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Kouyaté Abdoulaye , Chef cabinet du ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique / revendications et grèves à l’école : « Il faut aller vers un syndicalisme civilisé »

Posté le 12-05-2017 | 894 Vue(s)

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Le système éducatif ivoirien est depuis quelques années secoué par plusieurs maux : Grève à répétition, phénomène des grossesses en milieu scolaire et l’immigration clandestine. Dans cette interview, Kouyaté Abdoulaye, enseignant, chef de cabinet du ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique mais aussi militant très actif du Rdr se prononce et accuse

BM - Votre commentaire sur les réponses du chef de l’État aux revendications des centrales syndicales lors de la fête du premier Mai 2017 ?

Kouyaté Abdoulaye - Le 1er Mai est une tradition pour tous les travailleurs du monde. Mais également ça devient une tradition que les travailleurs expriment un certain nombre de besoins par rapport à leurs préoccupations au plan salarial, leurs conditions de vie et de travail entre autres. Parce que si vous avez une bonne condition de vie que les conditions de travail ne suivent pas à arrimer les choses à la norme, cela peut entamer votre production. Je dirais que cela est normal que chaque année, en fonction de la plate-forme revendicative ancienne et au bout de douze mois, d’autres revendications peuvent revenir. C’est donc tout à fait normal que les travailleurs exposent cela. Il est aussi tout à fait normal que le gouvernement trouve des éléments de réponses à cela. Ce que le Président de la République a fait. Vous vous souvenez que l’année dernière, il avait été question d’un certain nombre de choses auxquelles les hautes autorités de ce pays ont donné des réponses. Je crois qu’il a dit que les travailleurs du privé et public ont bénéficié d’un certain nombre de choses. Il s’agit d’une véritable augmentation salariale. A partir de cet instant là, c’est vrai des points de revendications non satisfaites peuvent revenir. Aussi, il s’est prononcé sur le stock des arriérés. Depuis 2014, je crois que le gouvernement a été clair sur la question du déblocage des salaires bloqués depuis 25 ans. Sans que cela ne fasse partie de la plate-forme revendicative, le Président a fait acte et en 2015, les salaires ont été débloqués. Toutes les mesures prises depuis 2012, se chiffrent à plus de 244 milliards de Fcfa. Aussi lors d’une émission à la faveur de la célébration de ces 100 jours à la Primature, le Premier ministre Gon a dit que tous les deux ans, les fonctionnaires reçoivent une augmentation de salaire et cela coût plus 14 milliards de Fcfa par an. Il y avait le choix entre payer 249 milliards de Fcfa pour un seul secteur et payer le déblocage des salaires. Le gouvernement a pris l’option de faire le déblocage mais également de mettre en stand-by les arriérés ou alors de demander aux fonctionnaires de faire le deuil sur cette revendication. L’Etat a fait ses choix d’après ce que j’ai ouïe dire, c’est qu’il sera difficile de payer les 249 milliards de Fcfa. (…) Ce que l’Etat pouvait donner, il l’a fait. Rien que pour secteur de l’éducation formation, les mesures sociales sont évaluées 114 milliards de Fcfa

BM - Ce sont ces actions là qui fondent vos nombreuses sorties pas très appréciées par des enseignants, sur les mouvements de grèves des enseignants ?

Kouyaté Abdoulaye - C’est tout à fait normal qu’ils le disent. Moi qui vous parle, je suis enseignant quand je quitterai ma fonction de chef de cabinet, je vais reprendre la craie. S’il y a une amélioration des conditions de vie des enseignants, il est clair que je vais en profiter. Mais dans la vie, il faut savoir apprécier ce qui est fait. Mes sorties et prises de positions ne sont pas appréciées par les syndicalistes ? Je répondrai pas appréciées par quelques syndicalistes. Ici, dans ce bureau, je rencontre des syndicalistes et je leur dit ce qui est possible de faire. Donc si ce n’est pas apprécié, je ne sais pas à quel niveau ce n’est pas apprécié (…) Je n’ai jamais menacé qui que ce soit. Parler fort et parler dure sont deux choses différentes. Je parle fort mais je ne suis pas méchant. Je demande aux enseignants Rdr, de ne pas s’associer à la grève. C’est tout et normal. Vous n’êtes pas sans ignorer les méthodes de grèves, qui ne datent pas d’aujourd’hui, qu’ils emploient lors de leurs mouvements de revendication. Les militants d’une structure syndicale qui se met en grève, humilient leurs propres collègues qui sont bastonnés. On va jusqu’à détruire le matériels de travail, fermer les bureaux et menacer le personnel administratif. Cela n’est pas une méthode de grève. La constitution ivoirienne consacre le droit à la grève et la même constitution consacre le droit au travail (…) Si des gens réagissent pour exprimer leur droit au travail, il ne faudrait pas qu’on impute ça à qui que ce soit. Nous avons fait du syndicalisme. La grève de 1983, lorsque nous étions professeurs au Lycée moderne d’Adzopé, nous l’avons fait. Sans oublier celle de 1991 lorsque le Président Ouattara était Premier ministre, nous l’avons fait avec des camarades syndicalistes comme Tapé Kipré et Koffi koffi Lazard. Nous avons fait cette grève, mais n’avons menacé personne. (…) Pendant que nous faisions le piquet de grève, ceux qui étaient contre venaient faire cours correctement avec leurs élèves. C’est ce que l’on appel syndicalisme civilisée. En tant que responsable politique, c’est un devoir pour moi, de demander à mes militants du Rer d’aller au travail pendant que les autres ne travaillent pas. Ça si je ne le fais pas, j’aurai failli à ma mission. Même si vous avez des revendications légitimes, il faut mettre la manière. C’est ce que nous demandons à nos collègues. Il faut que la méthode change. On a coutume de dire, la grève doit être la dernière arme fatale aussi bien contre les dirigeants que pour les populations. Arrêtons de banaliser le droit de grève. Il faut éviter de banaliser sa lutte par la méthode(…)

BM - Le dossier relatif au cours les mercredis. C’est désormais un dossier classé ?

Kouyaté Abdoulaye - Notre système éducatif est un processus. Nous nous rappelons très bien que quand nous allions à l’école, nous allions au cours lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi matin. Jeudi après midi on faisait les activités socio-éducatives, les vendredis matins on allait à l’école. Les samedis matins on allait à l’école et les après midis on se reposait. Cela faisait six jours de travail dans la semaine. Notre système éducatif était non seulement performant mais c’était la locomotive des systèmes de la sous région et nous étions en avance sur le Sénégal. (…) notre système était performant. Mais depuis les années 90 à quoi avons nous assisté ? De gigantesques reformes et notre système de travail est passé de 6 jours de travail à quatre jours. Cela a impacté négativement notre système éducatif. Quand nous avons fait le Programme d’analyse du secteur de l’éducation formation de la Confemen ( Pasec) en 2009, il c’est trouvé que la Côte d’Ivoire était classée dernière sur 44pays. Cela pouvait se comprendre parce qu’il y a eu une crise en 2002 et une partie du pays était menacée de génocide intellectuelle. Mais en 2014 un autre Pasec a été fait et notre pays vient tout juste avant le Niger et le Tchad. Notre système éducatif est encore à la traine. Tous les analystes, tous les experts aussi bien au plan national qu’international sont unanimes à dire que notre système n’est pas performant parce que le temps scolaire n’est pas suffisant.

BM - D’où le retour au cours les mercredis dans l’enseignement primaire ?

Kouyaté Abdoulaye - Je vais y arriver. La Côte d’Ivoire était le seul pays à avoir un régime de quatre jours de travail hebdomadaire. Pendant que dans tous les pays du monde, c’était 5 jours par semaine et quelque fois six jours. Si je prends le cas du Rwanda. Au niveau du volume horaire par an, ailleurs la norme internationale, c’est 900heures à 1000 heures par an mais en Côte d’Ivoire, nous étions à 800heures par an. C’était largement suffisant pour donner une véritable qualification à nos élèves. Tous nos partenaires au niveau du C2d,le partenariat mondial pour l’éducation et le Pasec ont préconisé l’augmentation du volume horaire. Après analyse, il c’est trouvé que le mercredi était le seul jour qu’on pouvait récupérer. Mais les mercredis étaient utilisés par les enseignants. Les écoles primaires étaient bondées avec le risque que tout cela comporte. Donc le gouvernement a trouvé juste qu’on pouvait utiliser la demi-journée du mercredi Pour que nous passions de 838heures à 930heures par an et pour que nous puissions passer de quatre jours à 4 ,5 jours par semaine. D’où la réinstauration des cours du mercredi mais les syndicats ont été informés. Madame le ministre à donné instruction au directeur de cabinet, au chef de cabinet et à certains directeurs centraux pour recevoir les syndicats : Midd, Saepci, synepci pour leur donner l’information. En Avril 2016, le Directeur de cabinet a eu à échanger avec les enseignants sur la question. Le 26 avril 2016, Madame le ministre lors d’une rencontre avec une quarantaine de syndicats de l’annoncer officiellement. C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas compris pourquoi les syndicats se sont mis en grève(…) la réinstauration des cours le mercredi ne visait autre chose qu’améliorer le quantum horaire(…) Le dialogue a prévalu et nous avons harmonisé nos positions.

BM - On nous annonce une reforme au niveau des moyennes de passage en classe supérieure. Qu en est t-il exactement ?

Kouyaté Abdoulaye - Ce sujet n’est pas d’actualité et ce n’est pas à l’ordre du jour. A l’époque il y avait peu de redoublement. Je dois rappeler qu’à l’époque que le taux de redoublement était de 21% ; Mais cette année au regard de tous les efforts que nous avons fait, le taux de redoublement est tombé à 11%.Si les cours du mercredi sont appliqués correctement et si les enfants ont le quantum horaire qu’il faut, de facto, cela joue sur le redoublement qui coute à l’Etat de Côte d’Ivoire, chaque année 100 milliards de Fcfa en terme de prise en compte

BM - Des études d’Ong indiquent qu’en 2015, plus 500 élèves absents aux examens scolaires avaient pris la route de l’immigration clandestine. Votre commentaire ?

Kouyaté Abdoulaye - Sur ce point, il y a deux aspects. C’est facile de dire que c’est une mauvaise chose dans la mesure où vous eu la chance d’avoir un emploi Perrin. Quelque foi, il faut se mettre dans la psychologie de ceux qui partent. Dans quel état psychologique ils sont et les humiliations qu’ils ont subit. Pour moi on peut trouver le bonheur là où qu’on se trouve. Ce qui est marrant dans l’affaire, il y en a qui font des économies qui se chiffrent en millions de Fcfa pour aller. Honnêtement avec 1,3 million de Fcfa, on ne peut pas se monter une petite affaire ici pour se prendre en charge ? Que vont-ils faire là-bas. Si ce ne sont des boulots qu’ils refusent ici. Ces petits boulots communément appelés « djossi ». Peut-être plus rémunérés qu’ici. Je souhaite que les ivoiriens restent en Côte d’Ivoire. C’est un phénomène nouveau qu’on ne connaissait pas par le passé peut-être à cause de la crise que nous avons connue. Il y a 20 ans, l’ivoirien n’avait cette expérience là. On parle beaucoup de Daloa c’est vrai. C’est ville carrefour où l’aspect économique l’emporte quelque foi sur la recherche de la connaissance.

BM - Le phénomène des grossesses en milieu scolaire. Faudrait-il revenir au système d’internat dans les établissements publics ?

Kouyaté Abdoulaye - Naturellement. Depuis deux où trois ans le gouvernement ivoirien a décidé que les collèges où il y avait des internats ces internats doivent être refaits. De plus en plus, on assiste à la construction de lycées avec internats. Citons le collège moderne de Man qui va devenir un lycée avec internat. A Séguéla nous avons un collège de jeunes filles avec internat. Avec la Banque Islamique de développement( Bid) nous avons en projet la construction de plusieurs lycées avec internat. Face à la montée du fléau des grosses en milieu scolaire, on peut penser à l’absence d’internats. Ajouter à cela la responsabilité de nous les parents. Nous sommes responsables. Les enfants vont très jeunes au collège. Imaginez- vous des filles dont l’âge oscille entre 11 et 13 ans livrées elles –mêmes. Parce qu’il n’y a pas de collège dans son chef lieu se retrouvent dans une autre ville. Le problème n’est pas le fait d’y aller mais il faudrait que l’enfant bénéficie d’un encadrement adéquat comme par le passé. Ce n’est pas le cas. Vous avez des foyers de fortunes où élèves garçons et filles se retrouvent. Les parents n’apportant pas l’assistance adéquate à leurs filles, elles sont livrées à elles-mêmes. Pour trouver une parade nous en vue les collèges de proximités (collèges ruraux)

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr,
» [...]

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
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