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Grande interview de Koko Guillaume: ‘’Seules les auto-écoles permettront à la Côte d’Ivoire de quitter la tête du peloton des taux d’accidents’’



20-02-2017

Economie

amanien 234 vus
Ces dernières années, la Côte d’Ivoire est malheureusement citée en mauvais exemple au titre des accidents. Après plusieurs montées au créneau sous le ministre Gaoussou Touré, Koko Guillaume, le président de l’Union nationale des auto-écoles écoles de Côte d’Ivoire (Unae-CI), donne de la voix pour la première fois sous le nouveau titulaire du Département des Transports, Amadou Koné.
M. Koko Guillaume, vous êtes le président de l’Union nationale des auto-écoles de Côte d’Ivoire (Unae-CI). Cette interview est votre première du genre au titre de l’année 2017. A cet effet, quels vœux pour la nouvelle année ?
A tous nos compatriotes et à tous nos collègues, les vœux qu’on veut vraiment de tous nos cœurs, que cette nouvelle année déploie tous les talents pour qu’on puisse réaliser tous nos projets au titre de 2017. Et pour y arriver, il faudrait que tout le monde ait une santé de fer, un esprit de paix, de pardon. Que tout le monde ait en esprit que pour avancer, il faut réfléchir ensemble. L’union faisant la force, plus que jamais, il faudrait que tous les membres de l’Unae-CI comprennent qu’il faudrait que les idées convergent, qu’on, travaille la main dans la main pour arriver aux objectifs escomptés. C’est ensemble que nos entreprises pourront converger vers de véritables toutes petites entreprises (Tpe).
A l’endroit des gouvernants ?
A l’égard des gouvernants en général, et en particulier de notre nouveau ministre, je formule des vœux de bonheur. A notre ministre, je dirai que l’administration étant une continuité, nous étions avec son prédécesseur, M. Touré Gaoussou. Sous son impulsion nous avons fait un séminaire à Yamoussoukro, nous avons déposé les résolutions et nous attendons toujours que ces résolutions soient prises en compte et mises en application. Cela y va de l’intérêt de notre corporation. Et c’est pour cela qu’on souhaiterait le rencontrer le plus vite possible pour essayer de donner notre vision de l’auto-école en général, et ensuite lui indiquer notre vision pour ce grand département.
Au cours de cette rencontre que vous souhaitez tant, de quoi va –t-il être question.
Au cours de cette rencontre, il sera question pour nous de lui exposer les maux qui minent notre secteur et qui se nomment : formation et évaluation. Sur cette problématique, nous avons des plans, nous avons des idées, nous avons énormément travaillé dessus. Nous avons fait des séminaires, et des séminaires de validation de résolutions. Nous avons encore fait un mini-séminaire pour ensuite voir quels étaient les priorités de notre activité.
Quelles sont-elles justement ?
Pou nous, il ne peut avoir de très bons conducteurs bien formés qui vont contribuer à diminuer les accidents s’il n’y a pas de bonnes auto-écoles. Ce sont les auto-écoles qui sont les portes d’entrées au permis des conduire, et donc s’il n’y a pas de bonnes auto-écoles, c’est la catastrophe. Pour nous donc, s’il y a un plan national de formation, et qu’il y a une véritable évaluation, il est indéniable que le nombre des accidents va baisser et c’est la Côte d’Ivoire qui gagne.
Qu’est-ce qu’une bonne auto-école ?
Une bonne auto-école, c’est une auto-école qui a bon local adapté, bien agencé, qui dispose de matériels didactiques, c’est-à-dire des matériels en salle de codes pour pouvoir donner de très bons enseignements. C’est aussi une auto-école qui dispose du véhicule en bon état pour pouvoir donner des cours en pratique. A partir de cela, si on t’a formé en théorie et en pratique, tu peux être évalué. Il ne peut avoir de bons conducteurs, sans formation. C’est quasiment impossible. Et c’est malheureusement à ça qu’on assiste, avec l’avènement de tout ce qu’on sait. Notamment les bons de conduire à l’effigie des personnalités. Des permis de conduire à trente cinq (35 000) F CFA. Un bon pour deux permis à soixante cinq (65 000) FCFA, et j’en passe. Ce sont toujours ces mêmes personnalités qui sont sur ces affiches là. Je pense qu’avec le nouveau ministre, nos cris de cœur seront cette fois-ci entendus. Il saura que notre corporation se meurt, et qu’ensemble, on pourra tracer de bons sillons pour cette année 2017 à la veille de l’émergence.
Président, vous dirigez la plus grande organisation du secteur des auto-écoles. Vous décriez constamment ces maux dans les médias. Mais, visiblement, rien ne change. Action concrète maintenant ?
Nous sommes des chefs d’entreprises. Nous n’avons que vous la presse comme moyens d’expressions. On donne chaque fois notre vision à travers la presse, on analyse. Nous sommes une force de proposition. Pas seulement là pour contester. Donc, ce qu’il y a lieu de faire, ce n’est pas d’arriver aux situations les plus extrêmes. Nous sommes un patronat, nous sommes des chefs d’entreprises, et les chefs d’entreprises ne grèvent pas. Mais si rien n’est fait, nous sommes prêts à faire un arrêt de travail, chercher des formes, essayer de fermer nos entreprises, portes closes etc. Mais en réalité, on ne veut pas en arriver là. Nous sommes des chefs d’entreprises. On est affilié à une fédération, et à ce titre, on pense qu’il y a lieu d’interpeller les autorités, notamment la tutelle lorsque ça ne va pas. Si on arrive plus à payer nos charges, nos locaux, nos personnels, si on arrive plus à honorer nos engagements, on mettra peut –être la clé sous le paillasson. Et là, on va grossir le rang des chômeurs. On ne veut pas arriver aux situations les plus extrêmes, et on espère qu’avec le changement, avec l’actuel ministre, on va pouvoir s’asseoir, discuter et se faire entendre. Pour que la Côte d’Ivoire sorte du peloton de tête des taux d’accidents, il faut laisser les auto-écoles faire leur travail. Nous faisons des analyses, des prévisions au quotidien.
Et les 150 ordinateurs ?
C’est encore un autre souci. Ce sont des outils qui ont été négociés et obtenus par l’Unae-CI. Ils ont été accordés par le ministre. Actuellement, ils sont bloqués quelque part. Qu’est-ce qu’ils deviendront, on ne sait pas encore. On continue de se demander pourquoi c’est l’Unae-CI. On continue de tirer les auto-écoles dans l’arène de la division pour essayer de les tirer vers le bas. Mais, ça ne pourra pas aller. On va l’expliquer au ministre. On dit que ces ordinateurs ne sont plus les ordinateurs de l’Unae-CI, mais plutôt pour les huit organisations. Alors qu’on sait qu’il y a des organisations composées de deux ou trois membres seulement. C’est pour cela qu’il faut qu’on se mesure sur le terrain. On verra quelle est l’organisation qui a le plus d’adhérents. Et c’est elle qui dirigera la faitière. On fera tout pour que la répartition des ordinateurs ait lieu. C’est indiscutablement un acquis.
Koné Seydou
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Devant le Corps diplomatique, 1er janvier 1970
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