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BURKINA FASO/Filières agro-sylvo-pastorales : Des promoteurs reçoivent des équipements et des documents de formalisation

Posté le 16-01-2017 | 301 Vue(s)

Lefaso.net
Dix bénéficiaires de la sous composante 1.2 du programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) dont la mise en œuvre est assurée par la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF), ont reçu de façon symbolique, ce jeudi 12 janvier 2017 à Ouagadougou, des équipements et des documents de formalisation de leur entreprise. C’était en présence du directeur général de la promotion de l’économie rurale représentant le secrétaire général du ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques.

Sur son tricycle flambant neuf, Nana Amidou, a visiblement l’air heureux de compter parmi les bénéficiaires de la sous composante 1.2 du programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP). Grâce à la convention signée entre le programme et la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso en mars 2015, ce boucher, promoteur de l’entreprise Zoodo Market, a bénéficié d’une subvention de 5 931 900 F CFA pour la réfection de son local de vente et des formation pour mieux gérer son business. Outre lui, ce sont neuf autres promoteurs qui ont reçu, de façon symbolique, des équipements mais aussi des documents de formalisation de leur entreprise composés du registre de commerce et de crédit mobilier (RCCM), du numéro de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), du numéro d’Identifiant fiscal unique (IFU) et de la carte professionnelle de commerçant).

Le PAFASP prendra fin le 30 juin 2017. Et à moins de six mois de l’échéance, le secrétaire général du ministère en charge de l’agriculture, par la voix du directeur général de la promotion de l’économie rurale reconnait que le partenariat MEBF/PAFASP a rempli la quasi-totalité de ses obligations. Il en veut pour preuve les subventions accordées à 167 entreprises pour un volume de plus d’un milliard de francs CFA, la levée de plus de 628 millions de financement bancaire au profit de 34 entreprises, la tenue de plusieurs sessions de formations techniques et en gestion des entreprises, le montage de plans d’affaires au profit de 177 entreprises dont 60 PME, etc.

Pour Nicolas Ahouissoussi, chef de projet PAFASP à la Banque mondiale, principal bailleur de fonds, le secteur privé doit être le poumon qui va permettre de transformer l’agriculture. Et c’est en cela que « la transformation des micro-projets en micro-entreprises est l’élément novateur de ce financement additionnel du PAFASP », a-t-il expliqué. Il a donc salué la détermination de toutes les personnes qui travaillent dans l’ombre au niveau de la Maison de l’Entreprise pour l’atteinte des résultats escomptés. Et pour l’après programme, une évaluation sera faite durant le deuxième semestre de l’année 2017 afin de produire le rapport d’achèvement. Le défi reste donc à venir et M. Ahouissoussi a invité les différents acteurs à ne pas dormir sur leurs lauriers mais à poursuivre dans le même élan de professionnalisme.

« Nous n’avons pas eu tort parce que la mayonnaise a pris », foi du coordonnateur national du PAFASP, Atamana Bernard Dabiré, à propos du partenariat avec la MEBF et des résultats jugés probants. « Notre souhait, à la fin du programme, c’est que ce qui a été fait avec les bénéficiaires ne s’éteigne pas », a-t-il souligné. Il embouche ainsi la même trompette que le directeur général de la Maison de l’Entreprise, Issaka Kargougou, qui a souhaité qu’à la fin du programme, les entreprises soutenues présentent des indicateurs de performance reluisants et exemplaires. « L’on doit bien se laver le visage, lorsqu’on vous frotte le dos », a-t-il conseillé aux bénéficiaires. Le représentant de ces derniers, Olivier Paré, a rassuré les partenaires de leur engagement à relever le défi. « Nous n’allons pas vous mettre la honte », a-t-il conclu.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net[...]

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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