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AGRICULTURE/ CRISE FILIÈRE CAFE-CACAO:LES PRODUCTEURS CHARGENT LE CONSEIL CAFE-CACAO (L’ORGANE RÉGULATEUR)ET PORTENT PLAINTE

Posté le 07-04-2017 | 363 Vue(s)

amanien.info

Comme l’adage le dit, la terre nourrit son homme. Mais lorsqu’on n’arrive pas à bénéficier des fruits de la terre, cela pose de véritables problèmes, de véritables difficultés. Ces problèmes, voire ces difficultés, les producteurs de la filière Cacao les connaissent depuis le mois de novembre 2016. Et cela perdure. C’est ce qui explique la conférence de presse organisée, le mercredi dernier, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau (MPA), par les producteurs de la filière Cacao réunis au sein du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synap-ci). Animée par le collectif des Avocats dont à leur tête Me Diarrassouba Mamadou Lamine, la conférence a eu pour objectif de savoir les destinations et utilisations des prélèvements parafiscaux sur le prix de vente à l’exportation du Cacao. Pour ainsi dire, selon l’Avocat, les planteurs veulent mener une action devant les tribunaux afin de procéder à des audits. Ces audits sont de plusieurs ordres. Il s’agit d’un audit sur le budget du Conseil Café-cacao ; un audit sur la contribution aux budgets des organismes internationaux ; un audit sur la subvention de la chambre d’agriculture ; un audit sur la subvention Firca ; un audit sur le contrôle qualité ; un audit sur la redevance sacherie brousse ; un audit sur le fonds d’investissement agricole et un audit sur le fonds d’investissement en milieu rural. Ce dernier audit parce que les derniers rapports datent de 2012-2013, a-t-il indiqué. Et de préciser, ‘’ alors que ce sont des recommandations des organisations internationales, des bailleurs de fonds qui interviennent dans la filière, notamment la Banque mondiale ‘’.
Par la voix de leur Avocat, ils souhaitent en effet que ces différents audits soient réalisés, car selon lui, depuis que le premier a été scandaleux, aucun autre n’a été réalisé.
Par la suite, Me Mamadou Diarrassouba a fait remarquer que la Côte d’Ivoire dispose de deux (2) fonds de stabilisation : le fonds de réserve technique, approvisionné par le Gouvernement pour garantir la viabilité du système des ventes anticipées à la moyenne, estimé à 170 milliards de francs cfa en décembre 2016. Et le second, auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) d’un montant de 70 milliards de francs cfa toujours en décembre 2016. Ces chiffres, a-t-il souligné, sont du Gouvernement. La raison unique de constitution du fonds de réserve est de le faire intervenir dans la circonstance d’une baisse du prix du Café-cacao bouleversant l’économie des producteurs. Il n’échappe à personne que c’est le cas en espèce. L’inaction et le silence de l’organe de régulation du Café-cacao heurte au-delà même des cacaoculteurs l’écrasante majorité des Ivoiriens vivant et dépendant de la filière café-cacao. Les mesures jusque là annoncées par la Direction générale du Conseil du café-cacao sont malheureusement des dispositions d’ordre conservatoire ou d’administration alors que sont légitimement attendues des mesures de soutien concret aux acteurs agricoles enlisés dans cette crise. C’est pourquoi, une question majeure reste posée. Où sont passés les fonds de réserve ?
Me Diarrasouba a même eu à dénoncer des chèques en bois que des exportateurs agréés ont remis à des producteurs.
« Aujourd’hui, il y a des planteurs qui ont leurs chèques à la banque, la banque même les appelle pour leur dire : ‘’ venez prendre vos chèques parce qu’il n’y a pas d’argent’’. Conséquence, leurs comptes ne sont pas approvisionnés. Pensez-vous qu’à ce stade, on peut admettre ce genre d’injustice ? » S’est-il interrogé. ‘’ Dans ces circonstances, le Synap-ci est contraint de suivre la voie judiciaire en vue de faire valoir ses droits et intérêts ainsi que ceux de ses membres’’, a-t-il annoncé. Puis d’ajouter : ‘’ une assignation visant le Conseil café-cacao et les exportateurs agréés devant les juridictions sera servie dès le vendredi prochain.
Pour rappel, le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synap-ci est dirigé par monsieur Koné Moussa. Les membres du Synap-ci sont des producteurs et planteurs de la filière café-cacao sur toute l’étendue du territoire national.
David KOUAME (davidkouame78@yahoo.fr)
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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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