Derniere Minute
Désormais www.amanien.info sur tablette, smartphone et traduit en plusieurs langues. Contact: 40 01 35 92 |
Visite(s)

PHÉNOMÈNE AGROBUSINESS: DU SOCIAL A L’ESCROQUERIE

Posté le 08-02-2017 | 299 Vue(s)

amanien.info
Le phénomène d’agrobusiness a commencé timidement entre 2008 et 2009 avec l’entreprise Monheveha.com, filiale du Goupe Agronomix, qui proposait des plantations d’hévéa clé en main à des souscripteurs. Suite à la chute du cours de l’hévéa en 2014, l’entreprise a procédé à une diversification de ses produits agricoles en ajoutant à ses offres, des cultures vivrières et maraîchères devenues aujourd’hui les principaux produits de ce business.
Le succès de Monhevea.com auprès de ces souscripteurs a attiré plusieurs autres entreprises vers ce nouveau business dont Gram’s, Agrizinzt et Agrofinances, portant à vingt et huit(28) le nombre total de promoteurs en 2016. Ces entreprises promettent de réaliser des champs clé en main pour le compte des souscripteurs.
Selon le principe du modèle, les fermes promises par les promoteurs sont créées avec l’argent recueilli auprès des souscripteurs. Elles sont ensuite exploitées jusqu’à la commercialisation de la récolte. L’entreprise partagerait alors avec le client, les plus-values mirobolantes qui en résultent. Le rendement moyen de cet investissement est supérieur à 200%.
A titre d’illustration, pour la création d’un hectare de tomate de l’espèce Sanzana F1, les personnes intéressées versent comme montant de souscription 1,8 million FCFA. Après exactement 6 mois et deux semaines d’exploitation, le client perçoit un revenu de 6,05 millions FCFA, ce qui représente un retour sur investissement de 236% en un semestre.
Ce business qui semble utiliser les méthodes du marché financier, est loin de ressembler à un modèle connu. En effet, aucun produit financier ne peut garantir un résultat aussi important dans les mêmes délais. Sur le marché financier mondial, les taux d’intérêt règlementaires les plus élevés dépassent rarement 10%, quelques soit les garanties qui accompagnent. La dernière opération d’émission des obligations du Trésor Public en 2016 proposait un taux d’intérêt de 6,5%.
Ces deux dernières années, le phénomène a provoqué une ruée des populations vers les entreprises d’agro business. En fin 2016l’on dénombrait plus de 36000 souscripteurs qui ont investi dans 28 sociétés, un montant total de plus de 66 milliards FCFA pour une promesse totale de plus de 660 milliards FCFA.
Au regard de cette situation, le Gouvernement qui se doit de garantir la protection des épargnants, a diligenté en novembre 2016, des enquêtes pour mieux apprécier le fonctionnement de ce système. Le groupe de travail commis à cette tâche par le Ministre de l’Economie et des Finances a produit son rapport en décembre dernier, qui révèle des risques réels pour les souscripteurs de ce business. Vu l’importance des flux financiers en jeu, le Gouvernement a pris des mesures dont la mise sous séquestre des comptes des entreprises concernées. Il a également appelé les populations à plus de vigilance pour tout acte d’investissement et de placement de capital qui s’apparentent à ce modèle.




Selon la loi bancaire de 2009, les opérations de collecte de fonds pour des investissements sont exclusivement réservées aux banques et établissements financiers. A ce titre, ces entreprises doivent initialement se procurer un agrément leur attribuant ce statut spécial.
Nul ne peut, sans avoir préalablement obtenu cet agrément, exercer une activité qui consiste à recevoir des fonds qu’il emploie, pour son propre compte ou pour le compte d'autrui, en opérations de placement, ou toute autre opération.
Par ailleurs le règlement 009/2010/CM/UEMOA relatif aux relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA dispose que toute transaction financière entre une personne physique ou morale de l’Union et une autre hors de cette zone, doit transiter par la BCEAO. Cependant, des souscriptions sont enregistrées (HORS UEMOA) ainsi que des paiements de RSI, en violation de cette norme régionale.

L’ACTE SALVATEUR DU GOUVERNEMENT
Les mesures entreprises par le Gouvernement font suite aux inquiétudes des autorités sur la nature de ce nouveau business ainsi que la sincérité des promoteurs. Cette offre d’affaire ne correspondait à aucun modèle connu. En effet, ces entreprises qui collectent des fonds colossaux ne sont ni des banques, ni des structures d’intermédiation boursières, encore moins des structures de microfinance.
Aussi, vu le nombre important de souscripteurs (>36.000), la logique voudrait que l’on aperçoive des étendues de champs (de tomates ou autre produits agricoles), à perte de vue, appartenant aux promoteurs. Cela est loin d’être le cas, notamment dans les localités de Bocanda et Didievi ou certaines entreprises soutiennent avoir installé leurs fermes. La production estimées par les promoteurs ne se répercutent ni sur le marché local ni dans les transactions sur les produits agricoles avec l’extérieur.
Les autorités s’interrogent également sur les raisons pour lesquelles ces entreprises ne sollicitent pas directement des établissements financiers (qui ont les moyens d’étudier dans le délai leur modèle économique)pour lever les fonds et préfèrent se tourner vers l’épargne des populations qui n’ont aucun moyen de contrôle et de mesure de risque.
Au demeurant, les sociétés d’agrobusiness n’ont pas été capables de fournir la preuve de l’existence des plantations qu’elles financent et dont les rendements permettent de faire face à leurs obligations vis-à-vis de leurs souscripteurs. Des plantations existent certes mais elles trop insuffisantes pour justifier les rémunérations que les souscripteurs sont censés recevoir.
Aussi, les promoteurs de l’agrobusiness disaient investir dans des cultures comme le piment, qui produirait en six (6) mois, plus de 300% de l’investissement. Cela paraît irréalisable, avec le changement climatique qui affecte les saisons.
Par ailleurs, ce phénomène rappelle le système de placement d’argent qui a défrayé la chronique au milieu des années 2000. Des structures organisées en pseudo cabinets financiers promettaient des retours sur investissement de plus de 200% en invoquant des placements boursiers, notamment en Europe avaient réussi à convaincre des dizaines de milliers d’ivoiriens à leur confier leur épargne.
Ce système s’est écroulé de lui-même avec des dizaines de milliards volatilisés et des familles dans le désarroi, révélant une vaste opération d’escroquerie.
Le Gouvernement voudrait donc par ces mesures, anticiper sur les éventuelles conséquences qui pourraient découler de l’effondrement de l’agro business. Aussi en tant que garant de la sécurité et de la paix sociale des populations, le Gouvernement se doit de mener toute action de lutte contre le blanchiment d’argent qui pourrait être une source de financement du terrorisme.

UNE ENTRAVE A L’ECONOMIE IVOIRIENNE

Lorsque le Gouvernement a pris conscience du danger, il a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de prendre toutes les dispositions en vue de sauvegarder les intérêts des souscripteurs.
Les risques auxquels s’exposaient à terme les souscripteurs sont nombreux. Je pourrais citer notamment :
- Le défaut de paiement des mises et des rendements promis avec l’écroulement du système, comme ce fut le cas avec le phénomène des placements d’argent. Ce risque était déjà palpable en 2016, avec le retard des paiements par certaines entreprises.
- L’implication dans une opération d’escroquerie qui compromettrait leurs probités et leurs crédibilités vis-à-vis des banques et autres établissements financiers règlementaires, surtout avec la mise en place des Bureau d’Information sur le Crédit.
Au niveau de la population, certaines familles pourraient voir leur économie se volatiliser dans cette affaire qui n’est pas encore maitrisée par les spécialistes de la finance. Cela pourrait avoir un impact sur leur niveau de vie.
Par ailleurs, l’économie ivoirienne pourrait subir un choc provoqué par l’écroulement de l’agrobusiness. En effet, selon le rapport partiel des investigations diligentées par le Gouvernement, ce sont 60 milliards qui sont investis par les souscripteurs. La perte de ce montant pourrait créer un problème systémique dans l’économie.
A terme, la Cote d’Ivoire pourrait être perçue comme une plaque tournante du blanchiment d’argent et l’agrobusiness comme un moyen de dissimulation de capitaux indument gagné. Or les performances économiques réalisées par la Cote d’ivoire ne saurait s’accomoder de telles pratiques.
Aussi, s’il arrive que la thèse de l’escroquerie se confirme, cela pourrait ternir l’image du pays et dégrader l’environnement des affaires. A l’opposé, si les enquêtes révèlent que le modèle mis en œuvre est viable, nous mettrons tout en œuvre pour garantir la sécurité des épargnants.


AGROBUSINESS : UN PHENOMENE QUI GANGRENE LE SYSTHEME FINANCIER

Au plan financier, l’agrobusiness deviendrait une menace pour les établissements financiers. L’existence des projets agrobusiness faisait des initiateurs de ses projets de redoutables concurrents déloyaux pour la vingtaine de banques commerciales.
Les bénéfices hors norme promis par les sociétés d’agrobusiness, ont suscité des soupçons de la part de l’Etat. Ces soupçons seront certainement confirmés avec le résultat définitif des investigations en cours.
Il faut aussi noter que les structures ont promis à leurs souscripteurs, par des contrats individuels, d’injecter des fonds dans la création de plantations. Certes certaines de ces structures ont des plantations, mais celles-ci sont insuffisantes eu égard au nombre de souscripteurs. Cela révèle que certaines plantations pourraient être virtuelles.
Par ailleurs, les retours sur investissement prévus par les contrats correspondent à un engagement global de 660 milliards de FCFA au 6 janvier 2017 alors que les soldes disponibles sur les comptes bancaires des entreprises d’agro-business s’élèvent à 22 milliards au 10 janvier 2017. Dans un court terme, comme stipulé dans les contrats, le respect de cet engagement s’avère un véritable exploit presque irréalisable.
Tous ces éléments justifient la poursuite des sociétés d’agro business.
Pour l’heure, le Gouvernement attend les résultats définitifs des investigations qu’il a diligentées. Mais, il a tenu à rassurer les souscripteurs, par la voix de son porte-parole, en ces termes : « Les autorités ivoiriennes mettront tout en œuvre pour permettre aux souscripteurs de rentrer, dans la mesure du possible dans leurs fonds et récupérer leur épargne ».


[...]

actualites

Y. J Choi (Patron de l’ONUCI) à propos du contentieux - «On peut contester, mais avec les preuves»
Guerres civiles en Afrique / Gbagbo à une soutenance de thèse : \"Cela résulte de la fragilité de nos Etats\"
Youssouf Bakayoko (président de la Cei) chez Soro et Ouattara, hier
Hier au campus de Cocody - Gbagbo était là, le feu aussi
Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère
Encadrement technique des Eléphants - Eléphants : Guus Hiddink, c’est fait à 95%
Primature : Après sa distinction par The Financial Times - Charles Koffi Diby remet son prix à Soro
Ghana : Sans Essien, avec Muntari
Apple confronté au problème du travail des enfants
France - Médecins généralistes : en grève le 11 mars
80 personnes trouvent la mort dans un éboulement en Ouganda
La Prophétesse des nations Blandine Esther Akproh. Du Ministère Evangélique la Parole en Action (M.E.P.A)
Promotion de l\'eau potable dans la région des Lacs: Une unité voit le jour
Les conséquences du délestage électrique
Yamoussoukro - Les Imams confient le nouveau gouvernement et la nouvelle Cei à Allah
Mabri Toikeusse, face à la presse hier: \"Je me retire\"
Processus électoral/ Jean Jacques Béchio: \"Le gouvernement et la Cei sont pris en otage\"
Football : Côte d’Ivoire-Corée du Sud (Aujourd’hui 14h30) - Eléphants, le match de la réconciliation
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
Humanitaire - Gbazé Thérèse : “Mille fois merci à N’Dri Romaric”

PENSEE DU JOUR

« La paix, qui a constamment besoin d’exhortations, est une acquisition continue, le plus souvent silencieuse. »
UNESCO, Paris, 7 mai 1976
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

METEO

RECEVOIR NOS ARTICLES

Enregistrer votre Nom et votre Email et recevez nos bulletins d'informations hebdomadaire

THEME AUDIO DE LA SEMAINE

Amani Djoni

Amani Djoni

INVITE DU JOUR

 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

ON DIT KOI?

Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

KIOSQUE A JOURNAUX

Amanien.info © 2017 Tous droits réservés