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Dossier/ précipitations abondantes sur la Côte d’Ivoire: Cette ressource abondante mais très peu exploitée

Posté le 02-07-2017 | 485 Vue(s)

amanien.info
L’eau, source de vie et pilier indéniable de la sécurité alimentaire est très souvent à l’origine de nombreux dégâts matériels et humains. Comme c’est bien souvent le cas dans certains pays dont la Côte d’Ivoire. Un pays constamment arrosé par une précipitation régulière et abondante. Mais qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise de l’eau en Côte d’Ivoire ? Dossier…
La côte ouest africaine qui couvrent plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, est constamment arrosée par des pluies très souvent abondante. Rien que pour la saison en cours, experts internationaux et particulièrement ceux de la Société de développement et d’exploitation aéronautique et météorologique( Sodexam), prévoient de fortes pluies sur la Côte d’Ivoire. Sur la période allant de juin à juillet 2017, il est prévu sur 21 à 26 jours, un niveau de précipitation oscillant entre 335 mm à 378 mm sur le grand Abidjan. Pendant qu’à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké, le climat est humide avec 121 mm de pluie sur 22 jours. La météo s'arrange par rapport au mois précédent puisqu'en mai on enregistre en moyenne 221 mm de pluie sur 27 jours. Par ailleurs, le climat au mois de juin à Korhogo est humide avec 99 mm de précipitations sur 14 jours. Il faut relever une aggravation par rapport au mois précédent puisqu'en mai, l’on enregistre en moyenne 88 mm de pluie sur 12 jours. De fortes précipitations qui causent souvent fois, des morts et des inondations de quartiers, de destructions avec des morts d’hommes Et pourtant ! Rien qu’en 2017, pour l’instant, malheureusement, les pluies diluviennes ont occasionné officiellement 20 morts, 43 blessés et plus d’une centaine de maisons détruites sur toute l’étendue du territoire national. «Il y a eu beaucoup de dégât dont des destructions de ponts sur des voix menant à San Pedro. Qui abrite le premier port mondial d’exportation de cacao. En tout, deux ponts ont cédé et une buse s’est affaissée. Ainsi, les trois principaux axes routiers qui mènent à San-Pedro n’ont pas été fonctionnels. Il a été donc impossible donc de joindre cette importante ville économique, pendant plus d’une semaine. En effet, le pont de Baba, situé sur la voie qui relie San Pedro à Grand-Béréby a offert le spectacle le plus désolant. Il s’est écroulé sous le poids des eaux de pluie comme dynamité » Rappelons qu’en 2013, la Côte d’ivoire a enregistré plus de 13 morts. En 2014, dans le District d’Abidjan, une petite mosquée dans laquelle dormait une trentaine de nigériens pauvres a disparu sous un torrent de boue, faisant six morts dans des glissements de terrain. En 2017, les décomptes macabres indiquent officieusement, toujours sur Abidjan, 23 tués depuis une quinzaine de jours. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ces saisons abondamment arrosées sont suivies de saisons sèches qui impactent négativement les prévisions de récoltes nationales au niveau de l’Agriculture aussi bien vivrière que celle de rente. Mais quelles sont les origines de ces pluies diluviennes aux conséquences parfois désastreuses et que fait –on pour que ces précipitations abondantes profitent efficacement à l’agriculture ivoirienne ?
Les origines de ces pluies diluviennes ?
Aux dire de M. Abdoulaye Gadiéré , spécialiste principal en environnement et gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale –Abidjan, que nous avons interrogé dans la mouvance de la Cop 21, ces pluies sont dues au changement climatique ou le dérèglement climatique. Qui n’est autre que « la variation des paramètres tels que la température, la pression, la pluviométrie etc. qui déterminent un état de l’atmosphère en un lieu donné pendant un temps déterminé. De ce fait, en climatologie l’observation des changements de ces différents paramètres doit être faite sur une période d’au moins 30 ans avant de statuer véritablement sur le changement d’un climat » Aussi, notre expert ajoute qu’en termes d’impacts « Aujourd’hui, ce dérèglement climatique a évidemment des impacts négatifs non seulement sur les prévisions de récoltes mais également sur les prévisions des gouvernements pour permettre aux populations de mieux faire face à ces chocs climatiques. En ce qui concerne les prévisions de récoltes, vous avez la tendance au développement des phénomènes extrêmes tels que les sècheresses et les inondations qui rendent hypothétique aujourd’hui toute prévision. Pour des pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, vous avez des cultures agricoles qui sont développés en tenant compte de la hauteur d’eau qui tombait habituellement » Il ne manque pas d’ajouter : « Pour l’extrême nord de ces pays-là, vous avez autour de 3 à 4 voire 2 mois et demi de pluie par an. Dans le domaine de l’agriculture, les variétés qui sont cultivées prennent donc en compte ce paramètre d’où l’adoption de variétés dites à cycle court. De nos jours avec ce dérèglement climatique, certains de ces variétés sont arrosées plus que d’habitude compromettant ainsi leur potentiel productif tandis que sous d’autres cieux, les hauteurs d’eau couramment enregistrées accusent des baisses sensibles avec des poches de sècheresse allant de plusieurs jours voire des semaines produisant sensiblement le même résultat que pour les zones qui se trouvent dans le premier cas » Visiblement, tout cela engendre effectivement des conséquences au niveau des prévisions. Qu’est-ce qui est fait en matière de maitrise d’eau, au niveau de certains pays à vocation essentiellement agro-industrielle comme la Côte d’Ivoire sur laquelle, il tombe en moyenne, 1500 mm de précipitation par an. La Côte d’Ivoire qui est constamment arrosée par des précipitations abondantes et régulières qui a décidé de mettre le cap sur l’autosuffisance en riz. Face à cette préoccupation majeure, les réponses de M. Dembélé Yacouba, ingénieur, agroéconomiste de son état et directeur général de l’Office nationale pour le développement de la riziculture( Ondr) sont on ne peut précise quand il dit : « Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire avec 55 mille hectares qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national.. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, les grandes retenues, les petites retenues et les prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille hectares. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an » (voir interview encadré) Tout cela doit pouvoir aider à faire monter la tendance entre riz irrigué et riz pluvial. C’est dans ce cadre là que la Boad( Banque ouest africaine de développement) et un financement koweitien nous ont permis de construire un barrage dans la zone de M’bahiakro. Ce barrage à ballon gonflable permet quand on a besoin d’eau pour l’irrigation on gonfle le ballon et quand on en a pas besoin, on lâche l’eau et l’eau passe. Il est à préciser que ce barrage permet d’irriguer 450 Ha d’un tenant.

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Une meilleure maitrise de l’eau devrait aider la Côte d’Ivoire à dépendre moins de la pluie dans le développement de sa riziculture;
Encadré : Dembélé Yacouba ( Dg de l’Ondr)
« Voici ce qui est fait en matière de maitrise d’eau »

Monsieur le Directeur général, la Côte d’ivoire est constamment arrosée par des précipitations régulières et abondantes. Qu’est-ce qui ne va pas et que fait-on avec toutes ces précipitations qui se déversent sur la Côte d’Ivoire ?
Commençons d’ abord par votre première préoccupation. Nous sommes dans le cycle normal. Nous avons quatre saisons en Côte d’Ivoire. Nous avons la grande saison sèche de décembre à avril, la grande saison des pluie de mai à juillet, la petite saison sèche d’août à septembre et la petite saison des pluies d’octobre à novembre des pluies suivie de la grande saison sèche et la grande saison des pluies. Depuis un certain temps, nous sommes en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler le dérèglement climatique. Ce qui fait qu’on ne sait plusà quel moment on aura de grosses pluies, moins de pluie ou de petites pluies. Ainsi de suite. Depuis 2015, nous avons constaté que ces dérèglements ont un effet néfaste sur l’agriculture. Le producteur de riz pluvial repique en fonction des premières pluies. Ce sont des périodes qui sont connues. Nous savons par exemple que Février voire début Février commence les premières pluies dans certaines régions en fonction de quoi, on va faire les semis. Depuis trois ans, souvent, il y a des décalages de plus de30jours, ce qui perturbe fortement les décisions du riziculteur. Pour revenir à la question de savoir ce qui est fait avec toute cette eau, nous voudrons vous donner des informations très précises clés en matière de maitrise d’eau et de riziculture. En principe, il est bon de faire du riz deux fois par an. Nous appelons ça deux cycles et avec ça nous sommes indépendants de la pluie. C’est à dire qu’après un premier cycle en la saison des pluies, et on réalise un deuxième cycle de culture et pendant la saison sèche on engage le deuxième cycle( …) Ce qui voudrait dire qu’ on conserve une grande partie de l’eau qui est tombée. L’eau qui est tombée on la conserve de deux manières : ou bien on construit un grand barrage qui recueille l’eau pour pouvoir l’utiliser pendant la saison sèche. Ou on construit des prises au fil de l’eau. Ici vous avez un bas fonds et nous avons de l’eau qui passe. Si on constate que cette eau ne tarie pas, on construit un ouvrage en béton et on fait dévier l’eau. Cette eau qui est retenue et déviée sera conduite dans les canaux pour irriguer les parcelles. Pour par la suite arroser les canaux par canaux.
En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il y a eu une première étude en la matière, Pouvez-vous nous en donner quelques grands traits ?
La première étude sur l’irrigation qui n’est autre que l’Etude du plan directeur de l’irrigation( Epdi) indique que la Côte d’Ivoire dispose de 200 mille ha de bas-fond qui peuvent être aménagés en condition de maitrise totale de l’eau. Ainsi on ne dépend plus de la pluie. Qu’il pleuve ou qu’il ne pleuve pas, on travaille en toute tranquillité grâce aux retenues d’eau et déviations, on arrive à faire un cycle durant la saison sèche. Il est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire dispose d’environ avec 55 mille ha qui sont aménagés sur toute l’étendue du territoire national. Pour être plus précis, il s’agit là des barrages, des grandes retenues, des petites retenues et des prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de 200 mille ha. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an.
Quelle est la part du riz pluviale dans la production nationale de riz ?
La production nationale de riz dépend à plus de 70% de riziculture pluviale contre 20% de riziculture irriguée à condition de maitrise de l’eau et à 10% de riziculture inondée. La riziculture inondée se pratique en général en grande partie dans la région d’Odienné et Touba d’une part, et dans une petite proportion dans la zone de Séguéla et Boundiali. Dans ces régions là, quand il pleut, les cours d’eau débordent et vont envahir de grandes étendues de terres. Par la connaissance du comportement de l’eau, il y a des variétés de riz dite inondée ( Deepwatterrice) qu’on sème juste avant l’arrivée de l’eau. Au moment où l’eau arrive, elles ont déjà poussée et elles continuent de pousser dans l’eau. Quand l’eau se retire, elle laisse du limon sert de sel minéraux à l’eau.
Ma question demeure monsieur le Directeur général : Qu’est ce qu’on fait des eaux de pluie qui tombent ?
Nous faisons des barrages, des retenues d’eaux pour pouvoir irriguer en deuxième cycle. Nous avons environ 55 mille ha qui sont aménagés en maitrise totale de l’eau. C'est-à-dire que nous n’avons pas besoin pour ces 55 000 ha de pluie pour faire de la riziculture. Mais nous avons un potentiel de plus de 200 mille ha.
Dans la partie nord de la Côte d’Ivoire, où il est beaucoup pratiqué la riziculture, nous avons des lacs artificiels. Sont t-ils aussi alimentés par l’eau de pluie ?
Ces étendues d’eau qui apparaissent pendant la saison des pluies, disparaissent après la saison pluvieuse. C’est un peu plus compliqué de faire une retenue, il faut une certaine quantité d’eau dans le cas contraire, elle va s’évaporer. Aussi, la réalisation d’une retenue d’eau coûte un peu cher. Nous avons eu plusieurs cadres ivoiriens qui on fait ce genre de retenue d’eau. Quand nous sommes allés voir, nous leur avons dit que l’eau allait s’évaporer. Ils y ont investi beaucoup d’argent mais le lac c’est asséché par la suite. Parce que, pour que ça passe la période de la saison sèche, il faut vraiment une certaine quantité d’eau. En plus de l’évaporation, vous devez faire l’irrigation des cultures, ça ne va pas tenir longtemps. Il y a au préalable des études très serrées à réaliser qui peuvent prendre un à deux ans. Rien ne se fait au hasard et aussi, il faut connaitre le bassin versants qui ruissellent vers là, la quantité d’eau qui arrive là. L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau à travers un programme chiffré en plusieurs milliards de Fcfa qui est en cours. Un barrage, ça coûte cher. Pour aménager rien qu’un hectare, il faut au moins 17 millions de Fcfa et pour une prise au fil de l’eau c’est 1,8 million de Fcfa. C’est pourquoi, nous sommes en train de privilégier cette dernière option qui coûte moins chère. La moyenne, c’est 1500mm par an. Un pays comme le Maroc n’a que 450mm par an mais a plus d’eau conservée que la Côte d’Ivoire. Parce qu’il a plus beaucoup de retenues d’eau.
Bamba Mafoumgbé,bamaf2000@yahoo.fr
Légende photo : Dembélé Yacouba, Directeur général de l’Office national pour le développement de la riziculture( Ondr) « L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire le maximum de retenues d’eau »


La riziculture ivoirienne : historique et chiffres clés

En 1976, la Côte d’Ivoire, avec la Société pour le développement de la riziculture (Soderiz), avait atteint son autosuffisante en riz, avec environ 350 mille tonnes. Malheureusement après la dissolution de la Soderiz, les autres structures à qui le développement de la riziculture avait été confié (Satmaci, Cidv, Cidt et Anader) n’ont eu de responsabilité que sur le volet encadrement des producteurs et le volet aval de la filière c'est-à-dire la transformation et la distribution n’ont pas été pris en compte. Il est bon de préciser que la production qui était en 2010 d’environ 780 mille tonnes, est tombée en 2011 à 750 mille tonnes. Avec la nouvelle stratégie mise en place, la production de riz blanchi est remontée à 984 mille tonnes en 2012. En 2013, elle est remontée à 1,2 million de tonnes. En 2014, elle a atteint les 1, 340 million de tonnes et en 2015 environ 1,400 million de tonnes. Remarque importante à faire, il a été constaté une forte remontée entre 2011 et 2013 avec une progression de 12% d’une année sur l’autre. Avant de tomber de 6% à 5%. La Côte d’Ivoire dispose d’environ 2152 usines dont les trois quart sont de petites usines qui n’ont pas les équipements nécessaires pour produire du riz de bonne qualité. Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a mis en place auprès des coopératives, une centaine d’usines d’une capacité de 10 mille tonnes de riz par an et de très bonne qualité.
B. M.[...]

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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