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KOUASSI TITRE GERMAIN-Président Fondateur du Parti Ivoirien du défi à relever (PIDAR) se prononce sans faux fuyant sur des sujets brûlants de la politique ivoirienne



10-03-2017

Politique

amanien.info 168 vus
Kouassi Titré Germain, ce nom est méconnu dans le sillage politique, à l’instar des présidents de partis que nous connaissons, à savoir : Alassane Ouattara (Rdr), Konan Bédié (Pdci), Mamadou Koulibaly (Lider)… Lui est le Président Fondateur du parti ivoirien du défi à relever en abrégé PIDAR. Il est cadre des Affaires sociales, Chercheurs en Anthropologie. Il a, en début de semaine, échangé sur des dossiers chauds en Côte d’Ivoire. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animé, dans la salle de réunion à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau (MPA).
Dans les échanges avec la presse nationale et internationale, il a abordé l’alternance politique. A ce sujet, il a souligné que vu l’entente entre le Pdci et le Rdr, c’est un leurre de croire que tout autre parti politique peut parvenir au pouvoir d’État dans dix ou vingt ans. Mais pour y prétendre, il doit y avoir un travail de formation des trois grands groupements politiques ivoiriens que sont le groupement Rhdp, le groupement des radicaux et le groupement des Pidaristes. Partant, il préconise que chacun des 165 parties s’inscrive dans un des groupements, sinon il n’ira nulle part.
Concernant la nouvelle constitution ivoirienne, un point qui fâche le Pidar, il s’agit de l’article relatif aux conditions d’éligibilité, Pour lui, la constitution abrogée de 2000 qui stipulait qu’il faut résider en Côte d’Ivoire au moins 5 ans de vie continue pour s’imprégner et se former aux réalités du pays qu’on ambitionne de diriger à l’exception des Ambassadeurs et Assimilés était une très bonne chose. Malheureusement, dans la nouvelle constitution offert aux ivoiriens appelés à voter ‘’oui’’ les yeux fermés, c’est bien le contraire. Un candidat à la présidentielle peut résider à Washington (aux Etats-Unis) sans être un Ambassadeur et déposer son dossier librement à la commission électorale indépendante (Cie). Il peut même ne pas venir en Côte d’Ivoire pour battre sa campagne. S’il est élu en étant loin de la Côte d’Ivoire, il vient tout simplement d’asseoir dans le fauteuil présidentiel. Dans le cas contraire, il continue son aventure à l’étranger. C’est valable dans les conditions d’éligibilité des Députés à l’Assemblée nationale. A cet effet, il s’interroge de savoir quelle constitution du pays dont se sont-ils inspirés pour mettre le bordel dans la constitution ivoirienne ? Croient-ils avoir fait du bon travail et d’avoir donné aux ivoiriens une constitution à laquelle ils ne vont pas retoucher dans si peu de temps ? Sinon comment un exilé politique ou un aventurier peut-il être candidat à tous les postes électifs en Côte d’Ivoire sans y résider. A quoi sert aux législatives, le certificat de résidence exigé à son dossier de candidature. Comment quelqu’un qui est candidat pour devenir un chef de village ne connaît pas son village ni ses réalités mais plus grave, il est candidat en étant au Canada. En réponse à ce constat, il pense que c’est du faux travail sur ce point précis qui a été servi aux ivoiriens.
Le Pidar va plus loin en demandant des explications sur le financement des partis politiques. Il exige que le ministre Ahoussou Jeannot explique où sont passés les millions destinés aux partis. Selon ses dires, en 2013, la presse ivoirienne avait informé les ivoiriens que le Chef de l’Etat venait de débloquer un peu plus d’un milliard pour le financement des partis politiques. Chose vraie étant donné que ce montant a permis au président au Président de la République de financer les partis politiques réunis au sein du cadre permanent du Dialogue (CPD). Vingt à trente millions à chacun et 100 millions à chacun des candidats de la présidentielle d’octobre 2015 dernier. Les élections législatives qui sont les plus importantes dans un pays démocratique se sont déroulées le 18 décembre 2016. 38 partis politiques dont le Pidar, ont présenté des candidats. Cependant, il se demande si tous les partis politiques ont été financés sans le Pidar. Et d’émettre d’autres interrogations. Qu’a-t-on fait avec le reste du milliard ? Avec quels moyens financiers et matériels, les candidats des partis politiques ont battu campagne ? Le Pidar demande donc des explications de la gestion de bonne gouvernance au pouvoir.
Le Pidar et la nomination du Vice-président de la République :
Pour le Pidar, c’est un bon choix qu’a fait le Président de la République en nommant à ce haut poste, Daniel Kablan Duncan, un monsieur qui n’a de problème avec personne, dit-il. Et de poursuivre, Il est la copie conforme et le frère jumeau de celui qui l’a nommé ; ayant les mêmes qualités professionnelles et d’honnêteté. Le Pidar, tout en lui souhaitant bon succès, fait remarquer cependant qu’ailleurs dans le monde comme aux Etats-Unis par exemple, un Vice-président reste caché. Il ne voyage pas à travers le monde pour représenter le Président de la République à l’étranger. Il ne monte au créneau et ne prête serment que lorsque le pouvoir est vacant et non avant. Selon le premier responsable du Pidar, le président Alassane est entrain de faire ses valises en se retirant tout doucement du pouvoir pour le céder à Duncan. Entres autres, Kouassi Titré Germain a touché dans la foulée les points sur la récente grève des fonctionnaires et les récentes mutineries. Pour le Pidar, le gouvernement a crée toutes les conditions. Le Pidar a également évoqué le problème de la mévente du cacao. Sur cet aspect, tout comme les paysans, le Pidar est aussi en colère. Sans oublier de faire cas des difficultés de déplacement à Abidjan avec la dissolution de la Sotra, la société de transport en Côte d’ivoire depuis 1963. Pour le président Fondateur, la Sotra a été mal géré. Le Pidar s’est aussi penché sur les retentions des salaires des fonctionnaires pour les syndicats. A cet effet, le Pidar dit non. En effet, il fait entendre que l’Etat n’a pas donc le droit de donner son accord pour retenir à la source des cotisations syndicales mensuelles sur les salaires des fonctionnaires.
Pour rappel, le Pidar découle du verbe pidariser signifiant relever, conduire à l’élevation et à la grandeur. Il se veut un parti centriste, modéré et ambitionne être la troisième force du pays.
David KOUAME (davidkouame78@yahoo.fr)

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