Derniere Minute
Désormais www.amanien.info sur tablette, smartphone et traduit en plusieurs langues. Contact: 40 01 35 92 |
Visite(s)

Enquête sur l’immigration clandestine/ Issiaka Konaté ( Dg des ivoiriens de l’extérieur) / Crise migratoire « Les migrants quelque soit leurs statuts, ont des droits »(Suite)

Posté le 31-03-2017 | 272 Vue(s)

amanien.info
La Côte d’Ivoire est confrontée à un départ massif de ses bras valides vers l’Europe via l’immigration clandestine. Issiaka Konaté, Directeur général des ivoiriens de l’Extérieur, parle du phénomène , non sans lever un coin de voile sur ce qui est fait pour les migrants ivoiriens qui acceptent de retourner volontairement au pays

Avec le nouveau classement de la Côte d’Ivoire, doit-on désespérer de l’aboutissement de la lutte contre la migration clandestine qui gangrène notre jeunesse ?
Moi je ne désespère pas. Ma conception est claire sur la question : D’abord, il faut établir l’appartenance de la personne à la Côte d’Ivoire. C’est un détail qui est fait par un autre ministère en ce qui concerne l’identification. Ensuite, il faut poursuivre les sensibilisations. Pour ce qui est de l’appartenance des migrants dont il est question, nous disons que ce sont des présumés ivoiriens et la communication en conseil des ministres est claire sur le sujet. Au regard des chiffres que nous avons reçu de l’Italie, nous avons estimé qu’il était important d’informer tout le gouvernement. Qu’il y a cette possibilité et qu’il fallait que l’Etat apporte une réponse par rapport à l’appartenance à la Côte d’Ivoire de ces migrants irréguliers qui arrivaient sur les côtes italiennes.(…) Il nous a été demandé de continuer de nous attaquer au phénomène. A travers la sensibilisation qui est de notre ressort. Quant au volet répression, il a également commencé et nous pensons qu’il faut l’accentuer. Bien entendue, il faut mettre l’accent sur la formation des jeunes, des femmes à travers la formation professionnelle et l’Ecole obligatoire. Sans oublier le renforcement du dispositif obligatoire sur la traite des personnes, la transhumance et le transport des migrants qui est devenu plus sévère.

Lors de votre passage dans certaines ville de la Côte d’Ivoire notamment Daloa, Odienné vous avez annoncé une série de mesures pour inverser la tendance. Où n’en êtes- vous avec ces mesures là ?

Les campagnes marchent très bien. Nous disons qu’il faut relativiser les choses. Au moment où nous menons cette campagne en Côte d’Ivoire, il est estimé qu’environ 200mille subsahariens sont positionnés en Lybie. Le mardi 21 mars 2017, nous avons fait rapatrier plus de 150 de nos frères qui étaient en difficulté et qui ont décidé volontairement de rentrer au pays. Ce grâce à l’Organisation internationale de la migration( Oim). Nous pensons que beaucoup d’effort sont faits et la sensibilisation doit continuer( …) Nous sommes là face à un problème qui concerne les Etats. C’est pourquoi une rencontre internationale sur le sujet va se tenir Ici à Abidjan. Elle va enregistrer la participation des bailleurs de fonds, des diasporas africaines. L’Etat a mis en place un certain nombre de dispositif qui fonctionnent bien. Il faut juste permettre que les personnes qui se trouvent coincés en Lybie puissent accepter de rentrer en Côte d’Ivoire en ce qui concerne les ivoiriens et les autres dans leurs pays. Toutefois, il ne faut pas donner l’impression que ce sont 90% partent vers les pays européens.

Monsieur le Directeur général près 1000 personnes sont revenues au pays dans le cadre de la campagne organisée depuis quelques années par l’Etat ivoirien. Qu’est-ce qui a été fait concrètement pour eux ?

Nous ne sommes pas pour une hiérarchisation de la souffrance. L’expatriation est volontaire. On décide de partir vers un pays donné et on se retrouve dans une situation difficile. On demande à l’Etat, pardon aidez-nous à revenir au pays. Nous avons dans ce sens aidé ces personnes là revenir, en apportant un appui ponctuel à ces personnes là et repartir vers les familles. A travers les différents projets certains qui existent, certains recevront entre 100 Euros soit plus de 65 mille Fcfa et 150 Euros soit plus de 65 mille Fcfa et plus de 98 mille Fcfa Fcfa, en fonction des projets. Certains recevrons des appuis allant jusqu’à 700 Euros soit plus de 458500 Fcfa voire 1500 euros soit 982500Fcfa. Bref tout dépend du programme de retour qui a été fait par rapport au pays d’accueil. En ce qui nous concerne, nous pensons qu’il faut éviter une hiérarchisation des personnes qui ont des difficultés et dire que quand cette personne est venue de l’extérieur, elle a plus de difficulté que celle qui est en Côte d’Ivoire. S’il y a un dispositif national pour rechercher du travail, nous pensons que quand un ivoirien qui s’est expatrié volontairement décide de revenir au pays, parce qu’il a eu des difficultés et que l’Etat paye son billet pour retourner en Côte d’Ivoire, cette personne doit pouvoir s’insérer dans le dispositif en place. Il faut éviter de créer des précédents. Parmi ceux qui sont revenus certains ont pu se monter une activité pendant que l’Oim suit d’autres et les rapports sont disponibles. Celui qui revient n’est pas prioritaire que les autres. L’Etat lui apporte simplement un soutien.

Ils sont candidats à la mort en traversant la Mer Méditerranée. D’autres sont l’objet de brimade durant le périlleux voyage. Qu’avez-vous à ce qui sont malgré tout tentés pas le départ ?

Les migrants quelque soit leurs statuts ont des droits. Ces droits doivent être respectés (Article 13 Déclaration universelle des Droits de l’Homme : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays) Il faut voir à côté de cela, si un ivoirien a des problèmes où qu’il se trouve il faut tout mettre en œuvre qu’il puisse rentrer au pays. Dans ce cas, il doit faire appel à l’Etat qui va saisir à son tour, Oim. Qui voit comment sécuriser le retour de ces personnes. C’est mieux de rester chez soi mais si on veut partir, il faut passer par la voie légale pour éviter toutes ces pertes en vies humaines. Si une seule personne devrait perdre la vie dans la migration irrégulière, le combat devrait être mené. Nous précisons que Déjà des gents ont été arrêtés ont eu lieu à Daloa et il est important pour les services de polices d’avoir des éléments de preuves pour éviter les dérapages et le démentellement des réseaux se poursuit
Bamba Mafoumgbé, bamaf2000@yahoo.fr[...]

actualites

Y. J Choi (Patron de l’ONUCI) à propos du contentieux - «On peut contester, mais avec les preuves»
Guerres civiles en Afrique / Gbagbo à une soutenance de thèse : \"Cela résulte de la fragilité de nos Etats\"
Youssouf Bakayoko (président de la Cei) chez Soro et Ouattara, hier
Hier au campus de Cocody - Gbagbo était là, le feu aussi
Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère
Encadrement technique des Eléphants - Eléphants : Guus Hiddink, c’est fait à 95%
Primature : Après sa distinction par The Financial Times - Charles Koffi Diby remet son prix à Soro
Ghana : Sans Essien, avec Muntari
Apple confronté au problème du travail des enfants
France - Médecins généralistes : en grève le 11 mars
80 personnes trouvent la mort dans un éboulement en Ouganda
La Prophétesse des nations Blandine Esther Akproh. Du Ministère Evangélique la Parole en Action (M.E.P.A)
Promotion de l\'eau potable dans la région des Lacs: Une unité voit le jour
Les conséquences du délestage électrique
Yamoussoukro - Les Imams confient le nouveau gouvernement et la nouvelle Cei à Allah
Mabri Toikeusse, face à la presse hier: \"Je me retire\"
Processus électoral/ Jean Jacques Béchio: \"Le gouvernement et la Cei sont pris en otage\"
Football : Côte d’Ivoire-Corée du Sud (Aujourd’hui 14h30) - Eléphants, le match de la réconciliation
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
Humanitaire - Gbazé Thérèse : “Mille fois merci à N’Dri Romaric”

PENSEE DU JOUR

« La paix, qui a constamment besoin d’exhortations, est une acquisition continue, le plus souvent silencieuse. »
UNESCO, Paris, 7 mai 1976
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

METEO

RECEVOIR NOS ARTICLES

Enregistrer votre Nom et votre Email et recevez nos bulletins d'informations hebdomadaire

THEME AUDIO DE LA SEMAINE

Amani Djoni

Amani Djoni

INVITE DU JOUR

 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

ON DIT KOI?

Un foyer de peste porcine africaine confirmé dans le nord de la Côte d'Ivoire ABIDJAN, 19 octobre (Xinhua) -- Une épidémie de peste porcine sévit depuis septembre dans le département de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a annoncé jeudi le ministère des Ressources animales et halieutiques. Un laboratoire a procédé à des examens sur les porcs et a confirmé cette épidémie. Dans un communiqué transmis à Xinhua, il précise que les enquêtes montrent que "la mortalité est souvent proche de 100% et concerne les porcs de tous les âges". Pour circonscrire la zone affectée et contenir le virus, le gouvernement a interdit tout mouvement de porcs et de sous-produits dérivés provenant des localités touchées. Il préconise aussi la désinfection des porcheries, du matériel d'élevage et des lieux contaminés, ainsi que la réactivation des organisations de défense sanitaire d'élevage de porcs sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Une veille sanitaire nationale, y compris dans les régions non touchées, a été instituée pour éviter la propagation du virus et des postes de contrôle ont été établis pour éradiquer l'épidémie. En septembre 2014, un foyer de peste porcine avait été signalé dans la ville portuaire de San Pedro (sud-ouest). La peste porcine africaine s'est déclarée pour la première fois en Côte d'Ivoire le 16 avril 1996 et a entraîné la perte de près de 30% du troupeau porcin, dont 80% des porcs du secteur commercial, selon des chiffres officiels. Fin
Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin

KIOSQUE A JOURNAUX

Amanien.info © 2017 Tous droits réservés