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Kouyaté Abdoulaye , Chef cabinet du ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique / revendications et grèves à l’école : « Il faut aller vers un syndicalisme civilisé »

Posté le 12-05-2017 | 959 Vue(s)

amanien.info
Le système éducatif ivoirien est depuis quelques années secoué par plusieurs maux : Grève à répétition, phénomène des grossesses en milieu scolaire et l’immigration clandestine. Dans cette interview, Kouyaté Abdoulaye, enseignant, chef de cabinet du ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique mais aussi militant très actif du Rdr se prononce et accuse

BM - Votre commentaire sur les réponses du chef de l’État aux revendications des centrales syndicales lors de la fête du premier Mai 2017 ?

Kouyaté Abdoulaye - Le 1er Mai est une tradition pour tous les travailleurs du monde. Mais également ça devient une tradition que les travailleurs expriment un certain nombre de besoins par rapport à leurs préoccupations au plan salarial, leurs conditions de vie et de travail entre autres. Parce que si vous avez une bonne condition de vie que les conditions de travail ne suivent pas à arrimer les choses à la norme, cela peut entamer votre production. Je dirais que cela est normal que chaque année, en fonction de la plate-forme revendicative ancienne et au bout de douze mois, d’autres revendications peuvent revenir. C’est donc tout à fait normal que les travailleurs exposent cela. Il est aussi tout à fait normal que le gouvernement trouve des éléments de réponses à cela. Ce que le Président de la République a fait. Vous vous souvenez que l’année dernière, il avait été question d’un certain nombre de choses auxquelles les hautes autorités de ce pays ont donné des réponses. Je crois qu’il a dit que les travailleurs du privé et public ont bénéficié d’un certain nombre de choses. Il s’agit d’une véritable augmentation salariale. A partir de cet instant là, c’est vrai des points de revendications non satisfaites peuvent revenir. Aussi, il s’est prononcé sur le stock des arriérés. Depuis 2014, je crois que le gouvernement a été clair sur la question du déblocage des salaires bloqués depuis 25 ans. Sans que cela ne fasse partie de la plate-forme revendicative, le Président a fait acte et en 2015, les salaires ont été débloqués. Toutes les mesures prises depuis 2012, se chiffrent à plus de 244 milliards de Fcfa. Aussi lors d’une émission à la faveur de la célébration de ces 100 jours à la Primature, le Premier ministre Gon a dit que tous les deux ans, les fonctionnaires reçoivent une augmentation de salaire et cela coût plus 14 milliards de Fcfa par an. Il y avait le choix entre payer 249 milliards de Fcfa pour un seul secteur et payer le déblocage des salaires. Le gouvernement a pris l’option de faire le déblocage mais également de mettre en stand-by les arriérés ou alors de demander aux fonctionnaires de faire le deuil sur cette revendication. L’Etat a fait ses choix d’après ce que j’ai ouïe dire, c’est qu’il sera difficile de payer les 249 milliards de Fcfa. (…) Ce que l’Etat pouvait donner, il l’a fait. Rien que pour secteur de l’éducation formation, les mesures sociales sont évaluées 114 milliards de Fcfa

BM - Ce sont ces actions là qui fondent vos nombreuses sorties pas très appréciées par des enseignants, sur les mouvements de grèves des enseignants ?

Kouyaté Abdoulaye - C’est tout à fait normal qu’ils le disent. Moi qui vous parle, je suis enseignant quand je quitterai ma fonction de chef de cabinet, je vais reprendre la craie. S’il y a une amélioration des conditions de vie des enseignants, il est clair que je vais en profiter. Mais dans la vie, il faut savoir apprécier ce qui est fait. Mes sorties et prises de positions ne sont pas appréciées par les syndicalistes ? Je répondrai pas appréciées par quelques syndicalistes. Ici, dans ce bureau, je rencontre des syndicalistes et je leur dit ce qui est possible de faire. Donc si ce n’est pas apprécié, je ne sais pas à quel niveau ce n’est pas apprécié (…) Je n’ai jamais menacé qui que ce soit. Parler fort et parler dure sont deux choses différentes. Je parle fort mais je ne suis pas méchant. Je demande aux enseignants Rdr, de ne pas s’associer à la grève. C’est tout et normal. Vous n’êtes pas sans ignorer les méthodes de grèves, qui ne datent pas d’aujourd’hui, qu’ils emploient lors de leurs mouvements de revendication. Les militants d’une structure syndicale qui se met en grève, humilient leurs propres collègues qui sont bastonnés. On va jusqu’à détruire le matériels de travail, fermer les bureaux et menacer le personnel administratif. Cela n’est pas une méthode de grève. La constitution ivoirienne consacre le droit à la grève et la même constitution consacre le droit au travail (…) Si des gens réagissent pour exprimer leur droit au travail, il ne faudrait pas qu’on impute ça à qui que ce soit. Nous avons fait du syndicalisme. La grève de 1983, lorsque nous étions professeurs au Lycée moderne d’Adzopé, nous l’avons fait. Sans oublier celle de 1991 lorsque le Président Ouattara était Premier ministre, nous l’avons fait avec des camarades syndicalistes comme Tapé Kipré et Koffi koffi Lazard. Nous avons fait cette grève, mais n’avons menacé personne. (…) Pendant que nous faisions le piquet de grève, ceux qui étaient contre venaient faire cours correctement avec leurs élèves. C’est ce que l’on appel syndicalisme civilisée. En tant que responsable politique, c’est un devoir pour moi, de demander à mes militants du Rer d’aller au travail pendant que les autres ne travaillent pas. Ça si je ne le fais pas, j’aurai failli à ma mission. Même si vous avez des revendications légitimes, il faut mettre la manière. C’est ce que nous demandons à nos collègues. Il faut que la méthode change. On a coutume de dire, la grève doit être la dernière arme fatale aussi bien contre les dirigeants que pour les populations. Arrêtons de banaliser le droit de grève. Il faut éviter de banaliser sa lutte par la méthode(…)

BM - Le dossier relatif au cours les mercredis. C’est désormais un dossier classé ?

Kouyaté Abdoulaye - Notre système éducatif est un processus. Nous nous rappelons très bien que quand nous allions à l’école, nous allions au cours lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi matin. Jeudi après midi on faisait les activités socio-éducatives, les vendredis matins on allait à l’école. Les samedis matins on allait à l’école et les après midis on se reposait. Cela faisait six jours de travail dans la semaine. Notre système éducatif était non seulement performant mais c’était la locomotive des systèmes de la sous région et nous étions en avance sur le Sénégal. (…) notre système était performant. Mais depuis les années 90 à quoi avons nous assisté ? De gigantesques reformes et notre système de travail est passé de 6 jours de travail à quatre jours. Cela a impacté négativement notre système éducatif. Quand nous avons fait le Programme d’analyse du secteur de l’éducation formation de la Confemen ( Pasec) en 2009, il c’est trouvé que la Côte d’Ivoire était classée dernière sur 44pays. Cela pouvait se comprendre parce qu’il y a eu une crise en 2002 et une partie du pays était menacée de génocide intellectuelle. Mais en 2014 un autre Pasec a été fait et notre pays vient tout juste avant le Niger et le Tchad. Notre système éducatif est encore à la traine. Tous les analystes, tous les experts aussi bien au plan national qu’international sont unanimes à dire que notre système n’est pas performant parce que le temps scolaire n’est pas suffisant.

BM - D’où le retour au cours les mercredis dans l’enseignement primaire ?

Kouyaté Abdoulaye - Je vais y arriver. La Côte d’Ivoire était le seul pays à avoir un régime de quatre jours de travail hebdomadaire. Pendant que dans tous les pays du monde, c’était 5 jours par semaine et quelque fois six jours. Si je prends le cas du Rwanda. Au niveau du volume horaire par an, ailleurs la norme internationale, c’est 900heures à 1000 heures par an mais en Côte d’Ivoire, nous étions à 800heures par an. C’était largement suffisant pour donner une véritable qualification à nos élèves. Tous nos partenaires au niveau du C2d,le partenariat mondial pour l’éducation et le Pasec ont préconisé l’augmentation du volume horaire. Après analyse, il c’est trouvé que le mercredi était le seul jour qu’on pouvait récupérer. Mais les mercredis étaient utilisés par les enseignants. Les écoles primaires étaient bondées avec le risque que tout cela comporte. Donc le gouvernement a trouvé juste qu’on pouvait utiliser la demi-journée du mercredi Pour que nous passions de 838heures à 930heures par an et pour que nous puissions passer de quatre jours à 4 ,5 jours par semaine. D’où la réinstauration des cours du mercredi mais les syndicats ont été informés. Madame le ministre à donné instruction au directeur de cabinet, au chef de cabinet et à certains directeurs centraux pour recevoir les syndicats : Midd, Saepci, synepci pour leur donner l’information. En Avril 2016, le Directeur de cabinet a eu à échanger avec les enseignants sur la question. Le 26 avril 2016, Madame le ministre lors d’une rencontre avec une quarantaine de syndicats de l’annoncer officiellement. C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas compris pourquoi les syndicats se sont mis en grève(…) la réinstauration des cours le mercredi ne visait autre chose qu’améliorer le quantum horaire(…) Le dialogue a prévalu et nous avons harmonisé nos positions.

BM - On nous annonce une reforme au niveau des moyennes de passage en classe supérieure. Qu en est t-il exactement ?

Kouyaté Abdoulaye - Ce sujet n’est pas d’actualité et ce n’est pas à l’ordre du jour. A l’époque il y avait peu de redoublement. Je dois rappeler qu’à l’époque que le taux de redoublement était de 21% ; Mais cette année au regard de tous les efforts que nous avons fait, le taux de redoublement est tombé à 11%.Si les cours du mercredi sont appliqués correctement et si les enfants ont le quantum horaire qu’il faut, de facto, cela joue sur le redoublement qui coute à l’Etat de Côte d’Ivoire, chaque année 100 milliards de Fcfa en terme de prise en compte

BM - Des études d’Ong indiquent qu’en 2015, plus 500 élèves absents aux examens scolaires avaient pris la route de l’immigration clandestine. Votre commentaire ?

Kouyaté Abdoulaye - Sur ce point, il y a deux aspects. C’est facile de dire que c’est une mauvaise chose dans la mesure où vous eu la chance d’avoir un emploi Perrin. Quelque foi, il faut se mettre dans la psychologie de ceux qui partent. Dans quel état psychologique ils sont et les humiliations qu’ils ont subit. Pour moi on peut trouver le bonheur là où qu’on se trouve. Ce qui est marrant dans l’affaire, il y en a qui font des économies qui se chiffrent en millions de Fcfa pour aller. Honnêtement avec 1,3 million de Fcfa, on ne peut pas se monter une petite affaire ici pour se prendre en charge ? Que vont-ils faire là-bas. Si ce ne sont des boulots qu’ils refusent ici. Ces petits boulots communément appelés « djossi ». Peut-être plus rémunérés qu’ici. Je souhaite que les ivoiriens restent en Côte d’Ivoire. C’est un phénomène nouveau qu’on ne connaissait pas par le passé peut-être à cause de la crise que nous avons connue. Il y a 20 ans, l’ivoirien n’avait cette expérience là. On parle beaucoup de Daloa c’est vrai. C’est ville carrefour où l’aspect économique l’emporte quelque foi sur la recherche de la connaissance.

BM - Le phénomène des grossesses en milieu scolaire. Faudrait-il revenir au système d’internat dans les établissements publics ?

Kouyaté Abdoulaye - Naturellement. Depuis deux où trois ans le gouvernement ivoirien a décidé que les collèges où il y avait des internats ces internats doivent être refaits. De plus en plus, on assiste à la construction de lycées avec internats. Citons le collège moderne de Man qui va devenir un lycée avec internat. A Séguéla nous avons un collège de jeunes filles avec internat. Avec la Banque Islamique de développement( Bid) nous avons en projet la construction de plusieurs lycées avec internat. Face à la montée du fléau des grosses en milieu scolaire, on peut penser à l’absence d’internats. Ajouter à cela la responsabilité de nous les parents. Nous sommes responsables. Les enfants vont très jeunes au collège. Imaginez- vous des filles dont l’âge oscille entre 11 et 13 ans livrées elles –mêmes. Parce qu’il n’y a pas de collège dans son chef lieu se retrouvent dans une autre ville. Le problème n’est pas le fait d’y aller mais il faudrait que l’enfant bénéficie d’un encadrement adéquat comme par le passé. Ce n’est pas le cas. Vous avez des foyers de fortunes où élèves garçons et filles se retrouvent. Les parents n’apportant pas l’assistance adéquate à leurs filles, elles sont livrées à elles-mêmes. Pour trouver une parade nous en vue les collèges de proximités (collèges ruraux)

Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr,
» [...]

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Le président congolais dément les allégations accusant la Chine d'avoir espionné l'UA (INTERVIEW) BRAZZAVILLE, 9 février (Xinhua) -- Lors d'une interview accordée jeudi à Xinhua, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a qualifié de "ridicule" l'information publiée par le journal français Le Monde et relayée par certains médias, qui accuse la Chine d'avoir espionné le siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Le bâtiment de 20 étages, construit et financé par la Chine en 2012, constitue un symbole de la coopération sino-africaine. "Ce geste de la Chine vis-à-vis de l'Afrique a été salué par les dirigeants africains comme signe de grande amitié entre les peuples africains et chinois", a souligné le président congolais. "Les médias qui ont partagé cette nouvelle ridicule devraient tout d'abord savoir que lorsque nous débattons à l'Union africaine, nous n'avons pas de problème à cacher", a-t-il déclaré. S'il y a des "négociations diplomatiques ou négociations secrètes, ça n'a pas lieu à l'occasion de débats sur l'UA", a-t-il poursuivi. Le même journal relate également que des micros auraient été découverts dans les murs et que le siège de l'UA aurait été victime d'une fuite de données spectaculaire. "Tout cela est ridicule", a indiqué le président congolais. "Selon certaines informations que nous avons reçues, les équipements sont venus de différents pays, pas même de la Chine. Vous pouvez voir à quel point ces fausses nouvelles sont ridicules." Evoquant la coopération entre l'Afrique et la Chine, le chef de l'Etat congolais a indiqué que le sommet à Johannesburg en 2015 avait offert une perspective globale à la coopération entre la Chine et l'Afrique. "Au cours de ce sommet, le président chinois Xi Jinping a fait une déclaration importante et nous avons eu une annonce importante. Grâce à cela, nous voyons que la coopération stratégique entre la Chine et l'Afrique a pris un pas en avant significatif", a-t-il déclaré. "Ce geste de la Chine a été salué par tous et nous continuons à le saluer", a ajouté le président. L'article du Monde, publié à l'occasion de l'ouverture de la réunion des chefs d'Etat du 30e sommet de l'UA, a été critiqué par plusieurs responsables de l'UA, dont son président en exercice, Paul Kagamé, et le président de sa Commission, Moussa Faki.
Côte d'Ivoire : un gala d'artistes chinois pour célébrer la Fête du printemps à Abidjan ABIDJAN, 8 février (Xinhua) -- Un grand spectacle culturel animé par la troupe artistique de la province chinoise du Henan, composée du théâtre de chant et de danse de Zhengzhou et du temple de Shaolin du mont Song, a constitué mercredi le point focal de la célébration à Abidjan de la Fête du printemps, le Nouvel An chinois. Dans la grande salle du Palais de la Culture d'Abidjan, autorités ivoiriennes et chinoises, public ivoirien de tous rangs et ressortissants chinois venus en grand nombre, ont eu droit à un spectacle original et haut en couleurs. La soirée s'ouvre sur "les réjouissances", une danse en guise de présentation qui allie force et grâce avec sur le podium les moines du temple de Shaolin tout de jaune vêtus et les belles jeunes filles du théâtre de danse et de chant de Zhengzhou. Petite pause. Et, pour marquer l'amitié sino-ivoirienne, place est faite à l'humoriste ivoirien Joël, l'un des présentateurs de la soirée, pour raconter une histoire drôle qui arrache un fou rire dans la salle. L'artiste reviendra plus tard pour montrer son talent de chanteur en interprétant, sous des ovations nourries, une chanson populaire chinoise et un opéra. Puis, revoilà les moines : boxe d'imitation du singe, du crapaud, de la mante religieuse, du tigre, du serpent, du canard, maniement du fouet, du fauchon, de la longue épée, du bâton.... Tout y passe pour illustrer les armes des moines Shaolin, leurs techniques, leur force mais également la finesse des arts martiaux. En cinq actes, les moines de Shaolin gratifient le public de postures, de mouvements, de gestes à couper le souffle. "Waow! ils sont impressionnants", "ils sont trop forts", "bravo", peut-on entendre à chaque passage alors que la salle applaudit à tout rompre. Quand vient l'instant où un moine Shaolin brise une brique avec la main, perce une plaque de verre avec une aiguille, casse une plaque d'acier avec la tête ou encore quand il laisse soutenir tout son corps sur quatre lance sans la moindre égratignure, c'est la stupéfaction. "Il n'y a pas de mot pour dire ce que je vois, ce n'est pas la sorcellerie ça ?", s'interroge, ébahi, un spectateur. "C'est comme dans les films de karaté qu'on regarde au cinéma", s'écrie un autre, émerveillé. Avant d'ajouter : "donc ce ne sont pas des mensonges, les scènes de karaté qu'on voit dans les films chinois ?". Son voisin se charge de lui répondre : "ce que tu vois là ce n'est pas un film, c'est la réalité". Outre les arts martiaux, la troupe de la province du Henan a une autre richesse dans son sac, avec les radieuses chanteuses et danseuses du théâtre de Zhengzhou qui envoûtent le public. En cinq actes également, que ce soit avec la danse collective, avec l'opéra de Yu ou l'opéra chinois, la troupe fait vibrer le public grâce à la belle voix de la chanteuse, Liu Wenhui, et par les mouvements gracieux et majestueux, dans un ballet bien orchestré, des danseuses. La soirée s'achève au rythme de "la brillance des étoiles", une danse qui réunit comme à l'ouverture, moines, chanteuses et danseuses dans un tableau coloré fait de finesse, de souplesse, de beauté, de force et d'assurance. Pour l'étudiant Diarra Souleymane, "c'était extraordinaire, point n'est besoin d'être Chinois pour apprécier la beauté et l'originalité du spectacle". "Ce fut un voyage en Chine tout en étant à Abidjan, simplement merveilleux", commente un autre étudiant. La soirée a été présidée par l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Tang Weibin, et le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, Fausséni Dembélé. M. Tang a expliqué que le Nouvel An chinois signifie l'avènement du printemps, prédit le réveil de la nature et est donc une fête remplie d'espérance et des aspirations du peuple chinois pour une vie plus heureuse et plus belle. Il a ajouté que cette année, le festival du Nouvel An chinois porte un sens spécial car il inaugure la célébration du 35ème anniversaire des relations diplomatiques sino-ivoiriennes. "La Chine et la Côte d'Ivoire sont déjà devenus de bons frères et de bons partenaires et les coopérations bilatérales dans les secteurs politique, diplomatique, économique, militaire et culturel sont très approfondies et fructueuses", a poursuivi M. Tang. L'ambassdeur chinois a annoncé des "activités diverses et colorées" qui seront organisées cette année conjointement par les deux parties pour approfondir davantage la coopération et les échanges entre les deux pays dans tous les domaines et à tous les niveaux, et promouvoir ainsi les relations amicales et la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé. "La Chine reste un partenaire essentiel pour la Côte d'Ivoire et son apport est inestimable dans la mise en oeuvre de son programme national de développement, ce qui contribue de manière significative à promouvoir et à approfondir la coopération déjà excellente entre les deux pays", a renchéri Fausséni Dembélé. Il en veut pour preuve l'accord de coopération signé avec la Chine en 1992 dans le domaine de la culture qui traduit "très bien la fluidité d'une coopération culturelle au bénéfice de chacun des deux pays signataires de l'accord". "Ce programme à visage humain accroit les perspectives entre acteurs culturels et montre clairement que malgré la distance, la Côte d'Ivoire et la Chine s'engagent à la qualité, au dynamisme et à la performance de leur coopération culturelle, socle du développement auquel aspirent les deux pays frères", a conclu le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Culture, non sans rappeler que le Palais de la Culture d'Abidjan est un don de la République populaire de Chine.
Sénégal: menace de perturbations à l'occasion de la visite du président français DAKAR, 1er février (Xinhua) -- La visite, à partir de jeudi soir, du président français Emmanuel Macron au Sénégal suscite beaucoup de remous, avec la menace de certains partis politiques et d'activistes de la perturber. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite de trois jours au Sénégal, la première depuis son accession au pouvoir. Il va participer avec son homologue sénégalais et d'autres sommités mondiales à la troisième Conférence internationale de la reconstitution de fonds du Partenariat mondial pour l'Education. M. Macron va assister aussi à la signature d'accords entre les gouvernements sénégalais et français, visiter le chantier du futur train express et se rendre à Saint-Louis, dans le nord du pays. Plusieurs organisations politiques et associations de la société civile ont annoncé leur intention de profiter de cette visite pour manifester leur mécontentement contre le président Macky Sall. "Quand Macron sera au Sénégal, nous irons manifester notre colère auprès de lui en arborant du rouge", a indiqué Oumar Sarr, coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais, une des principales forces de l'opposition sénégalaise. Plusieurs groupes d'activistes, comme le collectif anti-franc CFA "France dégage", membre de l'ONG Urgences panafricanistes, prévoient des manifestations lors de cette visite. Le préfet de Dakar a décidé d'interdire toutes les manifestations dans la ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), regroupant le pouvoir et ses soutiens, a invité ses sympathisants à se mobiliser pour qu'un accueil populaire soit réservé au président français. La France entretient des relations étroites avec le Sénégal. Selon le quotidien Enquête, les importations de produits français au Sénégal représentent 500 milliards de francs CFA, tandis que les exportations de produits sénégalais vers la France s'élèvent à 50 milliards de francs CFA. Le journal relève que "78% des investissements directs étrangers" réalisés au Sénégal viennent de France. Cette mainmise de certaines entreprises françaises sur l'économie sénégalaise est cependant dénoncée par certains intellectuels et activistes.
La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale BEIJING, 3 janvier (Xinhua) -- La réussite du développement de la Chine contribue désormais à combler le déséquilibre Nord-Sud et conforte l'efficacité du modèle chinois, a affirmé récemment Liu Baokui, expert de l'Institut de recherche sur la macroéconomie de Chine, cité par le magazine en français "La Chine au présent". Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'économie mondiale progressera de 3,6% cette année, tandis que la croissance économique de la Chine atteindra 6,7%, contribuant pour 35% à la croissance économique mondiale. Une économie globalement stable et meilleure que prévu. En 2017, la tendance globale de l'économie chinoise était au maintien de sa progression dans la stabilité. Sur les trois premiers trimestres, la croissance économique a atteint 6,9 %, alors que l'emploi, les prix, la balance des paiements et autres indicateurs clés se sont avérés meilleurs que prévu. On comptait 10,97 millions de nouveaux emplois urbains dans l'ensemble du pays, soit une augmentation de 300.000 personnes par rapport à la même période l'année précédente. La croissance des revenus des habitants a dépassé celle du PIB pendant les trois premiers trimestres consécutifs. Le revenu disponible par habitant s'est accru de 7,5 % (après déduction des facteurs) dans tout le pays, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. De nombreuses institutions nationales et étrangères et nombre d'experts ont révisé à la hausse leurs prévisions pour la croissance économique chinoise. Par exemple, le FMI a relevé dans son récent rapport World Economic Outlook sa prévision concernant la croissance économique chinoise de 0,1 point de pourcentage pour 2017 et 2018. La Banque mondiale, quant à elle, a également rehaussé le taux de croissance économique de la Chine, de 6,5% à 6,7%, dans son dernier rapport semestriel East Asia and Pacific Economic Update. Nouveautés et points phares En 2017, en dépit de l'adieu à la croissance à deux chiffres et l'entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moyennement rapide, la qualité de la croissance économique chinoise, son efficacité et sa structure se sont considérablement améliorées, grâce à une série de mesures, dont la réforme structurelle du côté de l'offre. On constate des nouveautés dans la stabilité, tandis que les points phares ne manquent pas. Primo, la contribution du secteur tertiaire à la croissance économique s'est encore accentuée : au cours des trois premiers trimestres de 2017, la valeur ajoutée réalisée par le secteur tertiaire a crû de 8,3 % en rythme annuel, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'à la même période l'année précédente. La croissance du secteur des services productifs, tels que les transports et communications, l'entrepôt et les services postaux, la transmission de l'information, les services de logiciels et de technologies de l'information, la location et les services aux entreprises, ont tous connu un essor rapide. La consommation est devenue la principale force motrice de la croissance économique. Les preuves sont là : la part de la valeur ajoutée concrétisée par le secteur des services dans le PIB s'est élevée à 52,9 % pour les trois premiers trimestres de 2017, tandis que la contribution des dépenses de consommation finale au taux de croissance du PIB représentait 64,5 %, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à la même période l'année précédente. Secundo, l'économie réelle a hâté le pas vers le moyen et haut de gamme. L'industrie manufacturière des hautes technologies et celle de l'équipement ont affiché une tendance à la hausse, avec une valeur ajoutée accrue respectivement de 13,4 % et 11,6 % en rythme annuel pour les trois premiers trimestres de 2017, soit 6,7 et 4,9 points de pourcentage de plus que l'industrie de grande dimension. Le "Fabriqué en Chine" a résisté à la double pression de la concurrence à faible coût des pays dont le démarrage a été tardif et de la réindustrialisation des pays développés, permettant au pays d'améliorer davantage la compétitivité de l'industrie manufacturière. De la plate-forme de forage Blue Whale 1 capable d'extraire de la glace combustible en eaux profondes au module Tiangong-1 en passant par le train à grande vitesse Fuxing (service ferroviaire le plus rapide du monde), l'aérospatiale de la Chine, ses avions gros porteurs, ses trains à grandes vitesse, ses machines-outils à commande numérique, ses véhicules à énergies nouvelles ont réussi des percées importantes. Tertio, la transition vers de nouveaux moteurs de développement s'est accélérée. Une série de mesures mises en oeuvre par le gouvernement chinois ont promu la liquidation des secteurs en surcapacité de production, favorisé la transformation et la montée en gamme des industries traditionnelles, et inspiré constamment l'entrepreneuriat et l'innovation pour tous. Par la suite, de nouveaux acteurs du marché ont grandi rapidement. Pour les trois premiers trimestres, les entreprises nouvellement enregistrées se sont multipliées pour atteindre le nombre de 4,51 millions, en hausse de 12,5% en rythme annuel, alors que l'enregistrement quotidien moyen s'est élevé à 16.500, dépassant le niveau de 2016. L'économie « des nouveaux secteurs, des nouveaux modèles d'activités, des nouvelles technologies et des nouvelles industries" a connu un bel essor, alors que l'"Internet +" est en train de former une nouvelle force motrice. La robotique industrielle, le vélopartage, la location de courte durée, ainsi que les émissions en direct sont devenus les grandes stars de l'année. Mobike a même fait son entrée au Royaume-Uni, à Singapour et au Japon. (à suivre) Quarto, la régulation et le contrôle immobiliers ont obtenu des résultats positifs. En 2017, le gouvernement central a intensifié la régulation et le contrôle immobiliers, en formulant des politiques ciblées correspondant aux particularités de différentes villes. Conformément au positionnement général selon lequel "les biens immobiliers sont à usage résidentiel, non pas à but spéculatif", la régulation et le contrôle immobiliers ont apporté des résultats significatifs. Les perspectives du marché dans les métropoles dites de "premier rang" restent relativement stables, et la demande en investissements ou à des fins spéculatives a été vigoureusement enrayée. Les prix des nouveaux logements commercialisés, construits dans 15 villes favorites des 1er et 2e rangs, ont baissé par rapport à la période précédente. Parmi elles, les quatre villes de premier rang, à savoir Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, ont enregistré une chute pendant 11 mois consécutifs. La mise en place d'un mécanisme à long terme dans le marché immobilier et d'arrangements institutionnels fondamentaux a été accélérée. Le ministère du Territoire et des Ressources, de même que le ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, ont entamé, à titre d'essai, la construction de logements locatifs sur des terrains de propriété collective. Offrir de l'énergie positive pour la reprise régulière de l'économie mondiale La croissance stable de l'économie chinoise est devenue la principale force motrice pour la croissance économique mondiale et joue constamment le rôle de stabilisateur, à l'image de la "pierre de ballast", et de "propulseur" dans le processus de la reprise régulière de l'économie mondiale. Ces dernières années, la contribution de l'économie chinoise à la croissance économique mondiale ne cesse de s'accroître et pourrait s'élever à 34,6% en 2017 selon les estimations du FMI. La Chine favorise, de fait, la reprise du commerce mondial. Depuis la crise de la dette en Europe, on constate une montée du protectionnisme à l'échelle mondiale et une tendance évidente à l'antimondialisation. Or, la croissance très forte du commerce d'import-export de la Chine a redressé fermement cette situation. Les trois premiers trimestres de 2017 ont vu croître son chiffre d'affaires d'import-export de 16,6% par rapport à la même période l'année précédente. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de janvier à août, les importations chinoises représentaient 10,9% du total mondial, un taux supérieur à 0,7 point de pourcentage par rapport à la même période en 2016, ce qui a efficacement promu la reprise du commerce mondial. Les importations chinoises ont augmenté de 22,3% pour les trois premiers trimestres, stimulant de manière efficace la demande globale. Quant aux exportations chinoises, en plus des produits traditionnels à forte intensité de main-d'oeuvre, la Chine a également exporté des produits de haute technologie comme les trains à grande vitesse et l'énergie nucléaire, mais aussi des équipements complets. L'initiative des nouvelles Routes de la soie est devenue un bien public international populaire. Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les nouveaux investissements de la Chine dans 57 pays riverains ont totalisé 9,6 milliards de dollars, soit 12,3% du total de ses investissements à l'étranger sur cette période, en hausse de 4 points de pourcentage en glissement annuel. Le volume total de l'import-export de la Chine à l'égard de la Russie, de la Pologne et du Kazakhstan s'est accru respectivement de 27,7%, 24,8% et 41,1% au cours de cette période. La coopération de la Chine avec les pays riverains et ses investissements ont stimulé la croissance économique dans ces pays et dynamisé l'emploi local. Fin août, les entreprises chinoises avaient créé 247.000 emplois locaux. Les trains de fret Chine-Europe sont un point phare de l'initiative des nouvelles Routes de la soie. En comptant sur le nouveau pont continental eurasien et le pont continental de Sibérie, la Chine a ouvert dans 34 de ses villes 57 lignes desservant 34 villes réparties dans 12 pays européens. La Chine a fourni des solutions chinoises à la gouvernance mondiale. Le concept de "communauté de destin" avancé par la Chine, doublé des efforts fournis pour la promotion de la démocratisation de la gouvernance mondiale, visant à représenter davantage les revendications des pays en développement, est en passe de jouer un rôle plus important. Tenu à Xiamen en 2017, le 9e Sommet des BRICS a inauguré la deuxième "décennie d'or" pour la coopération des BRICS. À l'issue du sommet a été publiée la Déclaration des dirigeants des BRICS de Xiamen, dans laquelle les BRICS se sont accordés à encourager une architecture plus efficace de la gouvernance économique globale afin de mieux refléter l'actuel paysage économique dans le monde. En outre, de nombreux consensus, déclarations et accords ont été adoptés dans les domaines de la coopération politique, sécuritaire et économique, de même que dans ceux des échanges culturels et humains. Tout cela permettra d'accroître la voix des marchés émergents et des pays en développement dans la gouvernance mondiale et donnera une nouvelle impulsion au règlement du déséquilibre du développement Nord-Sud et à la promotion de la croissance économique mondiale.
Guinée-Bissau : le FMI recommande une bonne planification de l'investissement public BISSAU, 25 janvier (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la décision du gouvernement de la Guinée-Bissau d'augmenter les investissements publics dans les infrastructures, soulignant toutefois que cela exigeait une "gestion prudente", une "bonne planification" et une attention sur la dette générée. "L'augmentation de l'investissement [public] est la bienvenue, car elle peut remédier à des lacunes critiques dans les infrastructures du pays, mais le processus doit être géré avec soin", a déclaré l'équipe du FMI dans un communiqué publié mercredi à l'issue d'une une visite en Guinée-Bissau. L'équipe dirigée par Tobias Rasmussen est à Bissau depuis le 19 janvier pour évaluer le budget de l'Etat proposé pour 2018, afin d'analyser les implications fiscales et financières liées à l'intention du gouvernement d'augmenter les investissements dans les infrastructures et pour discuter de la situation du secteur bancaire. "L'activité économique reste dynamique, soutenue par une gestion budgétaire efficace: l'inflation est restée faible, les recettes fiscales se développent de manière robuste et la croissance du PIB réel reste proche du rythme de 2017, environ 5,5%", a indiqué M. Rasmussen dans une note écrite. D'autre part, les investissements publics et privés augmentent, ce qui apporte un nouvel élan à la croissance. Quant au budget 2018, le FMI considère que la version approuvée par le Conseil des ministres "reflète les efforts des autorités pour améliorer la mobilisation des recettes et créer un coussin budgétaire pour les dépenses prioritaires, conformément aux objectifs du programme soutenu par le FMI". En ce qui concerne la situation du secteur bancaire, le FMI a réaffirmé que la Guinée-Bissau doit veiller avec vigilance sur les entités financières afin d'"assurer un secteur financier sain qui appuie une croissance économique soutenue". "Cela inclut une surveillance bancaire efficace et un contrôle des normes prudentielles", a suggéré le FMI, sans donner plus de détails sur les banques qui ont le plus besoin d'attention. L'équipe du FMI sera à Bissau en mars "pour entamer des discussions avec les autorités" sur la cinquième revue du programme, a indiqué le communiqué.

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