Derniere Minute
Désormais www.amanien.info sur tablette, smartphone, traduit en plusieurs langues et affiche les pharmacies de garde. Contact: 40 01 35 92 |
Visite(s)

AEECI : Pasteur Ben ZAHOUI : ‘’ Nous allons conquérir le territoire national"

Posté le 23-08-2016 | 520 Vue(s)

amanien.info
A l’occasion de la première grande convention annuelle de l’Alliance des Eglises Evangéliques de Côte d’Ivoire prévue pour se tenir du 23 au 27 Août à Bouaflé, le Pasteur GBAKA Ben Zahoui, Président de ladite communauté dévoile dans cet entretien, les perspectives à venir dans le but du développement de l’église.

Amanien : Bonjour Pasteur. Vous êtes le Président de l’Alliance des Eglises Evangéliques de Côte d’Ivoire. Avant d’en venir à la convention que l’AEECI organise du 23 au 27 Août prochain, parlez nous d’abord de votre ministère. Depuis quand dirigez vous cette communauté ? et également, cela fait combien d’années que vous exercez en tant que Pasteur ?

G.B : Je suis Pasteur dans cette église depuis 1999. 1999 jusqu’à maintenant, ça fait…combien d’années déjà…

Amanien : 17 ans…

G.B : Voilà. Et je suis à la tête de cette église depuis trois ans.

Amanien : Sinon l’AEECI fait partie des églises les plus anciennes de Côte d’Ivoire. Je crois depuis 1934, année de votre implantation. Mais ce qui est curieux, c’est que la communauté ne semble pas très connue sur le plan médiatique. Alors que d’autres églises, bien plus jeunes sont beaucoup plus promues, on ne parle que très rarement de l’AEECI…

G.B : Oui, j’ai bien envie de devancer votre question en annonçant que nous organisons cette année une convention dont le thème est ‘’Il y’a un temps pour tout’’. Donc pour répondre à votre question, je dirais qu’il y’a un temps pour tout. Si hier, nous n’étions pas connus sur le plan médiatique et que vous nous approchez maintenant, c’est que nous sommes entrain d’être médiatisés. Et s’il y’a un temps pour tout, certainement que c’est le temps pour le SEIGNEUR de nous faire connaître. Avant ça, on a travaillé dur. Mais dans le silence. Il y’a un temps pour travailler dans le silence, mais il y’a aussi un temps pour qu’on sorte du silence.

Amanien : Mais qu’est ce qui fait que depuis plus de 80 ans, rien n’ait été fait concrètement dans le sens de la promotion de l’œuvre missionnaire ?

G.B : Tout dépend de la vision de chaque Pasteur ou Leader. C’est une question de leadership. Ceux qui sont venus avant moi, ils ont beaucoup plus tablé sur d’autres choses. Et aujourd’hui, avec mes collaborateurs, on médiatise ce qui a déjà été fait. Et si nous ne sommes pas connus par le public, ce n’est pas pour autant que nous ne sommes pas connus par le SEIGNEUR parce que nous avons beaucoup travaillé. Nous sommes une église qui a beaucoup investi. Nous avons des écoles primaires, des collèges… Nous sommes implantés presque partout sur le territoire national.

Amanien : 331 démembrements, je crois…

G.B : Nous atteignons même 500 églises locales. Et numériquement, nous comptons jusqu’à 90.000 fidèles.

Amanien : 90.000 ?!

G.B : Oui, 90.000. Donc, nous sommes là.

Amanien : Faisons un peu l’historique de ce mouvement. Depuis sa naissance en 1934 jusqu’à ce qu’elle atteigne aujourd’hui les 90.000 membres.

G.B : Une mission Anglaise est venue apporter l’évangile en Côte d’Ivoire en 1934. La MEAO, branche de la WAC (Win All for CHRIST). Et donc, depuis l’arrivée des premiers missionnaires, c’était difficile parce que…
Amanien : Dans quelle localité ?

G.B : A Gohitafla, dans un village. C’est là bas qu’ils se sont installés avant d’évoluer vers Zuénoula, Bouaflé, Oumé et aujourd’hui, nous sommes dans les quatre coins de la Côte d’Ivoire. A l’époque, l’église n’était pas appelée AEECI. On parlait alors de la mission WAC. Ce n’est que plus tard donc, qu’à partir de leur œuvre, l’église qui est née avait besoin d’identité. C’était la mission WAC mais ce n’était pas l’église AEECI.

Amanien : C’était certainement dans le cours du passage de témoins des Anglais aux Ivoiriens…

G.B : Voilà… Et c’est depuis 1984 que els chrétiens qui sont nés de cette mission se sont dit, mais tiens…nous pouvons voler de nos propres ailes.

Amanien : Tropicaliser la chose…( Sourire)

G.B : Tropicaliser la chose. Vous entendez Alliance des Eglises Evangéliques de Côte d’Ivoire. Ce sont les églises locales que les missionnaires ont implanté un peu partout qui sont en alliance pour former une seule dénomination.

Amanien : C’est ce qui justifie certainement le choix de Bouaflé comme étant le lieu de cette première convention…

G.B : Bouaflé a abrité le siège de l’AEECI depuis sa création. Ce n’est qu’il y’a de cela trois ans que nous avons délocalisé le siège à Abidjan. Donc Bouaflé est déjà le centre de tous ces lieux qui ont été évangélisés par la mission. Et la ville a été choisie pour faciliter le déplacement de nos fidèles pour qu’ils viennent nombreux à la convention.

Amanien : Dites nous concrètement le but de cet événement.

G.B : Nous avons déjà eu des rassemblements mais qui n’ont pas atteint le niveau que nous souhaitons atteindre cette année. Jusqu’à présent, les chrétiens n’étaient pas habitués à communier ensemble. Maintenant l’objectif est de les rapprocher les uns des autres, permettre qu’ils échangent. Voilà l’objectif premier de ce rassemblement. Et le deuxième, c’est que, une fois qu’il y’a l’unité et la communion, nous allons ensemble chercher des stratégies pour le développement de notre église. C’est pourquoi modestement nous attendons 5000 participants. Je dis modestement parce que je disais tantôt que nous sommes plus de 90.000 membres. Donc nous voulons juste le minimum pour qu’à d’autres éditions, nous puissions dire à tous ces 90.000 membres d’être présents.

Amanien : Tablons à présent pour quelques minutes sur les perspectives d’extension de l’AEECI. Certainement, vous comptez des dizaines de milliers de fidèles selon les chiffres que vous avancez. Mais est-ce que vous envisagez multiplier les activités d’évangélisation au niveau d’Abidjan par exemple ?

G.B : Mais j’ai donné tout à l’heure une statistique qui pour nous, quand nous voyons l’âge de l’église, depuis 1934, même si c’est officiellement en 1984 que l’état a reconnu l’église, nous autour de 82 ans d’existence. C’est peu. La statistique que je viens de donner est peu. Nous n’avons qu’une centaine de Pasteurs. On a beaucoup à faire. Nous ne sommes pas implantés partout. Et même quand je dis que nous sommes à Korhogo ou à Man, il n’y a qu’une seule église locale à Korhogo.

Amanien : Pourquoi, vous n’avez pas d’école théologique, de système de formation interne ?

G.B : Et si nous sommes à Man, nous n’y avons qu’une seule église. Alors qu’en principe dans une région, on en compter une cinquantaine. Même à Cocody, il n’y a qu’une seule église AEECI, vous voyez…

Amanien : Donc la vision a globalement été de se focaliser sur le centre-ouest ?

G.B : Sur le centre-Ouest. Quand vous allez au centre ouest, nous avons possédé la région.
Amanien : C’est un peu hermétique tout ça…

G.B : Oui, Oui, mais c’est aussi ça l’historique de l’implantation des églises évangéliques en Côte d’Ivoire. Ce n’est que récemment que certaines églises ont commencé à casser la baraque. Les églises classiques s’étaient partagé les régions. Le CMA à Bouaké, l’UESSO à Man…c’est alors que nous, nous étions au centre-ouest. Maintenant il faut sortir parce que nous voulons implanter l’église sur tout le territoire national.

Amanien : Merci Pasteur…et très bonne convention.

G.B : Que DIEU vous bénisse ! On vous attend !

Interview réalisée par Raoul MOBIO[...]

actualites

Y. J Choi (Patron de l’ONUCI) à propos du contentieux - «On peut contester, mais avec les preuves»
Guerres civiles en Afrique / Gbagbo à une soutenance de thèse : \"Cela résulte de la fragilité de nos Etats\"
Youssouf Bakayoko (président de la Cei) chez Soro et Ouattara, hier
Hier au campus de Cocody - Gbagbo était là, le feu aussi
Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère
Encadrement technique des Eléphants - Eléphants : Guus Hiddink, c’est fait à 95%
Primature : Après sa distinction par The Financial Times - Charles Koffi Diby remet son prix à Soro
Ghana : Sans Essien, avec Muntari
Apple confronté au problème du travail des enfants
France - Médecins généralistes : en grève le 11 mars
80 personnes trouvent la mort dans un éboulement en Ouganda
La Prophétesse des nations Blandine Esther Akproh. Du Ministère Evangélique la Parole en Action (M.E.P.A)
Promotion de l\'eau potable dans la région des Lacs: Une unité voit le jour
Les conséquences du délestage électrique
Yamoussoukro - Les Imams confient le nouveau gouvernement et la nouvelle Cei à Allah
Mabri Toikeusse, face à la presse hier: \"Je me retire\"
Processus électoral/ Jean Jacques Béchio: \"Le gouvernement et la Cei sont pris en otage\"
Football : Côte d’Ivoire-Corée du Sud (Aujourd’hui 14h30) - Eléphants, le match de la réconciliation
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
Humanitaire - Gbazé Thérèse : “Mille fois merci à N’Dri Romaric”

PENSEE DU JOUR

« De nos jours, plus sans doute qu’au cours des époques successives qu’a traversées l’humanité, la paix mondiale est indivisible."
Vœux du Corps diplomatique, 1er janvier 1967
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

METEO

RECEVOIR NOS ARTICLES

Enregistrer votre Nom et votre Email et recevez nos bulletins d'informations hebdomadaire

THEME AUDIO DE LA SEMAINE

Amani Djoni

INVITE DU JOUR

Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

ON DIT KOI?

Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

KIOSQUE A JOURNAUX

Amanien.info © 2017 Tous droits réservés