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Dossier/ précipitations abondantes sur la Côte d’Ivoire: Cette ressource abondante mais très peu exploitée

Posté le 02-07-2017 | 711 Vue(s)

amanien.info
L’eau, source de vie et pilier indéniable de la sécurité alimentaire est très souvent à l’origine de nombreux dégâts matériels et humains. Comme c’est bien souvent le cas dans certains pays dont la Côte d’Ivoire. Un pays constamment arrosé par une précipitation régulière et abondante. Mais qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise de l’eau en Côte d’Ivoire ? Dossier…
La côte ouest africaine qui couvrent plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, est constamment arrosée par des pluies très souvent abondante. Rien que pour la saison en cours, experts internationaux et particulièrement ceux de la Société de développement et d’exploitation aéronautique et météorologique( Sodexam), prévoient de fortes pluies sur la Côte d’Ivoire. Sur la période allant de juin à juillet 2017, il est prévu sur 21 à 26 jours, un niveau de précipitation oscillant entre 335 mm à 378 mm sur le grand Abidjan. Pendant qu’à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké, le climat est humide avec 121 mm de pluie sur 22 jours. La météo s'arrange par rapport au mois précédent puisqu'en mai on enregistre en moyenne 221 mm de pluie sur 27 jours. Par ailleurs, le climat au mois de juin à Korhogo est humide avec 99 mm de précipitations sur 14 jours. Il faut relever une aggravation par rapport au mois précédent puisqu'en mai, l’on enregistre en moyenne 88 mm de pluie sur 12 jours. De fortes précipitations qui causent souvent fois, des morts et des inondations de quartiers, de destructions avec des morts d’hommes Et pourtant ! Rien qu’en 2017, pour l’instant, malheureusement, les pluies diluviennes ont occasionné officiellement 20 morts, 43 blessés et plus d’une centaine de maisons détruites sur toute l’étendue du territoire national. «Il y a eu beaucoup de dégât dont des destructions de ponts sur des voix menant à San Pedro. Qui abrite le premier port mondial d’exportation de cacao. En tout, deux ponts ont cédé et une buse s’est affaissée. Ainsi, les trois principaux axes routiers qui mènent à San-Pedro n’ont pas été fonctionnels. Il a été donc impossible donc de joindre cette importante ville économique, pendant plus d’une semaine. En effet, le pont de Baba, situé sur la voie qui relie San Pedro à Grand-Béréby a offert le spectacle le plus désolant. Il s’est écroulé sous le poids des eaux de pluie comme dynamité » Rappelons qu’en 2013, la Côte d’ivoire a enregistré plus de 13 morts. En 2014, dans le District d’Abidjan, une petite mosquée dans laquelle dormait une trentaine de nigériens pauvres a disparu sous un torrent de boue, faisant six morts dans des glissements de terrain. En 2017, les décomptes macabres indiquent officieusement, toujours sur Abidjan, 23 tués depuis une quinzaine de jours. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ces saisons abondamment arrosées sont suivies de saisons sèches qui impactent négativement les prévisions de récoltes nationales au niveau de l’Agriculture aussi bien vivrière que celle de rente. Mais quelles sont les origines de ces pluies diluviennes aux conséquences parfois désastreuses et que fait –on pour que ces précipitations abondantes profitent efficacement à l’agriculture ivoirienne ?
Les origines de ces pluies diluviennes ?
Aux dire de M. Abdoulaye Gadiéré , spécialiste principal en environnement et gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale –Abidjan, que nous avons interrogé dans la mouvance de la Cop 21, ces pluies sont dues au changement climatique ou le dérèglement climatique. Qui n’est autre que « la variation des paramètres tels que la température, la pression, la pluviométrie etc. qui déterminent un état de l’atmosphère en un lieu donné pendant un temps déterminé. De ce fait, en climatologie l’observation des changements de ces différents paramètres doit être faite sur une période d’au moins 30 ans avant de statuer véritablement sur le changement d’un climat » Aussi, notre expert ajoute qu’en termes d’impacts « Aujourd’hui, ce dérèglement climatique a évidemment des impacts négatifs non seulement sur les prévisions de récoltes mais également sur les prévisions des gouvernements pour permettre aux populations de mieux faire face à ces chocs climatiques. En ce qui concerne les prévisions de récoltes, vous avez la tendance au développement des phénomènes extrêmes tels que les sècheresses et les inondations qui rendent hypothétique aujourd’hui toute prévision. Pour des pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, vous avez des cultures agricoles qui sont développés en tenant compte de la hauteur d’eau qui tombait habituellement » Il ne manque pas d’ajouter : « Pour l’extrême nord de ces pays-là, vous avez autour de 3 à 4 voire 2 mois et demi de pluie par an. Dans le domaine de l’agriculture, les variétés qui sont cultivées prennent donc en compte ce paramètre d’où l’adoption de variétés dites à cycle court. De nos jours avec ce dérèglement climatique, certains de ces variétés sont arrosées plus que d’habitude compromettant ainsi leur potentiel productif tandis que sous d’autres cieux, les hauteurs d’eau couramment enregistrées accusent des baisses sensibles avec des poches de sècheresse allant de plusieurs jours voire des semaines produisant sensiblement le même résultat que pour les zones qui se trouvent dans le premier cas » Visiblement, tout cela engendre effectivement des conséquences au niveau des prévisions. Qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise d’eau, au niveau de certains pays à vocation essentiellement agro-industrielle comme la Côte d’Ivoire sur laquelle, il tombe en moyenne, 1500 mm de précipitation par an. La Côte d’Ivoire qui est constamment arrosée par des précipitations abondantes et régulières qui a décidé de mettre le cap sur l’autosuffisance en riz. Face à cette préoccupation majeure, les réponses de M. Dembélé Yacouba, ingénieur, agroéconomiste de son état et directeur général de l’Office nationale pour le développement de la riziculture( Ondr) sont on ne peut précise quand il dit : « Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire avec 55 mille hectares qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national.. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, les grandes retenues, les petites retenues et les prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille hectares. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an » (voir interview encadré) Tout cela doit pouvoir aider à faire monter la tendance entre riz irrigué et riz pluvial. C’est dans ce cadre là que la Boad( Banque ouest africaine de développement) et un financement koweitien nous ont permis de construire un barrage dans la zone de M’bahiakro. Ce barrage à ballon gonflable permet quand on a besoin d’eau pour l’irrigation on gonfle le ballon et quand on en a pas besoin, on lâche l’eau et l’eau passe. Il est à préciser que ce barrage permet d’irriguer 450 Ha d’un tenant.

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Une meilleure maitrise de l’eau devrait aider la Côte d’Ivoire à dépendre moins de la pluie dans le développement de sa riziculture;
Encadré : Dembélé Yacouba ( Dg de l’Ondr)
« Voici ce qui est fait en matière de maitrise d’eau »

Monsieur le Directeur général, la Côte d’ivoire est constamment arrosée par des précipitations régulières et abondantes. Qu’est-ce qui ne va pas et que fait-on avec toutes ces précipitations qui se déversent sur la Côte d’Ivoire ?
Commençons d’ abord par votre première préoccupation. Nous sommes dans le cycle normal. Nous avons quatre saisons en Côte d’Ivoire. Nous avons la grande saison sèche de décembre à avril, la grande saison des pluie de mai à juillet, la petite saison sèche d’août à septembre et la petite saison des pluies d’octobre à novembre des pluies suivie de la grande saison sèche et la grande saison des pluies. Depuis un certain temps, nous sommes en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler le dérèglement climatique. Ce qui fait qu’on ne sait plusà quel moment on aura de grosses pluies, moins de pluie ou de petites pluies. Ainsi de suite. Depuis 2015, nous avons constaté que ces dérèglements ont un effet néfaste sur l’agriculture. Le producteur de riz pluvial repique en fonction des premières pluies. Ce sont des périodes qui sont connues. Nous savons par exemple que Février voire début Février commence les premières pluies dans certaines régions en fonction de quoi, on va faire les semis. Depuis trois ans, souvent, il y a des décalages de plus de30jours, ce qui perturbe fortement les décisions du riziculteur. Pour revenir à la question de savoir ce qui est fait avec toute cette eau, nous voudrons vous donner des informations très précises clés en matière de maitrise d’eau et de riziculture. En principe, il est bon de faire du riz deux fois par an. Nous appelons ça deux cycles et avec ça nous sommes indépendants de la pluie. C’est à dire qu’après un premier cycle en la saison des pluies, et on réalise un deuxième cycle de culture et pendant la saison sèche on engage le deuxième cycle( …) Ce qui voudrait dire qu’ on conserve une grande partie de l’eau qui est tombée. L’eau qui est tombée on la conserve de deux manières : ou bien on construit un grand barrage qui recueille l’eau pour pouvoir l’utiliser pendant la saison sèche. Ou on construit des prises au fil de l’eau. Ici vous avez un bas fonds et nous avons de l’eau qui passe. Si on constate que cette eau ne tarie pas, on construit un ouvrage en béton et on fait dévier l’eau. Cette eau qui est retenue et déviée sera conduite dans les canaux pour irriguer les parcelles. Pour par la suite arroser les canaux par canaux.
En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il y a eu une première étude en la matière, Pouvez-vous nous en donner quelques grands traits ?
La première étude sur l’irrigation qui n’est autre que l’Etude du plan directeur de l’irrigation( Epdi) indique que la Côte d’Ivoire dispose de 200 mille ha de bas-fond qui peuvent être aménagés en condition de maitrise totale de l’eau. Ainsi on ne dépend plus de la pluie. Qu’il pleuve ou qu’il ne pleuve pas, on travaille en toute tranquillité grâce aux retenues d’eau et déviations, on arrive à faire un cycle durant la saison sèche. Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire dispose d’environ avec 55 mille ha qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, des grandes retenues, des petites retenues et des prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille ha. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an.
Quelle est la part du riz pluviale dans la production nationale de riz ?
La production nationale de riz dépend à plus de 70% de riziculture pluviale contre 20% de riziculture irriguée à condition de maitrise de l’eau et à 10% de riziculture inondée. La riziculture inondée se pratique en général en grande partie dans la région d’Odienné et Touba d’une part, et dans une petite proportion dans la zone de Séguéla et Boundiali. Dans ces régions là, quand il pleut, les cours d’eau débordent et vont envahir de grandes étendues de terres. Par la connaissance du comportement de l’eau, il y a des variétés de riz dite inondée ( Deepwatterrice) qu’on sème juste avant l’arrivée de l’eau. Au moment où l’eau arrive, elles ont déjà poussée et elles continuent de pousser dans l’eau. Quand l’eau se retire, elle laisse du limon sert de sel minéraux à l’eau.
Ma question demeure monsieur le Directeur général : Qu’est ce qu’on fait des eaux de pluie qui tombent ?
Nous faisons des barrages, des retenues d’eaux pour pouvoir irriguer en deuxième cycle. Nous avons environ 55 mille ha qui sont aménagés en maitrise totale de l’eau. C'est-à-dire que nous n’avons pas besoin pour ces 55 000 ha de pluie pour faire de la riziculture. Mais nous avons un potentiel de plus de 200 mille ha.
Dans la partie nord de la Côte d’Ivoire, où il est beaucoup pratiqué la riziculture, nous avons des lacs artificiels. Sont t-ils aussi alimentés par l’eau de pluie ?
Ces étendues d’eau qui apparaissent pendant la saison des pluies, disparaissent après la saison pluvieuse. C’est un peu plus compliqué de faire une retenue, il faut une certaine quantité d’eau dans le cas contraire, elle va s’évaporer. Aussi, la réalisation d’une retenue d’eau coûte un peu cher. Nous avons eu plusieurs cadres ivoiriens qui on fait ce genre de retenue d’eau. Quand nous sommes allés voir, nous leur avons dit que l’eau allait s’évaporer. Ils y ont investi beaucoup d’argent mais le lac c’est asséché par la suite. Parce que, pour que ça passe la période de la saison sèche, il faut vraiment une certaine quantité d’eau. En plus de l’évaporation, vous devez faire l’irrigation des cultures, ça ne va pas tenir longtemps. Il y a au préalable des études très serrées à réaliser qui peuvent prendre un à deux ans. Rien ne se fait au hasard et aussi, il faut connaitre le bassin versants qui ruissellent vers là, la quantité d’eau qui arrive là. L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau à travers un programme chiffré en plusieurs milliards de Fcfa qui est en cours. Un barrage, ça coûte cher. Pour aménager rien qu’un hectare, il faut au moins 17 millions de Fcfa et pour une prise au fil de l’eau c’est 1,8 million de Fcfa. C’est pourquoi, nous sommes en train de privilégier cette dernière option qui coûte moins chère. La moyenne, c’est 1500mm par an. Un pays comme le Maroc n’a que 450mm par an mais a plus d’eau conservée que la Côte d’Ivoire. Parce qu’il a plus beaucoup de retenues d’eau.
Bamba Mafoumgbé,bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Dembélé Yacouba, Directeur général de l’Office national pour le développement de la riziculture( Ondr) « L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau »


La riziculture ivoirienne : historique et chiffres clés

En 1976, la Côte d’Ivoire, avec la Société pour le développement de la riziculture (Soderiz), avait atteint son autosuffisante en riz, avec environ 350 mille tonnes. Malheureusement après la dissolution de la Soderiz, les autres structures à qui le développement de la riziculture avait été confié (Satmaci, Cidv, Cidt et Anader) n’ont eu de responsabilité que sur le volet encadrement des producteurs et le volet aval de la filière c'est-à-dire la transformation et la distribution n’ont pas été pris en compte. Il est bon de préciser que la production qui était en 2010 d’environ 780 mille tonnes, est tombée en 2011 à 750 mille tonnes. Avec la nouvelle stratégie mise en place, la production de riz blanchi est remontée à 984 mille tonnes en 2012. En 2013, elle est remontée à 1,2 million de tonnes. En 2014, elle a atteint les 1, 340 million de tonnes et en 2015 environ 1,400 million de tonnes. Remarque importante à faire, il a été constaté une forte remontée entre 2011 et 2013 avec une progression de 12% d’une année sur l’autre. Avant de tomber de 6% à 5%. La Côte d’Ivoire dispose d’environ 2152 usines dont les trois quart sont de petites usines qui n’ont pas les équipements nécessaires pour produire du riz de bonne qualité. Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a mis en place auprès des coopératives, une centaine d’usines d’une capacité de 10 mille tonnes de riz par an et de très bonne qualité.
B. M.[...]

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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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