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Gabon/ Après la proclamation des résultats de la présidentielle: Les rues s’enflamment



01-09-2016

Internationales

amanien.info 365 vus
Quelques heures après l'annonce de la réélection d'Ali Bongo à la tête du Gabon, le quartier général de son principal opposant Jean Ping a été pris d'assaut par les forces de sécurité, dans la nuit du mercredi 31 août au jeudi 1er septembre. Cette attaque a fait au moins un mort et 16 blessés selon notre envoyé spécial. L'opposition appelle à manifester ce jeudi en fin de journée Vers minuit, la garde républicaine est intervenue, appuyée par des hélicoptères, des soldats qui ont fait tomber la barrière qui entoure le quartier général de Jean Ping. Ils sont entrés dans l'enceinte du bâtiment. Les bérets verts ont tiré à balles réelles sur les nombreux partisans de l'opposition qui étaient rassemblés. Une partie d'entre eux avaient participé aux manifestations pour contester le résultat de la présidentielle quelques heures plus tôt. Contacté par RFI, un membre de la Commission électorale (Cenap) qui se cache à l'intérieur a décrit les assaillants : des militaires tirant à l'arme lourde. Il parle de M-16, de Famas. Jointe par téléphone, une militante cachée quelque part dans le QG murmurait que les soldats étaient entrés à l'intérieur du bâtiment et disait avoir vu des victimes avant que la ligne ne coupe. A ce moment-là, les blessés ont dû se contenter de soins rudimentaires. Vers 6h, les forces de l’ordre ont donné l’assaut. Jean-Didier, un témoin interrogé à l'hôpital par notre envoyé spécial raconte : « Ils sont venus, peut-être à trois, quatre contingents. C’est d’abord la gendarmerie, ensuite la GR a contourné pour nous encercler. On a passé toute la nuit à se cacher ! On était à l’intérieur du QG.
Ils sont rentrés avec force. Ils ont cassé toutes les portes ! ». Les occupants ont tenté de rester cachés mais les forces de l'ordre ont fini par les déloger. Tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment ont été sortis, un par un. « Ils nous ont repérés à 5h30-6 heures, par là... Ils nous ont fait sortir de force. Il y a des gens qui sont blessés », poursuit Jean-Didier. La plupart d'entre eux ont été mis à genou et contraints à décliner leur identité. Les leaders politiques ont ensuite été installés sur des chaises. Selon François Ondo Edou, vice-président du parti d'opposition Union nationale : René Ndemezo Obiang, directeur de campagne de Jean Ping, Paul-Marie Gondjout, commissaire de la Commission électorale qui avait claqué la porte hier, et Zacharie Myboto, président de l'Union nationale, auraient été emmenés par les forces de l'ordre. Plusieurs témoins qui se trouvaient sur place confirment cette information.
Plusieurs personnes ont été arrêtées, mais on ne sait pas exactement combien ni qui pour l'instant. Cette opération a fait au moins un mort et 16 blessés, c'est ce qu'ont constaté nos envoyés spéciaux à Libreville. Les victimes ont été conduites par la gendarmerie directement à l'hôpital. Ailleurs dans la capitale ce jeudi matin, les rues sont quasiment désertes. Même chose à Port-Gentil, la deuxième ville du pays. Peu de monde dans les rues mis à part les forces de l’ordre, peu de circulation et les commerces sont fermés. L'opposition appelle à manifester en fin de journée. Aux environs d’une heure du matin le QG a été bombardé par hélicoptère et cerné au sol par des troupes de la Garde présidentielle, de la police et des mercenaires. », a expliqué jean Ping , joint au téléphone par RFI cette nuit. « Ce scénario se répète depuis cinquante ans. L’opposition gagne toujours les élections, mais n’accède jamais au pouvoir par les mêmes procédés, les mêmes procédés qui sont utilisés par un clan depuis cinquante ans et qui confisque le pouvoir. Vous savez que le pouvoir au Gabon, depuis cinquante ans, est entre les mains d’une famille et d’un clan. Et c’est un remake permanent », poursuit Jean Ping. Informé de cet assaut, le candidat de l'opposition, qui assurait se cacher quelque part en lieu sûr, déclarait un peu plus tôt cette nuit : « C'est de la folie. Une folie meurtrière venue de quelqu'un qui veut s'accrocher au pouvoir par tous les moyens ». Il parlait bien sûr du président Ali Bongo réélu à la tête du pays. De son côté, le porte-parole de la présidence gabonaise assurait cette nuit que l'assaut du QG de Jean Ping visait « des criminels » qui ont incendié l'Assemblée nationale. « Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs (...) Il ne s'agit pas de manifestants politiques mais de criminels », a déclaré à l'AFP Alin Claude Billie By Nzie porte-parole d'Ali Bongo.
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? Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable on ne doit pas h?siter un seul instant, ? recourir, avec obstination au dialogue. ?
Devant le Corps diplomatique, 1er janvier 1970
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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