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Élection présidentielle au Bénin: Patrice Talon élu avec 65 % de voix

Posté le 22-03-2016 | 418 Vue(s)

Donné vainqueur de la présidentielle avec plus de 65% des voix, Patrice Talon a devancé largement Lionel Zinsou, l’actuel Premier ministre. Celui qui a fait fortune dans le coton et se présentait en candidat de la rupture a fait de la bonne gouvernance un thème central de sa campagne. Peut-il être l’homme du changement ? Tout le monde le reconnaît, l'homme d'affaires Patrice Talon a su mener une campagne efficace et discrète sur le terrain. Afin de rallier un maximum de soutien, il a mis en avant son profil d'entrepreneur et de gestionnaire, présentant ces qualités comme autant d’atouts pour diriger le pays. L’argument a été d’autant plus efficace que, comme le souligne le journaliste béninois Francis Kpatindé, le bilan du président sortant Boni Yayi est marqué par « la régression à tous les niveaux : [du respect] des droits de l’homme à l’état de l’économie, en passant par les scandales ». Dès lors, il a été aisé à Patrice Talon de se poser en recours face à un Lionel Zinsou, soutenu ouvertement par Boni Yayi. C’est donc moins la personne de Lionel Zinsou et le fait qu’il soit métis qui a fait fuir les électeurs que le soutien que lui a apporté le chef de l’Etat, conclut le journaliste. Mais Patrice Talon, qui était jusqu'en 2012 l'allié et le soutien financier du président Boni Yayi, avant de tomber en disgrâce, peut-il incarner la rupture pour les Béninois ? C’est en tout cas ce qu’il revendique. Ne s’attardant pas sur ses liens avec le président sortant, Patrice Talon, - avec le soutien de nombreux dissidents du camp Boni Yayi - a centré sa campagne sur le changement. Le mot « rupture » est devenu son leitmotiv. Dans le viseur du candidat Talon il y a, entre autres, la tendance de certains chefs d'Etat à modifier la constitution de leur pays pour rester au pouvoir. Interrogé le 16 mars dernier sur RFI sur ses intentions après son mandat de cinq ans, celui qui n’était encore que candidat se montrait catégorique. « Moi, je partirai dans 5 ans, c’est certain. Je ne remettrai pas en cause [ma parole] parce que je suis un homme de conviction », affirmait-il alors à Christophe Boibouvier. Et Patrice Talon de s’engager à proposer, lors de son mandat, une réforme de la Constitution pour graver dans le marbre cette limitation à un seul mandat présidentiel. L’autre thème-phare de la campagne de Patrice Talon était l'indépendance de la Justice. Les démêlés de l’opposant avec les justices béninoise et française ont été largement commentés durant la campagne. Il fait toujours l'objet de poursuites tant pour des crimes économiques présumés au Bénin que pour la tentative d'empoisonnement présumée contre Boni Yayi, affaire pour laquelle il doit même être entendu par les juges français. Désormais, il va être protégé par son statut de président de la République. Mais, Patrice Talon a tout intérêt « à donner les premiers signaux dès sa prise de pouvoir qu’il n’y aura pas (…) de conflit d’intérêts et que de sa position actuelle, il ne tentera pas d’influencer la suite des différentes affaires qui l’opposent à l’Etat ou à des individus au Bénin. » Le nouveau président l'a redit encore après le scrutin : il est hors de question d'interférer dans les affaires de la Justice. Il n'engagera donc pas de « chasse aux sorcières » contre son ancien rival Boni Yayi. Ses prises de position sur la séparation des pouvoirs comme sur son engagement à lutter contre la corruption sont, pour le moment, des promesses. Les Béninois, extrêmement mobilisés lors du scrutin (plus de 65% d’entre eux sont allés voter), seront très
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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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