséquilibre du développement Nord-Sud et à la promotion de la croissance économique mondiale.
Guinée-Bissau : le FMI recommande une bonne planification de l'investissement public BISSAU, 25 janvier (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la décision du gouvernement de la Guinée-Bissau d'augmenter les investissements publics dans les infrastructures, soulignant toutefois que cela exigeait une "gestion prudente", une "bonne planification" et une attention sur la dette générée. "L'augmentation de l'investissement [public] est la bienvenue, car elle peut remédier à des lacunes critiques dans les infrastructures du pays, mais le processus doit être géré avec soin", a déclaré l'équipe du FMI dans un communiqué publié mercredi à l'issue d'une une visite en Guinée-Bissau. L'équipe dirigée par Tobias Rasmussen est à Bissau depuis le 19 janvier pour évaluer le budget de l'Etat proposé pour 2018, afin d'analyser les implications fiscales et financières liées à l'intention du gouvernement d'augmenter les investissements dans les infrastructures et pour discuter de la situation du secteur bancaire. "L'activité économique reste dynamique, soutenue par une gestion budgétaire efficace: l'inflation est restée faible, les recettes fiscales se développent de manière robuste et la croissance du PIB réel reste proche du rythme de 2017, environ 5,5%", a indiqué M. Rasmussen dans une note écrite. D'autre part, les investissements publics et privés augmentent, ce qui apporte un nouvel élan à la croissance. Quant au budget 2018, le FMI considère que la version approuvée par le Conseil des ministres "reflète les efforts des autorités pour améliorer la mobilisation des recettes et créer un coussin budgétaire pour les dépenses prioritaires, conformément aux objectifs du programme soutenu par le FMI". En ce qui concerne la situation du secteur bancaire, le FMI a réaffirmé que la Guinée-Bissau doit veiller avec vigilance sur les entités financières afin d'"assurer un secteur financier sain qui appuie une croissance économique soutenue". "Cela inclut une surveillance bancaire efficace et un contrôle des normes prudentielles", a suggéré le FMI, sans donner plus de détails sur les banques qui ont le plus besoin d'attention. L'équipe du FMI sera à Bissau en mars "pour entamer des discussions avec les autorités" sur la cinquième revue du programme, a indiqué le communiqué.

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