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DANIEL KABLAN DUNCAN , INVITE LUNDI SUR RFI: la nouvelle Constitution ivoirienne vise, avant tout, à assurer au pays une stabilité institutionnelle

Posté le 27-09-2016 | 387 Vue(s)

RFI
« Une nouvelle Constitution pour assurer la stabilité. »
Invité Lundi 26 septembre de Radio-France-Internationale (RFI) au lendemain des « Rencontres Africa 2016 »(Forum économique) auxquelles il venait de prendre part les 22 et 23 septembre à Paris, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a expliqué que la nouvelle Constitution ivoirienne vise, avant tout, à assurer au pays une stabilité institutionnelle.


RFI : Daniel Kablan Duncan Bonjour !!!!

Duncan : Bonjour !!!

•RFI -Pourquoi une nouvelle constitution ? En quoi peut elle aider les ivoiriens à se réconcilier ?

Duncan-Vous savez que le Président de la République avait indiqué qu’il souhaitait donner une nouvelle constitution à la Côte d’Ivoire, et qu’il a travaillé avec son ainé le Président Henri Konan Bédié parce que tous les deux, avec les autres membres du RHDP avaient pour objectif de donner à la Côte d’Ivoire, une constitution moins confligène que celle de 2000. Pour l’essentiel ils ont proposé un poste de vice président de la République, deuxièmement, un Sénat, la chambre des rois et chefs traditionnels, mais surtout de donner davantage de droits (à l’éducation, à la santé...), des droits garantis.

*RFI -Si la réforme passe, un tiers des sénateurs seront désignés par le Président de la République, est-ce vraiment démocratique ?

-Duncan - Écoutez, vous avez un certain nombre de hauts responsables, qui ont étés des acteurs importants dans le pays, et qui, peut-être, ne seraient même pas intéressés d’aller à une élection mais qui peuvent éventuellement apporter leur savoir faire, qui peuvent être utile au pays

*RFI - A l’heure actuelle en cas de vacance du pouvoir au sommet de l’État, c’est le président de l’Assemblée nationale qui est le dauphin constitutionnel. Mais si la nouvelle constitution est adoptée, qui sera le dauphin constitutionnel ?

-Duncan -En principe, les textes doivent prévoir que le Président de la République doit, dans le cadre des élections des nouvelles élections, se présenter avec le vice- président de manière à permettre à la paire d’être désignée directement et de gérer la Côte d’Ivoire. Bien sur la question que vous allez me poser sans doute c’est qu’est ce qui adviendra durant la période de transition ? Dans la transition, si le cas se pose, et cela fait partir d’ailleurs des discussions qui ont lieu actuellement, le Président de la République pourrait designer à ce moment là un vice président, mais la décision n’a pas encore été prise nous n’en sommes pas à ce stade.

*RFI - Donc pendant la transition le vice président ne sera pas élu, il sera désigné par le chef de l’État ?

-Duncan - C’est une position, ce n’est pas encore une décision, cela fait partie des discussions

*RFI -C'est-à-dire qu’on ne sait pas encore s’il y aura un vice président maintenant et 2020 ou pas ?

-Duncan - Cela fait partie des discussions qui sont actuellement en cours.

*RFI -Et donc le vice-président, une fois qu’il sera en place, deviendra le dauphin constitutionnel ?

-Duncan - C’est l’objectif. Il faut assurer la stabilité, et que les choses soient très claires, éviter les instabilités lorsque, soit pour différentes raisons, le président se retire ou bien si le malheur arrive, il faut que les choses soient très claires et prévues à l’ avance

*RFI - L’actuel dauphin, c’est Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée, ne craignez-vous pas que ses amis députés et lui fassent de la résistance contre ce projet ?

-Duncan - Je pense qu’une Constitution doit être impersonnelle. On prête des intentions à gauche et à droite, je ne pense pas que cela est l’élément fondamental. Ce qui est important, ce sont les intérêts majeurs de la Côte d’Ivoire pour une stabilité importante, pour permettre que la croissance qui est forte actuellement de 9%, puisse se poursuivre et assurer une distribution plus importante des richesses, ce qui sera mieux partagé par l’ensemble des populations.

*RFI -En novembre, auront lieu les élections législatives est ce que tous les candidats de la majorité se présenteront sous l’étiquette RHDP, ou est ce qu’il y aura encore des candidats RDR et des candidats PDCI,votre propre parti ?

-Duncan - C’est très clair, les candidats du RHDP, iront ensemble au niveau des législatives, c'est-à-dire qu’il y aura une discipline forte de manière à ce que tout le monde respecte les décisions qui seront prises

*RFI -Lors de la présidentielle de 2015, le PDCI a soutenu le candidat du RDR, en l’occurrence Alassane Ouattara, est ce qu’en contre partie en 2020, le RDR soutiendra un candidat issu du PDCI ?
-Duncan - En fait l’objectif est d’aller vers un parti unifié, le RHDP

*RFI - Est-ce qu’il sera issu de votre parti actuel le PDCI ?

-Duncan - Il sera issu du RHDP, c’est ce que je peux vous dire

RFI - Vous êtes à l’heure actuelle, le Premier ministre qui a eu le plus long mandat de premier ministre dans l’histoire de la Cote d’ivoire. Est-ce que vous pourriez être ce candidat en 2020 ?

-Duncan - Je pense qu’il ne faut pas personnaliser les choses, laissons les choses aller de l’avant. Il y a des jeunes gens qui sont là, il faut les aider à jouer ce rôle.
[...]

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Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

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