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CHANGEMENT CLIMATIQUE: REDD+ COTE D’IVOIRE ENGAGE LA BATAILLE CONTRE LA DEFORESTATION

Posté le 01-07-2016 | 466 Vue(s)

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Les forets sont des écosystèmes terrestres riches et complexes, qui occupent de vastes zones sur l’ensemble des continents. Peuplées de communautés d’arbres plus ou moins denses et diversifiées, adaptées au climat local, elles hébergent également une grande diversité d’animaux, de diversifiées ou de plantes, de champignons et de microorganismes qui interagissent de multiples manières. Elles sont aussi sources de bois d’œuvres et de combustible. Les forêts se constituent sur des milliers voire des millions d’années et il est impossible de leur rendre leur forme initiale une fois qu’elles sont détruites. Selon l’UNESCO, « environ une personne sur cinq dépend des forêts pour ses moyens d’existence, et 60 millions d’autochtones en dépendent pour se nourrir. En outre, les forêts purifient l’air, conservent les nappes d’eau, améliorent la qualité de l’eau douce et celle des sols.
Elles absorbent le dioxyde de carbone et aident à prévenir l’érosion des sols et les inondations. Elles abritent les deux tiers des espèces vivantes du monde, dont certaines sont très menacées, et font office de forteresses pour sauvegarder la biodiversité ». Mais Les forêts souffrent de la surexploitation du bois à brûler, de leur transformation en terres agricoles et du surpâturage, de la pollution de l’air, des extrêmes météorologiques, de la sécheresse et des pullulations d’insectes ravageurs. Elles sont de plus en plus menacées. Avec la croissance économique, la consommation augmente et les populations en expansion ont besoin de plus de terres pour l’alimentation et autres produits de la nature. De plus « entre 70 000 à 170 000 kilomètres carrés de forets disparaissent chaque année dans le monde. Ces forêts, majoritairement situées en zone tropicale, risquent de prendre beaucoup plus de temps à se régénérer que les forêts boréales et tempérées, et leur perte aura un impact négatif sur les autres espèces végétales et animales », prévient la même source.
Cette situation, qui constitue une grave menace pour la survie des générations actuelles et futures, a fait retrousser les manches, a de nombreux Etats du monde entier qui ont multipliés des sommets en vue de «  contenir le mal » et susciter des comportements responsables en vue d’un environnement durable. La Cote d’Ivoire, dont l’économie est fortement tributaire des activités agricoles, a connu les effets ravageurs de l’activité humaine sur son patrimoine forestier. Selon un rapport du Fond des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO), la Cote d’Ivoire est passée de 16 millions d’hectares de forets en 1900 à 3 millions d’hectares en 2005. Ce qui l’a contraint adhéré au mécanisme de Réduction des Emissions de gaz à effet de serre issue de la Déforestation et de la Dégradation des forets (REDD+) en Juin 2011.
Cet engagement a été en Octobre 2012 par le un décret présidentiel No 2012-1049 du 24 Octobre 2012, portant création et organisation de la Commission Nationale pour la REDD+, qui comprend un Comité National, un Comité Interministériel et un Secrétariat Exécutif Permanent REDD+. Seul Bémol, l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ n’a pas vu le jour jusque là (Ndlr : jusqu’à ce Vendredi 01 Juillet 2016) en raison de la non effectivité du démarrage des activités du Comité National et du Comité Interministériel, tandis que le Secrétariat Exécutif Permanent REDD+ a, quant à lui, été mis en scelle depuis 03 ans, soit en 2013. L’atelier de lancement officiel des activités de la Commission Nationale REDD+, tenue ce vendredi 1er Juillet 2016, a donc servi de prétexte au démarrage effectif des activités des deux organes de la Commission resté en sommeil jusque là afin de «  jouer pleinement son rôle dans le cadre de la stratégie nationale REDD+ », a-t-on appris.
Les panels de cet atelier ont consisté à informer les participants sur la problématique du développement durable, le mécanisme REDD+ ainsi que l’Etat actuel du processus REDD+ en Cote d’Ivoire. Ils se sont soldés par une présentation des membres du Comité Interministériel. Le mécanisme de Réduction des Emissions de gaz à effet de serre issue de la Déforestation et de la Dégradation des forets est un mécanisme international, fruit des négociations internationales sur le Climat dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), qui récompense les pays dans leurs efforts et de restauration du capital forestier dans le but d’effectuer une transition vers un modèle de développement plus durable et résiliente au changement climatique.
Le président de la République, S.E Alassane Ouattara, « attache du prix au domaine de l’environnement qui est un pilier essentiel du Plan National de Développement (PND 2016-2020) » a appris M. Fofana, conseiller du Président chargé des questions environnementales, «  et demeure convaincu que pour atteindre l’émergence économique de la Cote d’Ivoire, il importe de promouvoir, une gouvernance qui met l’accent non seulement , sur la gestion durable des forets, mais qui intègre également la prise en compte des dimensions politiques et sociales de la problématique » a-t-il poursuivi.
Le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, affirmait : « La gestion durable des forêts anciennes et la lutte contre la déforestation, tels doivent être nos mots d’ordre… Il est aussi dans notre intérêt supérieur de restaurer, reboiser et reconquérir la forêt et les écosystèmes forestiers perdus et dégradés, qui ont trop souvent été les victimes d’intérêts économiques à court terme et à courte vue ».A juste titre ,la REDD+ Cote d’Ivoire vise l’objectif «Agriculture Zéro Déforestation ».

Armand Bledou wilfridarmand@gmail.com







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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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