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Tié Bi Tah Richard, porte parole du Mouvement Gbagbo Ka Fissa: NOUS VIVONS DANS LA PHOTOCOPIE DE LA COTE D’IVOIRE

Posté le 25-05-2016 | 360 Vue(s)

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En l’absence de son président national Déza Seri Pka Jean Claude, c’est Tié Bi Tah Richard, secrétaire général et porte parole du Mouvement Gbagbo Ka Fissa qui s’est prêté à nos questions. Encadré de Bolet Ange Cécile, première vice-présidente et Soko Trayé Silvain, secrétaire national chargé de l’entreprenariat et des PME-PMI, le porte -parole du mouvement Gbagbo Ka fissa, parle sans détour de l’origine de ce mouvement proche de l’ex-président Gbagbo, sans cacher son aversion pour la gouvernance Ouattara. Entretien

Armand Bledou : Comment est né le mouvement « Gbagbo ka fissa » ?

Tié Bi Tah Richard : Tout part d’une histoire. Il faut dire aujourd’hui que les ivoiriens qui sont considérés comme proches du Président Laurent Gbagbo, il y a trop longtemps ils ont compris la lutte. C’est pour cette raison que nous sommes restés fidèle à Laurent Gbagbo jusqu’à ce qu’il tombe. Nous on a compris la lutte, on sait que Laurent Gbagbo, quand il était au pouvoir, ne faisait pas de différences entre les ivoiriens. Je veux dire par là que Laurent Gbagbo était, pour résumé contre la Françafrique. On doit casser la Françafrique, c’est pourquoi on était avec le Président Laurent Gbagbo. Mais la Françafrique a utilisé une partie des ivoiriens. Et la françafrique a personnalisé la vie politique ivoirienne. Cela a fait que nos parents du Nord n’ont pas trop bien compris. Ils se sont dit : Alassane Ouattara, c’est l’un des notre donc il faut le suivre aveuglement quelque soit la situation. Maintenant, nos parents du nord et tous ceux qui ont voté le Président Ouattara, ils ont pensé qu’on allait vivre de façon extraordinaire, que tout allait tomber du ciel, que la vie allait être très facile. Il pensait que dans les rues même on distribuerait de l’argent gratuitement. Mais quand Ouattara est arrivé, il s’est mis à détruire les acquis, l’œuvre du président Laurent Gbagbo. Ce qui a affecté les ivoiriens mais surtout les partisans du président Ouattara et qui a emmener, dans la commune d’Adjamé, certaines femmes, victimes de la furie du régime Ouattara à ce dire : « GABGBO KA FISSA ». Ce qui signifie Gbagbo est mieux en langue Malinké. Ce sont elles qui ont crées ce concept. Elles ont même entrepris de faire imprimer des tee-shirts et des pagnes à cet effet. Mais les services des renseignements généraux de Ouattara ayant portés la nouvelle jusqu’à lui, ces femmes ont été copieusement bastonnés et leurs gadgets (pagnes et tee-shirts) ont été achetés en masse, brulés et retirés du circuit non sans menacer le fabricant. De plus, on a fait injonction aux parents des ces dames que désormais on ne devrait plus entendre parler de ce concept « Gbagbo ka fissa ». Maintenant, nous avons pris ce problème à bras le corps et nous avons voulu relayer leur mécontentement parce que ce qu’elles dénonçaient, c’étaient des problèmes qui concernent tous les ivoiriens.

AB : En empruntant ce terme « Gbagbo Ka fissa » qui est en malinké, est-ce dans le but de faire adhérer plus de ressortissants du nord à votre cause ?

T.B.T.R : Effectivement, on a réutilisé le même nom pour qu’il y ait plus de rapprochement avec nos parents nordistes. Parce qu’au fond, on n’a rien contre nos parents du nord. Et puis nous, on a une certaine lecture de ce que nous faisons. Nous savons qu’on les a utilisé contre nous pour que Laurent Gbagbo tombe, mais ce n’est pas pour autant que nous leurs en voulons. Ils n’ont pas compris hier mais aujourd’hui, tout le monde a compris et eux et nous-mêmes voulons nous réunir autour du président Laurent Gbagbo.

AB : Le mouvement « Gbagbo ka Fissa » existe depuis plus d’un an déjà, quels sont les objectifs qu’il s’est assigné ?

T.B.T.R : On a créé ce mouvement pour que tous les ivoiriens soit unis, pour que le président Laurent Gbagbo soit libéré. C’est notre objectif premier. Une fois cet objectif atteint, on continuera de soutenir la politique du président Laurent Gbagbo dans ces œuvres démocratiques, c’est notre 2E objectif. Et troisièmement, quand il se sera retiré du jeu politique, on veut pérenniser son œuvre. Ce sont les trois principaux objectifs. Sinon, nous luttons pour la justice sociale, la solidarité sociale, l’avènement d’un Etat de droit…

AB : Le mouvement « Gbagbo ka fissa » compte à ce jour combien de membre sur l’ensemble du territoire national et quelles sont les actions que vous avez déjà menées sur le terrain ?

T.B.T.R : Tu l’as si bien dit, c’est un mouvement naissant. Et nous vivons dans un climat de peur. Aujourd’hui, nous nous sommes dits : S’ils veulent ils n’ont qu’à couper nos têtes. Mais nous avons décidé de nous donner .Tout le monde a gros sur le cœur. Mais en même tant il y en a qui ont peur. Ce qui fait qu’actuellement nous avons des têtes de pont et dans notre bureau politique nous sommes actuellement 34. Mais nous continuons d’approcher les ivoiriens car dans nos statuts et règlements intérieurs nous sommes très élargis. Mais, il faut commencer avec des gens dévoués comme nous. Nous avons aussi engagé le processus de légalisation du mouvement. C’était très difficile parce qu’on te dit si tu as créé un tel mouvement on ne peut pas de recevoir, mais on a foncé à visage découvert et…..

AB : Ne craignez –vous pas des représailles ?

T.B.T.R : mais…… Des représailles ? On vit déjà des représailles, chaque jour nous vivons dans un environnement hostile et ce sont déjà des représailles. On est dans une logique de combat. Ce ne sont pas les camerounais ou les autres qui mèneront ce combat pour nous. Certes, les autres peuvent nous aider, mais ils ne peuvent pas faire ce combat pour nous. Et ce combat que nous menons, ça ne vise même pas les ivoiriens. On en veut pas aux ivoiriens qui nous ont attaqués hier. On s’est entredéchirés certes mais le combat il est ailleurs. La cible c’est la France-Afrique.

AB : On aimerait savoir quels sont les moyens dont vous disposez pour prétendre combattre la France- Afrique ?

T.B.T.R :D'abord nos moyens se sont les hommes. Et puis, au delà de ça je vous ais dit que notre allié naturel c’est le Front Populaire Ivoirien du camarade Aboudramane Sangaré et du président Laurent Gbagbo. Nous avons décidé de nous associer au FPI et de soutenir toutes ses actions. Mais, nous nous sommes un mouvement politique, le front populaire est un parti politique. De nombreux soutiens nous approchent aussi et nous sommes vraiment sollicités. Moi-même en tant que secrétaire général et porte parole je suis constamment sollicité et il m’arrive de passer des nuits blanches. Mais en terme de moyen, notre allier phare reste le FPI.

AB : La Cote d’Ivoire connait selon les rapports nationaux et internationaux, une croissance à 2 chiffres avec une augmentation subséquente du portefeuille individuel par tête d’habitant .On parle aussi d’un fort regain de confiance des partenaires au développement. Quel commentaire en faites-vous ?

T.B.T.R : Nous ne voyons pas cette croissance. On a décrié hier un manque de croissance sous Laurent Gbagbo mais toute la population ivoirienne vivait à son aise. Le panier de la ménagère était très amélioré sous le président Laurent Gbagbo. On nous disait certes qu’il n’y a pas de croissance mais tout le monde vivait bien et le président Gbagbo avait stabilisé la flambée des prix de sorte à minimiser l’inflation. Mais aujourd’hui à quoi assistons- nous ? Même simplement l’électricité….. Le président Laurent avait un pays coupé en deux mais tous les fonctionnaires étaient payés et les ivoiriens mangeaient à leur faim. Mais aujourd’hui la croissance à 2 chiffres elle est où ? S’assurer un repart par jour même est devenu quasi-impossible. Que les autorités passent de cour en cour pour s’apercevoir des conditions de vies des ivoiriens. Cette sorte de croissance-là nous n’en voulons pas. La croissance est faite pour qu’on en bénéficie et nous on ne peut pas en bénéficier. Nous n’en voulons pas. Ce sont là des jeux de mots des gouvernants pour flatter leurs parrains occidentaux. Figurez- vous que nous même avons crée une entreprise en bonne et due forme mais nous sommes confronté à des difficultés de marchés. On te dit : rentre dans notre réseau si tu veux obtenir des marchés. Le rattrapage est arrivé là-bas, il y a trop de gré à gré. Alors que par le passé les choses n’étaient pas ainsi sous Gbagbo. Nous sommes en train de vivre deux mondes : Hier on a vécu en Côte d’Ivoire, aujourd’hui nous vivons dans la photocopie de la Côte d’Ivoire.

AB : Quelles propositions concrètes pouvez-vous faire aux tenants du pouvoir pour désactiver la bombe sociale et booster la réconciliation ?

T.B.T.R : Moi, je parlerais plutôt de la réconciliation nationale d’abord. Vous savez, en son temps, lorsque le président Laurent Gbagbo était encore aux affaires, nous lui avions proposé un plan de réconciliation national. Et je crois que c’est le premier ministre Charles Konan Banny qui était l’obstacle, car bien que le jugeant de qualité, il lui opposait d’abord les audiences foraines. On avait initié la plate forme d’échange entre tous les leaders de jeunesse des partis politique en Côte d’Ivoire. Vous pouvez imaginez, tous les leaders des partis politiques et des mouvements de jeunesse avait été approchés et le projet avait même reçu le prix du meilleur projet de réconciliation de l’ONUCI. Et c’est ce que nous proposons à Alassane Ouattara. Ensuite lui-même ne cesse de ressasser qu’il ne veut pas réconciliation sans justice. Nous ne disons pas non. Mais qu’il essaie d’élargir sa justice aux deux cotés qui étaient en belligérance. Pour nous, pour une vraie réconciliation, il doit peser de tout son poids pour faire venir le président Laurent Gbagbo, pour faire venir le ministre Charles Blé Goudé. Il sait que le président Laurent Gbagbo est écouté par la grande majorité des ivoiriens, il est la clé de la réconciliation nationale. Il lui suffira de dire seulement un mot et l’atmosphère sera décrispée. A lui d’aller vers le président Laurent Gbagbo, il n’y a pas de honte à cela. Nous voulons la paix, et tout les ivoiriens aujourd’hui sont unanime pour dire qu’on a besoin de réconciliation. Mais, c’est la manière que nous recherchons et voilà celle que nous proposons. Que le président Gbagbo revienne, que Charles Blé Goudé revienne et qu’ensemble on essaie de pleurer nos différents morts par des veillées nationales en hommage à nos différents morts qu’ils soient partisans du PDCI, du RDR, ou de LMP. Ensuite, on signe un nouveau pacte social…. Aujourd’hui, la justice est aux ordres. On a le sentiment que l’Assemblée Nationale, la Justice, La primature, La presse, l’Armée…. travaillent tous pour le président Alassane Ouattara alors qu’ils devraient rendre compte au peuple ivoirien…

AB : A vous entendre il n’y aurait rien de positif à tirer de la gouvernance du président Alassane Ouattara ?

T.B.T.R : Bon, nous pensons qu’il ne fournit pas suffisamment d’efforts, ou du moins on ne le voit pas. On pense qu’il ne fournit pas suffisamment d’efforts pour aller à la réconciliation. On peut aujourd’hui accorder la liberté provisoire à certains détenus politiques, libérer les Michel Gbagbo et autres. On peut même prendre des décrets pour accorder la liberté aux prisonniers politiques avec interdictions de sortir du pays pour nécessité d’enquête. Tout ça pourrait détendre l’atmosphère. On saura alors que le président fourni des efforts et à partir de ce moment on pourra se rapprocher dans la logique de réconciliation.

AB : L’actualité c’est aussi les futures élections municipales et régionales, mais aussi la révision de notre loi fondamentale avec en prime la modification de l’article 35 jugé confligène. Quelle est votre position par rapport à tout ça ?

T.B.T.R : Pour les élections, nous nous remettons à la position du Front Populaire Ivoirien dirigé par le camarade Aboudramane Sangaré. Nous, nous sommes un mouvement politique et nous soutenons notre allié. Et donc on n’a pas de candidat et on n’a pas créé le mouvement pour aller aux élections mais plutôt pour que le président Laurent Gbagbo sorte de prison. Donc, nous attendons la position du Front Populaire Ivoirien et nous nous alignerons sur son choix. Quand à la révision de la constitution, nous estimons qu’elle n’est pas encore à l’ordre du jour parce que les mêmes choses risquent de se répéter. Avec les élections justes à venir, ça sera encore boycotté et c’est toujours comme ça. Or, la constitution est notre loi fondamentale, si elle est changée sans notre accord massif, je pense que demain, quand Ouattara même ne sera plus au pouvoir, ce sera un chiffon et on reprendra tout à zéro. Donc, nous pensons qu’il faut d’abord aller à la réconciliation, et une foi tout le monde présent, envisager la révision de la constitution.

AB : Quel adresse à tous ces ivoiriens qui sont friands de vos idéaux mais surtout à ceux des ivoiriens qui rechignent encore à rallier la cause du mouvement « Gbagbo ka fissa » ?

T.B.T.R : Aux dernières cités, nous pouvons dire que nous vivons dans une période extrêmement difficile. S’ils n’associent pas leurs voix à ce combat, toute l’œuvre du président Laurent Gbagbo sera un fiasco. Nous les encourageons, nous les invitons à vaincre la peur et à nous rejoindre, nous avons besoin d’eux, le président Laurent Gbagbo a besoin d’eux pour que la Côte d’Ivoire puisse retrouver son autonomie. C’est ce que nous recherchons. Et , je lance cet appel à tout les ivoiriens. Il y a des ivoiriens qui ont mal de voir leurs frères à la Haye. Ils sont au PDCI, ils sont au RDR, au FPI, ils sont dans les autres partis politiques. Ils sont contre le fait que le président Laurent Gbagbo soit à la Haye. Il y a des compagnons du président Laurent Gbagbo avec lesquels il a travaillé. Mais aujourd’hui, pour des convictions politiques ils sont fâchés avec le FPI. C’est le moment de s’unir pour le retour de l’enfant du pays. On nous verra peut être demain avec l’honorable KKB, qui a par exemple publiquement pris cause pour Gbagbo, ça ne voudra pas dire que nous avons trahi. On pourra peut être approché la ministre Danielle Boni Claverie ou le ministre Mel Eg Théodore… L’essentiel pour nous c’est de réunir toutes les forces et les intelligences. Et, nous voulons avec ses l’aide de ces personnes ressources, former un grand réseau autour du président Gbagbo pour sa libération.

Interview réalisée par Armand Bledou

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Un foyer de peste porcine africaine confirmé dans le nord de la Côte d'Ivoire ABIDJAN, 19 octobre (Xinhua) -- Une épidémie de peste porcine sévit depuis septembre dans le département de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a annoncé jeudi le ministère des Ressources animales et halieutiques. Un laboratoire a procédé à des examens sur les porcs et a confirmé cette épidémie. Dans un communiqué transmis à Xinhua, il précise que les enquêtes montrent que "la mortalité est souvent proche de 100% et concerne les porcs de tous les âges". Pour circonscrire la zone affectée et contenir le virus, le gouvernement a interdit tout mouvement de porcs et de sous-produits dérivés provenant des localités touchées. Il préconise aussi la désinfection des porcheries, du matériel d'élevage et des lieux contaminés, ainsi que la réactivation des organisations de défense sanitaire d'élevage de porcs sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Une veille sanitaire nationale, y compris dans les régions non touchées, a été instituée pour éviter la propagation du virus et des postes de contrôle ont été établis pour éradiquer l'épidémie. En septembre 2014, un foyer de peste porcine avait été signalé dans la ville portuaire de San Pedro (sud-ouest). La peste porcine africaine s'est déclarée pour la première fois en Côte d'Ivoire le 16 avril 1996 et a entraîné la perte de près de 30% du troupeau porcin, dont 80% des porcs du secteur commercial, selon des chiffres officiels. Fin
Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin

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