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Tié Bi Tah Richard, porte parole du Mouvement Gbagbo Ka Fissa: NOUS VIVONS DANS LA PHOTOCOPIE DE LA COTE D’IVOIRE

Posté le 25-05-2016 | 468 Vue(s)

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En l’absence de son président national Déza Seri Pka Jean Claude, c’est Tié Bi Tah Richard, secrétaire général et porte parole du Mouvement Gbagbo Ka Fissa qui s’est prêté à nos questions. Encadré de Bolet Ange Cécile, première vice-présidente et Soko Trayé Silvain, secrétaire national chargé de l’entreprenariat et des PME-PMI, le porte -parole du mouvement Gbagbo Ka fissa, parle sans détour de l’origine de ce mouvement proche de l’ex-président Gbagbo, sans cacher son aversion pour la gouvernance Ouattara. Entretien

Armand Bledou : Comment est né le mouvement « Gbagbo ka fissa » ?

Tié Bi Tah Richard : Tout part d’une histoire. Il faut dire aujourd’hui que les ivoiriens qui sont considérés comme proches du Président Laurent Gbagbo, il y a trop longtemps ils ont compris la lutte. C’est pour cette raison que nous sommes restés fidèle à Laurent Gbagbo jusqu’à ce qu’il tombe. Nous on a compris la lutte, on sait que Laurent Gbagbo, quand il était au pouvoir, ne faisait pas de différences entre les ivoiriens. Je veux dire par là que Laurent Gbagbo était, pour résumé contre la Françafrique. On doit casser la Françafrique, c’est pourquoi on était avec le Président Laurent Gbagbo. Mais la Françafrique a utilisé une partie des ivoiriens. Et la françafrique a personnalisé la vie politique ivoirienne. Cela a fait que nos parents du Nord n’ont pas trop bien compris. Ils se sont dit : Alassane Ouattara, c’est l’un des notre donc il faut le suivre aveuglement quelque soit la situation. Maintenant, nos parents du nord et tous ceux qui ont voté le Président Ouattara, ils ont pensé qu’on allait vivre de façon extraordinaire, que tout allait tomber du ciel, que la vie allait être très facile. Il pensait que dans les rues même on distribuerait de l’argent gratuitement. Mais quand Ouattara est arrivé, il s’est mis à détruire les acquis, l’œuvre du président Laurent Gbagbo. Ce qui a affecté les ivoiriens mais surtout les partisans du président Ouattara et qui a emmener, dans la commune d’Adjamé, certaines femmes, victimes de la furie du régime Ouattara à ce dire : « GABGBO KA FISSA ». Ce qui signifie Gbagbo est mieux en langue Malinké. Ce sont elles qui ont crées ce concept. Elles ont même entrepris de faire imprimer des tee-shirts et des pagnes à cet effet. Mais les services des renseignements généraux de Ouattara ayant portés la nouvelle jusqu’à lui, ces femmes ont été copieusement bastonnés et leurs gadgets (pagnes et tee-shirts) ont été achetés en masse, brulés et retirés du circuit non sans menacer le fabricant. De plus, on a fait injonction aux parents des ces dames que désormais on ne devrait plus entendre parler de ce concept « Gbagbo ka fissa ». Maintenant, nous avons pris ce problème à bras le corps et nous avons voulu relayer leur mécontentement parce que ce qu’elles dénonçaient, c’étaient des problèmes qui concernent tous les ivoiriens.

AB : En empruntant ce terme « Gbagbo Ka fissa » qui est en malinké, est-ce dans le but de faire adhérer plus de ressortissants du nord à votre cause ?

T.B.T.R : Effectivement, on a réutilisé le même nom pour qu’il y ait plus de rapprochement avec nos parents nordistes. Parce qu’au fond, on n’a rien contre nos parents du nord. Et puis nous, on a une certaine lecture de ce que nous faisons. Nous savons qu’on les a utilisé contre nous pour que Laurent Gbagbo tombe, mais ce n’est pas pour autant que nous leurs en voulons. Ils n’ont pas compris hier mais aujourd’hui, tout le monde a compris et eux et nous-mêmes voulons nous réunir autour du président Laurent Gbagbo.

AB : Le mouvement « Gbagbo ka Fissa » existe depuis plus d’un an déjà, quels sont les objectifs qu’il s’est assigné ?

T.B.T.R : On a créé ce mouvement pour que tous les ivoiriens soit unis, pour que le président Laurent Gbagbo soit libéré. C’est notre objectif premier. Une fois cet objectif atteint, on continuera de soutenir la politique du président Laurent Gbagbo dans ces œuvres démocratiques, c’est notre 2E objectif. Et troisièmement, quand il se sera retiré du jeu politique, on veut pérenniser son œuvre. Ce sont les trois principaux objectifs. Sinon, nous luttons pour la justice sociale, la solidarité sociale, l’avènement d’un Etat de droit…

AB : Le mouvement « Gbagbo ka fissa » compte à ce jour combien de membre sur l’ensemble du territoire national et quelles sont les actions que vous avez déjà menées sur le terrain ?

T.B.T.R : Tu l’as si bien dit, c’est un mouvement naissant. Et nous vivons dans un climat de peur. Aujourd’hui, nous nous sommes dits : S’ils veulent ils n’ont qu’à couper nos têtes. Mais nous avons décidé de nous donner .Tout le monde a gros sur le cœur. Mais en même tant il y en a qui ont peur. Ce qui fait qu’actuellement nous avons des têtes de pont et dans notre bureau politique nous sommes actuellement 34. Mais nous continuons d’approcher les ivoiriens car dans nos statuts et règlements intérieurs nous sommes très élargis. Mais, il faut commencer avec des gens dévoués comme nous. Nous avons aussi engagé le processus de légalisation du mouvement. C’était très difficile parce qu’on te dit si tu as créé un tel mouvement on ne peut pas de recevoir, mais on a foncé à visage découvert et…..

AB : Ne craignez –vous pas des représailles ?

T.B.T.R : mais…… Des représailles ? On vit déjà des représailles, chaque jour nous vivons dans un environnement hostile et ce sont déjà des représailles. On est dans une logique de combat. Ce ne sont pas les camerounais ou les autres qui mèneront ce combat pour nous. Certes, les autres peuvent nous aider, mais ils ne peuvent pas faire ce combat pour nous. Et ce combat que nous menons, ça ne vise même pas les ivoiriens. On en veut pas aux ivoiriens qui nous ont attaqués hier. On s’est entredéchirés certes mais le combat il est ailleurs. La cible c’est la France-Afrique.

AB : On aimerait savoir quels sont les moyens dont vous disposez pour prétendre combattre la France- Afrique ?

T.B.T.R :D'abord nos moyens se sont les hommes. Et puis, au delà de ça je vous ais dit que notre allié naturel c’est le Front Populaire Ivoirien du camarade Aboudramane Sangaré et du président Laurent Gbagbo. Nous avons décidé de nous associer au FPI et de soutenir toutes ses actions. Mais, nous nous sommes un mouvement politique, le front populaire est un parti politique. De nombreux soutiens nous approchent aussi et nous sommes vraiment sollicités. Moi-même en tant que secrétaire général et porte parole je suis constamment sollicité et il m’arrive de passer des nuits blanches. Mais en terme de moyen, notre allier phare reste le FPI.

AB : La Cote d’Ivoire connait selon les rapports nationaux et internationaux, une croissance à 2 chiffres avec une augmentation subséquente du portefeuille individuel par tête d’habitant .On parle aussi d’un fort regain de confiance des partenaires au développement. Quel commentaire en faites-vous ?

T.B.T.R : Nous ne voyons pas cette croissance. On a décrié hier un manque de croissance sous Laurent Gbagbo mais toute la population ivoirienne vivait à son aise. Le panier de la ménagère était très amélioré sous le président Laurent Gbagbo. On nous disait certes qu’il n’y a pas de croissance mais tout le monde vivait bien et le président Gbagbo avait stabilisé la flambée des prix de sorte à minimiser l’inflation. Mais aujourd’hui à quoi assistons- nous ? Même simplement l’électricité….. Le président Laurent avait un pays coupé en deux mais tous les fonctionnaires étaient payés et les ivoiriens mangeaient à leur faim. Mais aujourd’hui la croissance à 2 chiffres elle est où ? S’assurer un repart par jour même est devenu quasi-impossible. Que les autorités passent de cour en cour pour s’apercevoir des conditions de vies des ivoiriens. Cette sorte de croissance-là nous n’en voulons pas. La croissance est faite pour qu’on en bénéficie et nous on ne peut pas en bénéficier. Nous n’en voulons pas. Ce sont là des jeux de mots des gouvernants pour flatter leurs parrains occidentaux. Figurez- vous que nous même avons crée une entreprise en bonne et due forme mais nous sommes confronté à des difficultés de marchés. On te dit : rentre dans notre réseau si tu veux obtenir des marchés. Le rattrapage est arrivé là-bas, il y a trop de gré à gré. Alors que par le passé les choses n’étaient pas ainsi sous Gbagbo. Nous sommes en train de vivre deux mondes : Hier on a vécu en Côte d’Ivoire, aujourd’hui nous vivons dans la photocopie de la Côte d’Ivoire.

AB : Quelles propositions concrètes pouvez-vous faire aux tenants du pouvoir pour désactiver la bombe sociale et booster la réconciliation ?

T.B.T.R : Moi, je parlerais plutôt de la réconciliation nationale d’abord. Vous savez, en son temps, lorsque le président Laurent Gbagbo était encore aux affaires, nous lui avions proposé un plan de réconciliation national. Et je crois que c’est le premier ministre Charles Konan Banny qui était l’obstacle, car bien que le jugeant de qualité, il lui opposait d’abord les audiences foraines. On avait initié la plate forme d’échange entre tous les leaders de jeunesse des partis politique en Côte d’Ivoire. Vous pouvez imaginez, tous les leaders des partis politiques et des mouvements de jeunesse avait été approchés et le projet avait même reçu le prix du meilleur projet de réconciliation de l’ONUCI. Et c’est ce que nous proposons à Alassane Ouattara. Ensuite lui-même ne cesse de ressasser qu’il ne veut pas réconciliation sans justice. Nous ne disons pas non. Mais qu’il essaie d’élargir sa justice aux deux cotés qui étaient en belligérance. Pour nous, pour une vraie réconciliation, il doit peser de tout son poids pour faire venir le président Laurent Gbagbo, pour faire venir le ministre Charles Blé Goudé. Il sait que le président Laurent Gbagbo est écouté par la grande majorité des ivoiriens, il est la clé de la réconciliation nationale. Il lui suffira de dire seulement un mot et l’atmosphère sera décrispée. A lui d’aller vers le président Laurent Gbagbo, il n’y a pas de honte à cela. Nous voulons la paix, et tout les ivoiriens aujourd’hui sont unanime pour dire qu’on a besoin de réconciliation. Mais, c’est la manière que nous recherchons et voilà celle que nous proposons. Que le président Gbagbo revienne, que Charles Blé Goudé revienne et qu’ensemble on essaie de pleurer nos différents morts par des veillées nationales en hommage à nos différents morts qu’ils soient partisans du PDCI, du RDR, ou de LMP. Ensuite, on signe un nouveau pacte social…. Aujourd’hui, la justice est aux ordres. On a le sentiment que l’Assemblée Nationale, la Justice, La primature, La presse, l’Armée…. travaillent tous pour le président Alassane Ouattara alors qu’ils devraient rendre compte au peuple ivoirien…

AB : A vous entendre il n’y aurait rien de positif à tirer de la gouvernance du président Alassane Ouattara ?

T.B.T.R : Bon, nous pensons qu’il ne fournit pas suffisamment d’efforts, ou du moins on ne le voit pas. On pense qu’il ne fournit pas suffisamment d’efforts pour aller à la réconciliation. On peut aujourd’hui accorder la liberté provisoire à certains détenus politiques, libérer les Michel Gbagbo et autres. On peut même prendre des décrets pour accorder la liberté aux prisonniers politiques avec interdictions de sortir du pays pour nécessité d’enquête. Tout ça pourrait détendre l’atmosphère. On saura alors que le président fourni des efforts et à partir de ce moment on pourra se rapprocher dans la logique de réconciliation.

AB : L’actualité c’est aussi les futures élections municipales et régionales, mais aussi la révision de notre loi fondamentale avec en prime la modification de l’article 35 jugé confligène. Quelle est votre position par rapport à tout ça ?

T.B.T.R : Pour les élections, nous nous remettons à la position du Front Populaire Ivoirien dirigé par le camarade Aboudramane Sangaré. Nous, nous sommes un mouvement politique et nous soutenons notre allié. Et donc on n’a pas de candidat et on n’a pas créé le mouvement pour aller aux élections mais plutôt pour que le président Laurent Gbagbo sorte de prison. Donc, nous attendons la position du Front Populaire Ivoirien et nous nous alignerons sur son choix. Quand à la révision de la constitution, nous estimons qu’elle n’est pas encore à l’ordre du jour parce que les mêmes choses risquent de se répéter. Avec les élections justes à venir, ça sera encore boycotté et c’est toujours comme ça. Or, la constitution est notre loi fondamentale, si elle est changée sans notre accord massif, je pense que demain, quand Ouattara même ne sera plus au pouvoir, ce sera un chiffon et on reprendra tout à zéro. Donc, nous pensons qu’il faut d’abord aller à la réconciliation, et une foi tout le monde présent, envisager la révision de la constitution.

AB : Quel adresse à tous ces ivoiriens qui sont friands de vos idéaux mais surtout à ceux des ivoiriens qui rechignent encore à rallier la cause du mouvement « Gbagbo ka fissa » ?

T.B.T.R : Aux dernières cités, nous pouvons dire que nous vivons dans une période extrêmement difficile. S’ils n’associent pas leurs voix à ce combat, toute l’œuvre du président Laurent Gbagbo sera un fiasco. Nous les encourageons, nous les invitons à vaincre la peur et à nous rejoindre, nous avons besoin d’eux, le président Laurent Gbagbo a besoin d’eux pour que la Côte d’Ivoire puisse retrouver son autonomie. C’est ce que nous recherchons. Et , je lance cet appel à tout les ivoiriens. Il y a des ivoiriens qui ont mal de voir leurs frères à la Haye. Ils sont au PDCI, ils sont au RDR, au FPI, ils sont dans les autres partis politiques. Ils sont contre le fait que le président Laurent Gbagbo soit à la Haye. Il y a des compagnons du président Laurent Gbagbo avec lesquels il a travaillé. Mais aujourd’hui, pour des convictions politiques ils sont fâchés avec le FPI. C’est le moment de s’unir pour le retour de l’enfant du pays. On nous verra peut être demain avec l’honorable KKB, qui a par exemple publiquement pris cause pour Gbagbo, ça ne voudra pas dire que nous avons trahi. On pourra peut être approché la ministre Danielle Boni Claverie ou le ministre Mel Eg Théodore… L’essentiel pour nous c’est de réunir toutes les forces et les intelligences. Et, nous voulons avec ses l’aide de ces personnes ressources, former un grand réseau autour du président Gbagbo pour sa libération.

Interview réalisée par Armand Bledou

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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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