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Djibril Pierre Coulibaly (président de la Fedinci) « Le salon de l’invention Abidjan innova aura des retombées positives pour la Côte d’Ivoire »

Posté le 09-04-2017 | 541 Vue(s)

amanien.info

Djibril Pierre Coulibaly est informaticien, inventeur et président de la Fédération des inventeurs et innovateurs de Côte d’Ivoire FEDINCI. Dans cette interview, il nous parle entre autres de sa passion pour l’industrialisation du pays, et de l’organisation prochaine d’un salon de l’invention à Abidjan, comme cela ce fait dans les grandes capitales Européennes.

CW-Monsieur le président, vous voulez organiser en novembre 2017, un salon international de l’invention et de l’innovation à Abidjan. Qu’est ce qui motive ce projet?

D.P.C-Le salon innova 2017, comme cela se fait ailleurs, à l’image du salon de Bruxelles et de Barcelone, Abidjan aura son salon international de l’invention. La motivation de ce salon, c’est la Côte d’Ivoire. Nous sommes citoyens de ce pays, et comme l’a dit récemment le président de la République à l’occasion de la conférence sur l’émergence, chacun doit se demander qu’est ce que je peux faire pour mon pays. Je suis inventeur, j’ai du potentiel, j’ai démontré à plusieurs occasions que je suis un homme qui compte dans le milieu des inventions, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais ailleurs dans le monde. Les différentes expériences et relations que j’ai eues avec les différents organismes d’invention ici et ailleurs dans le monde, m’autorisent et m’ont donné l’occasion de créer le salon ‘’ Abidjan innova’’, un salon international des inventions. C’est pour faire bénéficier mon pays de tous les avantages liés à un tel salon. D’abord, c’est une autre ouverture internationale, dans un domaine inattendu. Parce que la Côte d’Ivoire est réputée être un pays agricole, mais les inventions, l’innovation technologique, ce sera un nouveau coup que la Côte d’Ivoire peut jouer et s’ouvrir au monde entier, recevoir les gens venant de tous les continents dans un domaine qui n’est pas l’agriculture. Ce sera une nouvelle corde à l’arc de la Côte d’Ivoire, pour se faire valoir en tant que pays émergent. De toutes les façons, on ne peut pas être émergent sans les inventons. Donc il faudra forcément passer par là. Le salon innova est une occasion pour atteindre cet objectif. Ce que nous voulons, c’est repositionner la Côte d’Ivoire dans un autre domaine et aller au delà, sur un terrain hautement scientifique, celui des inventions.

CW- Quelles pourraient être les retombées d’un tel salon. On sait que les salons de l’invention se déroulent généralement en Europe. Quelles retombées pour la Côte d’Ivoire?
DPC- D’abord la Côte d’Ivoire aura une nouvelle corde à son arc, en cessant d’être un pays essentiellement agricole. Mais la Côte d’Ivoire doit aussi ouvrir un nouveau champ. Et nous espérons faire de la Côte d’Ivoire, un pays exportateur de technologies nouvelles dans les prochaines années. Nous pensons que le nouveau miracle Ivoirien viendra de nos inventions, de l’innovation technologie. En étant un marché de l’innovation, des inventions, la Côte d’Ivoire va attirer un regard différent, plus scientifique, plus technologique. Nous avons vu au niveau agricole. Au départ la Côte d’Ivoire n’était pas très forte, mais en quelques années nous sommes devenus un pays de référence en matière agricole. Au départ la Côte d’Ivoire n’était rien en musique, nous consommions la musique de l’extérieur, mais en ayant promu la musique, en quelques années, la Côte d’Ivoire est devenue une référence en matière de musique Africaine, avec le zouglou et le coupé décalé. Nous pensons également qu’au plan scientifique, la Côte d’Ivoire peut devenir un pays de référence et tirer de grand profit de ce salon, mais surtout du salon qui va devenir en même temps un marché. Car le salon que nous annonçons est un salon d’exposition, de découverte, de mise en relation, mais surtout un salon de marché. Durant ce salon il y aura des signatures de contrat d’achat, de convention, de production de nouveaux outils, de nouveaux produits, et la Côte d’Ivoire pourra rapidement au plan économique avec cette nouvelle matière, augmenter son PIB. Nous pensons que dans les prochaines années, la Côte d’Ivoire peut devenir un pays d’exportation technologique.

CW-Vous êtes membre du salon international de Bruxelles . Ce qui signifie que votre expertise est reconnue sur le plan international. Que pouvez faire en tant que président de la FEDINCI pour mettre en valeur les inventions ivoiriennes ?

D.P.C – Déjà nous avons sorti tout récemment un répertoire des inventeurs et des inventions. Nous n’avons pas moins de 200 inventions répertoriés. Mais nous savons qu’à travers la côte d’Ivoire et dans les instituts de recherche, nous avons au moins 500 inventions et résultats de recherche dans le pays. Nous sommes entrain de nous organiser pour que chaque produit de recherche soit mis à la connaissance du marché. Ensuite nous avons mis en place une Fédération, pour que toute la communauté des inventeurs et chercheurs se retrouvent dans un creuset, pour qu’on mène une réflexion ensemble et faire avancer la chose. Nous sommes entrain de tout faire pour que la Fédération soit connue et que tous ceux qui sont du domaine adhèrent. Je lance un appel à tous ceux qui hésitent encore de nous rejoindre. Nous avons participé aux différents salons à Cotonou, à Accra, à Johannesburg, à Bruxelles, Genève, et des rencontres multiples. Ce qui fait que nous sommes connus dans la communauté des inventeurs en Côte d’Ivoire et ailleurs. Toutes ces relations, nous allons les mettre en valeur pour que la Côte d’Ivoire soit mise au devant de la scène à travers ses inventions. Nous pensons que les relations que la fédération tisse avec les institutions, peuvent faire que l’invention ne soit plus une exception dans notre pays. Nous allons encourager les jeunes à la créativité et au dépôt du brevet pour la Propriété intellectuelle. On nous propose des conférences, même à l’intérieur du pays pour encourager les gens à inventer et permettre à la Côte d’Ivoire d’avoir une autre richesse liée aux inventions.

CW- Le salon Abidjan innova c’est en novembre. Comment se font les préparatifs de ce salon ?

D.P.C- Nous comptons faire un lancement officiel à l’occasion de la journée mondiale de la propriété intellectuelle, qui a lieu le 26 avril. A cette occasion, nous vous diront tout sur le salon.

CW- Vous êtes également député, un élu de la nation. Qu’est-ce que les inventeurs peuvent attendre de poste occupé par leur président ?

D.P.C- Bien sûr que je ne suis que député suppléant, mais j’ai été élu sur la liste avec les députés qui siègent actuellement et qui sont bien informés de ce que nous faisons. C’est d’ailleurs l’occasion pour lancer un appel aux députés Yeo Fozié et Dr Motto de Port-Bouet , pour leur dire que les inventeurs ont des choses à leur transmettre à leur suppléant Coulibaly Pierre Djibril. Ce que les inventeurs peuvent tirer de cela c’est d’être capable d’introduire à l’Assemblée des idées nouvelles, en, relation avec la promotion des inventions et innovations technologiques, pour que des lois puissent être prises, pour favoriser nos inventions. Pour favoriser les produits ‘’made in côte d’Ivoire’’, favoriser une Côte d’Ivoire qui exporte, qui transforme. Il faut que nous ayons nos appareils électroménagers, nos matériels agricoles, des produits dans les TICS, etc.. fabriqués en Côte d’Ivoire. Nous disons qu’il faut créer une nouvelle ligne de production, basée sur notre science, notre créativité. Cela n’est pas pour dépenser de l’argent seulement, c’est pour gagner de l’argent. Nous allons faire des propositions dans ce sens au parlement pour favoriser les chercheurs, les inventeurs, créateurs, innovateurs. A tous ceux –ci, je dis que nous avons désormais une voix au parlement pour dire ce que la Côte d’Ivoire doit faire pour favoriser les inventions. La Côte d’Ivoire gagnerait à nous écouter et je lance un appel, au nouveau parlement, n’ayez pas les yeux seulement sur l’agriculture, mais permettez qu’on puisse développer un autre secteur et exporter des produits finis. Nous ne sommes pas satisfaits des lois actuelles à ce niveau et je ferais tout pour que le parlement soit saisi de nos préoccupations.

CW- Vous avez organisé récemment la 1er soirée gala des inventeurs et lancé le fonds de garantie de prêts aux inventeurs FOGAPI . Comment avance la mis en place de ce fonds ?

D.P.C- Le fonds de garantie est crée, il existe officiellement. Nous nous sommes donnés jusqu’à novembre, à l’occasion du salon Abidjan innova, pour parler du solde du fonds, et lancer la mise en œuvre des interventions du cautionnement avec ce fonds. D’ici là, nous avons environ six mois pour ravitailler le fonds. Nous attendons les contributions et allons aller vers tous ceux qui rêvent d’une Côte d’Ivoire industrielle pour recueillir leur contribution. Nous sommes au stade artisanal et ne devons pas nous arrêter à ce stade. Il faut que nous exportions véritablement nos produits ‘’made in Côte d’Ivoire’’.

CW- Quelles sont les avantages d’un tel fonds pour les inventeurs ?

D.P.C- Nous avions lancé des appels pour que l’Etat mette en place des fonds, et plusieurs fonds ont été mis en place dans différents ministères. Le fogapi est un fonds spécial que nous voulons gérer nous même. Les contributeurs sont variés, soit l’Etat de Côte d’Ivoire, les privés, les instituts, les individus. Ce fonds est à la disposition des inventeurs pour les cautionner auprès des banques, qui sont prêtes à leur faire des prêts, pour qu’ils continuent eux même à développer leurs inventions. Cela aura un effet multiplicateur, des produits qui doivent quitter le stade d’invention pour devenir des produits de marché, d’exportation et contribuer à la richesse national, à la création d’entreprises et d’emplois. Les fonds mis en place sont des fonds de compétition, qui implique qu’on doit choisir une invention et la financer en partie. Les inventeurs à travers le fogapi doivent être responsabilisés par rapport au devenir de leurs inventions. Ils sont prêts à tout faire pour que leurs inventions fonctionnent.
CW- Vous avez un appel à lancer aux autorités ?
D.P.C- Je dis d’abord merci aux autorités, parce que nous avons jusque là trouvé un terrain favorable à nos activités. Je remercie le ministère de l’Industrie, de la recherche scientifique, la présidence de la République, le CEPICI, la chambre de Commerce l’INE, les universités et centres de recherches. En tant que président de la fedinci, je dis aux autorités, que je suis sensible à la situation générale du pays, vis-à-vis des inventions de l’innovation technologique, et de la recherche. Je puis dire aux autorités que la Côte d’Ivoire a devant elle un grand boulevard, sur le chemin de l’industrialisation et de l’exportation de nos inventions, à partir du moment où nous allons être capables d’en faire des produits ‘’made in Côte d’Ivoire’’. Nous sommes capables de faire de la Côte d’Ivoire un pays industriel, et encourageons les autorités à donner le départ, pour que nous devenions un pays exportateur d’innovation technologique.
Réalisée par Calvin Wandji
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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
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