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Interview avec M. Doukoua Godé président de la Coc-CI:Il faut davantage exploiter les énergies renouvelables

Posté le 02-11-2016 | 358 Vue(s)

amanien.info
Le mois dernier, lAutorité nationale de régulation de lélectricité (Anare), a organisé une mission dans certains pays de la sous-région. Des structures, notamment celles relatives aux organisations de défense des consommateurs y ont pris. M. Doukoua Godé, président de la Confédération des organisations de consommateurs de Côte dIvoire (Coc-CI), sest ouvert à nous dans ce qui suit. "Il faut davantage exploiter les énergies renouvelables"

KS - M. Le président de la Confédération des organisations des consommateurs de Côte dIvoire (Coc-CI), vous rentrez d'une mission qui vous a conduit au Bénin, Sénégal, Mali, Ghana, Guinée. Cétait dans quel cadre ?

Doukoua Godé - Oui, en effet, sous légide de l'Anare, et en collaboration avec dautres organisations, nous avons récemment visité les pays que vous énumériez ci dessus. Il était question pour nous d'aller apprendre assez de choses chez les autres. Tout de suite, on a constaté que dans lensemble de ces pays, les populations ont des difficultés à accéder à lélectricité, surtout en zone rurale. Cela est un phénomène. Autre chose : tous les pays aujourd'hui se sont levés pour réfléchir comment faire pour apporter de l'électricité aux populations même celles qui ont les moyens les plus faibles. Cela ressort de la mise en place de leur organisation et orientation interne. En dautres termes, dans ces pays, les gens s'orientent de plus en plus vers le mix énergétique.

KS - C'est-à-dire ?

Doukoua Godé - Cela signifie tout simplement qu'il faut exploiter tous les secteurs. En clair, au delà de lexploitation classique et traditionnelle, conventionnelle obtenue à partir du thermique, il y a léolien comme au Sénégal, et le solaire qui sont exploitées ? Ne pas exclusivement se contenter d'une seule exploitation, une seule production. Il y a plusieurs sources de production, notamment : l'hydraulique, qu'on, peut utiliser par les barrages, les énergies renouvelables, dont le solaire etc.

KS - Peut-on alors dire que votre expérience a été positive ?

Doukoua Godé - La mission a été très enrichissante. Dans ce sens, qu'il y a assez de choses qu'on a appris chez les autres. On a en effet constaté que dans la plus part de ces pays, il y a des agences spécialisées pour l'électrification rurale. Cest-à-dire  qu'il n'y a pas un seul opérateur unique qui s'occupe de la question de l'électrification, comme c'est le cas en Côte dIvoire, où nous avons la Compagnie ivoirienne délectricité ( Cie), qui est le concessionnaire de service public de l'Etat de Côte dIvoire, et qui opère dans l'électricité. Ailleurs, comme au Sénégal, au Mali, en Guinée, il y a des agences dont les missions consistent à s'occuper de l'électrification rurale.

KS - Est-ce q'uon ne pourrait pas tenter cette expérience en Côte dIvoire ?

Doukoua Godé - Oui. Moi je pense que c'est bon de tenter une telle expérience chez nous ici. Surtout, en misant assez sur les énergies renouvelables. Quand on parle d'énergie renouvelable, cest pour pérenniser l'activité. Il faut aller dans le sens de la durabilité de ce que nous faisons.

KS - Dans la sous-région, la qualité est-elle au rendez-vous ?

Doukoua Godé - Oui. Disons que pour un début cest toujours difficile. Ces énergies qui coutaient très chères, seront abordables sous peu compte tenu du développement de la technologie. Mais dans tout début, il faut reconnaitre qu'il y a des problèmes de qualité à ce jour. En tout cas, du point de vue qualité, il faut dire que la Côte dIvoire est très en avant. On a l'un des meilleurs services d'électricité de la sous-région. Mais il ne faut pas se leurrer. Je dis qu'on gagnerait à exploiter davantage les énergies renouvelables. Et mettre en place une structure spécialisée qui va s'occuper de l'électrification rurale en se fondant en majorité vers le mix énergétique, mais en insistant sur les énergies renouvelables.

KS - Mais, président, je pense qu'il y a des structures qui donnent déjà dans la commercialisation de lénergie autre que conventionnelle ?

Doukoua Godé - Moi, je ne parle pas d'une personne, ou d'une structure qui fait la commercialisation de lénergie renouvelable comme lénergie solaire ou autre. Je parle d'une vision, d'un programme, d'une politique des autorités. Il faut créer une agence, et qui lui assigne une mission claire dans ce sens. Son intervention pourrait aller tout de suite vers les zones rurales qui ne sont pas encore connectees au réseau national.

KS - Mot de fin

Doukoua Godé - Nous disons merci à celui qui nous a mis en mission. Nous ferons le rapport de mission, et des observations et suggestions à l'Etat de Côte dIvoire. C'est vrai que pour l'électricité, nous sommes un peu en avant sur les autres. Mais ce n'est pas suffisant car il ne faut pas toujours regarder dans le rétroviseur. Il faut regarder vers ceux qui sont devant nous. Comme les pays de lAfrique du nord, ceux de lAfrique du sud, l'Europe etc.
Réalisée par K.S

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
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